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Les coups de cœur de Valérie Simonnot de la librairie LA BOÎTE DE PANDORE à LONS-LE-SAUNIER, France


Samuel n'avait plus jamais entendu parler de sa mère depuis qu'elle l'avait abandonné lui et son père, alors qu'il n'avait que onze ans. Mais elle va réapparaître dans sa vie de manière assez rocambolesque en agressant un gouverneur candidat à la présidentielle, devenant ainsi une «vedette» dans les journaux.
Comme son éditeur le menace de l'attaquer car il n'a jamais écrit de livre après avoir reçu une grosse avance financière, notre héros n'a pas d'autre choix que d'écrire un livre à charge sur sa génitrice afin de se tirer de la panade. Il va donc enquêter sur le passé de cette femme, qui lui a caché de nombreuses choses.

Professeur de lettres à l'université, Nathan Hill n'avait écrit que des nouvelles auparavant et pour un premier roman, c'est un véritable coup de maître !
C'est drôle et acide car il croque très bien l'Amérique et ses excès et cela fait mouche à tous les coups. En revisitant le passé de son pays, il fait un portrait sans concession du rêve américain. Cela fourmille de détails et de personnages truculents et flippants à la fois. Un livre assez virtuose et enthousiasmant pour un premier essai !


  • Le choix des libraires : La servante écarlate (2 choix) - Margaret Atwood - Robert Laffont, Paris, France - 29/07/2017

La Servante Écarlate décrit un futur proche. La narratrice, Defred, vit dans la république de Gilead, une théocratie. Comme le fertilité est en chute libre, les femmes ayant la possibilité de procréer sont réduites au rang de Servantes, toutes vêtues de rouge. Car, comme dans tout bon régime totalitaire, chacun a sa place et ne doit pas en déroger : les femmes sont soit des Épouses, habillées en bleu, soit des Servantes, en rouge, ou des Marthas, des domestiques en vêtements gris.
La vie de Defred est un cauchemar. Elle a perdu son vrai nom, elle ne sait pas ce que sont devenus son compagnon et sa fille, elle ne peut ni lire ni travailler. Une fois par mois, elle subit un viol ritualisé : son maître, le Commandant, copule avec elle, sous les yeux de sa propre femme, qui ne peut avoir d'enfant. Dans le genre cauchemar, on est déjà pas mal.
Cette version est agrémentée d'une postface de l'autrice elle-même qui donne quelques éclairages sur le roman. Margaret Atwood se défend d'avoir voulu écrire une dystopie féministe. Selon elle, c'est une dystopie tout court qui dénonce le totalitarisme, inspirée de ses lectures adolescentes d'Orwell, Huxley et Bradbury. Et elle rend bien hommage aux maîtres du genre. Tout est réussi dans ce récit qui semble visionnaire de façon effrayante : le choix d'une théocratie prenant modèle sur les pères fondateurs de la Nouvelle-Angleterre (l'autrice raconte que cela lui semblait logique tant ce modèle reste important aux yeux des Américains), et aussi la facilité avec laquelle cette théocratie a pu s'installer à la suite d'un coup d'état et de l'assassinat du président, entraînant la déclaration d'un «état d'urgence» et la recherche d'un bouc émissaire («ils ont rejeté la faute sur les fanatiques islamiques à l'époque»). Cela donne de quoi cogiter !


  • Le choix des libraires : Les belles vies (1 choix) - Benoît Minville - Ed. Sarbacane, Paris, France - 29/07/2017

