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Thierry Cazals

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Mathias Enard

explore l'orientalisme

Daniel Lacotte

est écriveur

William Giraldi

est traduit par Mathilde Bach

Jérémie et Stéphanie Gicquel

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Yann Queffélec

remue le couteau dans la plaie

Le Paris de Nicolas d' Estienne d'Orves

est un rêve intime, un monde secret, une parenthèse enchantée.

Arnaldur Indridason

est né à Reykjavik en 1961

Peter Heller

épouse l'action, la fureur, la poésie

Didier Daeninckx

raconte un beau souvenir de librairie (voir ses réponses au questionnaire décalé)

Jérôme Garcin

reçoit le prix du Parisien magazine, avec Le voyant

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a toujours un carnet sur lui, pour noter les nouvelles idées

Toni Morrison

est entourée d'artistes contemporains - musiciens, plasticiens, metteurs en scène

Diane Meur

réinvente brillamment le genre de la saga...

Olivier Houdé

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Arnaud Le Guern

offre un petit manuel attachant, à destination des juilletisto-aoûtiens en errance...

Michal Ajvaz

écrit à Prague des ouvrages de fiction, de philosophie et des essais.

Denis Lachaud

explore les nouvelles formes de contestation...

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Naïri Nahapétian

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Aki Shimazaki

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Adrian McKinty

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Vincent Lodewick «Dugomier»

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Pierre Grillet

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Valérie Zenatti

reçoit le 41ème Prix du Livre Inter...

Sandrine Collette

partage sa fascination pour la puissance incontrôlable de la nature...

Fanny Chiarello

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Les lecteurs du Monde

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Gaëlle Nohant

reçoit le Prix du Livre France Bleu - Page des Libraires...

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Cécile Huguenin

est une nomade...

Maurice Ravel

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Arrigo Lessana

a été chirurgien du coeur pendant plus de trente ans...

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est né d'un père syrien et d'une mère bretonne...

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Russell Banks

revient avec douze nouvelles qui sont autant de pépites...

Jean Rolin

est du côté des rêveurs...

Mathieu Burniat

raconte la passion de la cuisine...

Patrick Modiano,

Prix Nobel de littérature, raconte le mystère de l'inspiration et son amour infini des librairies...

ZEP :

Le trait du dessinateur est comme sa voix...

Francine Perrot

invite à découvrir les trésors qui sont en nous...

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Les coups de cœur de Laurent Lebourg de la librairie CAJELICE à PERPIGNAN, France


La légendaire route de la soie traverse à mi-parcours une mystérieuse contrée servant de sas d'entrée à l'Empire Céleste. C'est le Taklamakan, un désert splendide mais terriblement homicide. Dissimulé par des montagnes gigantesques, il est traversé par un fleuve miraculeux qui disparait en cherchant vainement son embouchure. Le sol mouvant du Taklamakan dicte sa loi aux civilisations comme à leurs divinités et leur interdit de faire souche. C'est un immense sablier symbolisant l'inexorable fuite du temps et l'insignifiance de notre passage sur terre.
Le Taklamakan, pourtant si loin des grands lieux de fouilles du Moyen-Orient, a envouté plus d'un archéologue. Là-bas, un chapelet d'oasis dissimule une multitude de cités en ruine, héritage longtemps ignoré d'une incroyable succession de civilisations. Possédés par une fièvre aventurière et motivés par une certaine rivalité savante, des hommes comme Sven Hedin, Paul Pelliot ou Albert von Le Coq bravèrent mille et un dangers dans ces confins de la Chine. A tour de rôle Ils libérèrent des dunes de magnifiques trésors. Nous leur devons de les avoir préservés d'un vandalisme tantôt fanatique, tantôt crapuleux. Dans leurs moissons archéologiques figuraient des magnifiques fresques bouddhistes, d'improbables monnaies grecques, ou d'énigmatiques textes sacrés inspirant au passage quelques faussaires. Des découvertes qui par-delà leur étonnant état de conservation remettaient en cause l'histoire ethno-centrée de l'Asie.
Prenez garde, cher lecteur, car Peter Hopkirk va prendre en otage vos heures les plus précieuses et s'emparer de vos rêves pour longtemps. Ce maître conteur, ne vous libèrera que contre une promesse de donner en offrande ce livre aux sables éternels du Taklamakan. A moins qu'entretemps le virus de l'archéologie ne vous ait contaminé !


