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.. Espace et labyrinthes

Couverture du livre Espace et labyrinthes

Auteur : Vassili Golovanov

Traducteur : Hélène Châtelain

Date de saisie : 22/08/2012

Genre : Récits de Voyages

Editeur : Verdier, Lagrasse, France

Prix : 18.50 €

ISBN : 9782864326625

GENCOD : 9782864326625

Sorti le : 01/03/2012

Si avec "Éloge des voyages insensés", son précédent ouvrage aussi aux éditions Verdier, V. Golovanov emmenait ses lecteurs dans la toundra glacée de l'île Kolgouïev pour une renaissance salvatrice, Avec "Espaces et labyrinthes" qui se compose comme une somme de récits fragmentaires, l'auteur, à travers la découverte de lieux choisis pour leur portée historique et symbolique, tente de saisir et de transmettre un morceau de l'âme russe.

Quels contrastes saisissants entre le jardin à l'abandon des Bakounine, refuge d'une génération d'anarchistes désenchantés dans la Russie de Poutine, les terres grasses de l'oblast de Voronej où l'écrivain Platonov, honni du Stalinisme, aurait situé sa farce utopique "Tchevengour", ou encore la république de Touva, berceau vivace du chamanisme sibérien, théâtre du destin sanglant du Baron Von Ungern-Sternberg, renégat de l'armée blanche parti seul se découper un empire à l'est...

Au quotidien du voyage se substitue rapidement dans l'écriture de Golovanov la recherche d'une vérité intrinsèque des lieux, de leurs fantômes, des espoirs déçus qu'ils portent. Plus encore explorateur érudit des oeuvres des auteurs de son pays que marcheur au sac à dos, l'auteur jalonne ses textes de pistes de lectures nombreuses comme autant d'invitations ; oeuvre inclassable, "Espaces et labyrinthes" ravira autant les amateurs de littérature de voyage que les passionnés d'histoire et de littérature russe.

"Espaces et labyrinthes" n'est pas d'un abord facile, mais le lecteur que je suis n'a demandé qu'à s'y perdre...


  • Les présentations des éditeurs : 27/02/2012

Chacun de ces récits est un voyage vers un lieu obstinément déplacé, décentré : la source introuvable de la Volga, les espaces infinis des steppes de l'Asie Centrale où la Russie européenne se perd dans les méandres des civilisations asiatiques. Touva, aux confins de la Mongolie, terre de chamans où se mêlent les croyances et les langues.
Tchevengour - ville mythique de l'ingénieur-écrivain Platonov tournée vers la Caspienne- qui, écrit Golovanov, lui a rendu tout renoncement impossible.
Les espaces improbables de Klebnikov, le poète errant.
Ou encore, entre Moscou et Saint-Pétersbourg, conçu par le père de Bakounine, le parc de Priamoukhino que tente de sauver la nouvelle génération anarchiste.

Ces six récits prolongent la double interrogation qui court dans les écrits de Vassili Golovanov : l'exploration des espaces de la langue et de la terre, l'une et l'autre liées par une filiation secrète et complexe, et le souci de la transmission de ce qui fut à ce qui vient.



  • La revue de presse Didier Jacob - Le Nouvel Observateur du 16 juillet 2012

Qu'il remonte la Volga en quête de son introuvable origine, cherche la vérité chamane aux confins de la Mongolie, ou relate un périple bien réel pour identifier les ruines d'une ville utopique, la Tchevengour de l'écrivain Platonov, c'est la culture russe que Golovanov, le meilleur tour operator au monde pour ce genre de réjouissances, arpente sans fin comme une steppe obsédante, semée d'embûches et de séductions.


  • Les courts extraits de livres : 27/02/2012

La source

La terre natale appartient toujours à une géographie du sacré. Pour moi, elle est au centre d'une mythologie inépuisable. C'est grâce à cette mythologie, que j'ai réussi à connaître sa véritable histoire. La mienne aussi, peut-être.
MIRCEA ELIADE, L'Épreuve du labyrinthe.

Le choix d'une épigraphe, d'une clé qui corresponde à une partition verbale, est un exercice qui sied si bien à une matinée humide de mai qu'il peut s'éterniser tard dans la nuit. On feuillette ses pages préférées, on erre, on tâtonne, mais quoi qu'on fasse, on se retrouve toujours sur un chemin déjà parcouru : une route de terre, la neige fraîchement tombée à gros flocons, granuleuse, aveuglante, fleurant la grappe de merisier, et ce frêle filet d'eau transparent, tout juste né, dont aucune lettre des chroniques futures, infinies comme le fleuve lui-même, n'est encore tracée. Mais trouver l'épigraphe ne résout rien car la littérature nous éloigne de ce qui nous intéresse. Le territoire incommensurable de la Volga occulte totalement ce point, minuscule sur la carte, cette clé d'eau vive : sa source. La quantité de textes écrits sur la Volga est immense mais dans les strates impressionnantes des belles-lettres et de la littérature spécialisée générées par le fleuve, sa source - son origine à proprement parler - n'occupe que quelques pages et encore faut-il les retrouver dans les couches sédimentaires des écrits. Ainsi notre contemporain ne connaît-il de cette origine que ce qu'il en est dit dans les toutes premières annales qui affirment que «la Volga prend sa source dans la forêt d'Okovsk, elle traverse la terre des Bulgares et des Khvalis et se jette dans la mer de Khvolyne par soixante-dix embouchures», autrement dit qu'elle se jette dans la mer Caspienne par soixante-dix passes ou bras.
Cherchant à localiser sur ma carte mentale la forêt d'Okovsk, j'avoue ne pas avoir pointé d'emblée le bon endroit, et ce n'est qu'en achetant l'atlas de la région de Tver que j'ai eu la certitude qu'il fallait chercher dans un rayon de 70 km au nord-ouest de la ville d'Ostachkov, à la frontière de la province de Novgorod, près du village Vogoverkhovié, où un petit serpent bleu à peine visible figure sur la carte.
Si ce désir très ancien de remonter à la source de la Volga a perduré au fil des ans, c'est qu'il est essentiel. Pourtant notre regard a changé. Autrefois tourné vers l'extérieur, la vie sociale, il s'est progressivement retourné vers l'intérieur, l'intime. Découvrant, à la lumière des néons cosmopolites, le visage de notre «mère-patrie» - vieille, alcoolisée, indigente, endurcie, et veuve depuis des lustres - les gens, horrifiés, l'ont d'abord fuie puis se sont ravisés. La chose est sérieuse. En la fuyant, c'est l'image de la mère qu'ils effacent : un parfum particulier, des comptines, des histoires, une bonté secrète, silencieuse que nos propres enfants (nés à peine vingt ou trente ans après nous) non seulement n'aiment plus mais sont devenus incapables d'aimer. Ils sont différents. Ils sont les enfants de la télévision et de la globalité. Leur vision de la patrie appartient à un postmodernisme implacable, celui des publicités pour les voitures, les barres de chocolat, du verbiage des politiques et des confessions de nouvelles stars. (...)


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