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.. La nuit du poissonnier

Couverture du livre La nuit du poissonnier

Auteur : Marie Volta

Date de saisie : 29/11/2012

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : TDO éditions, Pollestres, France

Collection : Terroir du Sud

Prix : 17.00 €

ISBN : 978-2-915746-99-0

GENCOD : 9782915746990

Sorti le : 03/07/2012

La guerre civile espagnole vient de se terminer. Deux soeurs, séparées par la frontière, vont tout faire pour se rencontrer coûte que coûte. C'est là que commence un voyage pas comme les autres à la fois drôle, émouvant, dramatique, rocambolesque et picaresque à travers un paysage de toute beauté. Le quotidien n'est pas toujours facile mais chacun se débrouille comme il peut Le lecteur adopte cette famille et les personnages qu'elle rencontre et se passionne pour le récit. Il y a de la vie, beaucoup de vie dans ce roman, chacun des protagonistes possède le don de nous émouvoir. L'histoire du père de la narratrice réquisitionné par les allemands au cours de la seconde guerre mondiale est intéressante et permet de réfléchir sur le comportement de l'être Humain.


  • Le courrier des auteurs : 21/11/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Écrivain, "auteur, compositeur, interprète", mère de famille et organisatrice pendant sept ans du festival Intégrale Brassens (Paris 9ème).

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La frontière au coeur d'un même peuple, les frontières entre les êtres, le cheminement et le foisonnement de la vie, la richesse du coeur dans la pauvreté matérielle.

L'anecdote est inspirée d'un fait réel, l'histoire de deux soeurs qui, séparées par une frontière qu'elles ne peuvent plus passer, font tout ce qu'elles peuvent pour se retrouver une fois par an. L'une d'elles doit parcourir pour cela plus de deux cents kilomètres dans la journée, une partie dans la charrette d'un poissonnier.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"Depuis, mémé s'est tue définitivement et j'ai l'impression de traverser la vie dans la charrette du poissonnier, papotant à tout rompre, le nez dans les étoiles, avec cette femme en noir qui tient ferme l'amarre et ne pipe pas mot."
(Chap. 1)

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Ce serait la musique d'un ruisseau dans la nuit, cristalline, libre, parfois chaotique.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Avec les lecteurs... j'aimerais partager tout ce qu'on ne peut se dire au quotidien et qui gît, essentiel, au fond de nous.
La régénérescence d'un regard banalisé.
Et un amour de la vie profond et curieux.


  • Les présentations des éditeurs : 29/11/2012

En 1939, la guerre d'Espagne prend fin, entraînant l'exil vers la France de centaines de milliers de personnes, pour beaucoup opposées au régime franquiste.Deux soeurs, désormais séparées, se donnent rendez-vous une fois l'an sur la frontière catalano-catalane de Bourg-Madame, infranchissable pendant plusieurs années.
Thérèse, l'une d'elles, doit parcourir avec sa famille une centaine de kilomètres dans la matinée avant de s'en retourner le soir. Mais comme elles ne sont pas assez riches pour s'offrir le train, c'est le poissonnier qui se charge de les transporter jusqu'au village d'Olette. Ce voyage au pas lent du cheval va être l'occasion pour Nanette, petite-fille de Thérèse et narratrice, de nous faire partager les rencontres extraordinaires qu'elle a vécues enfant.

Dans ce livre à l'écriture prolifique, Marie Volta retrace la vie luxuriante et passionnante de gens simples ballottés par la vie...


  • Les courts extraits de livres : 29/11/2012

On était pas assez riche pour s'offrir le train, alors c'est le poissonnier qui nous hissait jusqu'à Olette. On partait le matin tôt, bien avant le lever du jour, on se serrait dans la charrette, mémé, ma mère, ses soeurs, mes cousines et tous les poissons qui sentaient pas très bon. Quand une des soeurs était enceinte, c'était le cas cette année-là, on se demandait comment elle faisait pour garder intacts jusqu'en haut, ses tripes et ses boyaux.
Il refusait jamais le poissonnier de nous conduire, même si la charge était lourde, si ses chevaux peinaient, il était joyeux, il chantait, il disait : «Une fois l'an c'est rien, et puis avoir d'un coup tant de jolies femmes qui me suivent...» Mémé rougissait à tous les coups et refusait son aide pour monter. Il nous soulevait en rigolant : «Hop mes petites plumes, en avant pour le grand voyage !» Les étoiles accouraient des quatre coins du ciel pour contempler, écarquillées, l'attelage enchanté. Mémé, penchée par-dessus bord, tapait sur la casquette à grand-père, lui donnait ses dernières instructions, comme si elle partait pour toujours, comme si la terre allait, sans elle, arrêter de tourner. Elle lui distillait mille recommandations de prudence : «Bonjour à la famille...» Il aurait voulu, elle aurait voulu, se donner quelque chose encore, un fruit, un peu d'eau, soudain c'était le départ.
Les poissons, bousculés dans leurs bacs ruisselants de glace, percés de trous, accompagnaient le mouvement d'une clameur d'odeurs. Tous les deux réalisaient que ça y était, et pourtant, ils avaient tant à se dire. Tous les ans au mois de juin, «Prends soin de mes femmes, poissonnier», elles étaient toutes là, l'élue et les suivantes. Vite on disparaissait dans la nuit, on voyait la tache claire de la casquette, la main s'agitait comme un engoulevent ; l'air vif doux, embaumait, malgré les poissons, on le sentait, toute la plaine embaumait. On l'aurait traversée avant le lever du jour.
Dix heures pour arriver là-haut.
C'était connu sur le marché, le poissonnier, c'était lui qui venait du plus loin, il arrivait le dernier, c'était la ruée.
Poune était toute petite avec ses boucles noires, sa bouche adorable de bébé rieur. On me disait toujours : «Elle est à plaindre», alors je la plaignais.
Je m'attendais à chaque instant à la voir éclater en larmes, c'était de rire, invariablement, qu'elle éclatait. Moi ça me laissait perplexe, c'est vrai, à chacun ses raisons, mais elle m'en donnait pas beaucoup des raisons de la plaindre.
Je scrutais ses yeux jamais humides sauf d'avoir trop ri... Elle y mettait vraiment pas du sien.


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