  • Le choix des libraires : Toutes les mers (1 choix) - Michèle Standjofski - Des ronds dans l'O, Vincennes, France - 08/03/2017

La famille Standjofski est un méli-mélo de racines européennes où l'on parle grec, italien, russe et français. Michèle grandit dans l'ambiance polyglotte d'une grande fratrie formant une micro société au sein d'un tout petit pays d'Orient. Mais à l'école ses cheveux clairs et son nom imprononçable pour des arabophones ne l'aident pas à s'intégrer. Rien d'insurmontable pour une jeune fille qui deviendra, n'en déplaise, une vraie libanaise et fière de l'être. La situation se complique un peu plus quand son pays natal sombre lentement dans une guerre civile aux multiples factions. C'est dans cette ambiance que Michèle se construit en tant qu'adulte. Ballottée d'un milieu à l'autre, elle mène son petit train de vie et évite de justesse la crise identitaire qui risquait de se raccrocher au wagon de sa crise existentielle. Heureusement, l'art du dessin que lui transmet son grand-père russe iconophile sera sa planche de salut. Michèle nous transplante sur la rive orientale de la Méditerranée et réussit à nous rendre une image différente de son pays. Tout commence par son étonnante généalogie qu'elle nous présente grâce à sa mémoire d'éléphant. Elle nous offre un peu de sa jeunesse, s'attarde sur les périodes clés, zoome sur certains détails du quotidien et désamorce par sa douce ironie les situations les plus tragiques. Michèle nous dévoile en couleurs les richesses et les failles du creuset libanais qui s'apprêtait à franchir la barrière séparant le paradis de l'enfer. Un travail éblouissant qui nous plonge dans le quotidien d'une jeune libanaise dont la bande son serait l'album L.A. Woman des Doors.


Cette année-là, quelques hommes se préparent sans le savoir au grand rôle de leur vie. Mussolini se remet d'une blessure de guerre, le jeune MacArthur affirme son caractère bien trempé face à sa hiérarchie, Céline rentre d'Afrique avec une foule d'idées pour son grand roman, Mao se découvre des talents de chef et d'idéologue, tandis que Tito médite sur sa douloureuse humiliation de captif. Vous êtes-vous déjà demandé quel rôle ces acteurs majeurs de la Seconde Guerre mondiale avaient pu jouer durant le conflit précédent ? Jean-Christophe Buisson vous répond en déroulant sa frise chronologique et en arrêtant sa loupe sur la date de 1917. Cette portion de temps dérobée à Chronos est riche d'enseignements. L'année 1917, et non pas 1914 comme nous serions tentés de le penser, est une date charnière. Elle ne marque pourtant ni le début ni la fin du conflit mais les apparences sont trompeuses. 1917 sonne comme le premier acte d'une tragédie s'achevant en 1945. Du premier janvier au 31 décembre 1917, l'auteur s'attarde sur les évènements directement liés au conflit mondial mais s'efforce aussi de mettre en lumière la vie culturelle et scientifique. Bien loin de fonctionner au ralenti, à l'arrière du champ de bataille, elles ont connu leurs propres révolutions amenées à refaçonner notre monde. Bien plus qu'un almanach historique détaillé, Jean-Christophe Buisson nous propose une lecture non linéaire de l'histoire par l'entremise de son sondage ciblé. Son procédé d'apparence anodine change radicalement notre regard sur la Grande Guerre et le vingtième siècle.


Talent Sport avec son sens aigu de l'exigence éditoriale offre pour toute la famille un album de maestro. Cette généreuse encyclopédie du foot est un pur plaisir de lecture et il serait bien dommage de s'en priver. C'est le genre d'ouvrage à l'alchimie parfaite que l'on aime prêter à ses amis, au risque de ne plus jamais le revoir ! Rien d'étonnant à cela puisque ce petit bijou va répondre à vos interrogations les plus anciennes. Culture oblige, le grand livre du football retrace d'abord l'histoire de ce sport aux origines anglaises avec de lointaines racines gréco-latines. Excellemment bien adapté aux enfants, tout est fait pour que les parents s'en emparent et le lisent en cachette. Gare aux cartons rouges ! Ils pourront ainsi se replonger sans complexes dans le vécu du sportif, assimiler les techniques de base, s'extasier devant le palmarès des dieux du stade, survoler les cathédrales du ballon rond et revoir tableaux à l'appui quelques matchs de légende. Une bonne part est enfin laissée aux règles du jeu qui valorisent la solidarité, la confiance et la persévérance, autant de valeurs guidant le joueur dans la grande école de la vie. Au lecteur maintenant de se faire une opinion, la balle est dans son camp !


