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Les coups de cœur de ses libraires

  • Hélène Camus : Un amour retenu - Nathalie de Broc - Diabase, La Riche, France - 23/02/2013

Nathalie de Broc nous livre ici une histoire d'amour singulière sous la plume d'une femme. Le sexe et ses méandres y occupent une grande place, mais en filigrane l'amour est bien présent. Le rythme des chapitres de ce court roman donne joie de lire, enthousiasme retenu de découvrir cette liaison si différente, tellement plus proche de Valmont que de Don Juan. "Vos envies n'étaient pas les miennes" et pourtant la fusion passionnelle laisse supposer qu'elles s'accordaient presque furieusement. Il faut lire d'une traite ce petit traité amoureux, et surtout le relire et le méditer, car au delà des mots si délicieusement érotiques soient-ils, il reste à mesurer la force de l'amour.


Partager le jeu : voilà l'expression clé de ce nouveau roman de Michela Murgia. Nous retournons en Sardaigne, où cette fois nous découvrons l'importance des Saints et des paroisses dans la vie quotidienne de cette île où la population partage un "nous" identitaire fort. Maurizio y vient chaque été, et puis un jour en devient même résident à l'année car ses parents sont partis sur le continent, et le grand père n'imagine même pas que son petit fils puisse les suivre ! Alors l'amitié de Maurizio avec ses camarades se fait plus intense et enfin ils vont "partager le jeu" tous les jours, jusqu'à ce qu'une division s'impose du fait de la création d'une seconde paroisse dans la ville. Chacun choisira son camp ! Michela Murgia nous offre "une guerre des boutons" sarde, où la malice le dispute à l'analyse fine des moeurs de cette île.


Line Aressy publie cet automne Hors Collection, chez MLD, un second ouvrage : petit texte écrit dans un souffle, un "récit suspendu" qui vient éclairer les jours courts et tristes de novembre ; un petit carré blanc et noir, avec des dessins de J.F. LE DEZ qui se conjuguent au texte de Line, le ponctue, l'éclaire aussi sans l'illustrer vraiment. Deux formes de récits entremêlés. Les espaces blancs au fil de la lecture sont autant de silences, de pauses musicales, la mise en page toujours soignée rythme le temps de lire, permet des respirations qui nous emmènent dans nos propres souvenirs.

"Nous vivions seules à la campagne, Grand-Mère et moi, dans une grande maison vide" ; l'incipit à valeur d'un "il était une fois". Cette petite fille ce pourrait être nous, sa grand-mère a quelque chose de la nôtre, les longues journées de l'enfance nous reviennent en mémoire, les permissions, l'ennui et les interdits surtout, que nous transgressions immanquablement, riches en découvertes. Là aussi, découverte, celle de l'atelier de peintre de son oncle, du monde des couleurs, odeurs, matières. La petite fille est conquise, nous aussi et nous vibrons avec elle. Et le chat me direz-vous ? lisez, je vous en prie, ce récit suspendu. Le chat blanc y a sa place bien sûr.


  • Hélène Camus : Où on va, papa ? - Jean-Louis Fournier - Stock, Paris, France - 14/07/2012

Quel enfant n'a pas posé cette question ? Seulement les deux enfants de Jean-Louis Fournier n'ont jamais eu besoin de le savoir, ou peut-être ne la souhaitaient-ils pas ou encore traduisait-elle leur angoisse. Ces réponses leur appartiennent pour toujours et leur père, lui, hésite toujours quant à l'interprétation de la question. Il nous raconte sans détour le tsunami que représenta dans sa vie la naissance de deux enfants handicapés physiques et moteurs, l'un après l'autre. Sans voyeurisme, sans fausse pudeur non plus, avec un humour dont on sent qu'il le soutient depuis lors, avec la franchise de l'insupportable. Voilà un récit qui se lit très vite, très fort et la compassion instinctive qui est le refuge de ceux qui ne connaissent pas cette situation cède le pas à l'empathie, au questionnement, à l'effort de compréhension. Longtemps ces lignes vous accompagneront et c'est bien là l'essentiel.


