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Les coups de cœur de ses libraires

  • Louise : California Girls - Simon Liberati - Grasset, Paris, France - 11/10/2016

La question du mal préoccupe largement les esprits. Il faut dire qu'il est omniprésent, notamment sur les écrans des media. Face à l'ombre, il y a la réaction classique : l'effroi, accompagné de la trouille et du repli sur soi. Mais il y a aussi l'attirance pour l'acte magique, c'est-à-dire la tentation de «l'exorcisme». C'est le choix du grand écrivain Simon Liberati, qui raconte comment la famille Manson est entrée avec fracas dans son imaginaire. Le romancier a grandi avec l'image de trois filles de 20 ans défiant les tribunaux américains, une croix sanglante gravée sur le front...
Los Angeles, 8 août 1969 : Charles Manson, dit Charlie, fanatise une bande de hippies, improbable «famille» que soudent drogue, sexe, rock'n'roll et vénération fanatique envers le gourou. Téléguidés par Manson, trois filles et un garçon sont chargés d'une attaque, la première du grand chambardement qui «sauvera le monde». La nuit même, sur les hauteurs de Los Angeles, les zombies défoncés tuent cinq fois. La sublime Sharon Tate, épouse de Roman Polanski enceinte de huit mois, est laissée pour morte après seize coups de baïonnette. Une des filles, Susan, dite Sadie, inscrit avec le sang de la star le mot PIG sur le mur de la villa avant de rejoindre le ranch qui abrite la Famille.
Au petit matin, le pays abasourdi découvre la scène sanglante sur ses écrans de télévision. Associées en un flash ultra violent, l'utopie hippie et l'opulence hollywoodienne s'écroulent en un épouvantable reflet de l'Amérique. Crime crapuleux, vengeance d'un rocker raté, satanisme, combinaisons politiques, Black Panthers... Le crime garde une part de mystère.
Simon Liberati a le courage d'entreprendre un voyage intérieur sur l'ombre, sur nos ombres (celles qui sont en nous). Quand nous prenons conscience de nos propres parts obscures, alors une transformation opère. L'angoisse devient paix, peu à peu. C'est le miracle de l'écriture, et de la littérature.


Les écrivains offrent le souffle dont nous avons tant besoin. Le souffle c'est le mystère de la vie, qui nous dépasse, et nous émeut. Chloé Delaume a cette dimension. Son imagination est virevoltante. Elle a en plus une qualité immense, baptisée humour. La fantaisie, la profondeur, alliées à l'humour, font que nous, lecteurs, sommes comblés. Rien ne remplace un tel bonheur (la lecture).
Il s'est passé de bien vilaines choses, en France, entre 2017 et 2020, avec l'arrivée au pouvoir du Parti du Cercle, émanation d'une secte féministe qui a voulu compenser quelques millénaires de domination masculine. De ces trois ans il ne reste toutefois rien : l'amnésie collective a été décidée par un référendum. On l'appelle le Grand Blanc. En 2062, au Tribunal du Grand Paris, anciennement Stade de France, la fondatrice du Parti du Cercle va enfin être jugée. Son nom est la Sibylle. Prophétesse de métier, conseillère des déesses de l'Olympe, elle va devoir tout raconter. Pièces à conviction à l'appui, la Sibylle lève le voile sur l'histoire des femmes et sur les rapports de domination.
Chloé Delaume a vécu enfant des drames terribles. On comprend que son imaginaire décrète une amnésie collective... L'amnésie est une façon de se protéger et de renaître aussi. L'amour des livres et des librairies nous propose une forme de renaissance, éternelle cette fois.


  • Louise : Terminus Oasis - Lawrence Osborne - Calmann-Lévy, Paris, France - 25/02/2016

Les écrivains nous montrent le monde tel qu'il est, avec ses ombres et ses lumières. Pour cette raison, les livres nous sont indispensables. En France nous découvrons l'écrivain anglais Lawrence Osborne, dont l'excellent premier roman (Terminus Oasis) vient d'être traduit. Lawrence Osborne est un globetrotteur invétéré. Auteur de nombreux essais, il est bien connu de la presse anglaise. Terminus Oasis est considéré en Angleterre comme un des meilleurs romans de l'année. Sa peinture au vitriol de la nature humaine fait froid dans le dos. Terminus Oasis se lit comme une fable sombre et envoûtante :
David et son épouse Jo, couple bancal, se rendent au Maroc le temps d'un week-end de luxe. Une somptueuse fête y est organisée par leur ami Richard, un mondain propriétaire d'une superbe kasbah à l'orée du désert. Il aime y convier les invités triés sur le volet pour de courts séjours de grand faste : champagne, repas gastronomiques, drogues et nuits blanches. Une vitrine d'opulence au sein d'une population qui survit péniblement, et qui regarde ces excès occidentaux d'un mauvais oeil (on les comprend).

David et Jo louent une voiture pour rejoindre les festivités, et en chemin, heurtent accidentellement un jeune Marocain. Paniqués, ils mettent son corps dans le coffre et arrivent en état de choc. Richard ne veut surtout pas compromettre sa bacchanale et ordonne de le cacher dans le garage, mais peu à peu les domestiques, les invités puis les villageois ont vent de la rumeur. David se retrouve dans un face-à-face terrible avec le père de sa victime, un Berbère qui entend bien obtenir réparation. Pour David, la descente aux enfers ne fait que commencer.

Lawrence Osborne est surnommé le maître de l'élégance. Bientôt l'écrivain voyageur raconte le Cambodge (une nouvelle escale étourdissante). Nous allons le suivre de près, car le bouche à oreille, puissant allié des libraires l'a déjà couronné.


