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.. Lointain souvenir de la peau

Couverture du livre Lointain souvenir de la peau

Auteur : Russell Banks

Traducteur : Pierre Furlan

Date de saisie : 03/05/2012

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 23.80 €

ISBN : 9782330005207

GENCOD : 9782330005207

Sorti le : 14/03/2012

En Californie de nos jours "le Kid", délinquant sexuel condamné et porteur d'un bracelet électronique essaye de réorganiser sa vie sous un viaduc d'autoroutes à la sortie de la ville, seul lieu où lui et d'autres condamnés peuvent séjourner loin des parcs et des écoles que fréquentent les enfants. C'est là que "le professeur", un obèse supérieurement intelligent qui semble vouloir rédiger une thèse sur les délinquants sexuels, va venir à sa rencontre et lui demander, à travers son récit, d'être celui qui l'aidera à avancer dans ses travaux. Très vite une relation étrange s'engage entre eux et on s'interroge autant sur les faits reprochés au "Kid" que sur l'identité réelle du professeur. Qui dit la vérité, qui est le plus "hors norme" des deux ?
Ce sont les questions que pose Russel Banks dans ce très beau roman psychologique où il nous amène à réfléchir sur ce que sont la déviance et l'exclusion dans nos sociétés contemporaines. A lire absolument.


  • Les présentations des éditeurs : 15/03/2012

LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS

A l'instar de ses pareils, hommes de tous âges et de toutes conditions que leur addiction au sexe a conduits devant les tribunaux puis relégués loin des "zones sensibles", le Kid, vingt et un ans, bracelet électronique à la cheville, a pour quartier général le viaduc Claybourne qui relie le centre-ville de Calusa, Floride, à son luxueux front de mer.
Depuis toujours livré à lui-même, n'ayant pour ami qu'un iguane offert par une mère passablement nymphomane, le Kid s'est enivré de sexe virtuel jusqu'au jour où sa naïveté l'a jeté dans un des pièges où la police épingle les putatifs délinquants sexuels.

Stigmatisé par une société devenue, jusqu'à l'hystérie, adepte du "surveiller et punir", ce jeune homme en rupture suscite l'intérêt d'un certain "Professeur", universitaire à la curiosité dévorante, sociologue atypique qui, dans le cadre de ses travaux sur les sans-abri en tous genres, approche le Kid pour s'instruire de son cas et, peu à peu, semble le prendre sous son aile. Mais il apparaît bientôt que le génial Professeur pourrait être un fabuleux menteur, et un expert en identités multiples...
Par cette fiction magistrale, Russell Banks met en scène l'enfer de la "déviance" et le supplice de l'exclusion. Il exhausse à la dimension d'un récit aussi mythique que compassionnel l'aveuglement de nos sociétés saturées d'images et qui semblent avoir fait le choix - comme pour mieux s'oublier - de faire disparaître, jusqu'à la pathologie, leur corps collectif dans le rayonnement des écrans de la nuit sexuelle.

Toute l'oeuvre de Russell Banks est publiée par Actes Sud. Dernier titre paru : La Réserve (2009).



  • La revue de presse Didier Jacob - Le Nouvel Observateur du 5 avril 2012

Nouvel acte d'une réflexion commencée avec «le Livre de la Jamaïque», qui reparaît dans la collection Babel, «Lointain souvenir de la peau» est, autant qu'un roman haletant, une saisissante parabole sur le revers de ce qui brille - la civilisation du luxe et de la luxure, et l'adoration universelle du Dieu numérique.


  • La revue de presse Bruno Corty - Le Figaro du 22 mars 2012

À partir de cette situation classique - le vieux sage et le jeune inexpérimenté -, tous deux prisonniers d'une addiction (le prof est un «outre-mangeur»), tous deux solitaires, mal dans leur peau, Banks tend à l'Amérique un miroir cruel. Dedans, on y voit une nation déchirée entre puritanisme et consommation effrénée de pornographie. Une nation qui veut protéger ses enfants après les avoir transformés, via Internet, en proies de choix pour les frustrés et les pervers. Plus qu'un chemin vers la rédemption, le parcours du Kid est celui de l'éveil d'une conscience au monde réel. Banks nous parle de culpabilité et de honte. D'exclusion et de solitude. De chair triste. Lointain souvenir de la peau n'est pas un roman aimable mais admirable dans sa rugosité même et sa puissance. Peu d'écrivains ont aujourd'hui le courage de prendre à bras-le-corps de tels sujets. S'il n'en reste qu'un, Banks sera celui-là.


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 13 mars 2012

l fallait toute l'autorité, tou­te la puissance romanesque que l'on connaît à Banks pour impo­ser cette narration dont les visées spéculatives ne sont jamais masquées. Mais jamais non plus pesantes ou indigestes - tout l'art de Banks, considérable et subtil, consistant à demeurer avant tout et profondément romancier, par instants poète, même lorsqu'il semble s'avancer sur le terrain de l'allégorie...
Qu'avons-nous fait à nos enfants ? Qu'avons-nous fait de nos enfants ? La double question court, depuis toujours, dans l'oeuvre de l'écrivain américain - qu'on se souvienne du bouleversant De beaux lendemains - et trouve ici, à travers ce personnage du Kid, des développements contemporains...
Banks impose souverainement sa vision inquiète de notre temps. Au bord de l'affliction, tout contre elle.


