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.. Mon pire ennemi est sous mon chapeau

Couverture du livre Mon pire ennemi est sous mon chapeau

Auteur : Laurent Bénégui

Date de saisie : 15/01/2013

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Julliard, Paris, France

Prix : 19.00 €

ISBN : 9782260018278

GENCOD : 9782260018278

Sorti le : 23/08/2012

Laurent Minkowski, 42 ans, est marié avec Juliette, de vingt ans sa cadette. Alors qu'il apprend qu'il est victime d'une forte hypertension, le laboratoire de génétique où il était chercheur le licencie. Mais aux yeux de Juliette, il se doit de demeurer sans faiblesse, puissant et invincible, il préfère donc taire sa situation et se lance initialement dans de menus larcins («Ce fut un curieux moment, poivré d'enfance...»). Julie, crédule, ne voit rien venir («Par chance, Juliette était vétérinaire. Si j'avais été un hamster ou un lapin, cela n'aurait pas fait un pli, elle aurait deviné que je la baratinais.») mais être un délinquant averti n'est pas donné à tout le monde. Les évènements, désagréments et autres mensonges s'enchaînent, irrémédiablement, Laurent se laisse entraîner et ne maîtrise plus grand-chose. Les aventures sont rythmées, rocambolesques, aussi improbables que drôles, Laurent (lequel des deux ?) surprend toujours avec humour le lecteur par ses trouvailles et innovations pour se couler dans la peau d'un bandit moderne.


Le Titre est très important pour la chute de l'histoire.
Laurent 42 ans, généticien se retrouve au chômage.
En plus, Laurent fait de l'hypertension.
Tout pour plaire !
Surtout plaire à Juliette qui a 20 ans de moins que lui !
Comment continuer cette relation, sinon mentir ?
Hassen Cherkaoui, lui est en pension et pour Longtemps. Comment en sortir si ce n'est en s'évadant.
La Bonne conduite, ça ne peut plus marcher : en se mariant peut-être, les juges n'y verront rien.

La construction de ce roman est habile et fluide.
Un rebondissement à chaque chapitre,
normal me direz-vous,
mais drôle et tendre, ça il fallait le faire !

Courez acheter le Benegui !

Vous ne le regretterez pas !


  • Les présentations des éditeurs : 29/08/2012

Depuis quelque temps, Laurent est a cran. Le laboratoire de génétique où il était chercheur l'a licencié et son médecin lui a découvert une forte hypertension artérielle. Bon, vous me direz qu'il y a des millions de gens comme lui dans notre pays. Mais le vrai problème de Laurent, c'est qu'il vit avec Juliette, de vingt ans sa cadette. Pour lui cacher qu'il est au chômage, persuadé qu'il doit paraître invulnérable en toutes circonstances, il se lance dans des larcins de proximité. Mais son entrée maladroite dans la délinquance va l'entraîner dans une spirale incontrôlée, aussi hilarante que périlleuse... Bandit, c'est comme tout, ça s'apprend.

De livre en livre, Laurent Bénégui poursuit sa conquête de lecteurs, de plus en plus nombreux à savourer la drôlerie de son imagination. Il allie dans ce livre une histoire désopilante, comme il sait seul les inventer, et un suspense policier implacable. Son talent n'a pas échappé aux producteurs (d'autant qu'il est par ailleurs réalisateur) puisque ses deux derniers romans, Le Jour où j'ai voté pour Chirac et SMS, sont déjà en cours d'adaptation cinématographique.

