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.. Léna

Couverture du livre Léna

Auteur : Virginie Deloffre

Date de saisie : 16/12/2011

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Romans français

Prix : 19.00 €

ISBN : 978-2-226-22970-0

GENCOD : 9782226229700

Sorti le : 17/08/2011

Dans son premier roman, Virginie Deloffre nous entraîne dans le Grand Nord Sibérien à la rencontre de l'âme russe aux temps troublés de la perestroïka. C'est là que vit Léna l'orpheline recueillie par Mitia et Varia deux vieux contraints de partager un appartement communautaire sans forcément s'apprécier. De la tragédie de son enfance, où elle a vu le traîneau de ses parents disparaître dans la rivière, Léna est restée quelque peu apathique : elle aime les grandes étendues de neige, la brume et surtout l'attente de son mari Vassia, pilote dans l'armée soviétique qui ne regagne leur domicile qu'au gré de ses permissions irrégulière. Vassia quand à lui bien très amoureux de Léna caresse un rêve, celui de s'engager dans la conquête spatiale soviétique et de partir dans les étoiles.
Tout l'intérêt de ce roman touchant pétri de nostalgie, réside dans la façon qu'ont les deux protagonistes de concilier leur nature si différente et d'essayer d'accorder leurs sentiments.


Léna, jeune femme aux origines nénetses, vit au rythme des allées et venues de son mari Vassia, pilote de l'armée de l'air, et des lettres qu'elle envoie à sa famille adoptive, le doux et cultivé Mitia et la forte et solide Varia.
Elle se languit des grandes étendues sibériennes de son enfance dans cet appartement communautaire où elle se nourrit de la solitude et de l'attente. Pourtant, elle va devoir sortir de cette douce torpeur pour arriver à trouver sa place dans une nouvelle vie et un nouveau pays.
Un roman qui nous entraîne dans le Grand Nord Sibérien et vous fait vivre la grande époque de la conquête spatiale. Une plongée fascinante dans a complexité de la Russie, des paysans aux exilés, de la fierté communiste à l'envie de liberté, de la grandeur à la déchéance.


  • Le courrier des auteurs : 27/10/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis médecin. C'est une identité forte pour moi. J'ai une minuscule éponge dans la main, et avec ça, toute la journée, j'essaie d'éponger un océan de misère humaine. Parfois j'y arrive, aussi bizarre que cela paraisse. Ces soirs-là je rentre fatiguée mais assez contente. Alors je m'installe à l'ordinateur pour me reposer un peu et écrire des histoires qui se passent ailleurs, où l'étonnant est possible, avec seulement une goutte d'humanité...

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'échappée. La belle échappée...Ces quelques secondes de miracle que toute vie contient, où l'on a été des évadés de la médiocrité et du quotidien. Où l'on a été ébloui par la magnificence du monde.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Et quand tout s'écroule, est-ce qu'une image peut suffire à sauver le monde ?

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Une chanson populaire russe chantée par les Choeurs de l'Armée Rouge.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Un bon verre de vodka avec les cornichons qu'on avale juste derrière pour que ça brûle moins au passage, une de ces sacrées soirées slaves où on porte tellement de toasts qu'on finit par rouler sous la table, mais dont on se souvient toute sa vie... Ou alors une tentative de faire démarrer un moteur au «start pilot» par moins quarante degrés...


  • Les présentations des éditeurs : 26/10/2011

Lena est née dans le Grand Nord sibérien, elle aime plus que tout la brume, la neige, l'immobilité et l'attente, qui n'ont ni couleurs ni frontières. Son mari Vassia, pilote dans l'armée de l'air, n'a qu'un rêve, poursuivre la grande épopée soviétique de l'espace dont Gagarine fut le héros et qui reste l'immense fierté du peuple russe.
Comment acclimater leur nature profonde, leurs sentiments et leur vision du monde si différents en ces temps incertains de perestroïka où s'effondre leur univers ?

Un premier roman étonnant où tout est dit de l'âme russe, des paysans dans leurs kolkhozes, des exilés dans la taïga, des citadins entassés dans leurs appartements communautaires, qui tous ont pour horizon l'envol et la conquête spatiale comme un Eldorado collectif.

Virginie Deloffre est médecin à Paris. Fascinée depuis l'enfance par la Russie, elle signe ici son premier roman.



