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Auteur : Jonas Jonasson
Traducteur : Caroline Berg
Date de saisie : 17/09/2012
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Presses de la Cité, Paris, France
Collection : Grands romans
Prix : 21.00 €
ISBN : 978-2-258-08644-9
GENCOD : 9782258086449
Sorti le : 10/03/2011
Nous suivons le héros (malgré lui) au fil d'aventures ubuesques et fantasques auxquelles l'on croit malgré tout sans peine, tant tout s'enchaîne simplement, presque naturellement.
Le style est simple et efficace, l'humour grinçant et le livre se dévore.
Le récit en "flash back" ne nuit en rien à la fluidité de l'ensemble.
A ne pas manquer !
Alors que toute la maison de retraite s'apprête à fêter son centième anniversaire, Alan Karlsson, qui déteste ce genre de mondanités, décide de fuguer. Armé de ses plus belles charentaises, il passe par la fenêtre de sa chambre et ainsi débute sa folle escapade. Au fur et à mesure de ses rencontres, nous découvrons un centenaire encore bien agile et malicieux qui à lui seul rythme tout ce roman. Premier livre de ce journaliste suédois rempli d'humour et ancré dans un univers déjanté ! On aime ce vieil homme qui a eu une vie folle et qui a rencontré les plus grands de ce monde. On aime son manque de sensibilité lorsqu'il s'agit de tuer. Enfin, on aime parce qu'on a tous rêvé un jour de faire comme lui et de tout recommencer...
1) Qui êtes-vous ? !
L'une des nombreuses fourmis ouvrières qui ont donné à ce charmant vieillard son passeport pour le monde.
2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le livre parle avant tout d'une indéfectible joie de vivre et au passage, à travers le regard très original de son personnage principal, il relate un siècle d'histoire.
3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Les choses sont ce qu'elles sont et seront ce qu'elles doivent être.
4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Bohemian rhapsody de Queen.
5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La bonne humeur qui a été la mienne pendant que je travaillais à sa traduction.
Quand la vie joue les prolongations, il faut bien s'autoriser quelques caprices.»
Alors que tous dans la maison de retraite s'apprêtent à célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson, qui déteste ce genre de pince-fesses, décide de fuguer. Chaussé de ses plus belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa chambre et prend ses jambes à son cou. Débutent alors une improbable cavale à travers la Suède et un voyage décoiffant au coeur de l'histoire du XXe siècle. Car méfiez-vous des apparences ! Derrière ce frêle vieillard en pantoufles se cache un artificier de génie qui a eu la bonne idée de naître au début d'un siècle sanguinaire. Grâce à son talent pour les explosifs, et avec quelques coups de pouce du destin, Allan Karlsson, individu lambda, apolitique et inculte, s'est ainsi retrouvé mêlé à presque cent ans d'événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et Mao...
«Un chef-d'oeuvre dans l'art du mensonge. J'oserai même prétendre que le souffle d'Arto Paasilinna traverse les pages de ce livre.» Smålandsposten
«Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire devrait définitivement enterrer les clichés tenaces d'une prétendue mélancolie nordique.» Le Figaro
«On pense à Arto Paasilinna pour le vent de folie nordique qui souffle ici et on savoure l'inventivité de Jonas Jonasson.» Elle
Véritable phénomène d'édition en Suède. Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire est le premier roman du journaliste Jonas Jonasson. Ce livre, dont l'univers déjanté rappelle celui de John Irving et des Monty Python, est en cours de traduction dans dix-huit pays et va être adapté au cinéma.
L a patrie d'Ingmar Bergman, d'August Strindberg et de Stieg Larsson n'avait pas, jusqu'à présent, la réputation d'être le berceau de joyeux drilles. Une image qui risque bien de changer grâce à Jonas Jonasson. A 47 ans, cet ancien journaliste de l'«Expressen» est devenu un véritable phénomène éditorial en vendant chez lui plus de 700 000 exemplaires du «Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire». «Un livre stupide très intelligent !» résume-t-il...
Cette pétillante odyssée burlesque devrait voir le jour sur les écrans en 2012.
