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.. La vie commence à 60 ans

Couverture du livre La vie commence à 60 ans

Auteur : Bernard Ollivier

Date de saisie : 10/10/2012

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Libretto, Paris, France

Collection : Littérature française, n° 394

Prix : 8.70 €

ISBN : 978-2-7529-0762-2

GENCOD : 9782752907622

Sorti le : 13/09/2012

Bréviaire d'un pèlerin éclairé qui a trouvé sa voie en marchant. L'auteur reçoit un électrochoc lors de son soixantième anniversaire. En croyant lui faire plaisir, ses proches lui offrent un beau fauteuil pour futur invalide ? Et pourquoi pas une canne pendant que l'on y est ! Afin de se prouver qu'il ne fait pas encore partie des meubles, Bernard Ollivier se lance dans un périple aussi magique qu'insensé : faire la route de la soie à pieds. Attention, ce livre est d'un optimisme contagieux ! En rentrant dans le troisième âge, Bernard Ollivier a tourné le dos à la morosité et a décuplé sa vitalité qui irradie ces pages. En matière de paix spirituelle, sa route est encore longue, mais laissons à celui qui n'a jamais râlé en marchant le droit de lui lancer la première pierre. A offrir d'urgence à toute personne pour qui le mot retraite est synonyme de déroute militaire ou d'asile. Esprits septiques, suivez ce guide, c'est un quarantenaire qui vous le dit !


  • Le courrier des auteurs : 17/04/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Un journaliste qui, au jour de sa retraite, est parti désespéré de Paris à Compostelle à pied, puis plein d'entrain sur la route de la soie, à pied, d'Istanbul à Xi'an (Chine). Mes droits d'auteur m'ont permis de mettre sur pied une association (assoseuil.org) qui prend en charge des jeunes en très grande difficulté et les réinsère socialement par le moyen d'une marche de 2.000 km dans un pays étranger, sans téléphone et sans musique.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Montrer, à partir de mon humble exemple, que la période de la retraite n'est pas un retrait du monde mais au contraire une opportunité formidable de, certes réaliser tous ses rêves d'enfant ou d'adulte, mais aussi et surtout une insertion résolue dans la citoyenneté. Une occasion de se réaliser pleinement. De rendre à la société ce qu'elle nous a donné et que nous faisons semblant d'oublier alors que nous, les retraités, disposons de trois avantages donnés ou acquis : le temps, la fin du souci de "gagner sa vie", et un savoir, une culture, accumulés pendant... soixante ans ou un peu plus.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
La vie commence à 60 ans.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
L'ouverture de Acis et Galatea de Haendel

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La conviction que la société imparfaite qui est la nôtre - ce dont les soixantenaires sont responsables - ne sera pas amendée par les jeunes qui arrivent mais dès maintenant par les "jeunes vieux", avant qu'ils partent pour un repos éternel. Cette porte de l'avenir, c'est nous, les "retraités" qui en avons la clé et nous ne devons pas accepter d'être marginalisés parce que devenus "inactifs". Quel vilain mot.
Je veux remettre les retraités au boulot utile... et bénévole. Qui, sinon les retraités pleins d'âge et raison nous feront sortir de l'abominable logique de la "financiarisation" qui écrase les humbles comme les justes ?


  • Les présentations des éditeurs : 17/04/2013

Non, la retraite ce n'est pas le début de la fin ! Ce n'est pas non plus le consumérisme à outrance de mannequins "seniors" qui courent après leur jeunesse. C'est le début d'une vie enfin libre. Elle est dans le mouvement, l'action, la plénitude. L'occasion rêvée de réaliser des projets longtemps différés, d'être créatif et citoyen. Bernard Ollivier revient sur la décennie qui fut la sienne depuis qu'il a cessé d'être salarié. Le moins que l'on puisse dire est que le bilan est plus que positif : comme une renaissance, une invitation à le suivre sur ce chemin du temps retrouvé pour soi et pour les autres.

«Voilà un livre qui devrait être remboursé par la Sécu, séance tenante.»
François Vey, Le Parisien

Né en Normandie en 1938, Bernard Ollivier a mené une vie de journaliste (consacrée notamment à l'étude des questions sociales) passées pour l'essentiel à Paris. Revenu en Normandie à l'heure de la retraite, il séjourne régulièrement dans la capitale, où il anime une association d'aide aux jeunes délinquants. C'est la marche à pied qui lui aura valu, à soixante ans passés, la célébrité la moins attendue : celle d'un écrivain-voyageur salué par toute la presse, après la publication de son journal de promeneur au long cours : Traverser l'Anatolie (Libretto n°192, 2005), Vers Samarcande (Libretto n°193, 2005) et Le Vent des steppes (Libretto n°194, 2005).


