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Les coups de cœur de ses libraires

Dès sa naissance, Jonah est frappé d'un destin hors du commun puisque sa mère meurt en couche, qu'il n'a pas de père, et que la nature l'a amputé des deux mains. L'orphelinat dans lequel il grandit devient étrangement, grâce à sa présence, un lieu empli d'une gaieté dont il était dépourvu avant son arrivée. Malgré son infirmité, Jonah développe une extrême habileté dans tous les gestes du quotidien. Tout se passe pour le mieux jusqu'au jour où Jonah, victime d'un accident absurde, tombe dans le coma au cours duquel des voix se manifestent dans son esprit, et où une organisation, Les Sentinelles, dirigée par l'étrange docteur Wilbur, l'enlève frauduleusement de l'orphelinat.

Dans ce roman, tout s'enchaîne à un rythme fluide et agréable à lire. Jonah est un personnage charismatique, tout le monde aimerait être son ami, tellement sa bonne humeur et sa gentillesse sont communicatives, son extrême habileté et son intelligence, admirables. Bref, ce jeune garçon est un héros très positif au destin très particulier.
L'originalité du roman réside dans la présence de deux personnages : Voix A et Voix B. Ces deux voix font partie de Jonah, mais peuvent évoluer et agir librement à l'extérieur de son corps. L'auteur ménage avec un certain talent le mystère autour de ces voix, qui seront les alliées de Jonah en bien des circonstances.
Un très bon moment de lecture à partir de 10 ans.

A noter les très belles illustrations de Rebecca Dautremer sur les couvertures de chaque tome.


Théo a douze ans et pratique l'escrime, parce qu'il fallait bien choisir un sport à pratiquer ! Un soir, lui et son copain Max sont enlevés par une sphère lumineuse qui les emmène dans un autre monde. Là Max va être fait prisonnier par des ogres. Théo, quant à lui, va fuir et faire la connaissance d'Émeraude, une jeune foraine. Tous deux vont être emprisonnés au château du comte René en attendant de savoir ce que celui-ci compte faire d'eux.

En compagnie du chevalier Roman, fils du comte, ils vont partir demander de l'aide au suzerain, le duc d'Harcourt, car la présence et le regroupement des ogres dans le royaume est on ne peut plus inquiétante et menaçante. Théo doit également retrouver et libérer son copain Max. Le chevalier Roman engage Théo comme écuyer et lui enseigne les rudiments du combat à l'épée. Émeraude, dotée, entre autres, de talents culinaires, s'occupe des repas.

Cette aventure épique devrait accrocher les jeunes lecteurs qui aiment s'immerger dans un monde imaginaire et découvrir ses moindres aspects. Théo et Émeraude sont deux personnages attachants, aux tempéraments très différents mais complémentaires. Ils forment un duo efficace face au caractère bourru et souvent irritable du chevalier Roman. Cependant, le courage, le sens de l'honneur et de la justice de ce dernier inspirent le respect.

Dans cette aventure, Théo apprendra à se surpasser, chose qu'il n'était point habitué à faire dans sa vie antérieure, lui qui n'est point sportif, mais plutôt sédentaire. Il devra s'adapter à une vie rude où manger, boire, voyager demandent des efforts incommensurablement supérieurs à ceux qu'il faut produire dans notre monde où il suffit d'actionner le robinet pour avoir de l'eau. C'est tout un mode de vie et de pensée qu'il va apprendre à découvrir et auquel il va devoir s'adapter le plus rapidement possible.

Je pense que les amoureux des grandes sagas fantasy devraient devenir accros du Cycle des Mondes. L'initiation de Théo est longue et laborieuse. Néanmoins le fait qu'elle se déroule pendant le périple et qu'elle soit entrecoupée de péripéties à travers lesquelles se scellent également petit à petit les relations entre les personnages, qui apprennent à se connaître et à nouer entre eux des liens solidaires, rend beaucoup moins rituelle cette initiation, et donc beaucoup moins pesante.

