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.. California dream

Couverture du livre California dream

Auteur : Ismet Prcic

Traducteur : Karine Reignier-Guerre

Date de saisie : 15/03/2013

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Editions les Escales, Paris

Prix : 22.50 €

ISBN : 978-2-36569-015-7

GENCOD : 9782365690157

Sorti le : 03/01/2013

Ismet s'est installé aux États-Unis, en Californie. Mais il demeure encore en Bosnie ("Une face (A)méricaine et une face (B)osniaque."), pour toujours et n'oublie pas la guerre ("Je compris que celui qui allait se lever pour monter dans l'avion à destination de Los Angeles serait un homme en route pour son avenir, tandis qu'un certain Ismet de dix-huit ans resterait dans une ville assiégée, prisonnier d'une guerre sans fin."). Son récit tant dans sa forme que dans son contenu le démontre. Cet exil ("...les régimes se succèdent, aucun ne dure, mais tous poussent à la fuite.") restera douloureux, mais il saura nous le livrer avec humour et fougue. Il revient sur sa rencontre à Zagreb avec Asmir, ce fou, qui lui ouvre un peu involontairement les portes du théâtre et d'une autre vie, loin des cigarettes de sa mère mais surtout lui donne les clés pour rejoindre la Californie. Un texte à la structure inventive et rythmé sur la guerre, l'exil mais aussi dans ce cadre, le long chemin d'un jeune vers le monde adulte.


A 18 ans, le quotidien d'Ismet n'est fait que des cigarettes vénérées par sa mère, de l'aveuglement acharné de son père, de l'orgueil puéril de ses amis, et de bombes qui mettent trois secondes à atteindre la ville. Jusqu'au jour où il rencontre Asmir, anticonformiste et visionnaire, complètement dingue en fait, affublé d'un acolyte insolite, Bokal, roi des pique-assiettes, prince des menteurs en tous genres. Ils sont à la tête d'une troupe de théâtre et prennent, bien malgré eux, Ismet sous leur aile. Celle-ci se trouve invitée à un festival en Écosse. Il n'en faut pas moins à la famille d'Ismet pour y voir une éventuelle fuite vers la Californie, où un oncle ainsi que de sérieuses études l'attendraient. Là- bas, il devient Izzy, mais il n'oublie rien, couchant tout sur papier. Mêlant histoire intime et Histoire universelle, anecdotes réelles et incidents vraisemblables, il devient étranger aux autres et à lui-même. L'écriture lui sera-t-elle vraiment salutaire ? Pour son premier roman, qu'il avoue d'inspiration autobiographique, Ismet Prcic n'a pas choisi la facilité. Développant une tension dramatique très subtile, son roman se déploie insidieusement et toujours crescendo. A la fois drame familial ubuesque, récit d'initiation primesautier et témoignage historique implacable, Ismet Prcic livre un roman total qui aborde aussi bien les relations mère-fils, les premiers émois amoureux que les problèmes d'immigration ou encore les chocs post-traumatiques. Mais surtout son intrépide plume ne décrit pas le monde, elle le déréalise, et soudain, la candeur et les illusions ont disparu. Finalement dans un roman non dénué d'humour mais qui fait néanmoins la part belle aux mensonges et aux faux-semblants, il affuble son héros d'autant de visages qu'il donne de possibles fins à ce voyage bouleversant. Entre verbe efficace, et sens du suspens insoutenable, avec California Dream, Ismet Prcic livre un page turner haletant qui ne vous lâchera pas... trois secondes !


Grandir dans un pays en guerre, tel est le lot du jeune Ismet dans la Bosnie des années 1990. Malgré les bombes le rationnement, les coupures d'électricité, il s'efforce d'avoir une adolescence normale en allant au lycée, en ayant une petite amie et surtout en faisant du théâtre dans la troupe de son ami le fantasque Asmir. C'est grâce à l'art dramatique qu'il quittera la Bosnie d'abord pour l'Écosse puis pour la Californie. En Amérique il se sent apatride, où qu'il aille les souvenirs de son pays natal le hantent, lui posant sans cesse cette questions : «qui suis-je ?». Sur les conseils du docteur Cyrus il se met à écrire consignant ses songes et ses réflexions, de ses jeux d'enfants à ses premiers émois amoureux en passant par le destin fantasmé de celui qu'il a croisé à l'armée, Mustapha, qui pourrait bien être son alter ego. Dans son premier roman d'inspiration autobiographique, Ismet Prcic nous fait souvent sourire, parfois pleurer et trouve les mots justes pour traduire la douleur de tous les exilés.


