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.. Coup de sang

Couverture du livre Coup de sang

Auteur : Enrique Serna

Traducteur : François Gaudry

Date de saisie : 25/04/2013

Genre : Erotisme

Editeur : Métailié, Paris, France

Collection : Bibliothèque hispano-américaine

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782864249115

GENCOD : 9782864249115

Sorti le : 04/04/2013

Splendeurs et misères de l'orgueil masculin.

C'est bien connu, l'homme a deux cerveaux : un petit et un gland. C'est le second qui mène nos trois protagonistes par le bout de la queue dans les rues de Barcelone : un mexicain soumis à la beauté d'une métisse égocentrique, un comptable traumatisé par un échec de jeunesse qui l'a rendu impuissant et un acteur de porno en fin de gloire qui a la mauvaise idée de tomber amoureux. Enrique Serna signe une comédie tragique, acide, aux rebondissements savoureux. Un roman truculent qu'on ne peut lâcher avant la fin.


  • Les présentations des éditeurs : 29/05/2013

Splendeurs et misères de l'orgueil masculin.
Soit un modeste garagiste mexicain quia plaqué femme et gosses pour suivre à Barcelone une bombe dominicaine, chanteuse de salsa, aussi irrésistible qu'assommante. Soit un séduisant quadragénaire catalan, dont les femmes sont folles, mais qui est encore puceau à 47 ans parce qu'il se croit impuissant et qui en désespoir de cause a recours au Viagra. Soit enfin, ou presque, un acteur porno argentin en fin de carrière qui perd tous ses moyens sur un tournage après être tombé raide amoureux d'une jeune et jolie étudiante qui le croit chercheur en génétique... Quand ces trois-là se croisent, avec quelques autres qui font, ou pas, dans la dentelle, le cocktail est explosif.
Coup de sang est une tragicomédie sexuelle débridée, crue, farcesque, panique, un vaudeville délirant qui risque de choquer les belles âmes, dans lequel Enrique Serna déploie toute sa verve caustique et son humour féroce, entre passions et pulsions, entre triomphes et fiascos. Peinture au vitriol de la sexualité contemporaine, portrait grinçant du macho, mais aussi de l'hystérique moderne, ce Coup de sang d'un des plus talentueux et singuliers écrivains d'Amérique latine est un roman crépitant de folies diverses et variées, dont la lecture réserve, jusqu'au bout, bien des plaisirs et des surprises.

Prix Antonin Artaud 2010

Enrique Serna est né à Mexico en 1959. Diplômé de lettres hispaniques, il a d'abord été rédacteur publicitaire, scénariste de telenovelas et biographe de stars, avant de se consacrer pleinement à la littérature. Il a obtenu le prix Mazatlán en 2000 et le prix Colima en 2004.



  • La revue de presse Macha Séry - Le Monde du 25 avril 2013

Le titre désigne à la fois l'engorgement des corps caverneux et l'accès de colère. Pourquoi ? Parce que l'appendice viril peut être le point d'origine d'une révolution existentielle...
La tumescence se marie ici à la romance. Il y a du drame dans les draps et une mystique du coït. Enrique Serna soutient la gageure de rendre un roman sur la jouissance masculine et ses grandes contrariétés universellement jouissif (oui, lectrices). C'est sublime et bouffon, attendrissant et ahurissant, pathétique et comique. Tant de gloires, tant de déboires !


