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.. L'agriculture en terre vendéenne : de l'Empire à la Seconde Guerre mondiale 1800-1945

Couverture du livre L'agriculture en terre vendéenne : de l'Empire à la Seconde Guerre mondiale 1800-1945

Auteur : Marie-Élisabeth Loiseau | Christophe Vital

Préface : Bruno Retailleau

Date de saisie : 23/05/2011

Genre : Histoire Faits De Societe, Temoignages Contemporains, Actualite

Editeur : Somogy, Paris, France

Prix : 35.00 €

ISBN : 9782757204009

GENCOD : 9782757204009

Sorti le : 20/02/2011

  • Le courrier des auteurs : 27/05/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Marie-Élisabeth Loiseau : commissaire de l'exposition avec Christophe Vital, conservateur départemental des musées de la Vendée. J'ai assuré la coordination de ce catalogue d'exposition et rédigé l'un des articles «Jean-Alexandre Cavoleau, 1754-1839, témoin et acteur d'une agriculture en mutation»

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'évolution de l'agriculture vendéenne du début du XIXe siècle jusqu'aux années 1970. Sont étudiés les terroirs, les hommes qui ont travaillé la terre, ceux qui ont apporté des idées nouvelles et ceux qui les ont diffusées.

3) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Ce serait plutôt un chant, celui qui accompagnait les boeufs attelés au travail, ce chant des labours qu'on appelle dariolage.

4) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Des impressions, des émotions à partir des photographies anciennes qui enrichissent considérablement l'ouvrage.


  • Les présentations des éditeurs : 27/05/2011

Après avoir été meurtries et dévastées sous la Révolution, les campagnes de ce territoire qui à partir de 1790 s'appelle la Vendée, du nom de la rivière qui arrose le premier chef-lieu, vont se redresser durant le premier tiers du XIXe siècle. La Vendée s'appuie dès lors sur son agriculture et sur la diversité étonnante de ses terroirs issus de particularismes géologiques et transformés par la main de l'homme au fil des siècles : bocages, plaine, marais mouillés et desséchés, littoraux et îles.
Durant un siècle et demi, au-delà des traditions et des permanences, on assiste à des évolutions inspirées à la fois par les pouvoirs publics et par des propriétaires éclairés.
La Vendée devient peu à peu une terre d'élevage et, avec l'importation de la race charolaise, le domaine de prédilection de l'élevage bovin.
Métairies et borderies, faire-valoir indirect et direct, habitat dispersé ou regroupé, haies bocagères ou open-fields : l'agriculture vendéenne, tout au long de son histoire, est faite d'oppositions.
C'est tout cela qu'évoque cet ouvrage réalisé à l'initiative du Conseil général de la Vendée dans le cadre d'une nouvelle exposition à l'Historial, musée de société devenu, depuis son ouverture en 2006, incontournable pour qui s'intéresse à l'histoire si particulière de ce département.
Cet ouvrage est aussi le premier à traiter de ce vaste sujet dans sa globalité en faisant appel aux meilleurs spécialistes ainsi qu'à une abondante iconographie.

Cet ouvrage présente un siècle et demi d'évolution de pratiques agricoles du xixe siècle à la Seconde Guerre mondiale. D'une production essentiellement vivrière à une économie structurée, les agriculteurs de la plaine, du bocage, des marais et des îles vendéennes ont été encouragés par l'État et les initiatives locales à accroître leur rendement. Ces progrès se traduisent par une augmentation des surfaces labourables (par le recours à des cultures fourragères comme le chou, la betterave ou la pomme de terre), par l'introduction de nouvelles races bovines (la charolaise ou la parthenaise) ainsi que par l'emploi de nouveaux matériels et amendements. Parallèlement à ces profondes mutations agricoles, qui ne se font pas sans douleur, se sont développées des industries permettant de transformer les produits issus de l'agriculture.

Cet ouvrage retrace le parcours de la révolution régionale d'un monde agraire.


  • Les courts extraits de livres : 27/05/2011

Avant-propos de Christophe Vital, Commissaire général de l'exposition, conservateur en chef des musées de la Vendée

Cet ouvrage s'associe et survivra à une nouvelle exposition, la dixième depuis l'ouverture de l'Historial de la Vendée. Chaque fois, nous abordons une facette du patrimoine de la Vendée, dans son acceptation la plus large, car ce musée d'histoire et de société appréhende le patrimoine dans sa dimension aussi bien archéologique, historique qu'artistique ou technique. C'est en fait une conception nouvelle d'un «musée global», de synthèse, qui a pour préoccupation première l'accès d'un public le plus large possible, renouvelé. C'est le défi que les musées du XXIe siècle ont encore à relever : rendre accessible le musée à ceux qui d'ordinaire n'en franchissent jamais la porte parce qu'ils imaginent que ce lieu n'est pas fait pour eux.
Pour ces «primo-visiteurs», pour reprendre le jargon des spécialistes, l'Historial ouvre ses portes, dévoilant assurément une approche nouvelle.
Après Les Soldats du feu, qui ont permis d'accueillir un public enthousiaste et très large tout en révélant des collections d'une richesse insoupçonnée, le thème de l'agriculture vendéenne s'est imposé. Ce thème revêt évidemment un sens particulier ici, dans ce département rural, en ce lieu situé en plein coeur du Bocage vendéen, bocage qui semble enfouir le musée sous ses prairies et ses haies.
C'est évidemment une nouvelle fois un sujet qui parle aux Vendéens. Beaucoup n'y apprendront peut-être pas grand-chose parce que ce qui est montré, ils l'ont vécu. Comme l'écrivait Jean Yole : «la terre c'est pour celui qui la travaille, la campagne pour celui qui la regarde». Pour d'autres, ils seront nombreux, ce seront des souvenirs qui resurgiront, souvenirs immédiats et directs ou bien souvenirs transmis par la tradition orale et familiale. Certains même se reconnaîtront ou reconnaîtront des proches sur telle ou telle photographie. Pour d'autres encore, ce sera une découverte ou même une révélation et - pourquoi pas ? - la remise en cause de certitudes, celle d'imaginer par exemple que le XIXe siècle et le début du XXe ont été des périodes d'immobilisme.
À l'Historial, nous «fonctionnons» un peu à l'envers. Généralement, le musée part du scientifique pour aller (ou essayer d'aller) vers la vulgarisation ; ici, nous faisons le con


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