Lire un bon polar est une formidable manière de découvrir un pays, son histoire, ses ombres, ses lumières, son âme aussi. L'écrivain algérien Ahmed Tiab (originaire d'Oran) a bien compris l'ampleur, le souffle des romans policiers.
Dans «Les Français de Roseville», il excelle pour nous raconter l'Algérie d'avant l'Indépendance, mais aussi l'Oran d'aujourd'hui :
Oran, Algérie. Le commissaire Kémal Fadil est appelé sur un chantier de rénovation du quartier de la Marine, où viennent d'être retrouvés des restes humains datant vraisemblablement des années 1960. Il semble qu'il s'agisse d'un enfant qui portait autour du cou un crucifix. L'enquête ne s'annonce pas simple  ! En réalité, elle avait été commencée bien plus tôt, menée par des policiers français... Cinquante ans plus tard, la vérité historique est toujours aussi compliquée à dire.

Le succès en librairie des livres d'Ahmed Tiab rappelle le rayonnement du Finlandais Arnaldur Indriðason (dont les romans noirs font voyager les lecteurs). Oui on apprend passionnément en découvrant les ombres des «simples mortels». Tiab aime ses personnages, qu'ils soient touchants, ou minables parfois. De l'ombre sort la lumière. Cette lumière porte un nom : l'amour infini des livres et des voyages intérieurs.

Ahmed Tiab, enseignant à Nyons signe ici son premier roman aux éditions de l'Aube. Originaire d'Oran en Algérie, il dresse un portrait attachant de sa ville à différentes époques contemporaines par le biais d'un polar d'investigation tendance cold case.

«Oran, Algérie. Le commissaire Kémal Fadil est appelé sur un chantier de rénovation du quartier de la Marine, où viennent d'être retrouvés des restes humains datant vraisemblablement des années 1960. Il semble qu'il s'agisse d'un enfant qui portait autour du cou un crucifix. L'enquête ne s'annonce pas simple  ! En réalité, elle avait été commencée bien plus tôt, menée par des policiers français...»

Ce résumé m'a immédiatement évoqué Indridason et de fait, de par sa belle plume et de par sa narration Ahmed Tiab peut être considéré comme un disciple convainquant du maître islandais dès ce premier essai.

Personnellement, ce roman m'aura permis d'avoir une image d' Oran moins empreinte de relents de colonialisme. Enfant j'ai fait mes premiers pas incertains dans cette ville, fils d'un militaire en garnison à Oran. Alors cet aspect émotionnel influence peut-être mon comportement de lecteur et de chroniqueur mais j'ai effectivement été séduit par ce roman.

En présentant Oran aux débuts des années 50 au crépuscule des colonies avec l'arrivée d'un Breton, obscur fonctionnaire et personnage central de l'intrigue policière, puis au début des années 60 pendant les années de la Révolution et enfin de nos jours, Ahmed Tiab montre son attachement à la ville, décrit ses gens, son ambiance la faisant ressembler à tant d'autres belles villes méditerranéennes.

Dans une première partie, nous faisons connaissance avec Kémal commissaire de police et de son pote Moss légiste en chef et version algérienne de Clete Purcel par sa corpulence, ses goûts vestimentaires et sa fidélité en amitié. L'environnement du héros ne nécessitait peut-être pas autant de précisions même si c'est l'occasion de rencontrer un homme comme Che Guevara venu soutenir le peuple algérien qui venait de conquérir son indépendance mais aussi de bien asseoir ce qui semble bien être le premier volume d'une série.

Puis une histoire de sales types racontée avec une plume précise et agréable. Un coup pourri pensé et réalisé par des minables, une tragédie prévisible et un immunité gagnée à la faveur du flou de cette période qu'évoque l'auteur par petites touches montrant les rapports qui régissaient Français et Algériens à l'époque. Si ce n'est absolument pas un polar sur la guerre d'Algérie, elle est néanmoins souvent présente en arrière plan comme les problèmes actuels, d'émigration communs à toutes pays du bassin méditerranéen, de fanatisme religieux.


«La couleur des ombres» : quel beau titre pour un recueil de nouvelles. On trouve en ces mots la puissance, l'ampleur, la finesse de son auteur, l'écrivain irlandais Com Toibin. Dans chacune des nouvelles, les personnages sont invisiblement poussés à devenir ce qu'ils sont pour de vrai, au fond d'eux-mêmes, loin des conventions. Voilà le point commun. La transformation pousse en secret chacun d'eux à trouver une voie véritable. Toibin est un romancier, un poète d'une profondeur bouleversante. Les ombres, ce sont les choses de la vie, les énergies, les forces cachées, la souffrance aussi. La couleur de ces ombres, est le fruit de l'audace : ces hommes et ces femmes laissent l'invisible opérer en eux. Alors, quand le fiat intérieur est prononcé, la vie les porte, par des chemins parfois inavouables. Chacun trouve sa place véritable. Les mots de l'écrivain irlandais sont d'une justesse envoûtante. Il a de l'empathie, de l'amour pour celles et ceux que la vie a façonnés patiemment. D'abord se présente une période d'isolement, quand on se sent étranger à tout. Puis le renoncement aux valeurs établies se transforme secrètement en paix, en abandon. Les difficultés de la vie ont poussé chacun des personnages à trouver intérieurement une dimension dépassant les conflits. Tout se fait naturellement, comme dans un conte. Colm Toibin est un écrivain majeur. Il donne envie au lecteur de retrouver le soir, son livre de chevet adoré. En découvrant La couleur des ombres, nous sommes mystérieusement portés et nourris par le souffle de la vie. Nous donnons place, émus, à l'inattendu.


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