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.. La guerre des saints

Couverture du livre La guerre des saints

Auteur : Michela Murgia

Traducteur : Nathalie Bauer

Date de saisie : 09/02/2013

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Cadre vert

Prix : 15.00 €

ISBN : 978-2-02-109861-7

GENCOD : 9782021098617

Sorti le : 03/01/2013

Michela Murgia, auteure du très réussi Accabadora nous revient avec un nouveau roman. Le fond de l'histoire est semblable au précédent : comment les liens de l'amitié peuvent être tout aussi forts que les liens du sang.

Maurizio passe toutes ses vacances dans le village de Crabas chez ses grands-parents. Fils unique vivant au milieu des champs, ces semaines sont l'occasion de se faire des copains, de rompre avec sa solitude et d'être totalement intégré à cette communauté vivant au rythme de la vie de l'église. Jusqu'au jour où le diocèse décide de créer une deuxième paroisse dans le village...

Comme dans Accabadora, Michela Murgia décrit à merveille la vie d'un village sarde, les journées des enfants, les parties de pèche, les légendes des vieux assis sur des strapontins devant leur porte...

Une pépite à dévorer !


Partager le jeu : voilà l'expression clé de ce nouveau roman de Michela Murgia. Nous retournons en Sardaigne, où cette fois nous découvrons l'importance des Saints et des paroisses dans la vie quotidienne de cette île où la population partage un "nous" identitaire fort. Maurizio y vient chaque été, et puis un jour en devient même résident à l'année car ses parents sont partis sur le continent, et le grand père n'imagine même pas que son petit fils puisse les suivre ! Alors l'amitié de Maurizio avec ses camarades se fait plus intense et enfin ils vont "partager le jeu" tous les jours, jusqu'à ce qu'une division s'impose du fait de la création d'une seconde paroisse dans la ville. Chacun choisira son camp ! Michela Murgia nous offre "une guerre des boutons" sarde, où la malice le dispute à l'analyse fine des moeurs de cette île.


  • Les présentations des éditeurs : 09/02/2013

Chaque année, Maurizio passe les vacances d'été chez ses grands-parents à Crabas, un village sarde. En compagnie de Giulio et de Franco Spanu, il y goûte l'amitié et la vie de la communauté qui, en ces lieux, se conjugue à la première personne du pluriel. Ensemble ils multiplient les aventures rocambolesques dans les rues ou sur les rives de l'étang, la fronde au poing, ne se calmant qu'à la nuit tombée pour écouter les histoires de fantômes et de créatures fantastiques que distillent les vieillards, assis devant leurs portes. Mais un jour, une annonce en apparence anodine - la fondation d'une nouvelle paroisse - fait voler en éclats la sérénité des habitants, les divisant en deux factions ennemies et les plongeant dans un terrible conflit qui culminera le jour de Pâques, lors de la traditionnelle procession de la Rencontre. Enfants de choeurs, les trois amis en deviendront malgré eux les acteurs.
À la fois drôle et profond, ce roman d'apprentissage, qui adopte le rythme rapide des équipées malicieuses des trois garçons, est aussi un hymne à l'amitié dont les liens sont souvent plus forts que ceux du sang.

Michela Murgia est née à Cabras en 1972. Son premier roman, Accabadora, a obtenu le Prix Page des libraires 2011. Ses livres sont traduits dans de nombreuses langues.