Laurent Minkowski, la quarantaine, est un chercheur en génétique qui ne veut pas se reproduire, comme il est des chirurgiens qui ne supportent pas la viande ou des pharmaciens qui ne jurent que par la tisane. Depuis quelque temps, il est à cran. Le laboratoire privé ou il travaillait l'a licencié, plus personne n'embauche dans le public, et son médecin traitant lui a découvert une forte hypertension artérielle. Bon, vous me direz qu'il y a des millions de gens comme lui dans notre pays. Mais le vrai problème de Laurent, c'est qu'il vit avec Juliette, de vingt ans sa cadette. Persuadé qu'il doit paraître rassurant en toutes circonstances, voire invulnérable, il se lance dans des larcins de proximité pour lui cacher qu'il est au chômage, mais son entrée maladroite et désordonnée dans la délinquance - bandit, c'est comme tout, ça s'apprend - va l'entraîner dans une dégringolade incontrôlée, aussi hilarante que périlleuse.
Apprenti cambrioleur, il est envoyé dans un appartement huppé du XVIIe arrondissement ou il découvre dans la cuisine un couple abattu, puis un nourrisson caché sous le lit, à demi mort de froid. Pourquoi, au moment de s'enfuir, ne peut-il s'empêcher d'embarquer ce nouveau-né ? Que dire à Juliette pour justifier l'irruption d'un bébé dans leur couple ? Tandis que le double meurtre défraie la chronique, Laurent Minkowski s'aperçoit qu'il a été piégé. Mais en dehors de lui-même, qui pourrait bien lui vouloir autant de mal, et pourquoi ?


  • Les courts extraits de livres : 29/08/2012

Les cardiologues ont plus d'humour qu'on le pense.
- Peu importe ce que vous êtes en train de faire, m'avait dit celui de l'hôpital Lariboisière en insérant la pile dans le compresseur. Où que vous soyez, lorsque l'appareil se met en route vous devez cesser tout mouvement et laisser tomber le bras gauche le long du corps, sinon la mesure ne peut pas être prise en compte...
Puis il avait ajouté :
- Évidemment, vous vivez normalement, vous ne changez rien à vos habitudes.
L'appareil, fixé à ma ceinture, était relié à un tuyau qui sinuait le long de mes côtes pour venir se ficher, après un détour par la nuque, dans un brassard pneumatique enroulé autour de mon bras. Programmé pour se déclencher tous les quarts d'heure, il émettait un vrombissement considérable, l'air comprimé gonflait le brassard et je me mettais à vibrer comme un batteur de fabrication soviétique. Figé sur place, le bras ballant, on aurait dit Robby le Robot attendant une pièce de rechange. À part ça, je pouvais toujours aller faire les courses ou sortir les poubelles comme si de rien n'était.
Peu décidé à obéir, j'avais jugé préférable de rester cloîtré dans l'appartement. Qui a envie de se mettre à bourdonner devant sa libraire ou son boucher ? S'affranchir de la recommandation médicale ne réclamait pas de compétence particulière, mais mentir à Juliette relevait d'une autre paire de manches. Je l'appelai donc, lui racontant que Génolab offrait un check-up de routine à tous ses employés ayant passé les quarante ans. On allait par conséquent évaluer ma tension artérielle en continu sur les prochaines vingt-quatre heures. Par chance, Juliette était vétérinaire. Si j'avais été un hamster ou un lapin, cela n'aurait pas fait un pli, elle aurait deviné que je la baratinais. Mais en matière de santé humaine, elle était moins affûtée. Aurais-je mieux fait de lui avouer d'emblée que mes artères avaient été flashées à 22 ? Faire grimper le niveau de mercure à cette hauteur équivaut à remonter les voies sur berge à deux cents kilomètres-heure. Peu de chances d'éviter l'accident.
À mon médecin traitant, j'avais plaidé que je traversais une période professionnelle critique, sans compter l'angoisse de celui qui lit les journaux, regarde la télévision et consulte Internet chaque jour. Il suffisait de mettre le nez à la fenêtre pour constater que l'hiver lui-même était en crise. Le toubib avait écouté la tirade, puis il avait tranché. Nous vivions tous dans ce monde déglingué, mais la plupart des individus restaient à 13-7. Et pourtant, comment mesurer l'effet produit par l'annonce de son licenciement ? On dit «sec». On devrait dire «râpeux». «Urticant». «Vertigineux». «Abyssal».
- Le programme est reporté, professeur Minkowski.
- Reporté... jusqu'à quand ? avais-je naïvement répondu, six semaines plus tôt.
- Sine die, avait marmonné Talbot, le directeur de Génolab.
Comme s'il était moins douloureux pour un scientifique de se faire virer en latin.
- Toute l'équipe est limogée, vous avec.


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