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1) Qui êtes-vous ? !
Incroyable, on peut être fan de rock et fondu de cyclisme.
Producteur de Dutronc, Mink DeVille et Taxi Girl, et parolier du groupe Kraftwerk, je vois en Jacques Anquetil une star des années 60.
2) Quel est le thème central de ce livre ?
25 ans après la disparition de Jacques Anquetil, je me souviens de mon idole de jeunesse.
L'idole d'une génération électrisée par la naissance du rock.
3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Anquetil : un saphir sur un microsillon.»
4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
«Le Tour de France, un opéra, un concerto dont Anquetil était le Maestro di tempo.»
5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La mémoire d'un champion «qui ne fut rien moins que l'incarnation de la Grâce» et le parfum d'une époque.
Les présentations des éditeurs : 23/06/2012
«Aucun gras dans l'écriture de Maxime Schmitt, aucune fioriture flatteuse.
L'essentiel.
Un délicat mélange d'aphorismes, de haïkus, ou d'informations brutes, la somme des trois composant au final un précieux collector.
Un Tour d'enfance, comme il le dit si bien.
Un monument tout en finesse pour Jacques Anquetil, un champion qui ne fut rien moins que l'incarnation de la Grâce.»
Antoine de Caunes
Maxime Schmitt, en rocker passionné de cyclisme, - il est le parolier de l'album culte «Tour de France» de Kraftwerk - se souvient de Jacques Anquetil. Et c'est toute une époque qui ressurgit dans la roue de son champion adulé.
En 2007, il a obtenu le prix Louis Nucera pour «Vélo volé».
Les courts extraits de livres : 23/06/2012
Je suis venu à la pratique du vélo par admiration pour Maître Jacques.
J'étais un anquetiliste convaincu.
Le cyclisme était à son apogée.
Sport national.
Le Tour de France, un opéra, un concerto dont Anquetil était le Maestro di tempo.
Les vacances scolaires commençaient le jour du départ du Tour.
Des chemises tricolores séchaient sur les fils de fer. Elles saluaient les coureurs qui partaient travailler entre deux rangées de «Congés payés».
Le Tour venant, j'oubliais tout.
Anquetil renonçait à tout le Tour venant.
Le Tour était le feuilleton de l'été.
L'actualité marquait une pose.
Les résultats s'affichaient sur des ardoises à l'extérieur des boutiques.
Dans les débits de boissons, un présentoir lumineux : le Cyclo-Tour pour assister à la «La valse des classements».
Sur la carte murale du Tour offerte par les biscottes Prior, un emplacement sous le nom de chaque ville-étape était réservé à l'inscription quotidienne des résultats.
À chaque Tour, mon père disait :
«Encore une année de passée !»
À peine entendait-on le grelot d'un triporteur :
«Tiens, voilà le facteur !
Le calendrier de juillet !
Avec la carte du Tour !»
La France avait la forme du Tour.
De la Seine-Inférieure à la Loire-Inférieure, des Basses-Pyrénées aux Basses-Alpes... Les départements disparus.
L'instit nous rappelait que le Tour n'était que rarement un tour et encore moins une boucle.
La France plaisait aux petits écoliers.
Le Tour d'enfance !