Au Levant, des cerveaux malades s'acharnent contre des temples immémoriaux, allant jusqu'à les faire disparaitre du paysage. Un geste vain si l'on prend pour témoins ces hommes qui continuèrent de rêver aux Sept Merveilles du Monde bien des siècles après leur destruction. Le Louvre et les éditions Somogy reprennent le flambeau de ces rêveurs en montant une exposition et en publiant un livre. Une action hautement symbolique qui s'inscrit dans la longue tradition humaniste d'un vieux continent curieux de découvrir d'autres civilisations que la sienne. Depuis deux siècles, historiens et archéologues européens se passionnent pour les Sumériens, Babyloniens ou Assyriens dont les empires se succédèrent entre le Tigre et l'Euphrate. En conservatrice soucieuse de son rôle de batelière du temps, Ariane Thomas nous livre un album à l'image des jardins suspendus de Babylone : une beauté foisonnante reposant sur un savant édifice. Une introduction idéale aux civilisations de l'Orient ancien dont le remarquable héritage est plus ou moins occulté par notre infatigable égyptomanie.


  • Le choix des libraires : Big bang Saigon (1 choix) - Hugues Barthe - La Boîte à bulles, Antony, France - 21/01/2017

Un joli conte moderne où deux petits électrons libres se découvrent des atomes crochus. Maxime et Akiko vivaient aux antipodes l'un de l'autre et tournaient en rond de désoeuvrement. Un beau jour, ils prirent leur envol et cinglèrent au-delà des mers lointaines pour conquérir leur vie. Au bout du chemin ils se percutèrent, fusionnèrent et vécurent intensément. Leur rencontre fut celle d'un petit big bang, une explosion sensuelle donnant naissance à un amour imprévu. Saigon, alanguie sur les bords du Mékong, devint l'épicentre de leur passion. Là-bas, les armes s'étaient tues depuis longtemps ; on n'y faisait plus la guerre mais l'amour. On ne pouvait trouver endroit plus idéal pour une liaison aussi torride.

Big bang Saigon est une idylle osée, orageuse et terriblement attendrissante entre un jeune «Tanguy» français et une croustillante petite nippone. Ces deux êtres, réunis dans l'ancienne perle de l'empire par le facétieux Cupidon, ne vous laisseront pas indifférents. Maxime est un narrateur sincère et généreux. Il n'est pas du genre à vous faire passer son égo en contrebande. Son histoire personnelle vous aidera certainement à revoir de manière apaisée vos souvenirs affectifs les plus fervents. Ne cherchez plus, c'est le roman graphique idéal pour passer cet hiver glacial !


Jean Soler est un athée serein et non vindicatif, capable de restaurer une vieille chapelle sans y voire de contradiction. Les Grecs anciens le définiraient sans aucun doute par son ataraxie rayonnante. Les fondamentalistes non encore radicalisés, les intellectuels de «mauvaise foi» et même les ultras de l'athéisme apprendraient beaucoup de la lecture de son dernier ouvrage. Victime d'une polémique aussi injuste qu'inattendue, l'auteur a récemment vu, comme dans le poème de Kipling, ses écrits «travestis par des gueux pour exciter des sots». Faisant fi de toutes ces jérémiades, Jean Soler leur répond de manière subtile et détournée. Sa stratégie fait le pari de l'introspection afin de dévoiler son vrai visage et damer le pion à ceux qui veulent le déformer. Dans ce but il se fait l'archéologue de sa mémoire, chacune de ses strates révélant une partie de son existence. La vie de Jean Soler est celle d'un honnête homme rarement esclave de ses certitudes, auréolé d'un riche parcours. L'essayiste cède donc le terrain à l'autobiographe et nous relate son enfance catalane, son environnement familial, sa carrière et son cheminement intellectuel. «Dieu et moi» est la confession inversée de Saint Augustin, l'évolution de la vision du monde d'un homme curieux de tout et vacciné contre la rage dogmatique. Ses mémoires accordent de longs passages sur ses rencontres et leur impact décisif dans le roman de sa vie. L'auteur ne cache rien de son évolution, de ses épreuves et de ses bifurcations professionnelles. Il écrit de manière concise, directe, mais sans froideur, avec beaucoup de franchise et d'humanité. Jean Soler a le don de dévoiler tout en finesse des pans entiers de sa personnalité comme sa piété filiale, ou son honnêteté intellectuelle lorsqu'il reconnait sincèrement ses erreurs. Ses passages sur son expatriation en Pologne et en Israël, où il contribua au rayonnement culturel de son pays, sont de passionnants documents historiques. Il y apparait en tant que témoin et acteur, offrant ainsi un autre regard sur les multiples soubresauts du monde d'hier. Il est à souhaiter que ce récit devienne un modèle d'autobiographie éloquente et édifiante, à classer pourquoi pas aux côtés des grands mémorialistes de notre patrimoine littéraire.


