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A propos de la librairie : CULTURA


Ses coordonnées

Adresse:
ZAC de Jaux de Venette
10, avenue de l'Europe
60280 VENETTE
France

Téléphone : 03 44 83 80 20

Site Internet : http://www.cultura.com



Les coups de cœur de ses libraires

Découvrir un bon roman est une expérience merveilleuse, qui nous donne énergie et confiance dans la vie. Nous les libraires sommes les gardiens d'un trésor inouï. Ce trésor a pour nom la joie, la joie de la vie intense.
Dans l'imagination d'un auteur, tout est possible : la poésie par exemple a sa place dans le roman extraordinaire de TOM MICHELL, tout comme l'amour fou de la nature.
1975 : Tom Michell, la vingtaine fraîchement entamée, avait tout bien prévu : un billet d'avion, une place d'enseignant dans une école huppée d'Argentine et un mois de vacances pour parcourir l'Amérique latine. À moto, cheveux au vent, l'esprit libre ‒ à la Che Guevara, quoi !
Pourtant, un soir, lors d'une ultime balade sur une plage d'Uruguay, il assiste à une scène inattendue : piégé dans une nappe de pétrole, un manchot lutte pour sa survie.
Sans hésiter, Tom le secourt, le nettoie, puis le ramène à la mer.
Mais l'animal ne veut plus le quitter !
Le jeune enseignant décide alors d'embarquer avec lui le palmipède, désormais baptisé Juan Salvador.
Au fil des mois, l'espiègle oiseau va transformer, chambouler et illuminer de ses facéties la vie de ceux qu'il croise sur sa route... Et avant tout celle de son sauveur.
Tom Michell est né dans la campagne du sud de l'Angleterre. Son amour des animaux, des oiseaux et des plantes a grandi avec lui. Artiste amateur, il peint ou dessine la nature qui l'entoure, surtout les oiseaux de proie. Ce père de quatre enfants (et grand-père de trois petits-enfants) nous offre le plus beau des cadeaux, baptisé l'espérance, l'espérance des jours meilleurs portés par le miracle de la littérature.


Le romancier australien Michael Honig a une idée de génie : il utilise les ressorts de la farce pour raconter des réalités terribles, tout en restant en vie (car autour de Vladimir Poutine, on ne rit pas avec tout...) Le mélange de l'humour avec la fiction la plus déjantée permet à Honig d'oser des moqueries fort audacieuses. Mais l'auteur a les pieds sur terre : il veille par exemple à ce que son livre ne paraisse pas en Russie (il tient à la vie...)
Dans un futur proche, reclus dans une luxueuse datcha de la campagne moscovite, l'octogénaire Vladimir P. délire, s'imaginant encore président. Le vieil homme entretient de longues conversations avec ses ex-complices : les oligarques qui l'ont porté au pouvoir et les anciens du KGB.
Entouré vingt-quatre heures sur vingt-quatre par une kyrielle de domestiques tous plus corrompus les uns que les autres, Vladimir pourrait bien finir sur la paille. Seul Nikolaï Ilitch Cheremetiev, son infirmier, ne profite pas de lui. Mais le monde du brave homme s'écroule lorsque son neveu Pavel est jeté en prison pour avoir critiqué le régime. Si sa famille ne paie pas l'énorme caution demandée contre sa libération, le sort du garçon est scellé. Inspiré par l'ancien politicien qui, entre deux crises hallucinatoires, revit ses moments de gloire, Nikolaï se lance dans l'art du chantage et de la magouille.
Ce roman à l'humour corrosif est politiquement incorrect : il a tout pour nous plaire ! Comme c'est bon (en ces temps oppressants) de rire à gorge déployée !


