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.. Deepwater horizon : éthique de la nature et philosophie de la crise écologique

Couverture du livre Deepwater horizon : éthique de la nature et philosophie de la crise écologique

Auteur : Stéphane Ferret

Date de saisie : 26/04/2011

Genre : Littérature, essais

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : L'Ordre philosophique

Prix : 21.00 €

ISBN : 9782021038668

GENCOD : 9782021038668

Sorti le : 03/02/2011

Deepwater Horizon est le nom, déjà oublié, de la plate-forme pétrolière offshore qui explosa le 20 avril 2010 dans le golfe du Mexique, causant une des plus graves catastrophes écologiques des temps modernes. Mais le titre est ici purement allégorique. Nopus ne sommes pas dans une enquête journalistique sur un événement, à la recherche des coupables ou des remèdes.

Stéphane Ferret nous entraîne dans une réflexion philosophique dont le sous-titre («éthique de la nature et philosophie de la crise écologique») donne l'exacte ampleur. Ouvrage atypique à plus d'un titre. Ce consultant d'entreprise s'est fait connaître par plusieurs ouvrages tenant bien plus de la philosophie que de la vie économique : on pourrait le traiter de vulgarisateur s'il n'y avait là le danger de minimiser le propos. Et pourtant ce dernier opus, comme d'ailleurs les précédents, est éminemment lisible par le commun, et donc sans doute plus utile que ce que le monde académique nous sert habituellement d'élucubrations élitistes et culpabilisatrices.

En plaçant la réflexion écologique sur un plan éthique, Ferret s'extrait des débats sur l'homme et le progrès tels que nous les servent les écologistes de tous poils. En posant la question des droits que, dans l'absolu, les êtres de la nature (comprenant donc animaux et végétaux, mais pourquoi alors ne pas englober microbes et virus ?), il nous ramène aux fondements de la réflexion sur les rapports entre l'Homme et la Nature. Peut-être que le propose peut en effet se visualiser émotionnellement dans l'argument du dernier homme, classique de la philosophie analytique. Imaginant qu'il ne reste plus qu'un seul être humain sur Terre, qui n'aurait donc à se justifier de ses actes devant aucune communauté ou autorité, comment juger le fait pour ce dernier homme, de se mettre à éradiquer systématiquement autour de lui tout ce qui vite, bouge, respire ? Si nous avons le sentiment que ce dernier représentant de notre espèce commettrait alors quelque forfait «moralement condamnable», alors nous sommes au seuil d'une réflexion nouvelle sur sa place dans l'Univers.

Ferret crée ensuite une notion qu'on peut trouver inélégante dans son expression, mais qui a le mérite d'être claire : il distingue entre deux métaphysiques qui s'opposent : une «métaphysique h» qui met l'homme au centre de l'Univers et une «métaphysique non-h» qui dénierait à l'Homme toute primauté dans l'ordre des choses. S'en suit une réflexion féconde sur la notion d'humanisme, ce terme étant peu à peu dépouillé de toute sa connotation apparemment exclusivement positive et un hallucinant voyage philosophique et ontologique.

Bien sûr, de grands esprits ont déjà réfléchi, pensé, et dit tout cela, questionné le monde, posé des principes moraux. Mais là où la philosophie classique se meut dans la gratuité de la pensée (ou de la rhétorique, si on préfère), Ferret enracine son propos dans le réel d'aujourd'hui et, pour sembler perdre de la hauteur de vue, il appuie pour de vrai là où ça va mal. En appelant les grands noms et les penseurs moins connus à la rescousse, Ferret nous montre que la remise en cause morale, éthique, de notre rôle de seigneurs du Monde n'est pas masochiste mais ouvre des perspectives lumineuses, dont jusque là le Bouddhisme et les pensées animistes ne semblaient percevoir qu'une vision individuelle.

C'est une revigorante lecture que celle-ci, et recommandable à tout le monde. Une vaste bibliographie enracine le sujet et permet des excursions mentales variées. Ferret fait partie de ces philosophes qui, comme Precht en Allemagne, se soucient plus de parler à quelqu'un que de parler tout court. D'aucuns trouveront cela un inacceptable sacrifice à la médiatisation de la pensée. Mais tant qu'il s'agit encore ou à nouveau de penser, le chroniqueur ne peut qu'applaudir...


