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Les coups de cœur de Valérie Simonnot de la librairie LA BOÎTE DE PANDORE à LONS-LE-SAUNIER, France


Les mémoires d'Éric Losfeld ont été publiées en 1978, peu de temps avant sa mort. Cette réédition en poche m'a fait découvrir un sacré personnage, que je ne connaissais absolument pas, bien que je sois libraire.
Difficile de résumer la vie incroyable de cet homme ! Né en Belgique, issu d'un milieu populaire, proche d'André Breton, Éric Losfeld fut libraire et édita des auteurs appartenant au groupe surréaliste, de la littérature érotique et pornographique vendue la plupart du temps sous le manteau (mais aussi quelques succès : Barbarella et Emmanuelle), et qui lui vaudront beaucoup d'ennuis de la part de la censure de l'époque.
Éric Losfeld fait partie de ces éditeurs qui ne conçoivent ce métier qu'avec passion et engagement, bien loin des profils actuels sortant plutôt des écoles de commerce, préférant tirer le diable par la queue et provoquer la censure, plutôt que de rechercher le succès commercial...
Je me suis régalée à la lecture de ces mémoires, mêlant de l'humour, une grande culture, un esprit curieux et irrévérencieux. Et je pense que ce livre peut intéresser des lecteurs qui n'appartiennent pas au monde du livre. Le récit de Losfeld est une preuve que le métier d'éditeur est un acte politique, et il fait découvrir tout un pan de la vie culturelle française, entre les années cinquante et soixante-dix. À la fin de sa carrière et de sa vie, il entrevoit déjà les dérives de l'édition vers une production industrielle, appelle à une protection des éditeurs et des libraires. La fin du livre pourrait rendre un peu mélancolique (le syndrome du C'était mieux avant), mais je préfère garder en mémoire ce souffle d'intelligence et de liberté, qu'il faut essayer d'atteindre et d'entretenir.


  • Le choix des libraires : La tresse (2 choix) - Laetitia Colombani - Grasset, Paris, France - 13/05/2017

Smita vit en Inde, c'est une Intouchable ; Giulia est italienne et travaille dans l'atelier de son père, au bord de la faillite ; et Sarah est une «working girl» qui a tout sacrifié au Dieu Travail.
Trois femmes, trois destins à priori très éloignés mais en fait reliés par un lien infime...
Un roman très touchant sur la condition féminine !


  • Le choix des libraires : La cucina d'Ines (1 choix) - Philippe Fusaro - la Fosse aux ours, Lyon, France - 13/05/2017

Je me suis régalée en lisant le livre de Philippe Fusaro, La cucina d'Ines. Il ne s'agit pas seulement d'un livre de cuisine, c'est aussi un livre de souvenirs, avec, petite cerise sur le gâteau, des illustrations magiquement naïves d'Albertine (si vous ne connaissez pas les illustrations d'Albertine, précipitez-vous vite sur l'album Mon tout petit, primé à Bologne en 2016, et commis avec son compère Germano Zullo : c'est un petit bijou !).

Eh bien, le livre de Philippe Fusaro a illuminé ma journée !

L'auteur y raconte son année passée à Lecce, dans les Pouilles au sud de l'Italie, une sorte de retraite pour prendre du recul après une rupture amoureuse. Philippe Fusaro est d'origine italienne, et il a été tout petit initié aux plaisirs de la cuisine de son pays, notamment via sa grand-mère paternelle, surnommé la Nonna. À Lecce, il va faire connaissance d'une autre vieille dame, sa voisine Ines, qui va devenir en quelque sorte sa deuxième Nonna, depuis disparue.
Ensemble, pendant toute une année, ils vont cuisiner. Philippe Fusaro va ainsi retrouver le plaisir et le savoir faire perdus de certaines recettes de sa Nonna, et apprendre d'autres spécialités d'Ines. Les recettes sont décrites en deuxième partie d'ouvrage, comme si vous cuisiniez avec Philippe et Ines.
À vous de voir si vous avez envie de vous frotter à la cuisine des Pouilles. En tout cas, les recettes sont plutôt simples et elles font saliver d'avance. Pour ma part, je crois que je vais tenter les Pasta coi peperoni (pâtes accompagnées de poivrons rouges et/ou jaunes) et les Parmigiana di melanzane (gratin à base de beignets d'aubergines).
Le texte est plein de tendresse, beau et généreux à l'image de la cuisine italienne, c'est un bel hommage aux souvenirs d'enfance, qui vous fera peut-être penser à vos propres madeleines de Proust culinaires, même s'il ne s'agit pas de cuisine italienne (pour moi, ce sont les endives au jambon de ma maman !).