Traduite en 23 langues, cette histoire loufoque et déjantée d'Allan Karlsson, qui s'échappe de sa maison de retraite le jour de son centième anniversaire, ne devrait pas laisser indifférent le public hexagonal. Et pas seulement les seniors.
Aucune date d'anniversaire, que celui-ci soit à un ou plusieurs chiffres, n'a jamais arrêté le cours du temps, mais enfin, il paraît logique de dire qu'on n'a pas 100 ans tous les jours. L'absence de préméditation explique qu'Allan ait oublié ses chaussures au moment où il s'est fait la malle, quittant «la maison de retraite de Malmköping dans le Södermanland». Jonas Jonasson, jusqu'à présent inconnu au bataillon des romanciers suédois, fait son apparition avec un festival d'inventions. Un vrai feu d'artifices. Allan Karlsson est en effet un expert en explosifs...
Les compétences du héros en matière de bombe atomique ne sont pas connues de tout le monde, mais les autorités suédoises se disent qu'il pourrait leur être utile. On lui demande de parler de ses études. «Pas de quoi fanfaronner dans ce domaine, dit Allan. Trois ans seulement. - Trois ans ? s'exclama le docteur Eklund. En trois années d'université, on ne devient ni mathématicien, ni physicien, ni chimiste, monsieur Karlsson ! - Non, je veux dire trois ans en tout. J'ai arrêté l'école à neuf ans.»
1
Lundi 2 mai 2005
On se dit qu'il aurait pu se décider avant et qu'il aurait dû au moins avoir le courage de prévenir son entourage de sa décision. Mais Allan Karlsson n'avait jamais été du genre à réfléchir longtemps avant d'agir.
L'idée avait donc à peine eu le temps de germer dans l'esprit du vieil homme qu'il avait déjà ouvert la fenêtre de sa chambre située au premier étage de la maison de retraite de Malmköping dans le Södermanland, et qu'il s'était retrouvé debout sur la plate-bande dans le jardin.
L'acrobatie l'avait un peu secoué, ce qui n'avait rien de très étonnant, vu que ce jour-là Allan allait avoir cent ans. La réception organisée pour son centenaire, dans le réfectoire de l'établissement, commençait dans une heure à peine. L'adjoint au maire lui-même était invité. Et le journal local avait prévu de couvrir l'événement. Tous les vieux étaient évidemment sur leur trente et un, ainsi que le personnel au complet avec Alice la Colère en tête de peloton.
Seul le roi de la fête allait manquer à l'appel.
2
Lundi 2 mai 2005
Allan Karlsson resta un petit moment indécis, planté au milieu de la plate-bande de pensées qui courait tout le long de la maison de retraite. Il portait une veste marron et un pantalon assorti. Aux pieds, il avait une paire de charentaises de la même couleur. C'était loin d'être un parangon d'élégance, mais qui peut prétendre qu'il le sera encore à cent ans ? Il fuyait sa propre fête d'anniversaire, et c'est aussi une chose qu'on fait rarement à cet âge-là, principalement parce qu'il n'est pas fréquent d'arriver jusque-là.
Allan hésita à refaire l'escalade dans le sens inverse pour récupérer des chaussures dans sa chambre, mais en sentant la protubérance que faisait son portefeuille dans la poche de poitrine de sa veste, il se dit que cela irait bien comme ça. En outre, soeur Alice avait maintes fois prouvé qu'elle disposait d'un sixième sens (chaque fois qu'il planquait une bouteille d'alcool quelque part, elle la trouvait) et, la connaissant, elle était sûrement déjà en train de tourner et de virer là-dedans avec la sensation que quelque chose n'allait pas.
Il valait mieux continuer sur sa lancée. Ses genoux émirent un craquement lugubre quand il sortit du parterre de fleurs. Autant qu'il se souvienne, le portefeuille contenait quelques billets de cent couronnes. Il se demanda si ce serait suffisant pour un homme en cavale.
Il tourna la tête, jeta un dernier regard à la maison de retraite, dont il pensait, il n'y a pas si longtemps encore, qu'elle serait sa dernière demeure sur terre. Tant pis, il pourrait toujours mourir ailleurs plus tard.
(...)
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