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Arnaldur Indridason

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A propos de la librairie : FELBACQ


Ses coordonnées

Adresse:
2, rue Ferdinand Buisson
02300 CHAUNY
France

Site Internet : http://www.facebook.com/pages/Felbacq-Plein-Ciel/309602002406902



Les coups de cœur de ses libraires

Cinquième tome pour les aventures de Maliki : frais et pétillant, à l'image de son personnage principal. Dans cet album, «elle» nous livre des tranches de vie avec des rêveries, des souvenirs, des soucis et quelques colocataires peu ordinaires... Une famille unique... une dessinatrice à l'imagination débordante, une jeune immigrée chinoise, une entité à la force herculéenne, un viking susceptible et des chats que tout le monde aime et dont tous les lecteurs veulent des dessins, le tout sous un trait de crayon dynamique. À lire e à relire en attendant le prochain...


«N'ouvre pas les yeux» vous fera ne pas fermer les yeux. Le dernier John Verdon est intense, on le dévore. On est tenu en haleine par les rebondissements incessants de l'enquête, par la fine description des différents personnages et par la vie de l'enquêteur à la retraite David Gurney.

Quelques minutes avant son mariage, la jeune malsaine future épouse d'un célèbre et riche psychiatre est retrouvée décapitée dans la dépendance occupée par le jardinier mexicain Hector Flores. Ce dernier a disparu. La police voit en lui le coupable idéal mais l'enquête piétine et la famille appelle David Gurney, jeune retraité de la brigade criminelle. Il va rapidement découvrir et nous à travers lui que l'histoire est très loin d'être aussi simple...


L'histoire est racontée du point de vue de Bruno, le fils d'un haut-gradé dans l'armée allemande, sous le IIIe Reich. Âgé de neuf ans, il est contraint de déménager après que le "Fourreur" soit venu dîner chez lui et ait confié de nouvelles responsabilités à son père. Il arrive donc, avec ses parents et sa grande soeur, à "Hoche-Vite" où la maison est plus petite qu'à Berlin, où ses grands-parents ne les rejoindront pas, où il n'y a personne avec qui jouer, où on distingue une grande barrière derrière laquelle se trouvent des gens tous vêtus de pyjamas rayés. Vous aurez bien sur compris que derrière les mots de l'enfant, se dissimulent le "Führer" et le "camp d'Auschwitz" mais jamais les "vrais" mots ne sont prononcés, même par ceux qui veulent corriger le petit garçon.

Sous le regard naïf de cet enfant de neuf ans, se cache une seconde guerre mondiale qui n'est justement pas une guerre comme on l'entend de prime abord. Il ne vit aucun conflit armé, ne se rend pas compte des événements qui secouent l'Europe dans les années 40. Seul dans la nouvelle maison, Bruno part donc en exploration et rencontre un petit garçon qui vit de l'autre côté de la barrière. Ils se lient d'amitié. Le livre parvient à traiter d'un sujet lourd et grave, les camps de concentration et d'extermination, avec une certaine pudeur. Le récit est teinté de naïveté et comme il s'agit d'un Folio Junior, il permet de ne pas noyer le potentiel jeune lecteur sous trop d'informations. La fin est assez inattendue et tragique. C'est un bon livre, dont la lecture doit être précédée de quelques leçons sur la période historique, ses acteurs, ses événements. Ou alors, il serait bon qu'un parent accompagne la lecture pour une meilleure compréhension. Cette histoire est sincère, oui c'est un adjectif qui lui va bien. Je la recommande vraiment.


  • Elodie Schneider : Jeu de dames - Mario Bellatin - Gallimard, Paris, France - 14/07/2012

La première chose à dire est que ce récit en comporte plusieurs. Fait de deux parties qui fonctionnent pour ainsi dire comme deux nouvelles, on découvre que le lien qui les unit est très fin et peut-être même à construire partiellement par le lecteur.

L'atmosphère est très étrange et régulièrement, elle se fait même oppressante. C'est un univers totalement décalé dans lequel on arrive parfaitement à s'intégrer, on y est même absorbé. Ce qui étonne, c'est l'anonymat des personnages qui ne gène pas du tout le lecteur qui va de découverte en stupéfaction. Le livre laisse une impression étrange lorsqu'on le finit, la fin d'un moment de malaise et un petit filet de vérité à compléter. Et beaucoup d'idées. À lire, à expérimenter dirais-je même.


  • Elodie Schneider : La brigade de l'oeil - Guillaume Guéraud - Gallimard, Paris, France - 14/07/2012

Un texte de science-fiction, puisque le récit se déroule en 2037. Dans ce futur assez sombre, toute image est interdite - photos, dessins, films - sous peine de se voir brûler les yeux par des agents gouvernementaux : La brigade de l'oeil.

