Editeurs, auteurs, valorisez vos livres, avec 20minutes.fr
Libraires, partagez vos découvertes, avec 20minutes.fr
Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.
Découvrez :
Auteur : Zidrou
Illustrateur : Francis Porcel
Date de saisie : 19/12/2012
Genre : Bandes dessinées
Editeur : Dargaud, Bruxelles, Belgique
Prix : 16.45 €
ISBN : 978-2-505-01390-7
GENCOD : 9782505013907
Sorti le : 28/09/2012
Un prêtre est appelé sur le Front, dans une tranchée, afin de constater un miracle. Malgré le merveilleux de l'évènement, il est confronté à la réalité de la Guerre : épuisement psychologique des hommes, gestes de rébellion, combats soudains et meurtriers, folie des combattants...
Quelques moments de simple humanité soulagent la tension de ce récit amer et brutal, ainsi que quelques taches de couleur viennent éclairer le dessin gris et noir. Mais la tonalité en est désespérée, et même le grand Monet, retiré à Giverny et apparaissant sur quelques pages, est impuissant à illuminer la tragédie vécue par ces pauvres soldats, ayant tous partagé un bien modeste désir : vivre ensemble une soirée aux Folies Bergère.
1) Qui êtes-vous ? !
Zidrou (ça rime !). Mais parfois, je me prends pour Mata Hari.
2) Quel est le thème central de ce livre ?
La guerre 14-18. Et les autres aussi, tant qu'on y était !
3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"Garçon, il y a des entrailles humaines dans mon potage !"
4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Les oeuvres de Ravel composées... après avoir connu la guerre. À comparer avec celles composées avant. Sérieux !
5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Une bonne gamelle de rata !
1) Qui êtes-vous ? !
Francis Porcel. Un Espagnol de village qui a grandi en étant convaincu que la meilleure chose pour lui était de faire de la bande dessinée.
2) Quel est le thème central de ce livre ?
La guerre entre les humains.
3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Je choisirais un dessin.
4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Je ne sais pas, mais je connais la musique qui est passée pendant sa réalisation.
Du style : John Mc Cormack - la musique de World War I.
Musique d'époque.
5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Un déjeuner à Giverny avec du bon vin et ensuite un café en regardant les toiles de Monet.
"À la fin de la guerre - parce que faudra bien qu'elle se termine un jour, hein ! - on s'est tous juré d'aller fêter ça aux Folies Bergère, à Paris. C'est pour ça, le nom. "
Dans les tranchées, l'horreur se conjugue au quotidien. La faim, la peur et le froid sont les compagnons d'infortune des soldats. Pour ne pas sombrer, certains ont baptisé leur compagnie «les folies bergère», en hommage au célèbre cabaret parisien. Ils se sont promis de s'y retrouver à la fin de la guerre - «parce que faudra bien qu'elle se termine un jour», comme dit l'un d'eux. Mais en attendant, de drôles de choses se passent. C'est d'abord un fusillé cribler de balles qui voit ses plaies se refermer. Puis une petite fille apparaît au beau milieu du no man's land qui sépare les deux camps ennemis... miracles ou délire collectif ?
La guerre, la mort, la folie... mais aussi l'espoir, le rêve et l'amour. Dans Les Folies Bergère, Zidrou mêle tous ces thèmes pour composer une symphonie en hommage aux soldats de la grande guerre - et, au-delà d'eux, à tous les hommes broyés par les conflits. Il oscille entre le réalisme le plus cru et le fantastique le plus inattendu, déplaçant sans cesse la frontière entre la réalité et l'imagination. Le graphisme puissant de Porcel est porté par un noir et blanc relevé de gris et moucheté de taches de couleur qui rappellent que la vie, au plus profond de l'horreur, n'abdique jamais tout à fait. Les Folies Bergère ne sont pas seulement un témoignage passionnant sur le premier conflit mondial : c'est aussi un formidable message d'espoir qui démontre la force de l'amitié et de l'amour.
