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.. Le sillage de l'oubli

Couverture du livre Le sillage de l'oubli

Auteur : Bruce Machart

Traducteur : Marc Amfreville

Date de saisie : 06/07/2012

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Gallmeister, Paris, France

Collection : Nature writing

Prix : 23.60 €

ISBN : 978-2-35178-049-7

GENCOD : 9782351780497

Sorti le : 05/01/2012

Sud du Texas, 1895. Un homme se réveille dans un lit maculé de sang. A côté de lui, sa femme a commencé à donner naissance à leur quatrième garçon. Ça se présente plutôt mal. Il comprend rapidement que ses minutes sont comptées.

C'est à travers le regard de Karel, le dernier de la fratrie qui n'aura donc jamais connu sa mère, que nous est racontée l'histoire de cette famille. Sous le joug d'un père tyrannique et castrateur qui ne vit plus désormais que pour acquérir de nouvelles terres et voir courir ses chevaux, les quatre garçons grandissent dans un univers marqué par la violence et l'absence de la moindre forme de tendresse, en permanence tiraillés entre la terreur qu'il leur inspire et la volonté de lui plaire. Leur destin est scellé à partir du jour où un riche propriétaire mexicain s'installe dans le coin avec ses trois filles, et lui propose un pari bien étrange qui affectera l'ensemble de leurs destinées.

Ancré dans la conquête de l'Ouest, ce premier roman très réussi se lit comme une magnifique variation sur le thème de la rédemption. Avec ses airs de tragédie grecque, l'épopée haletante de ces quatre frères livrés à la violence de leur père promet de ne pas vous lâcher tant que vous n'en aurez pas terminé la lecture. Parsemé de scènes d'une force inouïe, ce roman très visuel inscrit son auteur dans le sillage d'écrivains comme Jim Harrison, Norman Maclean ou encore Charles Frazier et il faut bien reconnaître que grâce à lui, Bruce Machart fait une entrée fracassante en littérature !


Si vous trouvez que votre vie est difficile et votre travail éreintant.
Si vous pensez avoir manqué d'affection dans votre enfance.
Alors plongez-vous dans Le sillage de l'oubli de Bruce Machart. Vous verrez qu'au Texas la vie n'est pas facile non plus. Particulièrement au début du XXème siècle. Entre un père brutal qui vous rend responsable de la mort de sa femme, vous oblige à tirer la charrue à la seule force des épaules, et une jolie mexicaine qui va vous briser le coeur et vous fâcher à vie avec vos frères, la vie n'est pas simple tous les jours.
Avec ce premier roman, Bruce Machart ferait presque passer Cormac McCarthy pour un clown du cirque Pinder. C'est dur, c'est rude, c'est âpre, ça sent le cheval, l'alcool et les coups de cravaches. Mais ne vous y trompez pas, derrière tout cela se cache ce qu'il faut de lyrisme, d'images fortes, de drames familiaux, de sentiments et d'amours déçus pour vous tenir en selle du début à la fin. L'ami Bruce a l'art de raconter des histoires.
C'est bon, c'est Gallmeister.


Texas, 1895. Slava, agriculteur, perd sa femme alors que celle-ci accouche de leur quatrième fils. Il devient alors un père irascible, dur et tyrannique. Il concentre désormais son attention uniquement sur ses chevaux, montés par son plus jeune fils, Karel, et organise des courses mettant en jeu ses terres. Un roman puissant sur le destin de cette fratrie, privée de l'amour maternel dès le plus jeune âge, et malmenée par un père despotique et aveuglé par la douleur. Une fresque vibrante sur le Sud américain du début du 20ème siècle, servie par une écriture remarquable. Un premier roman hors du commun.


Parfois les lectures se suivent et se ressemblent... Et parfois non ! Avec Bruce Machart et son premier roman, le sillage de l'oubli aux éditions Gallmeister, l'année 2012 s'ouvre sous les meilleurs auspices. Au fin fond du Texas et à l'aube du XXe siècle, une famille de fermiers, éleveurs d'étalons, se déchire. C'est une époque et un pays rudes où il faut lutter pour survivre, les femmes meurent trop souvent dans des accouchements difficiles et «elles ne sont jamais assez payées pour tout ce qu'on leur prend». Cette histoire magnifique, toute en force et en grâce, ressemble un peu à la course de ces magnifiques chevaux dont le galop cadence le récit.