Ismet est un jeune homme qui a fui sa Bosnie natale en proie aux conflits sanglants. Il est parti tenté sa chance en Californie mais il reste hanté jour et nuit par son passé. Par la guerre qu'il côtoie sans même s'en rendre compte depuis l'enfance. Par sa mère dépressive. Par ses amis semés au gré des voyages. Par les rencontres qu'il a faites, par un certain Mustafa...
Notre héros est tiraillé entre deux identités, entre "sa face A(méricaine) et sa face B(osniaque)".
Grâce à un procédé narratif remarquable, Ismet Prcic nous perd entre deux mondes et nous offre un récit puissant sur les souffrances de l'exil.


  • Le courrier des auteurs : 09/02/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Une grande voyageuse qui a fait escale en Bosnie le temps de traduire ce livre.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'adolescence, la guerre et l'exil.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Comment expliquer que j'existe à la fois dans le présent et dans le passé, que je vive à la fois dans la réalité et dans l'illusion de la réalité ?» (page 54)

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Un album de Goran Bregovic. Ou une ballade de Tom Waits : sa voix cassée, sa tendresse et sa mélancolie collent à merveille avec l'Amérique que découvre le jeune héros après avoir fui la Bosnie en guerre.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La voix intérieure d'Ismet, le jeune héros : tantôt lucide et malicieuse, tantôt rageuse, elle nous entraîne dans un voyage déjanté entre une Bosnie assiégée et une Californie de pacotille. Une version surchauffée de l'American Dream que je ne suis pas prête d'oublier !


  • Les présentations des éditeurs : 09/02/2013

Un des meilleurs livres de l'année selon The New York Times, Prix du meilleur premier roman du Los Angeles Times, une oeuvre coup de poing à l'humour décapant, qui nous entraîne des abris antiaériens de Tuzla au ciel trop bleu de la côte Ouest. L'incroyable odyssée d'un jeune Bosniaque qui rêvait de la Californie...

À 18 ans, entre deux alertes à la bombe, Ismet a trouvé un moyen de fuir la guerre : le théâtre. Et, quand sa troupe est invitée en Écosse, il réussit à quitter le pays. Destination finale : la Californie.

Là-bas, Ismet devient Izzy, tout en restant hanté par ceux qu'il a laissés. Il se met alors à écrire, à tout écrire : de ses jeux d'enfant obsédé par les ninjas au cheddar offert à son arrivée sur le sol américain, de la visite médicale où il croise un certain Mustafa au destin qu'il imagine à ce jeune homme resté en Bosnie, envoyé au front et blessé...

Déchiré entre sa face A(méricaine) et sa face B(osniaque), Ismet porte un roman aussi beau que bouleversant sur une jeunesse en temps de guerre et la douleur de l'exil.

«Impressionnant, inventif, bousculant les conventions, un roman troublant et puissant à la fois.»
The New York Times

Né à Tuzla en Bosnie en 1977, Ismet Prcic a émigré aux États-Unis en 1996. Diplômé de théâtre de l'université de Californie, auteur de nombreuses pièces et professeur de théâtre, il a travaillé comme réalisateur et acteur partout dans le monde. Ismet Prcic vit actuellement avec sa femme à Portland, dans l'Oregon. Son premier roman, California Dream, est d'inspiration autobiographique.



  • La revue de presse Stéphanie Dupays - Le Monde du 24 janvier 2013

Réfugié aux Etats-Unis, Ismet Prcic reste hanté par ce qu'il a vécu en ex-Yougoslavie. Ecrire lui évite la folie...
'il est tenté par une fuite supplémentaire, le narrateur, refusant de s'apitoyer sur ses blessures, choisit finalement de recoller les morceaux de son identité en entreprenant une autre odyssée, celle de l'écriture, suivant ainsi les conseils du docteur Cyrus : " Nous sommes tous les héros de ce tissu de conneries (...). Arrêtez de vous prendre la tête avec ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas : vous allez devenir dingue. Contentez-vous d'écrire mais écrivez tout. " La thérapie engendre ce roman autobiographique foisonnant qui frappe autant par sa puissance imaginative que par son réalisme...
Il signe là un roman impressionnant. Sa façon de déstructurer la langue, la logique et la chronologie peuvent désarçonner. Mais comment pourrait-on écrire autrement sur l'horreur, si l'on pense avec le narrateur que, pour ceux qui ont connu la guerre, " le chaos est une forme de normalité. Et la normalité - la vraie - se révèle éphémère et artificielle ".