  • Hélène Camus : La relieuse du gué - Anne Delaflotte Mehdevi - Gaïa, Monfort-en-Chalosse, France - 14/07/2012

L'intérêt de ce premier roman de Anne Delaflotte Mehdevi permet de s'installer dans ces chapitres, noir sur rose, et de découvrir l'univers de la reliure. A l'instar de son héroïne, l'auteur est devenue relieuse après un cursus dans la diplomatie. Sans doute la part autobiographique nourrit-elle les détails du métier de relieur : nous nous plongeons avec délectation dans l'atmosphère feutrée, discrète de l'atelier de Mathilde où la lumière se la joue à la Rembrandt, parmi les fers à dorer, la colle, la mousseline, les cahiers cousus, les cuirs qui fleurent bon ; nous suivons tout au long du livre la restauration d'un superbe ouvrage sans titre, sans auteur, mais sans doute chargé d'histoire. Mathilde se voit déposer un beau matin ce gros et beau livre qui a souffert entre autre d'un incendie et le mystérieux client qui lui confie cette restauration meurt dans un accident quelques minutes après avoir fait sa commande. Alors notre relieuse se sent impliquée et va s'employer à retrouver l'identité de cet homme dont la personnalité l'a fortement impressionnée. Parallèlement, nous découvrons la vie de province dans cette ruelle où l'atelier est installé, avec ses artisans, ses rythmes rituels, ses ragots, ses amitiés aussi.

Le livre se lit précieusement ; rien de tonitruant, tout en finesse, lumière et contre-jour, émotion et délicatesse, dans la sensibilité et la tendresse mâtinée d'adresse que nécessite ce travail de reliure. Les personnages sont attachants, l'histoire intéresse, le contrepoint des morceaux choisis de Cyrano de Bergerac (Rostand) marque des silences musicaux et c'est toute l'assurance dans la retenue, la persuasion, le talent de l'auteur qui nous conduit à nous passionner pour cette nouvelle vie que Mathilde s'est choisie.


  • Hélène Camus : Paradis conjugal - Alice Ferney - Albin Michel, Paris, France - 14/07/2012

Ce "Paradis conjugal" à lire toutes affaires cessantes, raconte un film de Mankiewicz : Chaînes conjugales, ce qui n'est pas une des moindres surprises de ce roman. Curieuse mise en abyme qui nous fait suivre à la fois l'histoire d'Elsa dont le mari ne rentre pas ce soir-là et celle de trois femmes dans le film aux prises avec le départ d'un des trois maris ! Cela paraît compliqué et pourtant c'est un régal de regarder un film en le lisant. Alice Ferney nous fait découvrir les pensées, réflexions, interrogations de son héroïne qui regarde avec ses deux aînés ce film qu'elle joue tous les soirs depuis près de trois mois comme une fugue immobile au coeur de la crise de son couple. Les femmes reconnaîtront dans ce livre les strates de pensées qui les animent au sein de la conjugalité, les hommes s'ils en ont le courage apprécieront de découvrir ainsi l'intimité du monde féminin, d'autant que l'analyse qu'Elsa fait de sa vie se trouve éclairée par le scénario du film et tout autant par les réactions de son fils en contrepoint.

Vous aurez envie de souligner nombre de phrases, de relire moult chapitres, d'en discuter avec vos amies et amis, votre compagnon ou compagne. Ne vous privez pas du plaisir réfléchi de lire ce Paradis !


Voyage d'un petit garçon devenu homme au pays des petites filles qui ne clignaient pas des yeux et dont le souvenir le fait grandir. Son talent nous amène à redécouvrir la magie de chaque existence, le rêve que porte chaque rencontre. Premiers battements de paupières, le parfum inconnu d'une voisine d'en face que l'on s'amuse à imaginer, le sourire convenu d'une guichetière qui pourtant recèle tellement de promesses, et toujours cette voisine d'en face, sur laquelle l'écrivain en devenir projette son imagination, ses pensées les plus secrètes, cristallisant ses regrets aussi. Tous ces instants éphémères, ces petites bouffées de mémoire racontent nos enfances qui s'éloignent pour surgir parfois telles des brindilles d'innocence. Il vous faut lire ce livre de François Perche dont la poésie n'a d'égale que la sensibilité pour vous réjouir de cette fulgurance de printemps dans notre vie trop souvent terne.