  • Les courts extraits de livres : 17/04/2013

Six jours après avoir pris sa retraite, en avril 1998, déprimé et inconsolable de la mort de sa femme, ses enfants devenus adultes, Bernard Ollivier part à pied de Paris jusqu'à Compostelle afin de décider de ce qu'il va faire de sa vie. Arrivé au but, après 2 300 kilomètres parcourus, il revient avec deux projets : s'occuper de jeunes en grande difficulté en les reconstruisant par la marche, comme il vient de le faire pour lui-même, et continuer à avancer sur une route d'Histoire. Il entame en avril 1999 le voyage à pied sur la route de la Soie (12 000 kilomètres) et donne naissance en 2000 à l'association Seuil, dédiée à l'aide aux jeunes délinquants, qui leur propose le voyage comme une alternative à la prison.

Avant-propos

Retraité ! Voici dix ans maintenant que je me suis glissé - fort malaisément - dans ce costume un peu vague, dans ce statut qui n'est ni un état, ni une condition, ni une classe, encore moins une situation et certainement pas une profession. Nous sommes néanmoins des millions à le vivre et même à être payés pour cela, plus ou moins bien. Si ce n'est pas un état, est-ce un état d'esprit ?
Pour ma part, cela fait une dizaine d'années que je raconte à des milliers de gens ici et là, en France et à l'étranger, et pas seulement à des pensionnés, ma vie de retraité un peu particulier. On m'a demandé de l'écrire. Mon parcours, certes un peu hors norme, n'a pourtant rien de miraculeux. Commencée comme une fuite, suivie par une aventure au bout du monde, puis prise dans une chaîne d'amitiés et d'espoirs, mon histoire a-t-elle une portée si générale qu'elle mérite d'être contée ? Quoi qu'en pensent certains de mes lecteurs, je refuse le titre de héros après mon odyssée sur la route de la Soie. Ce que j'ai fait, tout le monde peut le faire. Il s'agissait tout benoîtement de mettre un pied devant l'autre et de recommencer, et cela environ quinze millions de fois. Ça se fait depuis des millénaires sans que quiconque en tire vanité. Ce n'était pas le but qui me portait, mais le chemin. Bien sûr, il m'a fallu un brin d'inconscience pour partir et de la chance pour en revenir, avec entre les deux une grande dose d'obstination. Cela tient sans doute à mon ascendance bretonne, à moi le Normand.
Depuis que je suis sur la liste des bénéficiaires de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (la CNAV pour les nombreux initiés), je vis dans un rêve, même si le début fut difficile. La retraite, pour certains, peut être un drame. Certains en meurent, d'autres sombrent. D'autres enfin passent à côté et, s'ils ne réagissent pas rapidement, constatent comme le chantait Jeanne Moreau qu'«hélas il est trop tard pour tordre son mouchoir». Car après la retraite, faut-il le rappeler, c'est la terre froide du cimetière pour les uns, le brûleur du four crématoire pour les autres. «C'est merveilleux la vieillesse... dommage que ça finisse si mal !» disait François Mauriac. Alors, à tant faire, autant ne pas rester les deux pieds dans le même sabot avant le triste final. Pourquoi nous abîmer dans de pseudovacances, un long engourdissement, alors que le repos éternel nous attend ?
Si mon parcours peut donner quelques idées sur la manière de vivre sa retraite à certains des millions de baby-boomers qui cessent ou cesseront leur activité professionnelle maintenant ou dans les années à venir, alors, en effet il ne me faut plus seulement raconter, il me faut écrire. Mettre noir sur blanc que la retraite n'est pas une mise en retrait, à l'écart de la société, même si le vocabulaire administratif et marketing nous fait passer du statut d'actif à celui d'inactif, un terme infamant pour quelqu'un qui, comme moi, bouge sans arrêt.
(...)


  • L’amour des livres, avec Bonnelecture.fr : 17/04/2013

Quelle place tiennent les livres dans votre vie ?
Ce livre est une recette sur les bonheurs d'une retraite active : il suffit de se mettre sur le feu, et la vie bouillonne.


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