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.. La dame du Palatin

Couverture du livre La dame du Palatin

Auteur : Patrick de Carolis

Date de saisie : 18/08/2011

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Plon, Paris, France

Collection : Romans historiques

Prix : 22.00 €

ISBN : 9782259210270

GENCOD : 9782259210270

Sorti le : 03/03/2011

Patrick de Carolis, journaliste TV talentueux, avait déjà étonné son monde en se hissant au rang de président de France Télévisions - et on y avait vu l'effet bénéfique d'un livre d'entretiens avec Bernadette Chirac. Faut-il voir là également l'inspiration de ce qui semble devenir son fil conducteur d'écrivain : chercher la femme derrière les grands hommes... Après les «Demoiselles de Provence» qui ont consacré sa légitimité d'auteur, voici donc «la Dame du Palatin», qui consacre éventuellement un historien en devenir.

Paulina, la figure centrale de ce roman historique, entre dans l'Histoire comme épouse de Sénèque, dont on célèbre encore aujourd'hui les écrits philosophiques et politiques, et qui apparaît ici dans un rôle moins connu de précepteur et «conseiller» de l'empereur Néron.

Ce qui semble avoir déterminé le choix de Carolis est l'origine de cette Paulina dont l'Histoire n'a pas retenu grande cause. Native d'Arles, ville chérie de Patrick de Carolis, elle donne à celui-ci l'occasion rêvée de revenir sur les origines de la ville, qui naquit et prospéra comme une conséquence de la rivalité entre César et Pompée, résolue notamment dans cette bataille navale décisive gagnée par César, et pour laquelle les Arlésiens avaient fourni les galères.

C'est donc ce qui explique que le récit de Carolis se divise en deux époques : mariée d'abord, contre son gré, à un notable, sa Paulina se morfond pendant des années dans une Arles romaine, que Carolis prend un plaisir avoué à décortiquer et à faire revivre pour nous. Ayant perdu son fils et son mari, notre héroïne se jette ensuite dans Rome, où elle se retrouve vite épouse de Sénèque, ce qui permet le second volet de l'histoire, où Carolis en profite pour dérouler l'écheveau des intrigues et vilénies de la classe dirigeante d'une Rome déjà déclinante.

Sans doute cette seconde partie est-elle plus intéressante pour le lecteur non Arlésien, et le pitch promotionnel de l'ouvrage qui s'émerveille du rôle d'une Arlésienne au centre du pouvoir de la Rome Antique est largement tiré par les cheveux. Ce n'est pas une Arlésienne qui épouse Sénèque, mais bien une femme de la bonne société romaine, dont seuls quelques antécédents et son lieu de naissance rattachent à l'Arelate antique.

N'empêche ! le style de Carolis est limpide quoique parfois un peu paresseux et l'histoire de cette femme parvient à nous intéresser suffisamment pour faire assez bien passer les incidentes historiques dont Carolis aime truffer son récit. C'est sans doute le principal reproche qu'on peut faire à l'inventeur des «Racines et des Ailes» : son parti-pris didactique qui prend sans cesse le dessus. Un brin trop démonstratif pour le lecteur pressé. Mais c'est l'été et nous n'avons pas besoin de dévorer tout livre comme un thriller, n'est-ce pas ? En laissant le grand Patrick nous promener dans une Rome spectaculaire et intrigante (dans tous les sens du terme), nous ne boudons donc pas notre plaisir et le rythme de l'ouvrage représente un intéressant compromis entre le roman historique vaguement documenté et le traité d'historien illisible pour le simple mortel.

C'est ce mélange au dosage inhabituel qui fait attendre le prochain ouvrage de Carolis avec curiosité : de quel côté tombera-t-il ? Du côté de l'historien, remplissant simplement les blancs de la documentation historique (l'image est de Carolis lui-même) ou du côté du conteur qui s'approprie une époque et un contexte pour y tisser sa propre toile ? ?


  • Les présentations des éditeurs : 22/05/2011

Naître en Arles et devenir la femme d'un des hommes les plus célèbres de l'Antiquité, c'est la destinée étonnante que va connaître Paulina, fille d'un riche négociant gallo-romain, en épousant Sénèque, écrivain-philosophe, précepteur puis conseiller de l'empereur Néron.