  • Hélène Camus : Montana 1948 - Larry Watson - Gallmeister, Paris, France - 14/07/2012

Montana 1948 de Larry Watson (publié auparavant en 10-18). C'est un roman policier de la taille d'une longue nouvelle, qui se déroule dans le Montana là où le vent souffle sans cesse (360 jours par an, sic les amérindiens !), où le "qu'en dira-t-on" est particulièrement prégnant dans cette petite ville de Brentock, et qui raconte un terrible secret qui bouleversera une famille bien établie : le père, après le grand-père, est shérif, le frère est médecin, le petit-fils David se souvient. C'est bien en effet un agréable roman qui se lit avec plaisir et se recommande bien chaleureusement.


L'auteur nous revient avec ce conséquent recueil de nouvelles organisé en quatre cahiers dont les thèmes composent les mouvements de la symphonie du peuple russe. Nous retrouvons l'humour découvert dans «De joyeuses funérailles», le foisonnement des personnages, la riche diversité des caractères de cet immense pays assemblés en une merveilleuse mosaïque de vies ordinaires prises dans les méandres de l'Histoire. Chaque nouvelle est une histoire intense où les méandres des événements conduisent à des bouleversements tantôt infimes tantôt dramatiques mais toujours surprenants, attachants, étonnants. L'auteur a un immense talent pour nous conter le paradoxe permanent entre la pérennité d'une Russie traditionnelle et orthodoxe et les changements radicaux qu'elle a subi en quelques décennies, contraignant ses personnages à une débrouillardise teintée d'absurde pour s'acclimater de toutes ces turbulences. Les portraits qui se succèdent possèdent un luxe de détails permettant aux personnages d'exister vraiment, débusquant l'extraordinaire dans ces moments de vie parfois si longue qu'elle couvre la totalité du siècle. Impossible de décrocher un seul wagon de cet immense train russe qui nous emmène, séduits, amusés, fascinés.


  • Hélène Camus : Ripeur - Jeff Sourdin - la Part commune, Rennes, France - 14/07/2012

Jeff Sourdin est né et a grandi à Fougères, vit et travaille désormais à Paris. Voici son premier roman, dont l'éditeur m'a gentiment adressé un exemplaire en me disant qu'il y croyait beaucoup. Il a raison M. Yves Landrein, qui a fait confiance à ce nouvel auteur.

C'est l'histoire d'un ripeur, donc, mais qu'est-ce qu'un ripeur ? Vous en croisez tous les jours, les nuits aussi parfois, mais les reconnaissez-vous, y pensez-vous seulement à ces "boueux", ces hommes de la nuit et du petit matin qui nettoient nos villes et nos bourgades, travaillent la nuit, dans le froid, sous la pluie, dans les odeurs aussi ! Alors prise de conscience évidemment grâce à la vie de Dimitri qui nous explique comment d'étudiant il est devenu éboueur, à 27 ans, dans cette petite ville d'Ernée dont l'intérêt touristique demeure discutable. Et nous allons cheminer avec lui au fil de ses tournées, rencontrer ses compagnons de travail, découvrir peu à peu ce vide qu'il cherchait à combler autrement en quittant ses amis de fac, en laissant faire la vie d'ailleurs, qui délite à coup sûr ce que l'on ne s'acharne pas à entretenir. Et puis, remplir ce vide, la lecture qui offre échappatoire et rencontre : ah ! la bibliothécaire ; les cafés mais pas trop tard le soir car il faut se lever : l'arrachement vers 2h du matin ; et puis aussi séduire les filles, une fille, mais comment s'assumer professionnellement : quel potentiel de séduction y-a-t'il dans un gilet jaune de sécurité, des vêtements de pluie épais et glissants, des chaussures de sécurité, l'ensemble distillant une odeur de déchetterie !

OUI, décidément, une très belle surprise à lire ce premier roman, d'une traite, et d'y revenir avec l'envie de souligner de bien belles expressions, de retenir des moments tellement vrais, de réfléchir à ce monde du travail au service des autres, que l'on ne voit pas, auquel on ne pense pas et qui nous est pourtant si proche. Bravo à l'auteur et à l'éditeur (et aussi au linograveur : Pierre Jourde).


Un nouveau Nesbo, c'est un moment privilégié de lecture. "Le bonhomme de neige" ne vous décevra pas. Le commissaire Harry Hole, bien que moins imbibé qu'à l'ordinaire et plus désabusé encore, se trouve une fois de plus aux prises avec sa hiérarchie. Il est chargé d'enquêter sur des meurtres particulièrement violents et sadiquement mis en scène et se retrouve sur la piste d'un tueur en série. Le rythme est soutenu, les pistes se succèdent dans lesquelles le lecteur ne peut s'empêcher de superposer ses propres intuitions. Un excellent polar, une bonne étude psychologique de la société aussi.