  • Louise : Eve - Marek Halter - Robert Laffont, Paris, France - 22/11/2016

Extraordinaire Marek Halter ! Le romancier a passionné des millions de lecteurs en racontant les héroïnes des trois religions monothéistes. Aujourd'hui l'écrivain s'attache à la plus mystérieuse et à la plus calomniée des femmes de la Bible : Ève. Halter le souligne : Ève est la première des femmes. La première à avoir gouté le fruit de l'arbre de la connaissance. La première à s'être rebellée. Celle enfin qui la première connut amour, jalousie et désespoir.
Comment le conteur Marek Halter arrive-t-il à rendre indispensable la lecture de ses immenses best-sellers ? il sait que ces femmes (Ève la première) sont en nous. Connaître Ève, c'est découvrir notre femme intérieure, notre anima centrale comme disait Jung. Que s'est-il vraiment passé au jardin de L'Éden ? En quoi l'Ève qui est en nous symbolise notre psyché d'aujourd'hui ? Oui la grande trouvaille de Marek Halter c'est qu'il transforme les récits bibliques en histoire contemporaine. Nous sommes happés par son écriture. Le souffle profond de l'auteur nous rappelle une vérité essentielle : la totalité est en nous, incluant l'ombre et la lumière. Nous avons tant besoin de cette ampleur : les livres sont LA réponse à notre quête. Merci Monsieur Halter


Quelle joie de découvrir le nouveau livre de Jamie Attenberg. La romancière nous avait déjà enchantés avec La famille Middlestein (son premier best-seller). Aujourd'hui l'écrivaine si talentueuse nous offre un chef d'oeuvre, baptisé «Mazie». C'est merveilleux qu'un livre donne envie au lecteur de se précipiter chez son libraire afin de frôler l'absolu (c'est-à-dire le privilège de partager l'amour fou des livres). Jamie a tout pour elle : l'humour (qualité primordiale), le swing (la musique des mots), l'amour de ses personnages (hauts en couleur). Oui Jamie Attenberg aime l'humanité (qui le lui rend bien). Ses personnages sont formidables de vitalité et de charme. Alors opère la magie de la littérature (car elle nous aide à vivre).
Mazie Phillips tient la billetterie du Venice, cinéma new-yorkais du Bowery, quartier populaire du sud de Manhattan où l'on croise diseuse de bonne aventure, mafieux, ouvriers, etc. Le jazz vit son âge d'or, les idylles et la consommation d'alcool - malgré la Prohibition - vont bon train. Mazie aime la vie, et ne se fait jamais prier pour quitter sa " cage " et faire la fête, notamment avec son amant " le capitaine ".
Avec l'arrivée de la Grande Dépression, les sans-abri affluent dans le quartier et la vie de Mazie bascule. Elle aide sans relâche les plus démunis et décide d'ouvrir les portes du Venice à ceux qui ont tout perdu. Surnommée " la reine du Bowery ", elle devient alors une personnalité incontournable de New York.
Dans ce roman polyphonique, Jami Attenberg nous fait découvrir Mazie - dont on entend la gouaille à travers les lignes de son journal intime -, mais aussi Soeur Ti, son unique amie, sa soeur Jeanie, l'agent Mack Walters, porté sur la bibine et qui aime flirter avec elle... Le lecteur découvre, fasciné, une personnalité hors du commun et tout un monde bigarré et terriblement attachant.
La profondeur aimante de la romancière est une invitation à prendre la vie comme elle se présente (avec les hauts et les bas). Oui un bon livre nous réconcilie avec la vraie vie. Alors les chanceux que nous sommes remercient la destinée. On dit souvent que les librairies sont des havres de paix. Oui nous sommes en paix quand un livre nous permet de dépasser nos limitations personnelles.


  • Louise : Demain les chats - Bernard Werber - Albin Michel, Paris, France - 16/10/2016