  • Le courrier des auteurs : 18/02/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Marc Amfreville, le traducteur du roman

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La violence et l'âpreté du Texas rural, une lutte fratricide héritée de l'impitoyable dureté d'un père, qui se résout dans une solidarité retrouvée.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
" Il rassemble les rênes et met un pied à l'étrier, en demandant à la morte de le pardonner d'avoir parfois puisé du réconfort au sein d'une autre femme. Ou d'avoir continué à vivre alors qu'elle n'en avait pas eu la possibilité. Ou d'avoir relevé le défi délirant de son père et de l'avoir laissé mourir seul dans la boue. Ou d'avoir permis que leurs enfants cultivent une telle rancune les uns contre les autres aussi longtemps. Et puis il se demande s'il ne viendrait pas tout simplement de le faire, si les choses ne sont pas finalement beaucoup plus simples qu'elles n'en avaient l'air. "

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Le 1er concerto de Tchaïkovski, une violence déchainés qui alterne avec la grâce de pensées et de tristesses secrètes.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La force d'un premier roman déjà totalement maitrisé, l'âpreté inouïe des gens de la terre qui doivent lutter pied à pied pour la vie, l'humour parfois noir qui allège néanmoins le tout, et surtout l'optimisme sans mièvrerie auquel aboutit cette réflexion sur la violence et le défi.


  • Les présentations des éditeurs : 18/02/2012

Texas, 1895. Un propriétaire terrien voit la seule femme qu'il a jamais aimée mourir en mettant au monde leur quatrième fils, Karel. Vaincu par la douleur, l'homme entraîne ses enfants dans une vie austère et brutale. Pour lui, seuls comptent désormais ses chevaux de course montés par Karel, et les paris qu'il lance contre ses voisins pour gagner toujours plus de terres.
Mais l'enjeu est tout autre lorsqu'un propriétaire espagnol lui propose un pari insolite qui engage l'avenir des quatre frères. Karel s'élance dans une course décisive, avec pour adversaire une jeune fille qui déjà l'obsède.

Premier roman éblouissant, Le sillage de l'oubli a valu à son auteur d'être comparé par une presse américaine enthousiaste à William Faulkner. À travers une écriture vertigineuse, Bruce Machart dresse le portrait sans concession d'une famille déchirée en quête de rédemption.

BRUCE MACHART est né au Texas. Son père était agriculteur dans une contrée rurale proche du compté de Lavaca, où se déroule l'intrigue du Sillage de l'oubli. Il publie en 2011 ce premier roman puis un recueil de nouvelles, Men in the Making. Lors de sa parution, Le Sillage de l'oubli est accueilli par une presse enthousiaste qui trouve dans son univers des accents de Faulkner. Bruce Machart vit et enseigne à Hamilton dans le Massachussets.

Un premier roman publié en 2011 aux États-Unis et qui a été acclamé par une presse dithyrambique. Bruce Machart s'est imposé dans son pays comme l'un des auteurs les plus prometteurs de ces dernières années.

Un prodigieux coup d'essai.
Alexandre Fillon, LIVRESHEBDO

Un drame américain poignant.
Tim O'Brien

La prose de Bruce Machart est si évocatrice que vous pouvez sentir l'odeur du tabac bon marché et de l'alcool de maïs des hommes, sentir la terre aride qu'ils amadouent pour en extraire leurs récoltes.
THE WALL STREET JOURNAL

L'histoire bouleversante de Bruce Machart se déroule avec lyrisme et sensualité, portée par une prose pleine de finesse. Publishers WeeklyIntense, rythmé et impossible à lâcher.
LIBRARY JOURNAL

De la littérature pure.
LOS ANGELES TIMES



  • La revue de presse André Clavel - Lire,février 2012

Entre western et polar, le premier roman de Bruce Machart se joue à ciel ouvert, au coeur d'une Amérique enfouie et oubliée...
De cet homme traqué, Machart brosse un portrait subtil et ressuscite toute la magie d'un passé oublié où le parfum des filles se mêlait à l'odeur des pouliches et des champs de luzerne. Un roman superbe, avec une prose sensuelle, presque hypnotique, attentive aux moindres détails, comme si Richard Ford débarquait dans ce Texas rempli de funestes présages.