  • Les présentations des éditeurs : 15/02/2011

L'écologie est l'un des enjeux majeurs du XXIe siècle. Tout le monde connaît les effets, parfois dévastateurs, de l'activité humaine sur l'environnement, qu'il s'agisse du réchauffement climatique ou de l'effondrement de la biodiversité.
Stéphane Ferret nous invite à explorer les origines métaphysiques de la crise écologique. Il prend appui sur la tradition philosophique occidentale et sur la théorie de l'évolution de Darwin pour établir son diagnostic : la vision du monde exclusivement humaniste conduit inexorablement au désastre. Dans le sillage de l'éthique de l'environnement et de l'éthique animale anglo-américaines contemporaines, il propose une ambitieuse réflexion sur la valeur et sur le droit des êtres de nature - les êtres individuels comme les arbres et les éléphants ; les entités plurielles ou supra-individuelles comme les forêts et les troupeaux d'éléphants.
Rédigé dans un style clair et argumenté, riche en références et en expériences de pensée, Deepwater Horizon - nom de la plate-forme pétrolière offshore qui explosa le 20 avril 2010 dans le golfe du Mexique - plonge le lecteur au coeur de la pensée écologique, souvent méconnue ou caricaturée.

Ancien élève de Trinity Collège (Cambridge), STÉPHANE FERRET dirige un cabinet de conseil d'entreprise. Il est l'auteur d'ouvrages remarqués : Le Philosophe et son scalpel et Le Bateau de Thésée (Minuit, 1993 et 1996), L'Identité et Les Humains (Flammarion, 1998 et 2000). Son dernier livre, La Leçon de choses. Une initiation à la philosophie (Seuil, 2006), est traduit dans plusieurs langues.


  • Les courts extraits de livres : 15/02/2011

La métaphysique H et la métaphysique non-H

Sans doute était-ce le premier devoir [...]. Il fallait civiliser l'homme du côté de l'homme. La tâche est avancée déjà et fait des progrès chaque jour. Mais il faut aussi civiliser l'homme du côté de la nature. Là tout est à faire.

Victor Hugo

Deux visions du monde gouvernent l'histoire de la pensée : les métaphysiques anthropocentriques (christianisme, cartésianisme, humanisme), les métaphysiques acentriques ou polycentriques (animisme, spinozisme, darwinisme). Je ne nomme pas les secondes «cosmocentriques», terme qui pourrait sembler plus judicieux, car je ne souhaite pas qualifier ce courant de pensée par une expression teintée d'irrationalisme ou de «surnaturalisme», pas plus que je ne les nomme «biocentriques» ou «éco-centriques», car ces termes sont trop récents et se réfèrent trop explicitement à des théories de l'éthique de l'environnement.
La première vision du monde, dite ici métaphysique H, accorde un primat inaliénable à l'être humain, qu'il s'agisse de le définir comme la créature pour laquelle le monde aurait été créé, comme le seul sujet pensant ou, encore, comme le seul existant doté de droits authentiques. Dans cette perspective, l'être humain est un être qui s'arrache par sa liberté à la glaise de la nature pour se façonner lui-même. L'homme n'est pas d'abord corps mais esprit, pas d'abord nature mais culture, etc.
La seconde vision du monde, dite ici métaphysique non-H, considère l'être humain comme un fragment du monde, qu'il s'agisse de le définir comme un existant parmi les autres existants, comme un vivant parmi les autres vivants, ou, encore, comme un animal à part entière. Dans cette perspective, l'être humain est un objet biologique pas plus doué de libre arbitre qu'une avalanche ou une tulipe. L'homme n'est pas d'abord un esprit mais un corps, pas d'abord une culture mais une nature, etc.
Pour la tradition anthropocentrique, l'être humain est un être d'anti-nature, un être qui est sa propre créature. Pour la tradition acentrique ou polycentrique, l'être humain est un être de pleine nature, un être dont la psychologie, comme les us et coutumes, au même titre que la morphologie, ne sont que l'une des déclinaisons de l'évolution.
Pour les partisans de la première tradition, la métaphysique non-H oblitère la singularité de l'être humain. Pour les partisans de la seconde tradition, la métaphysique H est en proie à une illusion, à un véritable déni du réel. Les premiers hissent le drapeau du «Je», autrement dit, du sujet. L'être humain est une île. Et, à l'extrême, le monde se résume à la seule pensée que j'ai de lui (solipsisme). Les seconds brandissent l'étendard du «II», autrement dit, de l'objet. Fragments de pure nature, les êtres humains, dans cette perspective, peuvent avoir tendance à se vivre ou à se penser comme autant de morceaux d'épave éparpillés dans l'océan.


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