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.. Une année studieuse

Couverture du livre Une année studieuse

Auteur : Anne Wiazemsky

Date de saisie : 25/06/2012

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 17.75 €

ISBN : 978-2-07-012670-5

GENCOD : 9782070126705

Sorti le : 05/01/2012

Cinq ans se sont écoulés depuis la parution de Jeune fille, un ouvrage dans lequel Anne Wiazemsky nous racontait sa première expérience cinématographique aux côtés du talentueux et séducteur Robert Bresson. Aujourd'hui, elle revient avec Une année studieuse pour nous révéler ce qui s'est passé par la suite. Le lecteur ne sera pas au bout de ses surprises !
En 1966, Anne doit passer le rattrapage du baccalauréat et l'épreuve qu'elle redoute le plus est la philosophie. Au cours d'une soirée donnée chez les Gallimard, elle rencontre Francis Jeanson à qui elle demande de lui donner des cours privés. Ne sommes nous pas loin de la jeune fille que nous avions rencontrée l'année précédente ? Nul doute que son caractère s'est drôlement affirmé pour oser aborder ainsi un inconnu. C'est avec le même panache qu'elle écrit une lettre à Jean-Luc Godard pour lui exprimer son admiration et tout l'amour qu'elle porte à ses films.
L'été arrive et avant de se pencher sur ses livres de révisions, Anne passe quelques vacances en compagnie d'une amie. L'absence d'autorité parentale permet aux deux jeunes de vivre comme bon leur semble, mais la quiétude de ces quelques jours de liberté va être bouleversée par le téléphone : c'est Godard qui appelle en personne !
Dès le premier jour, un amour enflammé naît entre l'étudiante et le cinéaste de vingt ans son aîné. Anne Wiazemsky était déjà entourée de grands noms : Robert Bresson et la famille Gallimard (que nous avons évoqués tout à l'heure), sans oublier les Mauriac dont elle est la descendante. Grâce à cette nouvelle rencontre, nous ferons nous aussi la connaissance de François Truffaut, de Jean-Claude Brialy, de Jacques Rivette et bien d'autres encore.
Mais le plus impressionnant est cette relation qu'elle va entretenir avec Jean-Luc Godard. Vous ne pourrez pas le reconnaître même après avoir vu ses films. Ici, nous découvrons ce grand homme, à la fois romantique et passionné, mais aussi possessif, comme il a pu l'être avec Anna Karina.
En dire plus reviendrait à trahir ce sublime ouvrage publié (bien entendu) aux éditions Gallimard, mais nous espérons que cet avant goût vous donnera envie de le découvrir...


Sensible, envoûtant : Anne Wiazemsky relate comment, à l'âge de 19 ans, elle rencontra Godard et l'aima.
Un concentré de cinéma, de littérature et de vie.


En 1966, Anne Wiazemsky est encore une "jeune fille". Elle prépare le bac avant d'entamer des études de philo. Actrice en herbe, elle a déjà tourné avec Robert Bresson.
Plutôt jolie, elle possède encore la grâce adolescente de ne pas connaitre sa séduction. Plutôt timide, elle a l'audace pourtant d'écrire son amour au cinéaste Jean-Luc Godard.
Plutôt bourgeoise et bien élevée, elle se donne la liberté d'affronter sa famille pour vivre sa liaison amoureuse.
En 1966 Jean-Luc Godard a 37 ans ; il vient de quitter l'actrice Anna Karina. Cinéaste déjà reconnu, son humeur se révèle changeante. Exigeant, colérique et jaloux on le découvre ici plus souvent espiègle, attentif et charmeur. Cette année-là, ils tournent ensemble la "chinoise" puis se marient.
Cette "année studieuse" est la chronique tourmentée de leur rencontre. Le ton y est vif, léger, toujours moqueur.
De fait, ce roman a l'éclat de la jeunesse.


  • Les présentations des éditeurs : 25/06/2012

Un jour de juin 1966, j'écrivis une courte lettre à Jean-Luc Godard adressée aux Cahiers du Cinéma, 5 rue Clément-Marot, Paris 8e. Je lui disais avoir beaucoup aimé son dernier film, Masculin Féminin. Je lui disais encore que j'aimais l'homme qui était derrière, que je l'aimais, lui. J'avais agi sans réaliser la portée de certains mots.



  • La revue de presse Muriel Steinmetz - L'Humanité du 1er mars 2012

Anne Wiazemsky, qui a parfois recours à son journal de jeune fille, trace en creux un portrait physique et moral de Godard. Ses colères (il traite un jour un flic de « minable esclave d'une société pourrie »), son « goût du drame » mais aussi sa rapidité d'esprit, « son bagout », sa « souplesse de chat », son amour enfin des coq-à-l'âne. À son contact, elle sort de la désespérance d'un avenir « entre Maman et les Mauriac (...) l'aliénation sans issue ». Ils fréquentent Truffaut, Cournot, Bertolucci, Rivette, vont au cinéma jusqu'à trois fois par jour. Elle découvre Murnau, Renoir, Kazan, Fritz Lang, Rossellini, mais aussi Bourvil et Louis de Funès dont Godard raffole...
Anne Wiazemsky a trouvé la bonne distance entre la pudeur et l'aveu, et c'est ce qui fait tout le prix de ce livre d'absolue sincérité à peine effleuré par un soupçon de nostalgie.