  • La revue de presse Marine de Tilly - Le Point du 26 janvier 2012

C'est un premier roman hypnotique, un drame familial symbolique et lyrique sur le lien sacré entre des fils et leur mère, signé Bruce Machart, jeune comète de cette littérature américaine dite "du grand dehors"...
C'est sûr, ce premier roman à la grâce féroce n'est pas un livre pour les mères. Surtout pas les mères de garçons. Comment Vaclav, cet homme "d'un naturel gentil", avait-il pu en arriver à considérer ses fils ainsi ? À ses yeux, ils n'étaient plus que les fruits, pourris, d'une simple pulsion, d'une saillie de quelques minutes. Tous ont la farouche volonté de lui échapper ; mais, dans ce système patriarcal sans concessions, c'est le plus jeune, coupable du meurtre originel, qui paiera la facture. Cash. Certes, la fin du roman glisse vers une réconciliation. Au-delà de cette rédemption bégayante, le mal et la responsabilité grondent encore, sous les yeux d'un Dieu impuissant ou cruel, sous la plume lente, déchirante et cadencée d'un jeune écrivain déjà virtuose.
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  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 11 janvier 2012

Le Sillage de l'oubli met en scène l'éclatement de la fratrie, les rivalités fratricides, les obstacles quotidiens au rêve, l'ancrage des hommes sur une terre et dans une existence laborieuse qui les lestent et les broient. L'instinct du récit de Bruce Machart, la confiance en la narration dont il témoigne extraient le roman des clichés où il aurait pu demeurer englué. Il y a là un tour de force - la marque d'un écrivain déjà en pleine possession de ses moyens.


  • Les courts extraits de livres : 18/02/2012

Tant de sang, elle avait perdu tant de sang que lorsqu'il se réveilla dans des draps trempés et qu'il la trouva contre lui, recroquevillée sur le flanc, la peau moite de sueur, gémissante et un chapelet entortillé entre ses doigts crispés, Vaclav Skala sourit en pensant qu'elle venait de perdre les eaux. Il repoussa l'édredon, un cadeau de mariage que leur avait envoyé sa mère restée au vieux pays, et il embrassa Klara sur le front avant de se lever pour aller allumer la lampe. Il gratta une allumette, et alors il les découvrit qui avaient formé des traînées rouges le long de ses jambes et s'étaient collées aux poils drus de ses cuisses : les traces sombres du sang déjà à moitié séché de sa femme.
Et le sang continuait de couler. Il sella son cheval et, frissonnant sous le ciel noir et sans nuages, il se hâta d'aller chercher Edna, la sage-femme, à la ferme de Janek. A leur retour, les yeux de Klara étaient ouverts mais si vitreux qu'ils comprirent qu'elle ne devait plus y voir bien clair. Ses lèvres pâles balbutiaient une ultime prière muette pour que l'enfant parvienne à naître ou que sa propre vie ne s'échappe pas encore, on n'aurait su le dire.
Quand le bébé, leur quatrième garçon, arriva le corps souillé de sang et maculé de caillots, il semblait avoir été arraché à la chair de sa mère plutôt que simplement mis au monde. Klara était perdue, et Edna concentra toute son attention sur ce qui avait pu être sauvé : elle pinça l'orteil de la petite créature pour que la respiration se déclenche et lui nettoya la peau avec un linge trempé dans du lait tiède et de l'eau avant de l'emmailloter dans une couverture.
Debout au pied du lit, Vaclav Skala broyait entre ses molaires une bouillie de tabac filandreuse et désormais insipide qu'il avait commencé à mâchonner une demi-heure auparavant. Il observait Edna, une jeune femme menue aux hanches étroites et aux longs cheveux aussi noirs que ses yeux. Elle empila des oreillers sous les omoplates et derrière la nuque de la morte avant de poser le bébé sur le ventre de sa mère. Saisissant un sein de Klara entre le pouce et l'index, elle pinça le mamelon pour que le bébé puisse le prendre. La petite chose agita les mains en tous sens autour de son visage et les jambes sous la couverture; Edna le plaqua résolument contre le sein jusqu'à ce qu'il creuse les joues et que sa bouche le trouve.
- Le vrai lait est pas encore monté, mais il va peut-être pouvoir téter un peu de lait jaune. Va falloir qu'on lui trouve une nourrice. Il y a plusieurs femmes au nord du comté qui pourraient s'en occuper.
Vaclav recula jusqu'au seuil de la porte et jeta un coup d'oeil à travers le couloir obscur, en direction de la chambre où dormaient ses trois autres fils.
- C'est pas la seule chose qu'il va falloir qu'on trouve, bon Dieu. Qu'il prenne ce qu'il y a encore de sa mère tant qu'il peut. Le reste, il l'a déjà pris.


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