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.. US !

Couverture du livre US !

Auteur : Chris Bachelder

Traducteur : Pierre Demarty

Date de saisie : 06/05/2012

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Sonatine éditions, Paris, France

Prix : 18.30 €

ISBN : 978-2-35584-109-5

GENCOD : 9782355841095

Sorti le : 23/02/2012

Il en va d'Upton Sinclair comme du socialisme Américain ; tué depuis longtemps par le capitalisme et la désinformation, il se trouve toujours quelques idéalistes pour le ressusciter. Sauf que dans le cas de Sinclair, c'est au sens propre. Criblé de cicatrices, quasi centenaire, l'auteur de livres pamphlétaires n'a de cesse depuis son premier assassinat en 1968 de se faire tirer dessus pour mieux revenir d'outre-tombe, multipliant les conférences et les (mauvais) romans.

Pour écrire US !, Chris Bachelder s'est inspiré du véritable Upton Sinclair, romancier prolifique et polémique, connu pour accumuler les effets de style désastreux et les points d'exclamation et qui malgré un prix Pullitzer et un roman adapté au cinéma (Pétrole !, qui a inspiré le film There will be blood), et complètement tombé dans l'oubli.

Et il réalise un véritable tour de force.

Ce roman polyphonique, constitué de différents points de vue, de poèmes, de blagues, d'extraits de journaux... bâtit à chaque page la légende d'un incroyable personnage littéraire. Don Quichotte moderne se battant contre les moulins à vents de la pensée unique, Le vieil Upton Sinclair, devient, plus qu'une métaphore du socialisme, la personnification d'un idéalisme nécessaire et d'un esprit critique dont les États Unis d'aujourd'hui semblent ne plus pouvoir faire preuve. Plus qu'un parti politique, Chris Bachelder défend, avec brio, la liberté d'expression et le droit de rêver à un monde plus juste.


  • Le courrier des auteurs : 19/06/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Un traducteur - autrement dit, l'un de ces travailleurs de l'ombre acharnés pour lesquels, toutes ses vies durant, le malheureux Upton Sinclair, héros de ce roman, lutta bec et ongles...

2) Quel est le thème central de ce livre ?
C'est le portrait, donc, de l'écrivain Upton Sinclair (connu chez nous surtout pour son roman "Pétrole !", qui fut adapté au cinéma par Paul Thomas Anderson dans "There Will Be Blood" avec Daniel Day Lewis). Infatigable graphomane et pourfendeur du grand capital, cet activiste gauchiste avant l'heure (une rareté aux États-Unis...) ne s'était bien sûr pas fait que des amis... Et dans ce roman déjanté, qui emprunte à une multitude de genres littéraires (nouvelle, pastiche, épistolaire, poésie, collages...), Sinclair a la particularité de se faire assassiner... et de ressusciter à chaque fois, telle la mauvaise conscience d'une Amérique en proie à ses éternels démons. Sous la prouesse littéraire, au demeurant hilarante, il s'agit donc aussi, bien entendu, d'un portrait au vitriol de l'Amérique d'hier et d'aujourd'hui, de ses idéaux et de la façon dont elle les a trahis...

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"Et une fois seuls, nous comprenons que le plus difficile, la chose la plus difficiles entre toutes, sera de conserver, d'une manière ou d'une autre, la foi."

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Ce serait une improbable reprise de "L'Internationale" par le groupe de rock sudiste Lynyrd Skynyrd...

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Les nombreux éclats de rire qui m'ont forcé, au cours de la traduction, à interrompre mon travail ! Et, au-delà du rire, la découverte d'un jeune auteur américain surdoué, capable d'une pyrotechnie stylistique ébouriffante, le tout au service d'un récit dont la charge politique et morale est, pour le coup, d'une férocité et d'une pertinence tout aussi jubilatoires que l'humour et l'inventivité que met en oeuvre Bachelder page après page.


  • Les présentations des éditeurs : 19/06/2012

Considéré par la critique américaine comme «l'héritier le plus évident de Kurt Vonnegut», Chris Bachelder nous donne avec U. S. ! un roman politique et engagé proprement jubilatoire.

Upton Sinclair est l'archétype de l'écrivain de gauche engagé. Activiste, fondateur du mouvement EPIC (End Poverty in California), l'auteur de La Jungle et de Pétrole !, dont Paul Thomas Anderson a tiré There Will Be Blood, a souvent été qualifié de Zola américain. S'il est décédé en 1968, à l'âge de 90 ans, il partage néanmoins avec les idéaux socialistes le mérite de ne jamais être complètement mort. De fait, des nostalgiques de la grande époque de la gauche américaine ont le pouvoir de faire renaître Upton de nos jours, dans un pays, les États-Unis, où plus que jamais le besoin d'une conscience sociale se fait sentir. Mais les suppôts du Capital veillent, et la droite musclée, consciente du risque que représenterait un nouvel évangile de gauche, n'a de cesse de traquer l'écrivain pour le supprimer. Upton Sinclair et le socialisme américain ont-ils vraiment un avenir ?

