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.. Le dos crawlé

Couverture du livre Le dos crawlé

Auteur : Eric Fottorino

Date de saisie : 12/10/2011

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 16.90 €

ISBN : 978-2-07-013418-2

GENCOD : 9782070134182

Sorti le : 25/08/2011

Été 76, livrés à eux-mêmes Marin 13 ans et Lisa 10 ans, rêvent de prendre le large. Fuir le monde des adultes décevants ou démissionnaires.
Autour d'eux, une myriade de personnages attachants et pittoresques comme le bienveillant oncle Abel, brocanteur ("il fait le beau métier de délivrer les gens de leur passé") et ses amis : le docteur Malik ("D'adjérie"), ou M. Archibouleau qui "crawle la nuit sur le dos pour voir la Grande Ourse..."

Roman initiatique sur l'enfance et ses désillusions, sur l'amour, le désir, l'amitié ou encore la mort.
Ce qui rend Le dos crawlé émouvant c'est la façon dont l'auteur traite ces thèmes "universels" à travers la voix de ce jeune adolescent. Un langage poétique où l'auteur joue avec les mots pour évoquer des émotions simples, vraies, qui touchent. Un roman d'une grande tendresse.


  • Le courrier des auteurs : 05/10/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis un cycliste qui prend le vélo comme le dos (crawlé) pour un moyen de remonter le temps jusqu'à l'enfance. La roue qui tourne me ramène à mes jeunes années, comme les vagues de l'océan à la crête blanche, signe qu'elles ont un peu vieilli...

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Comment grandir dans les eaux très sensuelles et brûlantes de l'été 76. C'est une éducation sentimentale et charnelle, la peur et l'envie d'être grand, à la lisière entre sable sec et mouillé.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Lisa est retombée dans le silence. Puis elle a demandé : "une jetée, c'est fait pour se jeter ?"

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Les variations Goldberg de Bach jouées par Glenn Gould, de la lenteur avant toute chose, une délicate lenteur avec des éclairs d'orage au milieu.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La sensualité d'un été de l'enfance au XXème siècle, quand on avait le droit de s'ennuyer, de rêver...


  • Les présentations des éditeurs : 03/10/2011

Été 1976 sur l'Atlantique.
Deux enfants rêvent de pays lointains.
Marin a treize ans et Lisa dix.
Marin raconte le sable qui brûle et autre chose qu'il ne saurait dire quand il regarde Lisa et la mère de Lisa, une ancienne Miss Pontaillac.
Heureusement oncle Abel est là qui veille en douce et monsieur Archibouleau avec ses gros muscles. Et monsieur Maxence qui écoute la météo marine. Et les parties de pêche, les complets poisson, l'odeur des citronniers, heureusement.
Les parents sont si décevants.
Les coeurs s'écorchent. L'enfance se consume.
Un jour Lisa saura nager le dos crawlé.

Eric Fottorino est l'auteur de plusieurs romans aux Editions Gallimard, dont Korsakov, Baisers de cinéma et L'homme qui m'aimait tout bas.



  • La revue de presse François Busnel - L'Express, octobre 2011

Dans Le Dos Crawlé, Eric Fottorino explore la découverte du temps qui passe à travers le portrait des premiers émois de l'enfance...
Le Dos crawlé passe au scalpel l'ambiguïté des sentiments, au moment même où ils naissent. Ce n'est pas un roman sur l'enfance mais un roman "traduit de l'enfance", explique joliment Eric Fottorino. Une invitation, aussi, à conserver en nous quelque chose du gamin que nous fûmes.


  • La revue de presse Claire Julliard - Le Nouvel Observateur du 16 septembre 2011

Dans ce récit pudique, l'auteur prête sa plume à son jeune héros, exercice délicat dans lequel Eric Fottorino excelle. Son style est un délicieux mélange de candeur et de lucidité : «Oncle Abel fait le beau métier de délivrer les gens de leur passé vu qu'il est brocanteur.» Emotif, le narrateur navigue à la lisière de l'enfance, dans cet entre-deux où le compromis, la demi-mesure ne sont pas de mise. Le monde selon Marin est à la fois merveilleux et cruel. Tout y est encore «à la vie à la mort». Eric Fottorino a restitué ces sensations extrêmes, ces tensions et ces élans qui font la difficulté de grandir. Dans ce livre où le temps semble suspendu, la chute est saisissante. Comme le glas des amours enfantines.