Vasco et Djib sont deux jeunes banlieusards envoyés par leurs parents en pleine cambrousse, dans la Nièvre, après une bagarre de trop. Ils se retrouvent donc au milieu d'une smala gérée par un couple, José et Marie, surnommés Tonton et Tata, qui éduquent depuis de nombreuses années des gamins à problème.
Dans cette petite bande, les petits se mélangent aux plus grands : les jumeaux Gwen et Gaétan ; Farah, Sirine et leur frère Kamel ; Dylan, apprenti boucher qui en veut à la terre entière, sa soeur Jessica, la belle Jessica qui va faire chavirer le coeur de Vasco ; et Chloé, tout le contraire de Jessica avec ses airs de garçon manqué.
Dylan et Djib vont vivre le temps d'un été de «ces moments qui forgent» : premier amour, première expérience sexuelle, premières décisions d'adultes...
C'est un roman très émouvant et à la fin de ma lecture, j'avais comme une petite boule au ventre, espérant que chacun et chacune s'en sortiront, qu'ils ne se perdront pas de vue, et qu'ils n'oublieront pas cet été qui a changé leurs belles vies.
Une très jolie découverte !


  • Le choix des libraires : Froid comme la mort (1 choix) - Antonio Manzini - Gallimard, Paris, France - 29/07/2017

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé le vice-préfet Rocco Schiavone dans le deuxième volume de ses aventures après Piste Noire.
Notre anti-héros est toujours victime de la météo aostienne, il s'entête toujours autant à refuser de porter des chaussures adaptées à la montagne et il est toujours aussi insupportable avec ses collègues du genre humain.
Cette fois-ci, il enquête sur un homicide déguisé en suicide, celui d'Ester Braudo, retrouvée pendue dans son appartement. Je ne vais pas m'appesantir sur le déroulement de l'enquête, avec un Rocco qui sait très bien «sentir» les gens, gratter sous la surface et appuyer là où ça fait mal.
L'alchimie continue à bien fonctionner car Rocco est un héros comme savent si bien les imaginer les (bons) auteurs de polars, qui devient presque un pote même s'il est antipathique. Autant le shérif Walt Longmire, le héros des romans de Craig Johnson, est humain, sympa et charismatique, autant Rocco suinte le cynisme et la malaimabilité (ce mot existe-t-il vraiment ?), avec sa liste des emmerdements suprêmes qui s'allonge avec celle du premier volume. Et pourtant, et heureusement, l'humain est bien là, surtout dans ses monologues adressées à son épouse disparue.
Donc hâte de lire le troisième opus !


  • Le choix des libraires : Poésie du gérondif (1 choix) - Jean-Pierre Minaudier - Le Tripode, Paris, France - 29/07/2017

Poésie du Gérondif vient de paraître en poche et c'est une bonne occasion de découvrir ce livre génial. Jean-Pierre Minaudier est un doux dingue comme j'aimerais qu'il y en ait plus en ce bas monde. Ce monsieur est un passionné de grammaire. Il collectionne donc les livres de grammaire et en possède 1163 (très exactement). Il a aussi traduit de l'estonien l'intriguant livre L'homme qui savait la langue des serpents (Grand prix de l'Imaginaire 2014 dans la catégorie du roman étranger).
Son livre, Poésie du gérondif, est une déclaration d'amour à la grammaire et à sa poésie. Car, oui, il y a de la poésie et de la beauté dans cette discipline, même si vous avez tendance à penser le contraire, surtout si elle vous a traumatisé durant votre scolarité. Avec beaucoup d'humour, Jean-Pierre Minaudier nous invite à un voyage au coeur de la grammaire et de sa fille la linguistique. C'est simplement passionnant, on apprend de nouvelles choses à chaque page, comme par exemple :

- Comment prononcer un mot sans voyelles...
- Ce qu'est un infixe (et non un nain fixe), un expressif, un évidentiel...
- Que "Tuktusiuqatiqarumalauqpuq" signifie "Il désira avoir un compagnon de chasse au caribou", en langue esquimaude...
- Que la langue qui possède le plus de consonnes (entre 117 et 126 selon les analyses) est le !xoon, une langue khoïsane parlée par 4000 personnes en Namibie et au Botswana. C'est aussi la langue la plus riche en voyelles (44)...
- Et que certaines langues refusent tout emprunt aux mots d'origine étrangère et qu'elles préfèrent inventer de nouveaux mots. Par exemple, en navajo, le mot "tank" se dit "chidinaa'na'ibee'eldoohtsohbikaa'dahnaazniligii", ce qui signifie "la voiture qui glisse sur le sol avec de gros fusils dessus".