Julien Dutertre est un jeune auteur drômois. Avec Le Cycle des Mondes, il signe son premier roman, un roman riche en aventures et en rebondissements. Il devrait faire parler de lui dans les semaines ou les mois à venir. Son talent de conteur est indéniable. Sous un rafraîchissant et agréable, Julien Dutertre nous entraîne dans son univers où hommes, ogres, chimères, et d'étranges chevaliers à l'emblème de loup se côtoient ou s'affrontent. Au cours d'un parcours épique semé d'embûches, on découvre un monde féodal qui rappelle notre passé médiéval avec son fonctionnement analogue. Les Chimères, tout en étant discrètes, interviennent dans les affaires humaines, notamment dans celle qui concerne Théo. Reste à savoir dans quel but il a été transporté dans ce monde et pourquoi c'est lui qui a été choisi.


  • David Maréchal : L'innocent de Palerme - Silvana Gandolfi - Gallimard-Jeunesse, Paris, France - 20/11/2014

C'est l'histoire de deux garçons, Santino, sept ans, et Lucio, onze ans. Le premier vit à Palerme, en Sicile, le second à Livourne, en Toscane.

Santino est témoin de l'assassinat de son père et de son grand-père par Pasquale, alias u Taruccatu, un jeune membre de la Mafia de 19 ans se déplaçant en grosse cylindrée, avec lequel ils étaient en contact pour diverses «petites» affaires. Santino est grièvement blessé en tentant d'échapper à l'assassin. Durant sa convalescence à l'hôpital, juges et policiers vont défiler quotidiennement à son chevet afin de l'amener à révéler l'identité de l'assassin. Santino aura-t-il le courage de parler ?

Passionné de navigation, Lucio vit à Livourne avec sa mère et sa soeur cadette. Lucio est un peu l'homme de la maison s'occupant tantôt de sa soeur, tantôt de sa mère atteinte d'une maladie qui la limite dans ses déplacements. Le jour où il lit sur le mobile de celle-ci que sa grand-mère est gravement malade, Lucio, paniqué et terriblement inquiet par ce message et par le fait de ne pas trouver sa mère à la maison lorsqu'il rentre chez lui, décide de s'embarquer avec sa soeur sur le ferry pour la Sicile. Que va-t-il arriver à Lucio et à sa soeur une fois arrivés à Palerme ?

Qu'est-ce qui relie l'histoire de Santino et celle de Lucio ?

Vous qui avez vu Scarface et qui depuis, tombez d'admiration devant l'attitude des criminels (alors que ce n'est pas le but du film !), leur train de vie, leurs belles bagnoles etc., un conseil : lisez ce roman destiné, entre autres, à la jeunesse, histoire de remettre les pendules à l'heure.

Quant à ceux qui veulent tout simplement avoir une idée de ce qu'est la Mafia, la lecture de ce roman est vivement recommandée, parce qu'on y ressent vivement, grâce au talent de l'auteure, la terreur subie par les individus et les familles victimes de cette organisation criminelle. On voit que l'omertà, cette chape de plomb qui impose le silence sous peine de s'exposer aux représailles de la Mafia, n'est pas qu'un simple mot, et qu'il n'est pas si facile de parler quand on sait ce que l'on risque.

Silvana Gandolfi signe là une petite merveille littéraire, dans la veine de Leonardo Sciascia, le grand romancier sicilien du XXe siècle, qui n'a cessé de combattre la Mafia à travers ses romans, entre autres.

A travers ce roman, on constate que les enfants comme le petit Santino sont très tôt, directement ou indirectement, en contact avec la Mafia, qui prospère, comme toute organisation criminelle, sur le dos de la pauvreté. Et l'on constate que l'État, à travers les figures des juges et des policiers, a bien des difficultés à sauver ces enfants malgré tous les dispositifs anti-mafieux qui existent.


Pour certains collégiens qui vivent des situations très compliquées dans leur établissement sans qu'ils puissent s'en ouvrir à qui que ce soit, on peut effectivement parler de survie. Sasha fait partie de la catégorie qu'on appelle «garçon manqué» et à ce titre elle n'échappe pas à tous les quolibets, clichés, préjugés et autres ragots. Cependant, pour traiter de manière humoristique le sujet du harcèlement au collège, Yatuu a doté son personnage d'un caractère bien affirmé qui lui permet tant bien que mal de rendre coup pour coup les attaques et les moqueries de ses camarades, même si parfois elle se retrouve dans de sales draps et morfle quand même.