  • La revue de presse Jean-Paul Enthoven - Le Point du 1er septembre 2011

On entre, d'abord, avec cent griefs de principe dans ce bain d'autrefois comme dans une eau trop sucrée, trop jolie, et puis, soudain, on s'y sent bien. Et on se dit, pour finir, surpris de notre propre acquiescement, que ce Dos crawlé n'aurait pas pu s'emballer dans un autre style.


  • La revue de presse Jean-Rémi Barland - Lire, août 2011

Chronique d'un temps révolu dont l'action se passe sur les bords de l'Atlantique en 1976, ce roman sensible et intelligent d'Eric Fottorino brille par la légèreté voulue et joyeuse de son style et la profondeur un peu grave de son contenu. Récit d'une éducation sentimentale, double portrait à la fois pudique et sensuel d'une enfance qui s'achève, Le dos crawléfait au passage l'éloge "des gens de peu" dont Eric Fottorino raconte à touches impressionnistes quelques destinées en des mots remplis de compassion.


  • La revue de presse Fabienne Pascaud - Télérama du 24 août 2011

Pas facile pour autant de se mettre dans la peau d'un gamin de 13 ans des années 1970 - celui qu'il fut peut-être ? -, d'épouser son langage enfantin (trop ?), de faire ressurgir ses sentiments adolescents. On aurait pu craindre le pire. Mais l'écrivain se garde de toute facilité par l'acuité de son regard, sa lucidité, sa cruauté parfois.


  • Les courts extraits de livres : 03/10/2011

J'ai entendu à la radio que l'été 76 sera le plus chaud du siècle. Tellement y a de soleil que même dans la mer on brûle. Oncle Abel dit que c'est à cause des méduses mais moi je crois que c'est juste Lisa et sa main dans ma main quand on court dans les vagues en criant. Moi j'ai treize ans et mon nom c'est Marin si vous voulez faire connaissance. Lisa elle a dix ans mais quand elle roule son regard noir avec du grave autour alors je suis sûr qu'elle a dans les douze ans et c'est pas si mioche que ça pour une fille. On se colle tout le temps moi et Usa. On s'est juré de continuer quand on sera grands. On a prêté serment ou sarment je sais pas. Je préfère sarment et tant pis si oncle Abel s'énerve que j'estropie les mots avec ma langue. Moi ça me brûle partout du ventre aux joues quand je vois Lisa.
Oncle Abel fait le beau métier de délivrer les gens de leur passé vu qu'il est brocanteur. Son dépôt est tout éparpillé sur l'avenue de Pontaillac à la sortie de Royan. Sa maison est au-dessus de la salle où il garde au frais des bahuts et des lits d'enfants et des chaises fatiguées. Rien que des choses pas marrantes mais qui lui meublent le temps depuis que ma tante Louise a eu sa rupture. J'ai regardé dans le dictionnaire qui tient debout tout seul sur une table de ferme entre la pendule sans balancier et l'armoire à glace. À «rupture» j'ai lu «rupture de fiançailles, séparation». Je me suis embrouillé car mon oncle et Louise c'était tout le contraire de la séparation. Eux aussi ils étaient collés et même la nuit dans leur lit. Moi et Lisa c'est seulement à la plage dans le sable chaud quand mon ventre brûle et aussi nos yeux à cause des rayons du soleil en plein dedans comme des abeilles. Ma tante est morte d'un évanouissement qu'on a appelé rupture de quelque chose. Je me suis souvenu qu'on pouvait mourir de rupture car c'est arrivé au chanteur Mike Brant il paraît que. Je sais aussi qu'y a longtemps oncle Abel a fait un accident dont faut jamais parler. Une nuit avec son fourgon il a renversé un cycliste qui roulait sans lumière. C'était pas sa faute mais sa peine à lui maintenant c'est qu'il a de la peine tout le temps et par-dessus le marché de la tante Louise.
Mes parents habitent dans la Corrèze. L'été ils sont aux champs du matin au soir alors ils me placent chez oncle Abel pour lui donner une autre compagnie que sa brocante et les robes de ma tante et le fantôme du cycliste. Mon père il me garde un peu en juillet à remuer les bottes de paille. Je sens pas ma force avec mes biscoteaux qui soulèveraient un âne mort il dit. Mais ma mère le dispute et on m'envoie changer d'air à l'océan. Pour aller se tremper on doit marcher jusqu'à la corniche et suivre l'odeur des beignets qu'un gars en tablier blanc pousse dans le sable sur une charrette à bras. Derrière la pile de gâteaux qu'il appelle «mascottes à la confiiiiture d'a-briiii-cooots» c'est la mer partout. A marée haute je pose mes yeux sur les beignets qui font comme des bouées rien qu'à les regarder.


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