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.. Super triste histoire d'amour

Couverture du livre Super triste histoire d'amour

Auteur : Gary Shteyngart

Traducteur : Stéphane Roques

Date de saisie : 10/04/2012

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 24.00 €

ISBN : 9782879297606

GENCOD : 9782879297606

Sorti le : 02/02/2012

Dans un futur proche, les États Unis sont au plus mal, embourbés dans une guerre absurde contre le Venezuela, dirigés par une simili dictature et croulant sous les dettes. Malgré la catastrophe imminente, les habitants se voilent la face et font comme si de rien n'était. Incultes (les livres ont la réputation de sentir mauvais, lire est donc considéré comme répugnant), s'exprimant de manière vulgaire à grand renfort d'abréviations, ils sont trop occupés à consulter sans arrêt leur äppärät, sorte de mini ordinateur où sont affichées en permanence leur données personnelles.
C'est ce difficile contexte qui sert de décor à la, déjà complexe, histoire d'amour de Lenny Abramov, juif New Yorkais bibliophile d'une quarantaine d'années, et d'Eunice Park, jolie Coréenne superficielle de quinze ans sa cadette.
L'histoire est racontée à travers le journal intime du premier et les échanges de mails de la seconde.

D'une grande intelligence, ce roman nous offre une critique très pertinente de notre société et des travers vers lesquels elle penche de plus en plus dangereusement. On rit (un peu jaune), se sent un peu oppressé et surtout on s'attache aux personnages principaux. Car, plus qu'une satire, Gary Shteyngart, brosse le portrait de deux inadaptés dans un monde cruel, trop rapide pour eux.

Sans doute un des romans d'anticipation les plus intéressants paru ces dernières années, voire décennies.


  • Les présentations des éditeurs : 20/03/2012

C'est un monde étrange et mystérieux. On ne peut y vivre sans un téléphone ultra-perfectionné, la publicité règne en maître et la littérature semble un art préhistorique désormais réservé à quelques inadaptés. Ce monde, c'est le quotidien new-yorkais de Lenny Abramov, en des temps futurs pas si hypothétiques. Mais Lenny résiste : il lit des «livres papier» et croit encore aux relations humaines. Il commet même la folie de tomber sous le charme d'Eunice Park.
Super triste histoire d'amour est une comédie romantique d'un nouveau genre : entre deux e-mails, on essaie de s'aimer, pour oublier que l'Amérique, menacée par ses créanciers chinois, flirte avec l'effondrement économique. Fable politique pleine d'humour, ce troisième roman de Gary Shteyngart est l'autoportrait à peine déguisé d'un homme en total décalage avec son époque.

Gary Shteyngart est né en 1972 à Leningrad (Saint-Pétersbourg). Il a publié Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes Russes (L'Olivier, 2005) puis Absurdistan (L'Olivier, 2008), traduits avec succès dans le monde entier. En 2010, le New Yorker l'a désigné comme l'un des vingt meilleurs auteurs de sa génération.

«Super triste histoire d'amour est un roman super triste, super drôle, super émouvant, qui confirme le génie satirique de Gary Shteyngart.»
The New York Times



  • La revue de presse Eric Naulleau - Patis-Match, avril 2012

On songe aux contre-utopies de George Orwell (« 1984 »), d'Aldous Huxley (« Le meilleur des mondes ») ou d'Evguéni Zamiatine (« Nous autres »), trois grands récits d'anticipation avec lesquels « Super triste histoire d'amour » soutient aisément la comparaison. On rit souvent, mais le coeur se serre un peu, beaucoup, devant cet adieu mélancolique à une civilisation qui fut la nôtre  : « Je me suis régalé à écouter les enfants parler. Un bombardement de verbes, une explosion de noms, un joyeux sabotage de prépositions. Une langue, pas des données. Combien de temps avant que ces mômes se retirent dans un monde où l'on n'entend plus que l'incessant cliquetis des äppärati, le monde de leur mère mutique et de leur père absent  ? » Et on quitte à regret cette manière de Woody Allen égaré dans un Manhattan crépusculaire puis cauchemardesque, ce promeneur ébloui par les derniers feux de Central Park, Lenny Abramov, notre semblable, notre frère.