Le résultat donne un album très drôle où s'enchaînent tout un tas de situations savoureuses et où l'on prend plaisir à voir ridiculisés les auteurs des railleries et des brimades, comme par exemple la figure du lourdingue baveux "orthodonté", auteur de blagues la plupart de temps plus lourdes qu'un pachyderme. Les adultes qui font mine de ne pas voir ou de dédramatiser sont également soigneusement égratignés par l'illustratrice.

Pourquoi acheter cet album ? Une partie de la réponse se trouve bien sûr dans ce qui vient d'être dit.

Mais mis à part cela, il est très très marrant, et l'on sait que la dénonciation de certaines situations inacceptables n'est jamais mieux reçue que lorsque l'humour est manié avec dextérité. D'autre part, on peut le considérer comme un objet d'utilité publique (si si !), et à ce titre il vaut autant, voire plus, que toutes les lois sur l'égalité, la parité, ou anti-discrimination. Enfin, il ne coûte que 9,99 !, ce qui n'est pas cher pour faire avancer la noble cause du droit à la différence !


Jacob a 16 ans. Depuis sa tendre enfance, il écoute avec émerveillement, mais aussi avec incrédulité, les histoires de son grand-père. En effet, ce dernier prétend avoir dû fuir, lorsqu'il était enfant, les «monstres» pendant la Seconde Guerre Mondiale. Cette fuite l'aurait conduit sur une île au large du Pays de Galles. Là, il aurait trouvé refuge au sein d'une pension tenue par une certaine Miss Peregrine Faucon et aurait grandi en compagnie d'enfants ayant chacun un don particulier. Jacob se refuse à admettre la véracité des récits farfelus de son aïeul, même lorsque celui-ci lui montre des photos de cette époque censées attester sa bonne foi. Mais un jour son grand-père est sauvagement assassiné et Jacob entrevoit dans les ténèbres des figures de monstres. Sa vision est-elle le fruit d'un traumatisme lié au fait d'avoir assisté aux derniers instants de son grand-père ? Que penser de ses derniers mots lui annonçant en pleine agonie qu'il court un grand danger ? Quel est le lien avec cette île mystérieuse et ces enfants dont il lui a souvent parlé ?

Amis lecteurs, j'aurais une question à vous poser : lorsque vous lisez un roman et que votre imagination tourne à plein régime, comment les images apparaissent-elles dans votre esprit ? En couleur ? C'est bien ce que je pensais, et c'est bien ainsi qu'elles m'apparaissent à moi aussi. Sauf avec cet objet littéraire agréable à tenir, à lire et à feuilleter. En effet, bizarrement (ou pas), au fil de ma lecture, les images défilaient en noir et blanc dans ma tête, car je devais probablement subir l'influence des vieilles photographies en noir et blanc qui illustrent ce roman.

En outre, ces photographies revêtent toutes plus ou moins un caractère étrange et mystérieux, et certaines sont même troublantes. En tant que telles, elles nous invitent à la fois à adhérer aux récits du grand-père et à le rejeter pour les mêmes raisons que celles invoquées par Jacob. Plus on avance dans la lecture de ce roman, plus on a l'impression de visionner parfois un vieux film fantastique des années 30 avec ses effets spéciaux qui nous paraissent grossiers aujourd'hui. Sauf que les photos, elles, ne nous laissent pas cette impression de grossièreté de par l'immobilité des scènes insolites, et troublantes pour certaines, qui ont été immortalisées.

L'originalité de ce roman réside en grande partie dans l'association texte-photos, mais l'auteur a également exploité avec brio d'autres genres littéraires, notamment les genres épistolaire et historique qui nourrissent l'intrigue et captivent encore plus le lecteur.

Les jeunes lecteurs à partir de 11-12 ans prendront sans aucun doute plaisir à lire ce roman intelligent et bien écrit.