  • Le choix des libraires : La maison Wolfe (1 choix) - James Carlos Blake - Rivages, Paris, France - 06/04/2017

Il s'agit du deuxième opus de la saga des Wolfe, cette famille de trafiquants mexico-américains, une famille un peu particulière, qui défend farouchement son indépendance vis à vis des gangs et cartels mexicains, et qui oblige ses membres à suivre des études avant de "rouler" pour les affaires de la famille.
Ici, on suit Jessie Wolfe, qui est invitée à un mariage entre deux grandes familles de la haute bourgeoisie de Mexico.
Manque de bol, les mariés et quelques-uns de leurs amis, dont Jessie, sont enlevés mais les pauvres kidnappeurs ne savent pas encore qu'ils ont enlevé une Wolfe et le clan va leur faire payer cher.
J'ai un peu moins aimé ce deuxième volume par rapport au premier (La Loi des Wolfe) et c'est sans doute dû au fait que Rudy et Frank Wolfe (mes préférés de La loi des Wolfe) soient moins mis en avant, mais j'ai tout de même eu grand plaisir à retrouver cette famille.
Le rythme est efficace et rapide. James Carlos Blake sait mener son affaire ! Vivement la suite !


Franck sort de taule. Il va vivre chez les parents de Jessica, la copine de son frère Fabien.
Dès le départ, on sent que tout va déraper tant est bizarre cette famille avec laquelle Franck doit cohabiter pendant l'absence de son frangin : le père qui magouille, la mère qui le met mal à l'aise, Jessica qui est une junkie, et sa fille Rachel, qui ne parle pas... Et il y a cette chaleur étouffante qui ne finit jamais, et qui envahit l'écriture, une écriture au cordeau.
Voici Hervé Le Corre dans une veine très noire et cela lui va bien, le monsieur sait utiliser les codes du genre tout en les mettant à sa sauce.
Bienvenue dans l'ultranoir !


Sur une aire d'autoroute, un homme cherche le meurtrier de sa fille.
Depuis le drame, Pierre est une loque, il a abandonné son métier de médecin légiste, sa femme vit recluse dans leur appartement. Il n'a qu'une obsession : retrouver celui qui a enlevé et tué son enfant. Persuadé que l'assassin recommencera, il hante les aires d'autoroute, car c'est dans l'une d'elles que sa fille a été enlevée. Effectivement, un nouvel enlèvement a lieu, une autre fillette disparaît et la traque commence.

On suit différents protagonistes : Pierre, la gendarme Julie Martinez, le meurtrier et la "faune" qui peuple les aires d'autoroute, des individus tourmentés, paumés.
Les aires d'autoroute ont toujours été pour moi le lieu de la solitude suprême, la quintessence de l'absurdité de notre société. Malbouffe, béton et cie. Des gens qui se croisent et qui ne se mélangent pas. Pas étonnant que Josef Incardona ait choisi ce lieu pour situer son roman, qui plus est un quinze août, c'est le pompon. La moiteur, ça va bien avec le désespoir.
C'est du noir de chez noir, dépressifs s'abstenir ! Rien n'éclaire le récit, tout est désespérant. Mais que c'est bon ! C'est pour cela que j'aime le roman policier, un genre qui égratigne souvent les dysfonctionnements de la société, et avec Incardona, c'est du grand art. Il réussit à exprimer parfaitement la vacuité de l'existence humaine avec un style clinique et corrosif. À lire absolument !


  • Le choix des libraires : Poulets grillés (1 choix) - Sophie Hénaff - Le livre de poche, Paris, France - 21/03/2017

Suite à une bavure, le commissaire Anne Capestan se retrouve au placard mais un placard un peu particulier. Son supérieur hiérarchique et mentor lui confie une brigade de policiers que l'administration ne peut pas virer. Sur quarante éléments sélectionnés, seuls quelques-uns viennent se présenter à leur nouvelle patronne : un chat noir - un policier qui attire la poisse et que tout le monde fuit comme la peste -, un excellent policier qui a eu le malheur d'avouer son homosexualité, et une policière qui a écrit des romans à succès... S'ajouteront ensuite une joueuse compulsive, un alcoolique. On leur confie des affaires non résolues, à eux de reprendre les enquêtes, ou pas, le principal étant qu'ils se fassent oublier. Sauf que Capestan est tout sauf une policière obéissante. Avec le meurtre d'un marin qui frôle la prescription et celui d'une vieille dame, elle veut absolument montrer que sa brigade vaut celle du 36 Quai des Orfèvres.

Sophie Hénaff apporte un vent frais et léger dans le roman policier français. Je suis plutôt amatrice de romans noirs mais j'ai passé un très bon moment avec ces flics ratés ! L'autrice a le sens de la réplique - «Il observait la vie avec l'enthousiasme d'une otarie dans les vagues» ; «ce type avait une gueule de jeep prête à défoncer la dune» -, l'intrigue est très bien menée et les personnages sont bien évidemment caricaturaux mais c'est pour ça que ça marche. J'ai donc hâte de retrouver la suite des aventures de cette brigade de bras cassés dans le second opus, Rester groupés.