Et si avec tout ça, vous n'avez pas envie de vous initier aux grammaires étrangères, je ne peux plus rien faire pour vous...


  • Le choix des libraires : Sauveur & fils. Saison 3 (1 choix) - Marie-Aude Murail - Ecole des loisirs, Paris, France - 28/07/2017

Quel bonheur de retrouver le psy Sauveur Saint-Yves et sa joyeuse smala, qui s'est bien agrandie au numéro 12 de la rue des Murlins à Orléans. Outre les hamsters, Sauveur et son fils Lazare, la maison abrite également Gabin, dont la mère est à l'hôpital, et Jovo, un SDF ex-légionnaire, et par intermittence Louise, l'amoureuse de Sauveur et ses deux enfants Alice et Paul. Mais la pauvre Louise a bien du mal à se faire une place dans ce joyeux bordel, venant parfois à douter de l'implication de Sauveur dans leur relation...
Anciens et nouveaux patients se mélangent, permettant à l'auteur de mettre en avant des problématiques très actuelles et pas forcément très joyeuses - le thème des attentats va faire surface... Et Sauveur va être confronté à ses propres contradictions. On retrouve donc les soeurs Carré (Margaux et Blandine), Samuel Cahen qui a retrouvé son père dans la saison 2, un père pianiste qui a bien besoin d'un psy lui aussi, et Ella Kuypens, qui est pour moi sa patiente la plus émouvante avec ses problèmes d'identité.
Comme d'habitude, Marie-Aude Murail sait nous faire passer du rire aux larmes avec une efficacité redoutable. Je me suis d'ailleurs payée une banane avec le dialogue entre Sauveur et les parents Gonzales, qui s'inquiètent que leur fils veuille devenir plombier mais trouvent parfaitement normal que leur fille de 13 ans prenne des somnifères...
J'espère qu'une quatrième saison se prépare rapidement car je suis vraiment accroc : Sauveur Saint-Yves est le seul psy qui me donnerait presque envie d'en avoir un !


  • Le choix des libraires : Vernon Subutex. Volume 3 (1 choix) - Virginie Despentes - Grasset, Paris, France - 28/07/2017

Comme beaucoup d'autres lecteurs, j'attendais avec impatience la sortie de l'ultime volume de Vernon Subutex. Pour ne pas trop dévoiler la fin de l'histoire, je peux juste dire qu'elle est très surprenante (gnark !).
Despentes a fait de Vernon Subutex un personnage incroyable, sorte de gourou transparent, qui influence tout le monde alors qu'il tend à être de plus en plus absent. Comment résister aujourd'hui ? C'est une des nombreuses questions que soulève ce roman. Vernon a trouvé la solution dans une forme de résistance qu'on pourrait qualifier de «passive» : les convergences, des réunions où les gens dansent sur les sons remixés par Vernon, à travers les musiques d'Alex, le musicien disparu au début de la série. Il n'y a aucune revendication dans ces convergences : les gens viennent et dansent, entraînés dans une espèce de transe hypnotique.
Virginie Despentes sait parfaitement croquer les débordements et les espérances de notre époque, qui s'avère être la fin d'un monde, avec comme vainqueur le libéralisme. C'est peut-être pour cela que le ton de ce volume semble plus dur que les deux autres, influencé aussi par les attentats, un sujet que l'auteur a beaucoup abordé dans les nombreuses interviews qu'elle a données.
À de nombreuses occasions, elle aborde des sujets qui lui tiennent à coeur : la gauche, Nuit Debout, le libéralisme qui détruit la classe populaire, la disparition programmée de cette dernière, et aussi, bien-sûr, le féminisme (ça m'a donné envie de relire King-Kong Théorie).
Entre citations qui claquent et réflexions politico-historico-sociologiques, cette série est vraiment un coup de maître, probablement le meilleur de ce qu'elle a écrit. La barre va être haute pour les prochains romans, alors vivement le prochain ! ! !