  • La revue de presse Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 15 décembre 2011

Son éditeur indique sobrement qu'elle est médecin 
à Paris. On pourrait ajouter que Virginie Deloffre manifeste un évident talent d'écrivain, proposant 
l'un des tout meilleurs premiers romans de l'automne. Par l'originalité, l'ampleur et l'ambition du sujet, comme par le souffle de l'écriture, sa vigueur de ton et 
la puissance de son rythme...
L'immense réussite de Virginie Deloffre, c'est de restituer la complexité et les contradictions de cette histoire dans le sillage de Léna et Vassili, Varvara et Dimitri. Et de rendre tangible la sorte d'horizon collectif qui se dessinait devant eux et les inspirait. Un hommage à l'utopie non réalisée  ? En tout cas la suggestion, à travers ces quatre itinéraires, des valeurs qu'elle a enracinées en ces êtres. Dont porte témoignage l'épilogue superbe du roman, dans une bourgade du Kamtchatka, le « village no 57 », d'où Léna écrit une dernière lettre qui sonne comme un commencement.


  • La revue de presse - Le Figaro du 1er septembre 2011

La nouvelle romancière à la plume forte et poétique passe au scalpel l'âme russe. Elle réussit avec une belle maîtrise à donner vie à des personnages qui sonnent juste...
En arrière-plan, c'est toute l'épopée soviétique, avec ses grandeurs, malgré ses effroyables horreurs, que Virginie Deloffre analyse avec talent et passion...


  • Les courts extraits de livres : 26/10/2011

Arkadovnié, 24 novembre 87

Mon bon et cher Mitia,
et toi ma douce Varia,

Le bonheur est-il comme la pâte dont on fait le pain, qui se lève, puis bientôt se rassit ? Me voilà désertée à nouveau, Vassili est reparti à la Base.
Pauvres chers miens, n'êtes-vous pas lassés depuis tout ce temps que j'écris la même chose ? Pourtant, comme elle est claire ma vie, si je dis simplement cela : Vassili vient, puis il repart à la Base.
Et moi, je suis toujours au même endroit. Je travaille tous les jours au combinat, j'ai mon tablier bleu, les mains posées sur les genoux. Il me semble que petite, déjà j'étais de nature immobile.
Sans doute je pense tout le temps à Vassia, mais je ne m'en rends pas bien compte. Le soir, sur le chemin du retour, je fais la queue dans les magasins. Cela me convient. Attendre m'est naturel puisque j'attends Vassili sans cesse. Les rayons sont devenus de plus en plus vides depuis quelques mois. Il y a des files d'attente pour tout, je n'ai que l'embarras du choix. Je prends mon tour, je m'inscris dans le ruban bariolé qui décore le gris de la rue. Je suis debout, puis j'avance, d'un ou deux pas, au milieu des autres, puis debout à nouveau. Je suis à ma place au coeur d'eux, dans notre interminable patience. Je m'y sens bien. Dans la queue, il y a les conversations des grands-mères autour de moi, je les entends bruire. Il y en a d'aiguës et il y en a de graves, je m'enveloppe dans leurs paroles comme dans un long châle sonore qui s'étire le long du trottoir. Il y a une petite vieille qui est toujours là, toute ronde avec la tête penchée. On dirait une théière avec le couvercle de travers. Elle ne manque pas de me demander des nouvelles de Vassia, qu'elle appelle «notre officier», comme si elle le partageait avec moi, qu'elle me le concédait presque, par charité. Des nouvelles, il n'a jamais pris l'habitude d'en envoyer, mais je trouve bien quelque chose à dire. C'est que j'ai besoin d'elle, car elle fera la queue pour moi quand il sera de retour. Elle nous apportera quelque trouvaille. Elle en profitera bien sûr, elle s'installera pour fureter à son aise dans la pièce avec son couvercle de guingois, faire des commentaires sur tout et me reprocher le linge en retard. Peut-être qu'elle serait méchante si elle n'était pas si ample. Mais de s'être arrondie lui a poli aussi le caractère, et quand je la vois rouler jusque chez nous son filet au bras, elle est comme un signe qu'il est revenu, une hirondelle, si l'on peut appeler hirondelle un vieux pot à lait mal fermé.
Et le temps qu'elle m'épargnera alors est précieux.


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