Julia, sa soeur Daniella (alias Bourdon), George et Alex (qui vit en France) sont cousins, mais ne se connaissent pas très bien. Les circonstances ont fait que leurs parents respectifs les envoient en vacances chez leur tante Frida qui vit sur l'île aux Grèbes, proche des côtes suédoises. C'est donc l'occasion de se connaître et de connaître également mieux leur tante, une artiste solitaire et atypique. Arrivés sur l'île, les enfants n'ont guère le temps de s'ennuyer puisqu'ils sont rapidement témoins de présences peu rassurantes. Par ailleurs, des vols répétés sont commis chez la tante Frida. Les cousins vont devoir s'unir et surmonter leur peur pour résoudre ce mystère. Bref, les vacances vont vite se transformer en véritable épreuve au cours de laquelle ils devront crapahuter dans l'île à la recherche d'indices.

Ce premier volume des aventures des cousins Karlsson est un roman qui se déroule en Suède et qui permet aux jeunes de connaître une auteure suédoise connue pour ses romans pour adultes.
Il s'agit d'une aventure qui se lit d'une traite grâce aux chapitres relativement courts, à la progression très rythmées de l'intrigue et aux dialogues vivants et empreints d'humour. L'auteure a choisi d'instaurer d'emblée une bonne entente entre les cousins qui sympathisent rapidement. Alex, par exemple, est passionné de cuisine, et se fait rapidement apprécier par ses cousins grâce aux bons petits plats qu'il leur prépare, surtout Bourdon qui a, dirons-nous, un bon coup de fourchette. Julia, elle, s'aperçoit que ses cousins ne se moquent pas de ses lectures, contrairement à ce que font ses camarades de classe. Bref, on comprend que les cousins Karlsson vont former un quatuor uni et solidaire qui séduira à n'en pas douter les jeunes lecteurs de 9 à 13 ans.


Luca Vero est élevé dans un monastère depuis sa plus tendre enfance. Encore adolescent et soupçonné d'hérésie pour avoir remis en question l'authenticité d'une relique, il est interrogé par un membre éminent de l'Église au château Sant'Angelo à Rome. Ce dernier, constatant que le garçon possède une intelligence hors du commun, lui donne une chance de se racheter en le nommant inquisiteur. Luca Vero devra parcourir le monde chrétien, débusquer l'hérésie et autres méfaits, enquêter sur des mystères, les résoudre le cas échéant, et informer fréquemment cette autorité inquisitoriale par le biais de rapports rédigés par un prêtre qui l'accompagnera.

Lors de sa première mission, Luca doit se rendre dans une abbaye d'Augustines dont l'abbesse, Isolde de Lucretili, a dû prononcer ses voeux contre son gré. Luca et ses compagnons de route débarquent dans un endroit où les soeurs sont en proie à la folie. Les soupçons de Luca vont rapidement se porter sur Isolde et sur Ishraq, une Maure ayant grandi à ses côtés, intelligente et étrange à la fois.

Philippa Gregory signe là un roman palpitant, saisissant et rythmé.

L'histoire est composée de deux trames principales dont les protagonistes sont respectivement Luca Vero et Isolde de Lucretili, un jeune homme et une jeune fille dont les destins vont se croiser. Chacun ayant une histoire bien particulière et captivante, le lecteur est d'emblée curieux de savoir comment ces jeunes gens, l'un lié par son ordre de mission, l'autre prisonnière de sa condition d'abbesse malgré elle, vont évoluer.

Les trames secondaires sont des sortes d'enquêtes policières menées par le jeune inquisiteur et c'est grâce à ces enquêtes envoûtantes que les liens entre les personnages vont se tisser. Philippa Gregory, à l'instar d'une auteure de romans policier, brouille habilement les pistes jusqu'au dénouement de ces enquêtes en laissant toutefois subsister provisoirement un certain nombre de questions sans réponses.


A la suite de la mort de leur père décédé dans un accident de la route, Quentin et Nicolas partent vivre avec leur mère, Jeanne, dans le petit village de Comberoumale, dans le Périgord. Ils emménagent dans une vieille bâtisse dont leur cousin Vincent a hérité d'un de ses oncles. En l'explorant, Quentin et Nicolas découvrent une salle étrange au sous-sol. Très vite, Quentin et Nicolas sont témoins, chacun de son côté, de phénomènes insolites. Quentin fait la connaissance d'une vieille dame mystérieuse grâce à laquelle il découvre que le village et la maison ont été le théâtre de terribles affrontements à la fin du Moyen-Âge, alors que Nicolas reçoit d'étranges emails. Sa mère et son frère mettent son humeur noire permanente sur le compte de la perte du père. Les sombres évènements du passé s'apprêtent-ils à resurgir ? Quel rapport y a-t-il entre les deux frères et ces révélations et ces phénomènes dont ils sont témoins ?