«Une fabrique d'amnésiques ne produit que des voyageurs sans bagages.» Si l'histoire a établi une colonie de peuplement dans votre bibliothèque et que vous vous interrogez sur les origines de ce mystérieux phénomène, je vous invite à faire de ce livre votre bréviaire. Tous les passionnés feront le même constat : les universitaires de notre époque ont été rudes envers l'histoire, cette vénérable forme de connaissance. Ils l'ont regardé avec condescendance, ont voulu en faire une science exacte, la mutiler au gré de leurs envies et lui dénier toute fonction méditative. Le coup de grâce vient aujourd'hui des apprentis sorciers d'État qui l'instrumentalisent à outrance. Fort de ce constat, Michel de Jaeghere rend ses lettres de noblesse à l'histoire et nous prouve qu'un dialogue avec les morts est riche d'enseignements. Chaussé de ses bottes de sept lieues, il remonte le temps à grandes enjambées, prend de la hauteur et nous distille quelques lignes de sagesse. En revisitant à sa manière l'histoire universelle depuis l'Antiquité, il nous prouve que Plutarque et Hérodote sont bien de retour pour les beaux jours !


La culture pop fait partie de l'ADN de la génération X, la seule capable de revendiquer une double appartenance culturelle d'élite et de masse. Une culture désormais vivrière, destinée à nourrir des millions d'adeptes, où les fantasmes s'assument et le dieu unique se nomme imaginaire. On la voyait comme une maladie honteuse, elle est devenue tendance au point de façonner de nouvelles identités. Mais en dépit de son hégémonie, son histoire restait à écrire. Il était temps qu'un auteur se jette à l'eau et mette un peu d'ordre dans ce capharnaüm culturel à l'image d'une chambre d'ado. L'enjeu est dénommer les mille et un visages de cette culture tantôt subversive, tantôt servile, en retracer la généalogie et établir le bilan de son impact sur la société. Le défragmenteur en chef se nomme Hubert Artus. Le travail est énorme et nous ne sommes pas loin de la mission impossible. Mais quand on se penche sur les créateurs des super-héros, on est prêt mentalement pour la tâche ! Littérature, musique, séries télé, mode, sport, jeux vidéo et politique en filigrane, rien n'échappe au chalut de ce capitaine qui pêche en dehors de ses eaux territoriales. Préparez-vous à un voyage érudit, riche en surprises, aux sources des petits ruisseaux amenés à fondre dans le grand océan de la culture pop. Le propos est limpide, la narration tout autant. Vous pardonnerez donc à l'auteur l'usage d'anglicismes qui n'existent pas encore dans le Robert. Nul doute que ce livre, indispensable pour comprendre le phénomène pop, est un déjà un trésor (public) !


Une poésie d'esthète raffiné, comme on voit rarement, où le versificateur aimé des dieux pétrit les mots comme le potier sa glaise. Ces vers délicats sont une offrande lyrique, sensuelle et gracieusement allégorique. Gabriel enchante le quotidien et anoblit le langage en prenant le temps de vagabonder, s'inspirer et versifier à volonté. Au royaume de ce poète, «les mots sont des brûlots de paille». Laissez-le donc vous illuminer afin «d'explorer vos terres australes» en suivant le fil d'Ariane de ses «mots de traverse». Une imperturbable quête d'absolu qui ne vous laissera pas de marbre.


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