  • Hélène Camus : Long week-end - Joyce Maynard - Philippe Rey, Paris, France - 14/07/2012

Cette histoire publiée en 2009 est celle rapportée par Henry, jeune adolescent de 13 ans qui vit seul avec sa mère, Adèle, pour qui la société est pleine de pièges, d'incompréhension et de stéréotypes. En ce week-end du Labor Day, Adèle et Henry croisent au supermarché Frank ; cet homme recherché par la police va venir se réfugier chez eux, qui vivent loin du monde, le temps de ce long week-end de canicule, apportant ainsi un vent de nouveauté, d'émotions, de secrets, de tentations et de sentiments mêlés mais tellement plus vrais que l'insipidité quotidienne. La traduction de Françoise Adelstain sert avec sensibilité une écriture fluide, simple et belle, qui se met au service de ce gamin de treize ans et nous emmène avec chaleur dans un tourbillon de désirs contradictoires. Au cinéma vous pourriez choisir Meryl Streep et Clint Eastwood et revivre une histoire à la manière de la route de Madison.


  • Hélène Camus : Jamais de la vie - Françoise Moreau - Diabase, La Riche, France - 14/07/2012

L'histoire de Blanche, la petite dernière, arrivée "de travers" après trois garçons se déroule dans les méandres d'une vie autrement, fuyant souvent la réalité, se rassérénant de rêve, jusque tard dans le temps. L'écriture de Françoise Moreau est précise, attachante, subtile. Ce livre se savoure, lentement, il le faut pour mieux profiter de ce moment hors du temps qui pourtant s'ancre dans des souvenirs familiaux que nous pourrions partager.


  • Hélène Camus : Mai en automne - Chantal Creusot - Zulma, Honfleur, France - 14/07/2012

Une écriture soignée, élégante, vive, une composition tellement maîtrisée que le lecteur jamais ne se perd en dépit des nombreux personnages, cette histoire commence au sortir de la Grande guerre jusqu'aux années cinquante et nous raconte la province, à la manière d'un Maupassant dont le cynisme le cèderait à la délicatesse. Nous suivons ainsi la vie de quatre familles et de la ville où elles évoluent, se croisant, se réunissant, se jugeant aussi. Chantal Creusot raconte les joies et tristesses du mariage, l'éducation des enfants, quelle que soit la classe sociale, les espoirs, les désillusions, les adultères et compromissions, les morts aussi et le deuil qu'il faut vivre dans cette province encore très engluée de principes.

Couverture rose mais pas d'eau de rose, plutôt le très beau portrait impressionniste d'une première moitié du XXème siècle.


L'écriture de Soazig Aaron est étourdissante, enivrante, elle vous emporte, vous bouscule, vous hante aussi. Quel livre ! Quel beau livre ! Le sujet, les personnages, la maestria de l'écrivain qui s'invite sans peser pour guider "la petite" dans ses pérégrinations familiales, la beauté des caractères, la justesse des situations... et puis les mots, les mots qui crépitent parfois dans des néologismes tellement évidents qu'ils s'installent dans notre vocabulaire, les mots qui se bousculent à courir après ce récit qui embrasse tout le vingtième siècle... et puis le rythme des phrases, si longues et pourtant si faciles à cheminer, où les voix se mêlent avec bonheur pour dire la vie, la hâte, l'attente aussi, les évènements qui se télescopent. La guerre de 14, le retour, l'incompréhension qu'elle a suscitée tant pour les soldats que pour les civils, le retour impossible à la vie normale, et pourtant..., qui décidera de la vie de Jean et de celle de sa famille, la quête insatiable de sa petite-fille tellement habitée par cette histoire qu'elle accumule strate après strate les histoires, les sous-histoires, les anecdotes, leurs acteurs aussi qui deviendront ses personnages.

Il faut lire ce roman toutes affaires cessantes, oui, il le faut. Quelques pages pour s'habituer à cette immersion complète dans cette famille de Jean, d'Amandine le bébé empereur, de la petite qui par delà les années nous restitue cette somptueuse fresque, et vous ne pourrez plus vous arrêter, vous ferez vôtres ces pages envoûtantes.


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