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, U.S. ! est un roman politique désopilant. Servi par une écriture inventive, baroque et déjantée, une imagination stupéfiante et un humour noir corrosif, Chris Bachelder dresse un constat sans appel de l'état de la société libérale et de son rapport aux utopies. Servi par un style étincelant, il ouvre ici une nouvelle voie, ultracontemporaine, au roman engagé.

Chris Bachelder est né en 1971. Il publie régulièrement des textes dans les revues McSweeney's et The Beliver US ! est son premier roman publié en France.


  • Les courts extraits de livres : 19/06/2012

Espoir au coeur et pelle en main pour toujours, Upton

D'aussi loin que je me souvienne, ma vie n'a été qu'une longue série de métamorphoses cendrillonesques.

L'AUTOBIOGRAPHIE D'UPTON SINCLAIR

C'est Tony qui conduisait - il avait pris la vieille Plymouth Valiant quatre portes de son père - et moi, du coup, qui me trouvais à l'arrière avec Upton Sinclair. Il me tournait le dos, affalé contre la portière et, a priori, il ne respirait toujours pas. Il émanait de lui une puissante odeur de terre - métallique, élémentaire, rempotée. Je restai concentré sur la nuque de Tony pendant quelques kilomètres, puis fermai les yeux. Ce parfum capiteux, proche de la décomposition, qui imprégnait la voiture me rappelait les pluies d'été et les longs vers de terre noueux qu'elles faisaient surgir dans les rues du quartier de mon enfance. Je me rends compte à présent, d'ailleurs, que je n'ai pas vu de vers comme ça depuis des années. Peut-être que le ver de terre est une sorte d'avertissement, le proverbial canari dans la mine de charbon, un énième oracle du cataclysme planétaire à venir. Sans doute y aura-t-il bientôt un livre, intitulé Apocalypse Lombric ou Ver de Terreur, que les critiques qualifieront «d'un des tout meilleurs ouvrages jamais écrits sur les animaux en voie de disparition». Et les livres sur les grenouilles en voie de disparition, les dauphins en voie de disparition et les aigles en voie de disparition disparaîtront à leur tour, soldés à dix dollars les trois dans les bacs des bouquinistes.
«Et là ? dit Tony. Il bouge ? Il respire ?»
Je rouvris les yeux et tournai la tête vers Upton.
«Non, dis-je en tendant le bras pour verrouiller la portière de son côté. Je crois pas. Pas encore.
- Est-ce qu'on est censés faire quelque chose ? demanda Tony. Est-ce qu'on est censés l'aider ?» Nous commencions tous les deux à paniquer, mine de rien. Nous étions si jeunes.
«Non, répondis-je. Pas vraiment. Ça se fait pour ainsi dire naturellement.
- Et si on lui faisait, je sais pas, moi, un massage cardiaque ?
- Doucement. N'accélère pas.
- Ça fait plus d'une heure.
- Calmos.
- Je devrais peut-être baisser la vitre.»
Les ténèbres de l'hiver s'engouffrèrent par la vitre entrouverte, bruyantes, glaciales et suggérant avec un rien trop d'emphase que le monde est un milieu inhospitalier pour la vie humaine. «Remonte-la, dis-je. Maintenant, en plus d'être mort, il est frigorifié.»
Je contemplai la silhouette avachie à mes côtés, qu'illuminaient brièvement les lampadaires sous lesquels nous passions ou les phares des voitures arrivant en sens inverse. Il portait son costume d'enterrement, celui-là même, je crois, qu'il arborerait plus tard en couverture de Rolling Stone. Il était, déjà, trop grand pour lui. Il avait dû lui aller, à une époque, mais la mort l'avait rendu plus petit, plus frêle. Son visage décharné était creusé, affaissé, fissuré de rides qui lui partaient du coin des yeux et de la bouche comme les rayons étoiles que dessinent les trajectoires de vol sur les cartes des compagnies aériennes. Sa peau était criblée de taches et de cicatrices, et recouverte d'une fine pellicule. De saleté ou de poussière. De temps, peut-être. Ou de mort. Il avait un truc enfoncé dans l'oreille gauche - peut-être un sonotone, mais ça ressemblait plutôt à un champignon. Malgré l'atroce sourire rouge qui lui fendait la gorge et le petit trou noir à sa tempe, il avait l'air paisible. (...)


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