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.. La vie rêvée d'Ernesto G.

Couverture du livre La vie rêvée d'Ernesto G.

Auteur : Jean-Michel Guenassia

Date de saisie : 07/12/2012

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Romans français

Prix : 22.90 €

ISBN : 978-2-226-24295-2

GENCOD : 9782226242952

Sorti le : 22/08/2012

Joseph Kaplan naît à Prague en 1910. Issu d'une grande lignée de médecins, il perd sa mère très jeune pendant que son père soigne l'épidémie de grippe à Vienne. Il arrive à Paris en 1936, en plein Front Populaire. Pendant que ses amis s'engagent en Espagne pour soutenir les Républicains, Joseph court les guinguettes et vit une vie de bohème jusqu'à son départ à Alger. Il va tenter d'y développer un vaccin contre le paludisme. Arrivent alors la Seconde Guerre Mondiale, la Libération et le nouvel ordre mondial. Joseph retourne en Tchécoslovaquie pour construire la République socialiste.
Notre héros traverse le XXème siècle. Sa vie, malgré lui, sera toujours liée à l'Histoire : espoirs et désespoirs politiques, amitiés trahies, amours perdues.
Dans ce roman fleuve Guenassia nous livre la vie d'un enfant du siècle que l'on découvre avec passion !


  • Le courrier des auteurs : 05/12/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Un auteur qui a mis longtemps avant de trouver sa voie et qui se lance sur des livres qui lui paraissent impossibles à accomplir.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
C'est un roman sur les héros anonymes, l'histoire de Joseph Kaplan que l'on va suivre de sa naissance en 1910 à son centième anniversaire en 2010 à Prague ; une vie tumultueuse qui ressemble au siècle traversé, avec ses échecs, ses espoirs, ses amitiés et ses amours déçus, c'est l'histoire d'un homme qui a passionnément aimé une femme qui ne l'aimait pas ou l'aimait moins que lui.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Joseph dormait quand le Lépine avait accosté au port. Il avait raté le lent travelling avant de l'arrivée dans la baie avec la ville accrochée aux collines. Elle ne s'était pas offerte à lui, il n'avait pu fouiller cet amphithéâtre ondoyant du regard ni écouter les autres passagers qui repéraient et nommaient des lieux connus.
Quand Joseph repensait à Alger, la première impression qui venait à son esprit était cette lumière d'or en fusion quand il ouvrit la porte de la coursive, encore engourdi, un flash interminable tiré par un photographe invisible l'obligea à protéger son visage avec ses mains, il sentit une odeur de banane doucereuse, vanillée, une bouffée de chaleur l'éclaboussa. Il se demanda s'il y avait le feu, il n'y avait aucune panique, à peine le ronronnement de la grue qui déchargeait les régimes sur le quai affairé. Il écarta lentement ses doigts pour s'accoutumer à cette incandescence, leva les yeux, aperçut un bleu de paradis originel comme il n'en avait jamais vu, ni à Prague, ni à Paris, balayé de toute impureté, chaleureux et chatoyant, un monument monochrome en suspension dont la seule fonction semblait de vous hypnotiser.
En cette fin de journée d'octobre 38, à l'âge de vingt-huit ans, il découvrit enfin le ciel et le soleil, regarda les docks en arcade montante comme une vague et, posé fièrement au-dessus, un jeu inextricable de cubes soudés par un architecte fou dévalant en cascade jusqu'aux immeubles éclatants qui défiaient la mer et comprit ce que voulait dire Alger la blanche.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Un tango langoureux, bien sûr. Volver de Carlos Gardel, probablement, qui rythme le roman.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La passion des hommes qui ont voulu changer le monde, le rendre meilleur et qui ont rêvé qu'ils pouvaient le faire


  • Les présentations des éditeurs : 05/12/2012

La traversée du siècle d'un héros malgré lui.
Un grand roman du désenchantement par l'auteur du Club des Incorrigibles Optimistes.

«Quand Joseph repensait à Alger, la première impression qui venait à son esprit était cette lumière d'or en fusion quand il ouvrit la porte de la coursive [...]. Il se demanda s'il y avait le feu, il n'y avait aucune panique, à peine le ronronnement de la grue qui déchargeait les régimes sur le quai affairé. Il écarta lentement ses doigts pour s'accoutumer à cette incandescence, leva les yeux, aperçut un bleu de paradis originel comme il n'en avait jamais vu, ni à Prague, ni à Paris, balayé de toute impureté, chaleureux et chatoyant, un monument monochrome en suspension dont la seule fonction semblait de vous hypnotiser.

En cette fin de journée d'octobre 38, à l'âge de vingt-huit ans, il découvrit enfin le ciel et le soleil, regarda les docks en arcade montante comme une vague et, posé fièrement au-dessus, un jeu inextricable de cubes soudés par un architecte fou dévalant en cascade jusqu'aux immeubles éclatants qui défiaient la mer et comprit ce que voulait dire Alger la blanche.»

Dans la lignée du Club des Incorrigibles optimistes, Jean-Michel Guenassia retrace avec talent le parcours insolite d'un homme ballotté par l'Histoire, servi par un art de la narration qui parvient à mêler l'Histoire et l'intime dans une fresque captivante et nostalgique.

L'AUTEUR

Jean-Michel Guenassia est l'auteur du Club des Incorrigibles optimistes, phénomène - tant critique que public - de la rentrée littéraire 2009, récompensé par le Goncourt des lycéens.

La vie rêvée d'Ernesto G. est son deuxième roman.



