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.. L'autre langue à portée de voix

Couverture du livre L'autre langue à portée de voix

Auteur : Yves Bonnefoy

Date de saisie : 30/03/2013

Genre : Littérature, essais

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Librairie du XXe et du XXIe siècles

Prix : 25.00 €

ISBN : 9782021081947

GENCOD : 9782021081947

Sorti le : 21/02/2013

Essai sur la traduction de la poésie. Toute personne s'y étant livrée en connaît la complexité : tâche immense où le traducteur doit lui aussi se faire poète et créateur. Ce sujet a été fort peu traité mais rompu à l'art de la traduction, l'auteur vient combler ce manque en insistant sur la spécificité du langage poétique et celle de chaque langue. On y lira comment le latin l'encouragea tôt à la poésie, comment sa connaissance enrichie notre rapport à la langue et nous entraîne bien au delà du mot écrit. Dans un autre chapitre il oppose l'anglais, dont les mots sont pour lui "proches de la musique" à ceux du français qui invitent davantage à la pensée. Plus loin nous ferons une incursion dans l'art japonais du haïku dans lequel "l'infini est marié à la parole". Pour tout cela et beaucoup d'autres raisons nous nous demanderons "la neige tombe-t-elle semblablement dans toutes les langues" ?


  • Les présentations des éditeurs : 04/03/2013

La neige tombe-t-elle semblablement dans toutes les langues ? Peut-être faudrait-il pour cela que les mots aient de l'une à l'autre de celles-ci les mêmes façons de se rencontrer, de s'unir ou de s'éviter, de se faire grands tourbillons ou légères virevoltes, minutes d'agitation suivies d'instants où le ciel paraît immobile, après quoi ce sont de brusques lumières. Et comme ce ne peut être le cas, si variés étant les idiomes qui se partagent la terre, il est vraisemblable que nos diverses cultures n'ont jamais tout à fait les mêmes neiges.

Chaque langue a son idée de la neige. Et je me pose cette question : ces perceptions de la neige qui peuvent donc être différentes et sans doute même, en des cas, difficilement compatibles - la neige traversée dans l'Himalaya par un moine tibétain aux pieds presque nus, celle de nos enfants à leurs jeux, bien couverts de grosse laine - s'avoisinent-elles, parfois, ont-elles alors les unes avec les autres la même sorte de rapports qu'ont entre eux - très vifs, on dirait confiants - les flocons que rapproche une ombre de vent dans un instant de lumière ? Penchée chacune au balcon de sa propre langue, se tendent-elles parfois la main ?

Y. B.

Yves Bonnefoy est professeur au Collège de France. Il a notamment publié, dans «La Librairie du XXIe siècle», Lieux et Destins de l'image (1999), L'Imaginaire métaphysique (2006) et Notre besoin de Rimbaud (2009).


  • Les courts extraits de livres : 04/03/2013

L'autre langue à portée de voix

Je ne cesse de m'étonner que dans les réflexions sur la traduction, qui sont pourtant très diverses, le problème de la traduction de la poésie ne soit pas abordé comme il devrait l'être, c'est-à-dire par reconnaissance d'entrée de jeu que la parole en poésie est radicalement différente de toutes les autres et ne peut donc être traduite que d'une façon qui ait ses lois propres. Je suis tout aussi surpris de voir que l'on peut s'attacher avec grande sagacité, comme le fit Antoine Berman, à l'examen critique de la traduction de certains poèmes sans paraître penser que, pour apprécier ces transpositions dans une autre langue, il faille d'abord se poser la question de la nature propre du poétique.

Je ne doute pas, quant à moi, qu'il y ait une spécificité dans le projet de la poésie, dans sa relation aux mots, dans le texte qui résultera de sa mise en oeuvre, et par conséquent aussi dans la traduction que demandent les poèmes.

Dire cela, toutefois, c'est devoir d'abord m'expliquer sur ce que j'entends par poésie, car sans ce retracement je serais peu intelligible, d'autant que mon point de vue sur le poétique n'est pas des plus partagés. Mais cette pensée qu'il me faudrait exposer en préliminaire ne conditionne pas seulement la réflexion sur la traduction, l'intuition proprement poétique étant à l'origine de nombreux autres comportements ou entreprises dans l'activité artistique ou même d'autres régions de l'existence sociale, et je n'ai donc déjà eu que trop d'occasions de l'évoquer, de tenter de la résumer, et n'ai guère envie de me répéter encore. On trouvera bien assez de ces exposés dans ce livre, par exemple au début de «La traduction de la poésie», ou dans tout «Langue, verbe, parlar cantando». Plutôt me limiter à deux ou trois précisions dont l'une est rendue nécessaire par mon emploi, qui a varié, d'un mot qui est difficile.

Ce mot, c'est «dire». Dans une conférence déjà ancienne - «La communauté des traducteurs», à Arles, en 1996 -, j'ai parlé du «dire» du poème, pour dénommer la sorte d'enseignement que donne la poésie quant au rapport que l'être parlant devrait avoir avec soi, par transgression du discours dans lequel la pensée conceptuelle enferme la connaissance, aux dépens du savoir de la finitude. De la lecture d'au moins certains poèmes on recevrait l'injonction de songer à changer sa vie, avec une capacité accrue de percevoir ce qui est, ce qui vaut ; et cela, c'est bien une pensée, que l'on pourra méditer, le poème nous aura bien dit quelque chose. Cette idée du dire des poètes ne fait d'ailleurs que reprendre une vieille pensée, de longue date traditionnelle. Le poème donne à penser, comme s'il se voulait de lui-même pensée qui cherche à se dire.

Mais ce dire poétique n'est évidemment pas susceptible de se donner dans une formule, si bien qu'à travers les siècles c'est de toutes parts que la notion en a été élargie, au point de paraître contradictoire, à preuve le «dichtung» allemand, qui assume ces contradictions mieux qu'aucun concept de souche latine. Dire, oui, mais en imaginant, en se risquant dans des mythes, en se complaisant à des fables, en s'attardant à des désirs restés personnels, avec alors autant d'illusionnements parfois graves que d'apports de vérité. Le dire de la poésie, dans quel poème celle-ci aura-t-elle jamais trouvé les mots qui l'exprimeraient vraiment, la parole qui l'inscrirait dans la langue ? En fait, l'acte que serait le plein avènement à soi de la poésie est évidemment impossible ou à tout le moins inachevable. Et ce fait ne peut que rendre soupçonnables tout dire perçu dans un poème et l'idée même de la poésie comme dire, pour autant qu'on croie la trouver dans tel ou tel poème particulier.


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