  • Le choix des libraires : En route vers toi (1 choix) - Sara Lövestam - Actes Sud, Arles, France - 20/03/2017

La vie d'Hanna va être bouleversée lorsqu'elle va acquérir quatre objets dans un concours de circonstances plutôt rocambolesques : une paire de bottines, une vieille paire de lunettes rondes, une règle en bois et une broche en argent.
Hanna a une vie monotone, elle a parfois des crises de boulimie et sa mère adore l'humilier. Mais le jour où elle chausse ces bottines au charme suranné, c'est comme si ces dernières étaient douées d'un pouvoir magique capable de lui donner une force de caractère qu'elle ne possède pas d'habitude.
Comme les objets ont l'air assez ancien, Hanna imagine qu'ils ont peut-être appartenu à la même personne. Elle se lance alors dans une chasse au trésor, aidée d'un vieux commissaire priseur, qui la mènera à la découverte de la correspondance entre deux femmes, Signe et Anna.

Le récit fait ainsi voyager le lecteur dans le temps, alternant les chapitres sur Hanna et sur Signe Sivander, une jeune institutrice au siècle dernier. Autant Hanna s'apitoie sur son sort, autant Signe est une jeune femme volontaire. Elle déplore la condition des femmes et se plaint du fait que son homologue masculin soit mieux payée qu'elle... en 1906. Elle s'engage dans le combat pour le droit de vote des femmes et rencontre la belle Anna, qui partage les mêmes opinions politiques. Toutes les deux vont tomber follement amoureuses l'une de l'autre et entretenir une correspondance, que nous lit Hanna, reconstituant ainsi les trahisons et les drames qui ponctuent cette histoire d'amour.
Le point de départ de ce roman peut paraître assez fantaisiste mais Sara Lövestam arrive à faire croire au lecteur que tout est possible. D'ailleurs, la réalité dépasse parfois la fiction. Et au delà des résonnances que ce texte peut avoir avec le présent, En route vers toi est aussi une très belle histoire d'amour.


  • Le choix des libraires : La daronne (4 choix) - Hannelore Cayre - Métailié, Paris, France - 17/03/2017

Patience Portefeux est traductrice pour la police. Patience est un sacré personnage, fille d'un pied noir tunisien et d'une mère juive autrichienne. Mais Patience a une vie de merde : elle est veuve, gagne petitement sa vie, elle a beaucoup sacrifié pour élever ses deux filles, et sa mère, atteinte d'Alzheimer, vit dans une institution qui lui coûte un bras. Un jour, elle entrevoit la possibilité de s'en sortir, mais en arrêtant d'être honnête. Elle va ainsi réussir à récupérer le pactole, soit plusieurs dizaines de kilos de bonne beuh marocaine, qu'elle va devoir vendre pour blanchir ensuite l'argent que cela va lui rapporter. Je ne rentrerai pas dans les détails de la combine élaborée par cette femme qui cache bien son jeu mais qui va s'avérer être redoutable. Une daronne, quoi !
Plongée dans la lecture de romans un peu mous qui peinaient à me captiver, La Daronne m'a redonné un coup de fouet. C'est efficace, on est tout de suite dans l'histoire et dans les personnages, et on se marre. Avec Hannelore Cayre, rien n'est ni tout noir ou tout blanc, et j'aime son humour mordant, sa vision critique de la vie à travers la description d'une justice qui prend parfois/souvent l'eau. Promis, vous vous régalerez à lire La Daronne !


  • Le choix des libraires : Seules les bêtes (1 choix) - Colin Niel - Rouergue, Arles, France - 14/03/2017

Après la Guyane, Colin Niel nous embarque dans les Causses, au coeur de la France profonde et rurale.

Une femme a disparu. Les recherchent commencent. Certains accusent la tempête, souvent responsable de bien des morts dans le coin... Cinq personnes racontent leur version de l'histoire, en dévoilant peu à peu la vérité. Alice est assistante sociale et va rencontrer les agriculteurs du coin, de plus en plus victimes de la solitude et des dettes ; Joseph est éleveur et fait partie des "clients" d'Alice ; Maribé a eu une brève liaison avec la disparue ; Armand est un escroc, et c'est la voix de Michel, le mari d'Alice, qui clôt le récit. Un roman choral, qui m'a fait penser à l'excellent polar de Ron Rash, Un pied au paradis, qui reprend le même procédé de narration.

La force principale de ce roman, c'est la construction de la psychologie des personnages, dont le point commun est peut-être la solitude. Et son autre force est de nous emmener très loin du point de départ de l'histoire, avec une fin très surprenante mais qui reste plausible.

Alors lisez Seules les bêtes, et lisez aussi les autres livres de Colin Niel, notamment Les hamacs de carton (sorti en poche) et Ceux qui restent en forêt, avec le capitaine de gendarmerie guyanais Anato : c'est aussi un régal pour les amateurs de polars, en plus de nous faire découvrir la Guyane, une contrée peu connue de la littérature.


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