  • La revue de presse Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 13 septembre 2012

Jean-Michel Guenassia imbrique magistralement l'aventure individuelle dans le plus vaste horizon 
de l'histoire. L'itinéraire de Kaplan, devenu un spécialiste reconnu des pathologies infectieuses après un passage par l'Institut Pasteur, apparaît indissociable des convulsions du temps. Une fresque se construit, qui mêle l'intime et le dehors, mais aussi l'épique et le tragique. Autour du héros, une constellation de personnages superbement dessinés, ajoute à l'épaisseur du récit...
Non pas nostalgie mais continuation d'une espérance. Une rareté en cette époque de no future. Qui certainement ajoute au plaisir déjà intense de cette lecture.


  • La revue de presse Alexandre Fillon - Lire, août 2012

Jean-Michel Guenassia est un romancier naturel, avec de l'ambition et du souffle à revendre...
Maniant une prose fluide et musicale, Jean-Michel Guenassia n'a pas son pareil pour jeter ses personnages dans les eaux bouillonnantes de l'Histoire, leur faire traverser les remous et les conflits. Le romancier parle de la condition humaine, de la liberté et de l'espoir. Des ruptures, des fuites et des départs qui jalonnent une existence. Il s'autorise même à faire surgir dans un sanatorium tchèque un ancien économiste et banquier répondant au nom de Ramón Benítez ou d'Ernesto Guevara...
Avec en toile de fond l'idéal communiste broyé par un système qui a fait tant de prisonniers et tant de victimes, La Vie rêvée d'Ernesto G. est une éclatante réussite qui traverse avec panache un XXe siècle mouvementé.


  • La revue de presse Sabrina Dufourmont - Le Point du 27 juillet 2012

Jean-Michel Guenassia se révèle un formidable narrateur de cette vie romanesque prise dans le tourbillon de l'histoire, faite d'amours et d'amitiés, d'espoirs et de désillusions, de rencontres marquantes. Sa plume se teinte de nostalgie dans l'évocation de son pays natal, l'Algérie. Puis, en choisissant comme toile de fond le quotidien sous un régime communiste, son récit devient un témoignage pour comprendre comment l'enthousiasme et l'idéal des débuts ont laissé place au désenchantement, sans possibilité d'agir. Sans pour autant écrire un roman historique. Les lecteurs de son précédent livre s'amuseront de retrouver le personnage de Pavel, ce diplomate bulgare devenu gardien de nuit dans un hôtel parisien, dont Jean-Michel Guenassia dévoile l'existence avant son exil en France. La vie rêvée d'Ernesto G. est un roman captivant. Un coup de coeur.


  • Les courts extraits de livres : 05/12/2012

Chez les Kaplan de Prague, on était médecin de père en fils depuis une dizaine de générations. Le grand-père de Joseph, le professeur Gustav Kaplan, avait tracé un arbre généalogique qui remontait au début du XVIIe siècle avant de laisser son nom dans l'histoire comme découvreur de la maladie de Kaplan, affection dermatologique qui défigurait une des nièces de François-Joseph.
Il avait passé plus de cinquante ans à sillonner l'Empire dans tous les sens pour glaner scrupuleusement les dates des naissances, mariages, alliances et décès à des époques où chaque femme faisait une flopée d'enfants, où l'état civil était aussi aléatoire que les frontières, et même s'il y avait des ratures, des points d'interrogation et quelques blancs sur son document, il avait à peu près reconstitué l'histoire de ces médecins qui se reproduisaient comme des lapins.
Joseph revoyait Édouard, son père qui exerçait dans un bel immeuble de la rue Kaprova, dérouler sur la table de la salle à manger le précieux parchemin d'un mètre cinquante de long après l'avoir extrait de son tube en cuir vert, pour lui expliquer les méandres d'une arborescence embrouillée, certaines lignes se chevauchant ou se croisant d'une façon inquiétante et ambiguë. Joseph en avait tiré des conclusions qu'il garda pour lui. Personne ne pouvait nier qu'il y avait eu plusieurs mariages arrangés entre cousins, oncles et nièces. En ces temps lointains, dans ces sociétés fermées, l'instinct de survie primait.
Peut-être pouvait-on trouver dans ces alliances répétées une explication au manque de discernement de cette population et à l'erreur fatale qui devait conduire à sa quasi-disparition. A force de se répéter qu'ils avaient une chance exceptionnelle de vivre sous le gouvernement des Habsbourg, les juifs avaient fini par croire que les Autrichiens et les Prussiens étaient des amis, et quand ils les virent arriver, si beaux dans leurs uniformes noirs, ils ne se méfièrent pas.

Souvent, Joseph s'était demandé s'il était responsable de ce silence ouaté qui s'était installé entre son père et lui ou peut-être l'un comme l'autre étaient-ils incapables de se parler, une forme de barrière affective (de ces mots qui n'arrivent pas à s'échapper, dissimulés derrière des sourires de connivence). On se dit, ces paroles vont blesser ou tout gâcher, on les enferme au fond de soi et, avec les années, on les empile jusqu'à dresser un mur infranchissable.
Joseph n'avait pas réalisé la gravité de la Première Guerre mondiale. A Prague elle semblait lointaine, une sorte de jeu d'adultes qui se termina, il avait alors huit ans, dans la satisfaction générale par la création de la République tchécoslovaque. Sa mère Teresa faisait son éducation, lui parlait indistinctement en français et en allemand, elle avait plus de facilités dans cette dernière langue et projetait d'apprendre le russe avec lui pour lire Pouchkine dans le texte. Elle adorait la valse, la musique du bonheur, Édouard était raide et mal à l'aise, il pensait que le ridicule tuait et refusait de se donner en spectacle. Aussi Teresa voulut-elle apprendre la valse à son fils, elle n'eut pas besoin de longues explications. À sa grande surprise, il savait déjà.


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