Bernard Werber est un écrivain fabuleux : ses idées sont épatantes d'originalité et d'intelligence. Dans le passé le romancier avait inventé la «philosophie fiction» avec un roman animalier baptisé «Les Fourmis». Aujourd'hui Werber nous épate avec «Demain les chats». L'écrivain laisse ronronner comme jamais son imaginaire somptueux.
A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s'aimer alors qu'autour d'eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut-être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine. Vous avez raison Monsieur Werber : nous avons bien plus besoin de spiritualité que de violence... Nos amis les chats (en voyant la nuit) nous offrent la lumière. Comme les félins, nous lissons nos moustaches de lecteurs avec joie et plaisir. Le talentueux romancier sait nous enchanter dans le sens du poil !
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Que veut la vie de nous ? où veut-elle nous mener ? Que veut-elle nous enseigner ? Marie-Louise von Franz (spécialiste des contes de fées) nous invitait à se poser ces questions. Souvent les drames, les épreuves nous font découvrir des chemins inattendus et riches d'approfondissement. La romancière Joyce Maynard est elle-même attirée par la psychologie des profondeurs : trouver en nous le sens de la vie, le sens de ce qui nous est donné à vivre, crée une tonalité absolument passionnante dans ses romans, en particulier dans Les règles d'usage.
Wendy, treize ans, vit à Brooklyn. Le 11 septembre 2001, son monde est complètement chamboulé : sa mère part travailler et ne revient pas. L'espoir s'amenuise jour après jour et, à mesure que les affichettes DISPARUE se décollent, fait place à la sidération. Le lecteur suit la lente et terrible prise de conscience de Wendy et de sa famille, ainsi que leurs tentatives pour continuer à vivre. Le chemin de la jeune fille la mène bientôt en Californie chez son père biologique qu'elle connaît à peine - et idéalise. Son beau-père et son petit frère la laissent partir le coeur lourd, mais avec l'espoir que cette expérience lui sera salutaire. Assaillie par les souvenirs, Wendy est tiraillée entre cette vie inédite et son foyer new-yorkais qui lui manque. Elle délaisse les bancs de son nouveau collège et, chaque matin, part à la découverte de ce qui l'entoure, faisant d'étonnantes rencontres : une adolescente tout juste devenue mère, un libraire clairvoyant et son fils autiste, un jeune à la marge qui recherche son grand frère à travers tout le pays. Wendy lit beaucoup, découvre Le Journal d'Anne Frank et Frankie Addams, apprend à connaître son père, se lie d'amitié avec sa belle-mère éleveuse de cactus, comprend peu à peu le couple que formaient ses parents - et les raisons de leur séparation. Ces semaines californiennes la prépareront-elles à aborder la nouvelle étape de sa vie ? Retournera-t-elle à Brooklyn auprès de ceux qui l'ont vue grandir ? Émouvante histoire de reconstruction, Les règles d'usage évoque avec brio la perte d'un être cher, l'adolescence et la complexité des rapports familiaux. Joyce Maynard a conquis le public grâce à la finesse aimante de ses analyses. Dans le fond elle nous réconcilie avec la vie et nous donne envie d'avancer et de foncer dans une librairie pour trouver du réconfort.


Oui Anaïs Jeanneret fait preuve d'une force insoupçonnée : la force de nous enchanter et de nous réconcilier avec le monde. En épousant sa magnifique vocation, la romancière nous rappelle que la vraie vie est à découvrir dans les romans. C'est-à-dire que la vraie vie est riche d'imprévus et de splendeurs intérieurs. L'inattendu nous rappelle, comme dans les contes de fées, que notre royaume est fait de faiblesse et de fragilité.
Une petite fille perdue. Une femme qui a fait le mauvais choix. Un commissaire désabusé et romantique. Une institutrice en colère. Une gloire des médias au parcours inattendu. Une mère et son fils dont la rencontre a scellé des liens d'autant plus solides que leurs passés furent chancelants. Accepter la fragilité, c'est accueillir les trésors de l'amour et de l'humilité. Oui Anaïs le sait : dans notre faiblesse est notre force. Voilà pourquoi la littérature est notre gloire, celle des amoureux des livres et des bienheureux libraires que nous sommes.