  • Le choix des libraires : La table du roi Salomon (2 choix) - Luis Montero Manglano - Actes Sud, Arles, France - 28/07/2017

Si vous êtes fan des aventures d'Indiana Jones, vous allez vous régaler avec ce roman signé par un jeune auteur espagnol, professeur d'histoire de l'art. Ici, pas de jungle, de serpents ni de cervelles de singe en sorbet, mais les couloirs du Musée archéologique de Madrid. Dans les sous-sols de cette vénérable et obsolète institution opère une organisation secrète, le Corps Royal des Quêteurs, chargée de «récupérer» des trésors du patrimoine espagnol, éparpillés à travers le monde par le jeu des guerres et des rapines.
Fils d'une éminente archéologue médiévale, le jeune Tirso Alfaro va devenir membre de ce groupe un peu spécial, composé de membres non moins spéciaux. Tirso va vite se rendre compte que le métier de quêteur peut être très dangereux quand il va être lancé sur la piste de la table du roi Salomon, un présent offert par Lilith, la reine de Saba, au souverain de Jérusalem.
Certes, ce n'est pas de la grande littérature, mais l'histoire est très rythmée, mélangeant efficacement le vrai et le faux, et on se laisse entraîner avec une certaine délectation dans cette chasse au trésor, même si certains éléments du récit sont un peu tirés par les cheveux. C'est le livre idéal à glisser dans son sac de plage : un joli succès estival en perspective, avec une belle couverture «roulée sous les aisselles» comme savent si bien le faire les éditions Actes Sud ! De plus, il s'agit d'un premier volume, et vous aurez donc plaisir à retrouver Tirso dans une nouvelle quête...


Les mémoires d'Éric Losfeld ont été publiées en 1978, peu de temps avant sa mort. Cette réédition en poche m'a fait découvrir un sacré personnage, que je ne connaissais absolument pas, bien que je sois libraire.
Difficile de résumer la vie incroyable de cet homme ! Né en Belgique, issu d'un milieu populaire, proche d'André Breton, Éric Losfeld fut libraire et édita des auteurs appartenant au groupe surréaliste, de la littérature érotique et pornographique vendue la plupart du temps sous le manteau (mais aussi quelques succès : Barbarella et Emmanuelle), et qui lui vaudront beaucoup d'ennuis de la part de la censure de l'époque.
Éric Losfeld fait partie de ces éditeurs qui ne conçoivent ce métier qu'avec passion et engagement, bien loin des profils actuels sortant plutôt des écoles de commerce, préférant tirer le diable par la queue et provoquer la censure, plutôt que de rechercher le succès commercial...
Je me suis régalée à la lecture de ces mémoires, mêlant de l'humour, une grande culture, un esprit curieux et irrévérencieux. Et je pense que ce livre peut intéresser des lecteurs qui n'appartiennent pas au monde du livre. Le récit de Losfeld est une preuve que le métier d'éditeur est un acte politique, et il fait découvrir tout un pan de la vie culturelle française, entre les années cinquante et soixante-dix. À la fin de sa carrière et de sa vie, il entrevoit déjà les dérives de l'édition vers une production industrielle, appelle à une protection des éditeurs et des libraires. La fin du livre pourrait rendre un peu mélancolique (le syndrome du C'était mieux avant), mais je préfère garder en mémoire ce souffle d'intelligence et de liberté, qu'il faut essayer d'atteindre et d'entretenir.


  • Le choix des libraires : La tresse (3 choix) - Laetitia Colombani - Grasset, Paris, France - 13/05/2017

Smita vit en Inde, c'est une Intouchable ; Giulia est italienne et travaille dans l'atelier de son père, au bord de la faillite ; et Sarah est une «working girl» qui a tout sacrifié au Dieu Travail.
Trois femmes, trois destins à priori très éloignés mais en fait reliés par un lien infime...
Un roman très touchant sur la condition féminine !


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