  • La revue de presse Marc Lambron - Le Point du 12 janvier 2012

En 1966, l'auteur avait 19 ans. Elle tourne alors dans Au hasard Balthazar, de Robert Bresson, et échoue en partie à son baccalauréat de philosophie. En juin de cette année-là, la jeune Anne écrit une courte lettre à Jean-Luc Godard, adressée aux Cahiers du Cinéma. Le cinéaste, séparé d'Anna Karina, est libre. Ils ont dix-sept ans d'écart. Leur idylle prend forme dans le château d'une amie près d'Avignon. On attendait À bout de souffle, c'est Pygmalion...
C'est la chronique d'une première année d'amour. L'ensemble est frais, portant à une lecture cursive, d'une grande précision : manifestement, un journal intime d'époque a été revisité. Cela évite les écueils de la nostalgie et nous prodigue les bonheurs d'un passé ressenti au présent. La suite au prochain roman ?


  • La revue de presse Marie-Laure Delorme - Le Journal du Dimanche du 15 janvier 2012

Une année studieuse mélange les caractères, les époques, les cultures. Anne Wiazemsky ne remonte pas le cours du temps. C'est du plein coeur. On y est. C'est espiègle, vif, enjoué. Aucune complaisance dans la nostalgie et aucun sentiment de supériorité. Elle ne réécrit pas ce qu'elle a vécu : la gaieté admirative et naïve d'être au milieu de tant de talents. L'écriture est constituée ainsi d'une atemporalité joyeuse. L'auteur d'Une poignée de gens (1998) raconte sa vie entremêlée à celle des autres...
Anne Wiazemsky récupère sa vie à mains nues. Les gens qu'elle a connus sont tombés dans le domaine public. Elle en donne sa version. Elle semble avoir ainsi charge d'âme en faisant leurs portraits.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Lire, janvier 2012

Durant une année, Anne Wiazemsky va connaitre une histoire d'amour avec Jean-Luc Godard. Elle revient sur cette période, bercée entre passion et septième art...
Quarante-cinq ans plus tard, la fraîcheur est intacte, sans aucune nostalgie. Par une curieuse alchimie, l'auteur ne pose jamais un regard d'aujourd'hui sur son passé. Elle semble vivre cette aventure au jour le jour, retrouvant à pas de loup la candeur d'une adolescente époustouflée par tant de fantaisie...
Anne Wiazemsky tenait un journal d'adolescence. Elle en a glissé des fragments dans le corps même du roman et, surtout, s'en est inspirée pour recomposer une époque tournoyante dont elle avait oublié certains détails et circonstances...
Quand le livre s'achève sur Jean-Luc Godard s'endormant d'un coup, tel un enfant épuisé après avoir trop joué, nous n'avons qu'une seule envie : revoir La Chinoise pour retrouver Anne Wiazemsky et Juliet Berto, la casquette vissée sur la tête, la moue boudeuse face à Jean-Pierre Léaud. Et demander ensuite à la romancière de poursuivre l'histoire au-delà.


  • La revue de presse Raphaëlle Leyris - Le Monde du 12 janvier 2012

Ce livre, ses lecteurs l'attendaient depuis Jeune fille (Gallimard, 2007), exquis roman autour de ses premiers pas au cinéma, en 1966, dans Au hasard Balthazar, de Robert Bresson. On pouvait y lire quelques lignes sur une première entrevue avec Godard, qu'elle éludait brièvement : "Mais cela, c'est une autre histoire"...
Depuis ses débuts en littérature, Anne Wiazemsky tourne autour de la trame autobiographique, pour s'en rapprocher de plus en plus. Probablement parce qu'elle s'y sent autorisée, parce que son statut d'auteur n'est plus contestable. Après treize romans, elle a prouvé qu'elle ne se contentait pas d'avoir un formidable matériau romanesque à portée de main, sous la forme de ses souvenirs, mais qu'elle avait le talent nécessaire pour en faire une oeuvre littéraire d'une splendide limpidité. Même si, dit-elle, "cela me fait toujours bizarre de me dire écrivain. Peut-être à cause de ma famille..."...
Quarante-cinq ans après La Chinoise, où elle brandissait, dans une scène célèbre, Le Petit Livre rouge de Mao Zedong, Anne Wiazemsky ne tend plus à bout de bras des ouvrages devant une caméra. Elle en écrit, qu'abrite une couverture crème. Et ça lui va tout aussi bien.