Si vous cherchez un roman qui vous tienne en haleine jusqu'au bout, choisissez Les Revenants de Jean Molla, vous ne le regretterez pas. Malgré toutes les réponses aux interrogations qui interviennent dans la partie finale du roman, vous ne pourrez absolument pas vous arrêter à ce tome 1, car l'auteur y pose les repères narratifs, historiques et géographiques qui serviront à entrer dans le coeur de l'action. Ainsi, arrivé à la fin de ce premier tome, le lecteur sait-il identifier clairement les personnages et leurs rôles respectifs, surtout pour ceux qui évoluent dans le passé, lequel contient le noyau dur de l'intrigue.

Avec les aller-retour continuels entre passé et présent, l'auteur réussit à ménager le suspense jusqu'au dénouement (provisoire, car la fin n'est que le début). La construction de l'intrigue est certes classique, mais l'écriture ensorcelante de Jean Molla parsemée de petites curiosités historiques et lexicales dont le lecteur raffole généralement, ainsi que le contenu de l'histoire, font de ce roman un objet littéraire plus qu'agréable à lire.

A lire à partir de 11-12 ans.


  • David Maréchal : Rêve de foot - Paul Bakolo Ngoi - Gallimard-Jeunesse, Paris, France - 23/07/2014

Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo - Bilia a 14 ans. C'est un faseur, un enfant des rues à Kinshasa. Pour avoir volé quelques bananes et un peu d'arachide sur un étal alors qu'il avait faim, le jeune garçon est incarcéré. En compagnie d'autres jeunes gens, Bilia va découvrir les duretés du milieu carcéral et la dualité des fonctionnaires tantôt capables de bonté et d'humanité, tantôt orientant la justice dans un sens ou dans l'autre selon ce que l'on est en mesure payer. Lors d'une partie de foot organisée entre les prisonniers et les jeunes de dehors, Riccardo, un journaliste italien, remarque les dons de Bilia pour le ballon rond. Va s'ensuivre alors une succession de négociations et de pourparlers tant avec l'administration pénitentiaire et judicaire, pour le libérer, qu'avec les membres de la famille de Bilia pour obtenir l'autorisation de l'emmener en Italie et d'y parfaire son apprentissage du foot.

Ce petit roman, c'est le cas de le dire, va droit au but. Il va droit au but dans le sens où il parvient à nous faire comprendre et ressentir (ce deuxième verbe est essentiel) ce que représente le rêve européen pour un jeune africain.

Ce qui est original, c'est que Bilia n'y pense pas particulièrement, à ce rêve européen. Il pense surtout qu'il a faim et sa préoccupation majeure est de trouver à manger. C'est son entourage qui va l'inciter à suivre le journaliste en lui ouvrant les yeux sur la chance qui s'offre à lui. Grâce à son don, Bilia va pouvoir mettre un pied en Europe par la voie légale là où tant d'autres ont échoué en y entrant ou en tentant d'y entrer clandestinement, et tant d'autres pour qui ce rêve semble tout simplement inaccessible.

Et même lorsque Bilia se trouve en Italie entre les mains bienveillantes de Riccardo, on perçoit la précarité de sa situation et le poids de l'interdiction de l'échec, pour ainsi dire, qui pèse sur ses épaules. Sans compter le poids de la solitude dans ce monde complexe et complètement différent du sien. A plusieurs reprises Bilia a envie de tout plaquer parce que c'est trop dur de s'adapter, tout est si compliqué. Et là, lecteur que nous sommes, on a envie qu'il s'accroche car on a été témoin l'espace de quelques pages de ce qu'était son existence à Kinshasa. Bref, Bilia, on a envie de le garder avec nous, même si on sait qu'être loin des siens est difficile aussi.

A lire à partir de 8-9 ans.


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