  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 23 janvier 2013

C'est l'histoire d'un homme qui ne sait pas s'il est mort ou vivant. Ni s'il s'appelle Ismet ou Mustafa. Ni s'il est de Tuzla ou de Los Angeles. Un homme fou de théâtre et d'écriture, obsédé par l'impression d'avoir «deux cerveaux, deux conceptions du monde, deux regards sur tout. Une face A(méricaine) et une face B(osniaque)». Ce doute le rend fantasque, excessivement imaginatif, aux aguets nuit et jour. La mélancolie, la nostalgie, le vague à l'âme ? Connaît pas. La vérité se niche dans le mouvement, elle se saisit au vol, à l'arraché. Il faut courir, à bout de souffle, comme un chien fou, pour savoir qui l'on est. Telle est la certitude d'Ismet Prcic, qui signe un premier roman aussi haletant que tonitruant, d'inspiration fortement autobiographique.


  • Les courts extraits de livres : 09/02/2013

Extrait du carnet I : la fuite,
d'Ismet Prcic

Pendant la guerre, quand son pays avait le plus besoin de lui - de son corps comme bouclier, de son doigt pressé sur la gâchette pour défendre les frontières, de sa santé mentale et de sa part d'humanité pour les offrir en sacrifice aux générations à venir, besoin de son sang, aussi, pour fertiliser le sol natal -, en ces temps d'urgence et de nécessité, l'entraînement de Mustafa ne dura que douze jours. Douze jours pour se préparer à intégrer les unités spéciales de combat. Douze jours au cours desquels il effectua très exactement vingt-quatre fois le parcours d'obstacles ; lança six fois de fausses grenades à travers un gros pneu à plus ou moins grande distance ; s'entraîna à tirer avec un fusil à air comprimé pour ne pas gaspiller de vraies balles ; et fut, au moins une fois, jeté au sol, roulé dans une couverture et passé à tabac par ses pairs pour avoir parlé dans son sommeil. Douze jours pour accomplir un nombre incalculable de pompes, de tractions, de sauts, de bonds et de roulades, enchaînés et répétés à l'infini, non pour le rendre plus fort, mais pour l'abrutir à tel point que le sergent instructeur puisse, le moment venu, lui inculquer le bien-fondé de la hiérarchie militaire et faire de lui un combattant efficace, trop terrifié pour désobéir - un soldat qui crèverait quand on lui dirait de crever.
Au bout d'un moment, on lui apprit à manier de vraies armes. «Ça, c'est un Uzi. Et voilà comment ça marche... On n'en a pas, alors, oublie. Ça, c'est un lance-roquette antichar. Et voilà comment ça marche... On n'en a qu'un petit nombre et on les confie à des gars qui savent déjà s'en servir. Toi, t'auras jamais l'occasion d'en avoir, alors, oublie...» - et ainsi de suite.
L'instructeur ès armes blanches lui montra où et comment enfoncer, selon le but recherché, la lame dans la silhouette humaine tracée sur le sac de sable pendu devant lui. L'instructeur ès mines lui expliqua comment poser des mines antipersonnel et antichar, et fit l'éloge de leurs charmes mortifères. Le médecin militaire avala une gorgée d'alcool de prunes et décréta que la guerre était une gigantesque merde dans laquelle lui, Mustafa, n'était qu'un fétu de paille, puis il lui conseilla de ne pas remettre les pieds dans son cabinet à moins d'avoir une blessure si large qu'il pourrait faire du kayak dedans.
Et ce fut tout.
Avant de partir, il hérita comme tout le monde d'une kalachnikov, d'une cartouche de munitions, d'une grenade et d'un couteau. Pour que ses supérieurs décident de l'affectation la mieux adaptée à son cas, on l'envoya d'abord au front avec l'armée régulière, histoire de lui montrer ce que la guerre pouvait offrir quand elle ressemblait à ce qu'on lit dans les manuels. Après ça, il intégra les unités spéciales de combat.


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