  • La revue de presse Philippe Lançon - Libération du 5 janvier 2012

L'amour mène à tout, c'est-à-dire au peu qu'on est, à condition de ne pas en sortir. Une année studieuse est l'histoire d'une jeune femme intelligente de 19 ans qui, en 1966, se libère dans et par l'amour. L'objet de cet amour, partagé, est un cinéaste vivace, sensible, possessif, imaginatif, fantaisiste, provocateur, parfois odieux, nommé Jean-Luc Godard. Il a 35 ans, son déséquilibre est à l'équilibre : aucun de ses défauts n'a encore amoindri aucune de ses qualités...
Dans sa biographie du cinéaste, Antoine de Baecque écrit qu'il «n'a pas su garder la jeune femme, ni vraiment la filmer en lui proposant les rôles qu'elle va chercher ailleurs». Les histoires d'amour ne finissent pas mal, elles se contentent de finir quand tout ce qu'elles pouvaient prendre et donner l'a été. La plupart des gens oublient, malheureusement, cette leçon de cinéma.


  • La revue de presse Marianne Payot - L'Express, janvier 2012

Canton de Vaud, 21 juillet 1967. Anne Wiazemsky, 20 ans, petite-fille de François Mauriac, épouse en toute intimité le pape de la Nouvelle Vague, Jean-Luc Godard, "maoïste" à ses heures, de dix-sept ans son aîné. Dès leur retour en France, la rumeur aidant, le couple ne va cesser d'être harcelé par tous les paparazzis d'une presse avide de capter ces mariés "contre-nature". Zoom avant : janvier 2012. Anne Wiazemsky, désormais romancière confirmée, a gardé dans la prunelle des yeux son air effarouché. Car, elle le sait bien, la sortie de son nouveau livre, Une année studieuse, splendide roman sur sa rencontre avec Godard, devrait lui attirer un autre public que celui qui se penche habituellement sur son oeuvre.


  • La revue de presse Jean-Claude Raspiengeas - La Croix du 4 janvier 2012

Dans le récit (pourquoi l'éditeur le présente-t-il comme un roman ?) de ces quelques mois qui l'ont métamorphosée, Anne Wiazemsky décrit un Jean-Luc Godard méconnaissable. On le découvre fleur bleue, impétueux, jaloux, possessif, délirant, agaçant, fébrile, prévenant, hypersensible, manipulateur, profondément touchant. Il ira même demander, intimidé, la main de sa promise à François Mauriac. «Devenir le grand-père de Jean-Luc Godard, quelle consécration !», laisse tomber «Bon Papa»... Anne Wiazemsky reconstitue, avec précision et un luxe de détails, le sens des convenances encore en usage au mitan des années 1960, la fac de Nanterre d'où émerge un rouquin dragueur (Dany Cohn-Bendit), l'ombre portée de son éducation, la prégnance de son milieu préservé et privilégié, la présence tutélaire de «Bon Papa».


  • Les courts extraits de livres : 25/06/2012

Un jour de juin 1966, j'écrivis une courte lettre à Jean-Luc Godard adressée aux Cahiers du Cinéma, 5 rue Clément-Marot, Paris 8e. Je lui disais avoir beaucoup aimé son dernier film, Masculin Féminin. Je lui disais encore que j'aimais l'homme qui était derrière, que je l'aimais, lui. J'avais agi sans réaliser la portée de certains mots, après une conversation avec Ghislain Cloquet, rencontré lors du tournage d'Au hasard Balthazar de Robert Bresson.
Nous étions demeurés amis, et Ghislain m'avait invitée la veille à déjeuner. C'était un dimanche, nous avions du temps devant nous et nous étions allés nous promener en Normandie. A un moment, je lui parlai de Jean-Luc Godard, de mes regrets au souvenir de trois rencontres «ratées». «Pourquoi ne lui écrivez-vous pas ?» demanda Ghislain. Et devant mon air dubitatif : «C'est un homme très seul, vous savez.» Puis il s'amusa à me rappeler comment, il y avait un an de cela, je tenais un autre discours.
Jean-Luc Godard était venu sur le tournage de Balthazar invité par la productrice, Mag Bodard. Cette dernière m'avait obligée à déjeuner avec eux et je m'étais exécutée de fort mauvaise grâce. Si je savais qui il était, je n'avais vu aucun de ses films, agacée par les multiples querelles à son sujet : autour de moi, dans la presse, on se devait d'être pour ou contre son cinéma, l'ignorer était impensable. Un an après, le souvenir de ce déjeuner me faisait un peu honte. Robert Bresson que cette visite importunait s'était beaucoup moqué de lui. Il l'avait fait sous couvert de son habituelle courtoisie, feignant l'innocence et en m'adressant des sourires complices.
Toujours cet été-là, il y avait eu une deuxième rencontre. Robert Bresson visionnait les rushes de son film au laboratoire LTC, je l'avais accompagné et je l'attendais en lisant, dans le café en face. Jean-Luc Godard était entré, m'avait vue et s'était aussitôt dirigé vers moi, comme s'il avait quelque chose d'important à me dire. Mais après quelques secondes de silence, en me désignant mon livre : «Vous lisez le Journal du voleur' ? - Oui. - Cela vous plaît ? - Oui.» Et j'avais repris ma lecture sans plus me soucier de lui.
La troisième rencontre datait du mois de juin.


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