En partant de ce fait historique, Patrick de Carolis dessine le portrait passionnant et attachant d'une femme soumise aux règles de sa condition sociale, puis entraînée malgré elle dans les intrigues sanglantes de la Rome impériale de Claude, d'Agrippine et de Néron. Pour s'emparer du pouvoir ou pour le conserver, aucun lien du sang n'est respecté, aucun obstacle ne semble infranchissable, aucun assassinat n'est négligé. C'est à la violence et à la cruauté de cet univers que Paulina et Sénèque vont être confrontés.
Patrick de Carolis dépeint, avec érudition et talent, le jeu du pouvoir, l'affrontement des ambitions, des idées, des personnalités. Un tableau saisissant de cette période mouvementée de l'histoire romaine.

Patrick de Carolis est journaliste, créateur notamment de l'émission Des racines et des ailes sur France 3. Président de France Télévisions de 2005 à 2010, il a publié Conversation, avec Bernadette Chirac (Plon, 2001), Les Demoiselles de Provence (Plon, 2005) et Refuge pour temps d'orage (Pion, 2009). Il est membre de l'Académie des Beaux-Arts.


  • Les courts extraits de livres : 22/05/2011

Paulina

An 791 depuis la fondation de Rome [38 après J.-C.)
Arelate

La douceur de l'air et la transparence du ciel, le grondement des eaux du Rhodanus, révèlent enfin, en cette matinée d'avril, l'arrivée du printemps. Dans la résidence du distingué chevalier Pompeius Paulinus règne l'animation qui précède les banquets. Sous la férule de l'intendant Nicephorus, grand escogriffe aux gestes tranchants et à la voix haut perchée, la nombreuse domesticité nettoie l'immense demeure, portant un soin particulier à l'atrium, la cour intérieure à ciel ouvert, qu'elle orne de gerbes d'iris et de roses, et aux tables de la vaste salle où va être servi le festin. Sur les divans sont disposés des coussins en tissus filés d'or et, tout autour, de grands vases d'où s'échappent des senteurs délicates. Dans les cuisines en effervescence, une nuée d'esclaves apporte, en un long défilé, amphores de vin et monceaux de vivres : porcs et chevreaux entiers, loirs, poulets, huîtres, poissons, légumes et mille autres victuailles.
L'armateur Pompeius Paulinus, qui séjourne souvent à Rome pour ses affaires, a l'habitude lorsqu'il est de retour en Arelate, cité portuaire de la Gaule Narbonnaise, d'offrir des banquets. Accoutumée à la fièvre des préparatifs, sa fille Paulina n'y prête plus guère attention. Elle a douze ans, un âge qui l'exclut des agapes de ses parents et ne l'autorise qu'à participer aux fêtes familiales et aux anniversaires. Aujourd'hui, pourtant, il lui semble que celles-ci ont quelque chose d'exceptionnel. Elle a été dispensée de la leçon quotidienne de son pédagogue, et surtout, aussitôt après le petit déjeuner, sa mère Serena lui a demandé de venir essayer une nouvelle tenue.
Dans la chambre maternelle, Luda, la jeune esclave égyptienne dévolue à son service, ajuste sur la subucula - la tunique courte qu'on attache sur les côtés avec des fibules - un mamillare, une écharpe qui dissimule les seins. Comme Paulina laisse échapper un petit rire, sa mère la reprend en effleurant du doigt sa poitrine naissante :
- Cela commence à se voir, tu dois maintenant te vêtir comme une femme !
Comme une femme ? Le mot la fait sursauter et même rougir. Si son corps témoigne de légers signes de puberté, Paulina n'est pas encore entrée sous l'égide de Mena, la déesse de l'événement mensuel qui révèle la nubilité'. Elle sait que cela lui arrivera un jour prochain.Elle sait aussi que ce sera le prélude, pour elle, du destin de toute fille : le mariage et la maternité. Mais si sa mère l'a élevée dans cette idée, elle n'en saisit pas encore la portée.
Après avoir jeté sur la silhouette de sa fille un regard maternel plein de possession et de fierté, Serena lui fait enfiler une nouvelle tunique, très simple, en soie rose, resserrée sous la poitrine par une ceinture.
- Comme c'est doux ! murmure Paulina.


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