Ce récit suit le parcours d'un jeune résistant, un trafiquant d'images qui ne peut se contenter de cette réalité ; et celui d'agents qui ont voué leur existence à faire respecter la loi Bradbury. Mêlé de violence et de révolte, ce texte est d'actualité à l'heure où l'on s'interroge sur le droit à l'image, le droit à l'information, la liberté d'expression et la censure. À l'inverse, certains passages sont emprunts d'une grande poésie, ils décrivent avec le même soin des images «banales» - pour nous - ou films mythiques.

Enfin, la tension est préservée jusqu'à la dernière page et le final est une sublime représentation à ne pas manquer. «La brigade de l'oeil» ne saurait vous laisser indifférent.


Réécriture du fameux roman de Jonathan Swift, ce premier tome des Voyages du docteur Gulliver ne manque pas d'intérêt. Il suit le départ de ce médecin dévoué à ses patients, vivant avec sa femme dans une maisonnette qu'il juge trop modeste pour y élever un enfant. Le jour où on lui propose de remplacer un médecin sur un bateau arrivé dans la nuit, et en dépit des objections de son épouse Clémence, il décide de participer à cette aventure qui va le mener à Lilliput. Il est d'abord un sujet d'inquiétude mais parvient ensuite à établir un échange avec les petits habitants de ce pays.

Le récit se partage entre une dose d'humour tout à fait appréciable et une critique des hommes (leur arrogance et leur souhait d'imposer aux autres leurs décisions, aussi grotesques puissent-elle être), quelle que soit leur condition ou leur profession. Kokor conserve la satire du conte original mais narre l'histoire à travers plusieurs ellipses auxquelles il faut s'habituer. Chacune d'entre elles apporte une lumière, une explication quant aux événements qui sont en train de se dérouler. Elles permettent aussi de suivre à la fois Lemuel Gulliver et son épouse restée en Angleterre.

Le dessin est clair en passant sur les détails qui ne sont pas nécessaires. Il laisse au lecteur le soin d'imaginer, afin qu'il reste actif dans sa lecture, je dirais.


  • Elodie Schneider : Petit musée - Alain Le Saux | Grégoire Solotareff - Ecole des loisirs, Paris, France - 14/07/2012

Véritable coup de coeur pour ce livre !

Il s'agit d'un "imagier" dont toutes les illustrations sont des détails de peintures, connues ou moins connues. Pour chaque image, le mot qui s'y rapporte est noté sur la page de gauche, avec le nom de l'oeuvre, celui de l'artiste, la date de création et le lieu où le tableau se trouve. Il permet d'inciter les enfants à l'art sans leur donner un livre qui soit technique pour eux ou qui les infantilise, à l'inverse.

Je dirais même qu'il n'est pas réservé aux enfants. Les adultes un peu curieux pourront appréhender le coup de pinceau de nombreux artistes et pousser la recherche pour observer l'oeuvre complète s'ils le désirent. Cette galerie de 149 détails est effectivement un "petit musée". Livre à lire et à visiter.


Née sur la toile, Maliki nous offre ici sa première bande-dessinée en format papier. Armée d'un coup de crayon agréable et esthétique, elle nous livre ses aventures touchantes et amusantes, tirée de sa vie quotidienne. L'album se lit très rapidement et il donne envie de poursuivre la découverte de cet univers où les chats sont à deux doigts de dominer le monde - ou du moins d'imposer leur loi chez le dessinateur - et où ces morceaux de vie donnent le sourire pour un long, très long moment.


  • Elodie Schneider : La couleur pourpre - Alice Walker - Robert Laffont, Paris, France - 05/04/2012

Un grand classique de la littérature étrangère, porté à l'écran par Steven Spielberg et qui procure chaque fois la même émotion. J'ai découvert le film avant de lire le livre mais les deux sont absolument à dévorer. Je vais davantage me pencher sur le livre en soulignant sa forme très particulière puisqu'il s'agit d'un roman épistolaire. Qui est l'auteur des lettres ? L'auteure est la narratrice : Celie. Cette enfant de couleur est offerte à un époux violent, méprisant qui vole sa son innocence et la prive de l'unique personne à laquelle elle tenait - puisque son père lui a retiré les deux enfants qu'il lui a faits - à savoir sa petite soeur Nettie. Elle se confie dans des lettres qu'elle écrit à Dieu, ou qu'elle écrit à Nettie, sans avoir de réponses.

Avec la simplicité et la sincérité de ses mots, Celie nous amène à lui pardonner ses erreurs de langage, ses tournures de phrases bien à elles ; et le lecteur développe une véritable empathie pour les personnages de ce roman. Véritable portrait de la femme et, surtout, de la femme noire au début du XXème siècle, «La couleur pourpre» expose le combat d'une femme de couleur qui devra conquérir son indépendance et apprendre à se battre. Je le recommande vivement.


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