  • La revue de presse Michel Schneider - Le Point du 8 mars 2012

Lecteur, laissez vos illusions sur le bien et le mal, le blanc et le noir, le ciel et l'enfer. C'est dans un purgatoire électronique de communication virtuelle que vous suivez, dans son errance urbaine, sous le soleil de Floride, le Kid. C'est son nom...
Peu à peu, Banks vous fait entrer dans la peau du délinquant sexuel soumis aux investigations douteuses du Professeur, un sociologue ; de Shyster, avocat radié pour pédophilie ; de Rabbit, un handicapé ; et même de l'Écrivain, car Banks, comme les maîtres anciens, se peint lui-même dans cette cour des miracles des damnés du sexe...
Un roman d'une puissance incroyable, dont on sort broyé et résigné au pessimisme radical. La fin d'un monde ? Peut-être, lorsque, à l'image d'une sexualité où les pixels sur des écrans dits "tactiles" tendent à remplacer les pigments de la peau, les aspirations les plus humaines ne trouveront pour s'exprimer que les moyens les plus déshumanisés.


  • La revue de presse Alexis Brocas - Le Magazine Littéraire, mars 2012

Les mineurs de naguère emportaient, au fond des galeries, des canaris : quand l'air se chargeait de gaz, l'oiseau mourait et les humains prenaient alors les mesures de sécurité adéquates - la fuite ou l'injection d'air pur. Pour l'Américain Russell Banks, les délinquants sexuels - particulièrement ceux qui sont étiquetés pédophiles - jouent, à l'égard de nos civilisations modernes, le même rôle d'indicateurs du degré de pollution de l'atmosphère. Parce qu'ils sont unanimement redoutés, méprisés, et ne suscitent aucune compassion, le sort qui leur est fait dit tout de notre degré d'humanité...
Peut-on atteindre la vérité à une époque où tout récit parvient transformé par les autorités, puis par les médias, et enfin par un public devenu paranoïaque à force de croire qu'on lui ment ? Peut-on concevoir cette vérité comme on imagine les particules quantiques, présentes en deux endroits à la fois ? Oui, répond l'écrivain, mais il faut un roman pour cela. Dans un monde tissé de mensonges intéressés, nous avons plus que besoin des illusions de la fiction : au lieu de masquer le monde, elles déposent sur lui un voile révélateur.


  • Les courts extraits de livres : 15/03/2012

CE N'EST PAS QUE LE KID SOIT CÉLÈBRE localement pour quoi que ce soit de bien ou de mal, et même si les gens connaissaient son véritable nom, leur façon de le traiter ne changerait pas pour autant, sauf s'ils consultaient ce nom sur le Web, ce qu'il ne souhaite pas les inciter à faire. Comme la plupart des hommes qui vivent sous le Viaduc, il lui est juridiquement interdit de se connecter à Internet ; néanmoins, un après-midi où il rentre à vélo de son travail au Mirador, il pénètre nonchalamment dans la bibliothèque de Régis Road comme s'il avait tout à fait le droit de s'y trouver.
Le Kid ne sait pas trop comment s'y prendre. Il n'est encore jamais entré dans une bibliothèque. La responsable est une dame pétillante - des cheveux roux qui brillent autour de sa tête comme une lampe anti-insectes, du rouge à lèvres rose, des taches de rousseur -, et elle porte un chemisier à fleurs avec un pantalon de toile beige. Elle mesure quelques centimètres de plus que le Kid : bien qu'elle soit petite au-dessus de la taille, elle a les hanches larges, ce qui donne l'impression qu'on aurait du mal à la renverser. Sur le comptoir devant elle, un panneau indique BIBLIOTHÉCAIRE D'ACCUEIL, GLORIA... quelque chose - le Kid est trop agité pour enregistrer le nom de famille. Elle lui sourit sans révéler ses dents et lui demande si elle peut l'aider.
Ouais. Je veux dire, je crois, ouais. J'sais pas, en fait.
Qu'est-ce que vous cherchez ?
C'est vous qui vous occupez de renseigner, c'est ça ?
C'est exact. Est-ce que vous cherchez quelque chose de précis ?
La clim marche à fond : le Kid a la sensation qu'il fait maintenant dix degrés de moins que lorsqu'il a passé la porte, et soudain il se rend compte qu'il frissonne. Mais le Kid n'a pas froid, il a peur. Il est à peu près sûr qu'il ne devrait pas se trouver dans une bibliothèque publique, même s'il ne se souvient pas de décision judiciaire lui interdisant précisément d'y entrer du moment qu'il n'est pas en train de rôder, qu'il ne s'agit pas d'une bibliothèque scolaire et qu'il n'y a pas de terrain de jeu t ou d'école à proximité. Du moins à sa connaissance. On n'en est jamais tout à fait sûr, pourtant. Des terrains de jeu et des écoles, il en pousse un peu partout. Et puis des enfants ou des ados viennent sans doute ici tout le temps, à cette heure tardive, pour avoir l'air de faire leurs devoirs ou juste pour traîner.


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