  • Les courts extraits de livres : 29/05/2013

Bulmaro Diaz suspendit son manteau et ôta son écharpe avec un soupir d'amère résignation. Sur la table de la salle à manger, les assiettes sales du petit-déjeuner s'étaient ajoutées à celles du dîner. Il les porta avec répugnance à la cuisine et voulut se servir un café, mais l'évier débordait de vaisselle et il ne trouva pas une seule tasse propre. On ne pouvait pas vivre comme ça, merde ! Il y avait une mouche noyée dans un verre de Coca-Cola, des restes de fruits grignotés, des taches d'oeuf sur la grille de la cuisinière et un morceau de pain à la croûte moisie. Dans le vase du salon pourrissait un bouquet de camélias flétris dont la puanteur ammoniacale mêlée au remugle des cendriers emplissait l'air de miasmes irrespirables. Pour aérer cette atmosphère confinée il ouvrit la fenêtre qui donnait sur l'étendoir de l'immeuble. Mortifié par le coup moral qu'il venait de recevoir à la banque, il pensa que le chaos de ce dépotoir était un reflet fidèle de sa vie intérieure. Tout allait de travers, peut-être parce qu'il prenait des décisions hormonales au lieu de se servir de son cerveau. Oui, c'était douloureux, mais il devait le reconnaître : il ne tenait plus la barre et la perte de son libre arbitre avait laissé dans son âme une vacance de pouvoir qu'occupaient à présent le hasard et l'inertie.
Dans les toilettes, en ouvrant sa braguette pour uriner, il regarda avec haine le ravisseur de sa volonté. Tu vois, ducon ? lança-t-il en tirant le prépuce avec colère, à cause de toi, je vais perdre jusqu'à ma dernière chemise. Allez, lâche-moi cette pisse jusqu'à la dernière goutte et gaffe à pas m'asperger le pantalon. Comme ça, au repos, on dirait un gentil mouflet obéissant, mais je te connais bien : comme tous les gosses, tu es un tyran en puissance, à la moindre négligence tu fais un coup d'État. Dès que tu vois passer un joli cul dans la rue, tu te mets à hurler des ordres comme un adjudant : peloton, garde-à-vous ! Au pas de course jusqu'au précipice ! Tu as entendu ce qu'elle a dit, la sous-directrice de la banque ? Neuf mille euros pour cette putain de caution bancaire ! Cette vieille bique, on voit que personne lui a arrosé la touffe depuis l'époque de Franco. "Ce sont nos conditions, je ne peux pas les changer - elle a souri l'air teigneux -, signez ou partez, mais ne me faites pas perdre mon temps." L'agence immobilière m'oblige à déposer ce fric simplement pour avoir la possibilité de louer un logement minable. Si j'étais espagnol, ce serait une autre histoire, je n'aurais à verser que deux mois de loyer d'avance. Mais comme je suis un enfoiré de Mexicain, je prends jusqu'à la garde. Mais qu'est ce que je fous à Barcelone, à me faire discriminer et entuber ? Et toi, fais pas le sourd, réponds-moi : qu'est ce que je suis venu foutre ici ?
Il rentra son membre dans son pantalon et remonta sa braguette, mais il continua de l'affronter en pensée, comme cela arrivait depuis qu'il avait traversé l'Atlantique et que l'isolement avait commencé à l'étrangler. Je suis un bon mécanicien, je peux monter et démonter un moteur les yeux fermés. L'autre jour, j'ai réparé en un tournemain la Citroën de Deng le Chinois, alors que je n'ai pas d'expérience en voitures européennes. Mais avec toutes ces conditions abusives, je ne vais jamais pouvoir ouvrir un garage. Pour couronner le tout, hier l'euro est monté à 14 pesos, je suis en train de cramer les économies de toute une vie. Et tout ça parce que monsieur en pince pour une mulâtresse dominicaine. Elle n'était quand même pas époustouflante au point de tout sacrifier pour elle. Mais il t'a suffi d'avoir brusquement la trique pour m'obliger à tout larguer : pays, famille, boulot, dignité. Et moi j'ai été assez con pour t'écouter. À Veracruz j'avais l'affection de mes amis, une bonne épouse qui cuisinait comme un chef, mon garage commençait à bien tourner et comme là-bas l'argent rapporte, j'en avais même assez pour emmener les enfants en vacances à Disney World. En ce moment, ils doivent être dans le jardin, entourés de copains, avec mes shorts et ma bière bien fraîche, en train de manger un bon petit taco à la viande et au fromage. Et moi, je suis coincé dans cette souricière sinistre, avec vue sur un mur gris, où la tuyauterie éructe et où il n'y a même pas de penderie pour ranger les vêtements. Regarde un peu dans quoi tu es allé me fourrer. Et le comble, c'est que je dois laver le sol parce que Romelia ne va pas tarder à rentrer du gymnase et tu sais qu'elle se fout en pétard quand elle trouve de la saleté par terre. Un putain de larbin, voilà ce que je suis devenu. À force de balayer et de frotter j'ai un lumbago. Et sous le lit aussi, parce qu'elle est du genre à inspecter les recoins. C'est bien comme ça, patronne, ou il faut briquer un peu plus le carrelage ? Au Mexique, j'avais jamais touché un balai ni une poêle, pour ça, il y avait ma femme et la bonne. Elles étaient aux petits soins pour moi, parce que j'étais le seul à faire bouillir la marmite. Mais ici, on partage les tâches, et comme Romelia joue les féministes, elle ne daigne faire la vaisselle que lorsqu'elle est bien lunée. Bien sûr, toi tu es heureux, tu as droit aux gâteries, tandis que moi, je suis l'idiot qui se tape tout le boulot. Tu voulais un joli film, avec bulles de Champagne et promenades romantiques sur les Ramblas, pas vrai, ducon ? Eh bien, voilà ce que t'as : une cuvette d'eau sale et une serpillière.


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