La romancière anglaise Emma Jane Unsworth aime le comique de situation, et décrit formidablement la vie telle qu'elle est, sous le signe également de la poésie et d'un «je ne sais quoi» fascinant. Les scènes les plus banales deviennent ainsi des chansons drôles. Oui le roman d'Emma Jane Unsworth est beau comme une chanson qui raconte la quotidienneté de la vie «ordinaire». La mélodie des mots fait que nous sommes terriblement attachés à ce roman qui pourrait porter un titre de chanson : «Nous étions animales» :
Avoir trente ans à Manchester... C'est aller de conférences en vernissages, de bars en karaokés et de karaokés en clubs, dormir dans des buissons et se réveiller avec un poulet rôti entamé à la main dans son lit. Voilà plusieurs années que Laura squatte un placard chez Tyler, sa foldingue de colocataire américaine, croqueuse d'hommes et plus excentrique que n'importe quelle Britannique pur sucre. Enchaînant les fêtes improvisées, Laura cuve le lendemain dans le centre d'appels où elle gagne sa croûte en attendant. En attendant quoi ? De finir enfin son roman, qui avance à trop petits pas. Car Laura Joyce, outre l'alcool et la drogue, cultive une certaine ambition littéraire...
Pour l'amour, il y a Jim, bien sûr, sobre et sage concertiste. Leur mariage imminent occupe la plupart de leurs conversations - au grand dam de Laura. Cependant, de soirées en lendemains douloureux, la fête éternelle commence à perdre son goût d'aventure et d'exotisme. Même l'extravagance de Tyler n'arrête pas l'usure inévitable du temps. Soudainement les sirènes de l'âge adulte, de la désintox et (pourquoi pas ?) de la maternité se mettent à résonner aux oreilles de Laura...Bientôt ce roman, formidablement bien écrit, et nourri du salutaire sense of british humour, bientôt ce roman épatant de trouvailles d'outre-manche devient un film. Nous allons y courir, car nous avons tant besoin de la réalité douce-amère transcendée par le rire qui sauve le monde.


Quand le chaos semble régner sur le monde, quand l'espoir semble éteindre sa voix, il reste sur terre des êtres dont le courage et l'énergie nous donnent une force inouïe. La romancière américaine Diane Ackerman raconte à ce sujet une histoire absolument bouleversante : Jan et Antonina Zabinski dirigent le zoo de Varsovie quand éclate la Seconde Guerre mondiale. La Pologne est envahie et bientôt règne la barbarie. Les animaux ont été tués sous les bombardements, envoyés à Berlin ou ont servi de gibier aux officiers allemands. Jan et Antonina se mettent alors à élever des porcs - officiellement pour les troupes, officieusement pour nourrir les habitants du ghetto. Surtout, ils profitent d'un réseau de souterrains reliant les cages pour y cacher des Juifs et les faire quitter le pays... Grâce au courage de ce couple, trois cents d'entre eux seront sauvés. Inspiré du journal intime d'Antonina Zabinski, le récit retrace le combat d'un couple soucieux de la cause animale qui s'engage dans une lutte secrète contre l'oppression nazie. Diane Ackerman est également poète et signe des livres magnifiques pour les enfants. On imagine comme la force somptueuse de Jan et Antonina Zabinski ont pu inspirer sa poésie. Face à la barbarie absolue, à la violence terrifiante, répondent les petites voix de l'audace et de la ruse, comme dans les contes de fées. Oui, voilà l'espoir : écouter nos petites voix, comme dans les livres. Les livres nous sauvent, nous et nos enfants. Et nous les libraires sommes infiniment émus de votre adhésion, à de tels prodiges.


En ces temps tourmentés, nous avons besoin (plus que jamais) de sentiments et de chaleur humaine. Pour cette raison, nous sommes gourmands des livres porteurs d'humanité et de la puissance de l'amour. En moins de quatre ans, Agnès Ledig s'est imposée comme une des romancières françaises les plus aimées du grand public.
Dans «On regrettera plus tard», l'écrivaine nous bouleverse une fois de plus par sa sensibilité et l'ampleur de son récit. Agnès Ledig ose l'amour, et nous pleurons (c'est si bon parfois de pleurer, et de s'abandonner à la fragilité) :
Cela fait bientôt sept ans qu'Éric et sa petite Anna Nina sillonnent les routes de France. Solitude choisie. Jusqu'à ce soir de juin, où le vent et la pluie les obligent à frapper à la porte de Valentine. Un orage peut-il à lui seul détourner d'un destin que l'on croyait tout tracé ?
L'irruption d'Éric et d'Anna Nina dans la vie de Valentine, institutrice dans un hameau des Vosges, est un véritable coup de tonnerre. A la fillette brûlant de fièvre, au père brisé par la mort de sa femme, Valentine va offrir plus qu'un simple toit. Elle va leur ouvrir leur coeur. Ouvrir son coeur est un acte magique qui invisiblement sauve le monde. Nous les libraires somme si heureux de participer à cette fête qui a pour nom l'amour des livres.