  • La revue de presse Baptiste Liger - Lire,février 2012

Entre nostalgie et anticipation, humour et gravité, le nouveau roman de Gary Shteyngart parle du futur pour mieux parler d'aujourd'hui...
On avait découvert en France Gary Shteyngart en 2005 avec son Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes Russes. Mais c'est trois ans plus tard, avec le rabelaisien Absurdistan (ah, sa vision du Moyen-Orient et son fils de mafieux russe glandeur et obèse !), qu'il a imposé son univers loufoque et ses thèmes de prédilection - l'assimilation des cultures, notamment. Fils d'immigrés russes (il est né à Leningrad) installés aux Etats-Unis en 1979, il n'a de cesse de rendre hommage à la littérature du pays de Tolstoï et d'utiliser l'humour juif le plus ravageur. Il n'est d'ailleurs pas difficile de voir en Lenny Abramov, le héros de Super Triste Histoire d'amour, un double à peine maquillé de l'auteur...
S'il a un rêve en tant qu'auteur, ce n'est pas d'être classé dans les rayons SF ("où l'on rencontre plein de gens bizarres"), mais en chick lit, aux côtés de Candace Bushnell, l'auteur de Sex and the City. Faute de cela, son nouveau roman doit se ranger en littérature générale, comme cet autre explorateur du temps mélancolique nommé Marcel Proust. D'ailleurs, quand on y pense, Super Triste Histoire d'amour, c'est un peu A la recherche du temps perdu. Laquelle Rechercheest aussi, à sa manière, une super triste histoire d'amour..


  • La revue de presse Raphaëlle Leyris - Le Monde du 9 février 2012

Et puisque, comme le dit Lenny, "le vrai sujet de la science-fiction, c'est la mort", Super triste histoire d'amour est, au-delà d'un roman sur l'hyperconnectivité, le réchauffement climatique, les promesses non tenues de l'Amérique à ses immigrés ou la beauté de New York, un livre tenaillé par la finitude. Celle de la puissance américaine comme celle de la possibilité de l'amour, menacée par l'incommunicabilité. Celle, aussi, de la littérature, tenue pour inutile dans une époque bombardée de données. Gary Shteyngart ne se contente pas de rendre hommage à cette grande blessée sur le mode de la déploration. Il combat cette extinction programmée en livrant bataille avec sa drôlerie et son intelligence, célébrant l'indispensable inutilité de la littérature en même temps qu'il en donne un exemple réjouissant. Et rappelle au passage que les écrivains asthmatiques sont parfois ceux qui ont le plus de souffle.


  • Les courts extraits de livres : 20/03/2012

NE PAS EMPLOYER LA DOUCEUR

EXTRAIT DU JOURNAL DE LENNY ABRAMOV

1er juin
Rome-New York

Très cher Journal,

Aujourd'hui, j'ai pris une grande décision : je ne mourrai jamais.
D'autres mourront autour de moi. Annihilés. Rien de leur personnalité ne subsistera. Extinction des feux. Leur vie, leur entièreté, seront résumées sur le marbre poli de leur pierre tombale par des formules mensongères («Son étoile brillait au firmament», «Nous ne t'oublierons jamais», «Il aimait le jazz»), lesquelles seront à leur tour balayées par un raz-de-marée ou mises en pièces par on ne sait quelle dinde de l'avenir génétiquement modifiée.
Ne les laissez pas vous raconter que la vie est un voyage. Un voyage, c'est quand on arrive quelque part. Quand je prends la ligne 6 du métro pour aller voir mon assistante sociale, ça c'est un voyage. Quand je supplie le pilote de l'avion brinquebalant de la UnitedContinentalDeltamerican en plein survol trémulant de l'Atlantique de faire demi-tour vers Rome et les bras volages d'Eunice Park, ça c'est un voyage.
Mais minute. Ce n'est pas tout. Il y a notre héritage. On ne meurt pas, puisque notre progéniture nous survit ! La transmission rituelle de l'ADN, les frisettes maternelles, la lèvre inférieure de son grand-père, Je crois que les enfants sont notre avenir. Là, je cite The Greatest Love of All, de la diva pop des années 1980 Whitney Houston, piste 9 de son premier 33 tours éponyme.
Des conneries, tout ça. Les enfants n'incarnent l'avenir qu'au sens le plus étroit et transitif du terme. Ils sont l'avenir jusqu'à ce qu'ils périssent à leur tour. Les paroles qui suivent, «Leur donner une bonne éducation pour qu'ils aillent de l'avant», encouragent l'adulte à renoncer à lui-même en faveur des générations futures. La phrase «Je vis pour mes enfants», par exemple, revient à admettre qu'on va bientôt mourir et que notre existence, dans la pratique, est déjà finie. «Je meurs à petit feu pour mes enfants» serait plus exact.
Mais que sont nos enfants ? Adorables de fraîcheur dans leur jeunesse ; aveugles à leur condition mortelle ; se roulant, telle Eunice Parle, dans l'herbe haute avec leurs jambes d'albâtre ; des bambis, de suaves bambis, tous autant qu'ils sont, rayonnants de souplesse rêveuse, faisant corps avec l'apparente simplicité de leur monde.


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