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.. Ecoute la pluie

Couverture du livre Ecoute la pluie

Auteur : Michèle Lesbre

Date de saisie : 10/05/2013

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Sabine Wespieser éditeur, Paris, France

Collection : Littérature

Prix : 14.00 €

ISBN : 9782848051345

GENCOD : 9782848051345

Sorti le : 07/02/2013

Une jeune femme s'apprête à rejoindre son amant dans un hôtel du bord de mer. Encore sur le quai de métro, rêveuse, elle y est déjà. C'est alors qu'un vieil homme la fixe un bref moment, interrogatif et serein, il lui sourit, se retourne et se jette sur la voie. Le choc est immense, bouleversée, elle se lance dans une errance sans fin dans les rues de Paris par cette nuit d'orage et de pluie. Enfermée dans ses interrogations le temps de l'explosion de cette orage, elle revient sur son histoire mais aussi sur celui de cet anonyme : pourquoi a-t-il croisé sa route, par hasard, vraiment ? Pour le savoir, elle se retourne sur son passé, sur notre passé, pour tenter d'identifier les évènements historiques ou intimes qui ont influé sur leur existence, qui les ont amenés sur ce quai, à cet instant précis. Saura-t-elle abandonner cet homme et s'affranchir de cette rencontre ? En un instant la mort et l'amour se sont heurtés, et l'auteur revient sur ses rencontres amoureuses. Elle ne pourra pourtant trouver les mots pour expliquer à son amant, photographe de l'éphèmère, les raisons de son retard et de son absence à leur rendez-vous. Un roman aussi dense que succinct avec l'écriture minimaliste et précise de Michèle Lesbre, son extrême justesse dans les descriptions, son art de décrire un monde qui bouge et qui gronde tout en donnant l'impression de calme et d'immobilisme mais aussi son extrême aptitude à installer une atmosphère très personnelle que l'on retrouve avec tant de plaisir de livres en livres.


"Où es tu dans l'instant même où je pense à toi, à qui parles tu ?
Le rendez-vous est pris Hôtel des Embruns. Elle va prendre le métro pour s'y rendre.
Elle " était dans la parenthèse de l'attente".
Un vieil homme sur le quai tenait une canne. Leurs regards se croisent, ils se sourient.
"Il y avait dans son sourire l'esquisse d'une certitude dont je voulais qu'elle nous ressemble dans ce moment un peu trouble de notre histoire".
La rame arrive. Le vieil homme se tourne vers elle avec ce même sourire et saute sur les rails avec légèreté.
L'avenir de notre personnage bascule.
L'incertitude et le passé l'assaillent.
Une déambulation sans but dans Paris est son seul pis-aller.
Nous lecteurs, sommes subjugués par le style de Michèle Lesbre qui nous emporte.
J'AI COMMENCÉ CE LIVRE HIER SOIR, IL ÉTAIT FINI HIER SOIR.
Aujourd'hui je le relis, je savoure.


Un vieil homme se jette sous les roues du métro après avoir souri à une femme sur le quai. Ce sourire fait tout basculer. Au lieu de rejoindre l'homme qu'elle aime au bord de la mer, elle erre dans les rues de Paris au fil des souvenirs qui remontent.
Encore une fois, Michèle Lesbre nous offre un roman fort, dans une langue limpide qui nous interroge sur la vie, les souvenirs et notre place dans le monde qui nous entoure.


  • Le courrier des auteurs : 16/02/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis une femme qui écrit des romans et des récits. Mon dernier roman vient de paraître, Écoute la pluie, aux éditions Sabine Wespieser.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le désir et l'urgence de vivre.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Nous devons inventer autre chose, je veux autre chose parce que nous sommes vivants ?»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Quelques notes d'Erik Satie.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Le plaisir de la lecture j'espère, et puis l'échange.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Je n'ai aucun rituel, j'écris à n'importe quelle heure, plutôt dans le silence mais pas forcément, et parfois ailleurs que chez moi.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
C'est très différent d'un livre à l'autre, il n'y a rien de répétitif et c'est parfois inattendu.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescente «un jour j'écrirai des livres» ?
Enfant, écrire était mon endroit intime, de toutes petites choses, des mots, des balbutiements. Je ne me suis jamais dit «un jour je serai écrivain», mais c'était peut-être là, déjà.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lectrice) ?
Mes premiers émois littéraires furent je crois Le Grand Meaulnes, Claudine à l'école, Les Hauts de Hurlevent, j'avais alors 7 ou 8 ans, je me souviens de mes larmes, de mes passions pour ces livres. Et ensuite j'ai eu tant de grands bonheurs de lecture, j'ai dévoré les livres, toujours, aujourd'hui encore bien sûr.

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
À tenter d'ouvrir, de proposer des chemins de traverse, à entendre le monde à travers d'autres langues... Mais il faut toujours rester modeste.

11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
Avant de m'installer quelque part, je cherche la librairie et le cinéma, en leur absence je vais ailleurs.


  • Les présentations des éditeurs : 16/02/2013

«Puis le ronflement sourd de la rame qui s'approchait à grande vitesse a provoqué un frémissement parmi les rares voyageurs. Le vieil homme s'est tourné vers moi avec toujours ce sourire limpide, j'ai cru qu'il allait me demander quelque chose, mais il a sauté sur les rails comme un enfant qui enjambe un buisson, avec la même légèreté.»