Le bonheur est le parfum de notre âme : cette vérité, prononcée par Coco Chanel en personne, résume très bien le merveilleux roman de l'Italienne Christina Caboni. Avant de respirer ce bonheur, nombre d'épreuves jalonnent le chemin, qui demande patience et confiance dans la vie. Christina Caboni sait que les obstacles de la vie permettent de trouver en nous des solutions inattendues, qui nous transforment durablement. La romancière nous rappelle avec sagesse et générosité que les trésors sont en nous. Les difficultés de la vie nous obligent souvent à chercher en nous, à l'intérieur de nous, les vraies solutions (ce sont les fameux trésors). C'est une véritable révolution intérieure qui est proposée par l'écrivaine. Seuls les romans ont l'audace de raconter de telles histoires quasiment initiatiques :

Quand Elena, vingt-six ans, surprend son petit ami avec une autre dans la cuisine du restaurant dont ils ont tous deux la gestion, son univers s'écroule. Elle, qui pensait avoir enfin trouvé l'équilibre après une enfance malheureuse, doit maintenant affronter la vie seule et cesser d'avancer avec des oeillères. Il est temps qu'elle accepte son don, celui que chacune des femmes de sa famille s'est transmis au fil des siècles : la capacité à traduire les sentiments et les atmosphères en parfum. Elle quitte alors Florence pour s'installer à Paris, où elle est recrutée par un parfumeur de renom. Et, quand elle fait la rencontre du mystérieux Cail McLean, le bonheur semble enfin à portée de main. Oui il faut savoir cultiver les dons offerts par la vie. Elena, l'héroïne de ce roman si enrichissant, donne du sens à l'adversité.
Trouver les trésors qui sont en nous, nous rappelle (à nous libraires), que les trésors sont aussi les livres, puits de sagesse et d'humanité. Oui nous sommes les gardiens d'un fabuleux trésor dont les joyaux sont les livres.


Peut-on communiquer avec nos proches, même quand ils sont dans le coma ? La célèbre psychanalyste Françoise Dolto recommandait vivement cette approche aux familles. Dolto affirmait en effet (preuves à l'appui) que l'inconscient des «comateux» recevait parfaitement nos messages clairement prononcés. Allons plus loin : cet échange subliminal aide la personne à sortir du coma et donc, à guérir. Le romancier Jean-Marie Laclavetine a la même formidable intuition, sous les habits de la fiction. Le narrateur tente de réveiller la femme qu'il aime en lui racontant des histoires d'amour :
«Je commence. Cesse de t'agiter sous ton drap blanc, Julia. L'hôpital, les tuyaux translucides qui te font une chevelure de déesse du futur, la musique des appareils, le clapotis des sandales sur le sol du couloir, les appels, les chariots, les murs pâles où danse la lumière, les reflets sur l'acier du lit, tout cela va s'évanouir. Chaque nuit je viendrai à ton chevet te raconter une histoire écrite pour toi dans la journée. Jusqu'à ce que tu reviennes. Attends-toi à des surprises.» Jean-Marie Laclavetine, fort de sa grande expérience littéraire, a l'intelligence de marier suspense et émotion, gravité et rire. Nous assistons alors au miracle de la littérature : dans leur souffle les mots des livres élargissent nos horizons et transforment nos désarrois. Ce qui peut sembler chaos se transforme en paix. Nous sommes émerveillés par le prodige. Et si notre passion de libraire offrait aux assoiffés les vraies réponses ? Et si le trésor était destiné aux amoureux des livres ?


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