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.. Sur le désir de se jeter à l'eau

Couverture du livre Sur le désir de se jeter à l'eau

Auteur : Irène Fenoglio | Pascal Quignard

Date de saisie : 28/10/2011

Genre : Littérature Etudes et théories

Editeur : Presses Sorbonne nouvelle, Paris, France

Prix : 27.00 €

ISBN : 9782878545432

GENCOD : 9782878545432

Sorti le : 28/10/2011

  • Les présentations des éditeurs : 29/10/2011

Pascal Quignard expose à la lumière, pour la première et pour la dernière fois, le manuscrit d'un de ses livres. Il s'agit de Boutès. Cet événement exceptionnel ordonne autour de lui un échange entre le créateur et une chercheuse, lectrice de l'oeuvre et observatrice de manuscrits, Irène Fenoglio, sur ce qui peut être dit de l'écriture.
Cette entreprise ouvre diverses perspectives et réflexions.
Sur la contemporanéité. Le manuscrit est offert au chercheur dans l'après-temps immédiat de son écriture. L'observation du manuscrit se fait sur une écriture encore chaude, elle est consentie : genèse in vivo. Sur la génétique textuelle. Le dialogue qui s'instaure entre les textes alternés de l'écrivain et de la chercheuse fait apparaître les bénéfices et les limites de cette discipline rigoureuse.
Sur la littérature. Un auteur favorise, sans complaisance, le regard libre porté sur une création actuelle ; tous les textes de ce livre sont inédits.

Générosité d'un créateur du temps présent, curiosité absolue d'un chercheur. C'est ce livre.

Pascal Quignard est écrivain

Irène Fenoglio est directrice de recherche à l'Institut des Textes et Manuscrits Modernes (CNRS/ENS).


  • Les courts extraits de livres : 29/10/2011

Pascal Quignard

Sur le désir de se jeter à l'eau

Le 23 mai 2008 je rêvais devant des morceaux de seiche sous un parasol bleu. L'antique rocher qui s'avançait dans la mer tyrrhénienne avait été en partie détruit, puis aplani. C'étaient six tables entourées d'eau. Le restaurant, les roches anciennes, les flaques de ciment durci, toutes neuves, bouchant les différentes aspérités des roches sur lesquelles étaient disposées les six tables rondes, les fauteuils blancs en plastique, les chaises longues bleues, les parasols bleus, tout cela s'appelait Lo Scoglio délie Sirène.
Je déjeunai avec Martine sur Le Rocher des Sirènes.
Puis je quittai le «Saut de Tibère». Une fois descendu au port de Cap ri je pris le bateau qui menait à Sorrente. Je me rendis à Paestum où je méditai devant le Plongeur, et où je mis le point final à Boutès, et je regagnai Ravello.
Le mardi 3 juin 2008 je retrouvai Irène Fenoglio dans son bureau de la rue d'Ulm. Je lui apportai les ultimes états des manuscrits de Boutès. Je suggérai de donner le titre Sur le désir de se jeter à l'eau au recueil des manuscrits qu'elle m'avait demandé de lui confier six ans plus tôt.
Enfin, le lundi 25 août 2008, rue Linné, chez Michel Delorme, aux éditions Galilée, face à la porte qui donne sur le jardin des Plantes, parut Boutès.

*

Six ans plus tôt, au printemps 2002, Irène Fenoglio avait pris sa voiture, une petite Peugeot noire, et était venue me retrouver rue Cécile de Marsangy, à Sens. Il faisait beau. Elle m'exposa son projet. Nous nous étions mis au soleil, dans le jardin, parmi les impatientes, au-dessous de la vigne et des roses. L'eau de l'Yonne coulait sous nos yeux, doucement, sans finir, vers le Havre. Elle souhaitait que je conserve les traces d'un texte dès le premier instant où j'en aurais l'idée, et que j'entasse tous les états qui se succéderaient jusqu'à la publication.
D'ordinaire je détruis tout pour que la chambre reste vide. Pour que la maison reste vide. Et aussi l'âme. Pour que la vie reste vide.
J'acceptai. Irène Fenoglio m'avait tant appris - m'avait tellement détrompé - sur mon propre travail.

*

Voici exactement comment je travaille, ou plutôt comment je ne travaille pas ; comment je vis ; je lis dès que le sommeil me quitte, dans la fin de la nuit ; puis je lis dans l'aube naissante. Je descends dès que la faim s'impatiente au fond de moi. Je fais couler le café, je mange un peu. L'aube est là. Les chats sortent. Ils partent à la chasse. Je les laisse aux merles et aux mulots, aux branches des noisetiers, au froid ou à la fraîcheur, ou à la brume tiède qui monte de l'eau l'été. Je referme les fenêtres et les portes, je regravis les escaliers, je remonte dans ma chambre, je me reglisse dans mon lit et j'y lis sans souci de finir, sous les nuages qui passent. Je lis, j'écris, je rêve, je médite, je respire, en même temps, sans que cela se distingue. Quand la faim me prend de nouveau, à partir de onze heures, alors la journée de travail est finie. Je me lave. Je m'habille. Je sors. Je vais chercher le pain. Je déjeune.
Je déjeune tôt tant je m'éveille tôt.
(...)


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