Avant que le vieil homme ne se jette sur la voie en lui adressant son dernier sourire, la narratrice partait rejoindre l'homme qu'elle aime à l'hôtel des Embruns. Le choc a fait tout basculer. Plutôt que d'aller à la gare, elle s'enfonce dans les rues de Paris pour une longue errance nocturne sous l'orage. Revenue chez elle au petit matin, toujours incapable d'expliquer à son amant pourquoi elle n'était pas au rendez-vous, elle murmure à son intention le récit de sa nuit blanche. Lui, le photographe pour qui les mots ne sont jamais à la hauteur, sera-t-il capable de comprendre l'énigmatique message qu'elle finit par lui laisser : «Écoute la pluie» ?
Avec ce roman dense et bouleversant, Michèle Lesbre poursuit une oeuvre lumineuse qu'éclaire le sentiment du désir et de l'urgence de vivre.

Son douzième livre a été inspiré à Michèle Lesbre par le «petit monsieur de la station Gambetta» à qui est dédié Le Canapé rouge (Sabine Wespieser éditeur, 2007). En même temps que ce nouveau roman, reparaît un récit publié pour la première fois en 2001, hommage à un autre disparu, Victor Dojlida, une vie dans l'ombre.
L'essentiel de l'oeuvre de Michèle Lesbre, qui vit à Paris, est réuni dans le catalogue de Sabine Wespieser éditeur.



  • La revue de presse Christine Ferniot - Lire, avril 2013

Mélancolique et pourtant volontaire, Michèle Lesbre écrit des odes minuscules à la vie, sa fragilité et ses mystères. Elle nous murmure qu'il faut réinventer les gestes et les mots et nous propose des rendez-vous inattendus et enchanteurs dans chacun de ses livres...


  • La revue de presse Michel Abescat - Télérama du 13 mars 2013

Il y a des romans, comme celui-ci, qui vous submergent, vous touchent au plus intime, vous soufflent entre les lignes des mots essentiels, font surgir de vieilles images enfouies, et des larmes, comme «une pluie intérieure». Michèle Lesbre poursuit, avec ce douzième roman, un texte qui n'en fait qu'un, une longue confidence pleine de pudeur et de fracas...
Et la volonté, constante, obstinée, de ne jamais renoncer. A vivre, à aimer, à se tenir debout. A l'instar de cette femme, surprise sur un quai de métro.


  • La revue de presse Macha Séry - Le Monde du 7 février 2013

Ecoute la pluie, le douzième livre de Michèle Lesbre, entonne le refrain des thèmes chers à la romancière : l'ombre portée de l'Histoire, l'empreinte indélébile laissée par les lieux et les cieux, les années qui dissolvent l'espérance, le fait aussi qu'il n'est jamais trop tard. Il y a là une magnifique justesse de ton qui tient à la retenue autant qu'à l'aveu. Une écriture simple et évidente, un précipité chimique dont les effets se prolongent, une fois le roman achevé.


  • Les courts extraits de livres : 16/02/2013

Lorsque j'ai jeté un oeil sur ma montre, hier soir, il était grand temps que je quitte l'agence. J'ai couru jusqu'à la station de métro, je ne voulais pas rater le train pour te rejoindre à l'hôtel des Embruns. Je pensais que, de ton côté, tu étais peut-être sur le chemin de la gare de Nantes. J'essayais de t'imaginer, sac noir sur le dos et petite valise. Depuis que nous ne vivons plus dans la même ville, quelques terrains vagues se faufilent entre nous, ceux de nos imaginaires, qui parfois me font peur. Où es-tu dans l'instant même où je pense à toi, à qui parles-tu ? Pourtant j'aime ces zones d'ombre, elles nous permettent de ne pas laisser l'ennui et l'habitude nous grignoter peu à peu.
Sur le quai du métro, il n'y avait que quelques voyageurs et un vieil homme près duquel je me suis arrêtée. Il portait un imperméable beige et tenait une canne. Sur l'autre quai, une publicité pour des sous-vêtements masculins révélait le corps lisse et hâlé d'un jeune athlète, peut-être ai-je un souvenir précis de cette affiche à cause du petit homme voûté, de sa canne, de ce face-à-face insolite.
J'attendais la prochaine rame de métro. Sur le mur de faïence, des traces de sang séché dessinaient un relief sauvage où se lisait la violence ordinaire. Il me semble maintenant que le vieil homme, l'affiche et les traces de sang, cette proximité hasardeuse, annonçaient ce qui allait advenir quelques secondes plus tard, mais dans l'instant je n'ai rien perçu de cette menace, j'étais dans la parenthèse de l'attente, j'avais ce train à prendre pour te rejoindre, j'étais déjà un peu en retard.
A un moment, mon regard a croisé le sien. Il m'a souri, je lui ai souri aussi. Il avait une allure assez délurée malgré la canne et sa voussure, une sorte d'élégance fragile, quelque chose de désuet mais de charmant. Je m'en amusais, et puis j'ai pensé à toi, à nous, à notre rendez-vous. Il y avait dans son sourire l'esquisse d'une certitude dont je voulais qu'elle nous ressemble dans ce moment un peu trouble de notre histoire. Son corps paraissait flotter sous l'imperméable. J'ai pensé au jour où nous aurions son âge, à un temps que j'espérais infiniment long, à nos projets de voyage, à l'odeur un peu sucrée de ta peau.
Puis le ronflement sourd de la rame qui s'approchait à grande vitesse a provoqué un frémissement parmi les rares voyageurs. Le vieil homme s'est tourné vers moi avec toujours ce sourire limpide, j'ai cru qu'il allait me demander quelque chose, mais il a sauté sur les rails comme un enfant qui enjambe un buisson, avec la même légèreté.
Des cris se sont mêlés au bruit strident des freins, l'imperméable beige a disparu sous la première voiture, le conducteur a jailli de sa cabine et s'est jeté contre un mur en sanglotant. Tout s'est figé. Une appréhension collective, un effroi tenaient les corps debout avant de les abandonner à l'hystérie. J'ai couru vers la sortie et encore dans la rue, jusqu'à ne plus pouvoir respirer.


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