  • La revue de presse Philippe-Jean Catinchi - Le Monde du 17 janvier 2013

Avec " La Guerre des saints ", la romancière Michela Murgia poursuit l'exploration quasi ethnologique de la culture et de la langue. A l'origine, La Guerre des saints n'était pas un roman. Seulement le récit d'un événement local, à peine notable - une double procession lors d'une fête paroissiale qui met théâtralement au jour la scission d'une communauté villageoise en Sardaigne. Le texte de Michela Murgia, paru dans le quotidien italien Corriere della Sera à l'été 2011, a séduit tant le public qu'Enaudi, l'éditeur turinois de la jeune romancière. A tel point que l'on pressa aussitôt la jeune femme de développer l'évocation de la fracture, située au lieu, Cabras, un gros bourg rural (" neuf mille âmes ") de l'Oristano, dans l'ouest de l'île, et au temps mêmes de la naissance de l'écrivain (1972). L'Incontro parut quelque mois plus tard, offrant un long prologue inédit d'une confondante justesse...
Dans la première partie du roman, venue compléter le duel des processions, c'est la communauté vue par le jeune Maurizio qui nous est proposée. Avant qu'il ne participe à ce monde qui l'accueille le temps des vacances d'été, il l'observe, le décode, captivé. Impatient d'entrer de plain-pied dans le cadre. Aussi est-ce à travers ce que l'enfant comprend que se joue la véritable appartenance. Celle qui fait le socle, discrimine le " nous " du " eux ". Là, tous les poncifs volent en éclats.


  • La revue de presse André Clavel - Lire, janvier 2013

Dans La Guerre des saints, roman tiré d'une histoire vraie, Michela Murgia évoque les bondieuseries et les diableries d'une petite ville de Sardaigne...
Tirée d'une histoire vraie, la brève comédie de Michela Murgia est un régal, dans une Sardaigne oubliée dont elle ressuscite les rituels et les divines chamailleries sans en perdre la moindre miette. Sous le signe de la tendresse, avec la grâce fantasque d'un Calvino ou d'un Camilleri.


  • Les courts extraits de livres : 09/02/2013

Prologue

Nous avons joué dans la même rue.
C'est ainsi qu'on devient vraiment frères et soeurs à Crabas, étant donné que naître de la même mère n'a jamais apparenté quiconque, pas même les chats. Que soit toujours béni le respect pour la chair de notre chair, mais la rue et le fait d'avoir joué ensemble offrent aux enfants un lien de parenté plus étroit, qu'ils n'oublieront pas à l'âge adulte. Il n'y a rien d'intuitif dans la génération : le sang suit des parcours troubles, et aucun gamin ne peut imaginer que partager le nom d'un père suffit pour revendiquer une semence commune.
Comment on naît, voilà une des questions qu'il est besoin de se faire expliquer plusieurs fois, et c'est sans doute pour ce motif que nombre d'adultes s'efforcent leur vie durant de se libérer de liens de parenté fortuits en s'en créant d'autres par de purs actes de volonté. Des témoins de mariage sont ainsi élevés au rang de frères et de soeurs. Les parrains et les marraines des enfants, promus membres de la famille d'occasion. Des compères et des commères naissent au début de chaque été, la nuit de la Saint-Jean, quand l'île entière brille de feux à sauter main dans la main afin de conquérir une fraternité qui ne soit redevable à aucune mère. Des arbres généalogiques surgissent sans cesse du feu, du vin, de la faute et de l'eau bénite. Pourtant, ces rituels millénaires eux-mêmes ne parviennent pas à engager la mémoire du coeur aussi efficacement que les jeux que les enfants célèbrent dans la rue.
Aucune famille ne l'emportera jamais sur les après-midi d'été ensoleillés au cours desquels on a réussi à marquer son premier but parmi les cris des copains, ou libéré avec eux une libellule gigantesque entrée par mégarde dans un filet à papillons. Et la voix de son propre sang est vaine face à la certitude d'avoir fait saigner involontairement le genou d'un ami. Jamais un Noël parmi les siens ne rivalisera intimement avec le souffle du vent sur le visage lorsqu'on dévale une pente à vélo sans les mains; avec le reflet d'une natte sombre se balançant dans le dos de la fillette la plus jolie ; ou encore avec la honte cuisante d'un magazine pour adultes trouvé au milieu des broussailles et feuilleté en bande dans un silence hagard. C'est dans ces virginités perdues que résident le pacte secret des vrais complices, le pouvoir normatif des premières certitudes communes, devant lesquelles il n'y a pas de famille qui puisse revendiquer de droits plus importants.
C'est ainsi qu'on entend dans les bars certains adultes, des hommes mille fois faits et défaits par la vie, se vanter encore des liens que la rue de leur enfance a créés entre eux - nous avons partagé le jeu - comme s'il s'agissait d'un pacte respecté.


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