L'Espagnol Francis Porcel dessine l'horreur d'un beau trait habité, entre noir et blanc sobre et sépia nostalgique, ajoutant des touches de couleur pour souligner la boucherie guerrière ou un moment de rêverie. Il restitue avec sensibilité la panique des poilus face à la mort qui s'infiltre partout, irrémédiablement. Et rend palpable leur déchirant désespoir.
Zidrou
Né à Bruxelles (Anderlecht) le 12 avril 1962, Benoît Drousie, alias Zidrou, s'est d'abord destiné à l'éducation des enfants. C'est comme instituteur qu'il a d'ailleurs débuté dans la vie active. Mais, aux débuts des années 1990, s'apercevant que les histoires qu'il invente ont plus d'impact que les leçons qu'il donne, il décide de quitter progressivement l'enseignement et de se lancer dans l'écriture de chansons et de livres pour enfants. «Maman Robot» aux éditions Casterman, «Le Grand Amour de Mathurin Pinpin» aux éditions Nathan et «Le Petit Roi Dagobert» dans la Bibliothèque rose chez Hachette sont ses titres les plus connus. En 1991, sa rencontre avec le dessinateur Godi lui permet en outre d'entamer une prolifique carrière de scénariste de bandes dessinées. De leur association naît «L'Élève Ducobu» en 1992. Les pitreries de ce sympathique et hilarant cancre remportent d'emblée un vif succès auprès des jeunes lecteurs de la revue scolaire belge «Tremplin». En 1998, le célèbre «Journal de Mickey» adopte Ducobu et fait de ce «z'héros» l'un de ses personnages-vedettes au même titre que ceux issus de l'univers de Walt Disney. Depuis 1997, les mésaventures comiques de «L'Élève Ducobu» sont éditées en albums (15 titres) par Le Lombard. Avec la complicité d'autres dessinateurs, tels C. De Brabanter, P. Bercovici et J.-C. Fournier, Zidrou scénarise par ailleurs des séries humoristiques pour Casterman, dont «Margot et Oscar Pluche», «Choco» et «Scott Zombi», et pour Dupuis, parmi lesquelles «Sac à puces», «Les Crannibales», «Le Boss», «Tamara» et «proTECTO».
En 1998, Zidrou s'est établi en Espagne. Avec Hilde, son épouse depuis 1993, et leurs quatre garçons, il vit actuellement à Ronda, un petit village d'Andalousie proche de Málaga.
Francis Porcel
Aussi loin qu'il se souvienne, Francis Porcel (il est né en 1977) a toujours aimé le jeu. «Pour moi, chaque jouet était le prétexte à une évasion dans un monde imaginaire. Cela m'a plongé dans des conflits familiaux et scolaires considérables. Parce que les adultes confisquaient mes jouets de plus en plus souvent, j'ai trouvé dans le dessin une manière de continuer à «jouer» en laissant vagabonder mon imagination».
Le dessin est devenu rapidement de la bande dessinée. Les premiers essais se présentaient sous la forme d'histoires courtes inspirées de Bruguera, Mortadel et Philemon. Par ailleurs le jeune Francis Porcel se sentait fasciné par l'art d'Albert Uderzo et d'un autre grand pro, espagnol celui-là, Gimenez. C'est en découvrant «L'Etoile noire» de ce dernier que la décision tomba : Francis Porcel deviendrait dessinateur de bandes dessinées.
Il venait d'avoir 16 ans. A 19 ans, il entra à l'école des Beaux-Arts de Barcelone dont il suivit les cours pendant trois ans. Il y prit conscience de ses propres limites et tenta de les surmonter. Il y rencontra de jeunes étudiants, tels que Sergio Garcia, qui devinrent des amis et sont considérés aujourd'hui comme l'avenir de la b.d. ibérique. A 22 ans, il publiait chez Magemultimedia (Espagne) la b.d. qu'il considère comme son premier effort de quelque valeur : «La Cité des Morts».
Remarqué pour sa virtuosité, Francis Porcel entra en contact avec Dargaud, qui lui présenta Jean-David Morvan. De cette rencontre devait naître «REALITY SHOW». «Depuis lors, avoue-t-il, je me considère comme le type le plus chanceux de la planète !».
Et, sans doute, un des plus talentueux.
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2013 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia