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_ Le quatrième mur

Couverture du livre Le quatrième mur

Auteur : Sorj Chalandon

Date de saisie : 13/05/2014

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 19.00 €

ISBN : 978-2-246-80871-8

GENCOD : 9782246808718

Sorti le : 21/08/2013

Sorj Chalandon fut longtemps reporter de guerre. Dans «Le quatrième mur», il raconte avec force le drame libanais des années 1970 - 1980, mais aussi l'amour du théâtre. Georges, le personnage central du roman, est un militant gauchiste sans doute perdu intérieurement, face à la complexité de la vie. A la demande d‘un ami cher, il part monter à Beyrouth la pièce de Jean Anouilh «Antigone». Car Georges a foi dans le théâtre. Jouer cette pièce serait un répit dans la guerre, et chacun, le temps d'une représentation, devrait oublier son camp. Un pari impossible, mais aussi une lueur dans les ténèbres. Au théâtre, le quatrième mur, c'est le mur invisible entre les acteurs et les spectateurs, la frontière entre la fiction et la réalité. Mais le quatrième mur et les illusions se fracassent contre un autre mur, celui de l'impitoyable guerre du Liban. Sorj Chalandon, prix Albert Londres, brosse un tableau saisissant des tensions au Proche-Orient... Dans ce roman terriblement poignant, le théâtre est une ruine au coeur des barrages et des lignes de démarcation qui découpent Beyrouth. Son vrai décor est la guerre. Antigone est celle qui dit non. Elle n'est pas seulement éternelle, elle est d'actualité. On a toujours besoin d'elle. La guerre est porteuse d'effroyables déchirements. L'espoir s'éloigne, la tragédie brise les rêves. Mais l'écriture inspirée de Sorj Chalandon sublime magnifiquement ces tristes réalités.


Le quatrième mur est une histoire d'hommes. D'hommes réunis par la volonté d'une « petite maigre » couverte de poussière.

D'hommes qui, s'étant découvert le même goût pour l'engagement et la mise en scène des textes des autres deviennent soudés par l'une de ces amitiés inébranlables qui illuminent toute l'oeuvre de Sorj Chalandon comme autant de pactes que l'on ne peut trahir.
Il y a Georges, le jeune militant mao qui aime faire le coup de poing et n'hésite pas à payer de sa personne contre les fachos qui lui ont démoli un genou. Et Sam, le grec exilé pour cause de résistance à la dictature des colonels, venu rendre compte de ses combats dans l'université en grève où Georges l'écoute, fasciné. Une amitié naît entre ces deux là qui se sont « devinés comme des animaux contraires. » Un la gaieté, l'autre (Georges), le chagrin, un « le coeur au printemps », l'autre « la gueule en automne ».

Huit ans après leur rencontre, Sam, agonisant sur un lit d'hôpital prend son ami au piège d'une promesse : aller à Beyrouth réaliser son rêve d'y mettre en scène l'Antigone d'Anouilh, l'histoire de « la petite maigre ». Le projet est d'envergure et sent bon l'utopie : le Liban est en guerre et selon le voeu de Sam, chacun des acteurs appartiendra à chacune des communautés en conflit. Georges laisse derrière lui sa femme et sa fillette pour aller se frotter au défi que l'on pressent illusoire d' « associer les communautés dans un même rêve de paix. »Pour un soir, la kippa se mêlera au "keffieh, au turban, au fez, à la croix, au croissant". Georges part au devant de son funeste destin sur lequel les premières pages du roman ne laissent planer aucun doute. Il a rendez-vous avec sa part d'ombre et de fureur, avec une violence aussi indicible qu'insupportable : la découverte d'Antigone suppliciée dans le camp de Sabra et Chatila. Comment dès lors redevenir aux yeux de ses proches celui qu'ils ont aimé et connu, comment taire les morts qu'ils ne sauront jamais ? Comment résister encore à la guerre, obsédante, fascinante ? Et à l'idée du sang versé comme une consolation ou une triste revanche, de celles qui vous font perdre pied à jamais...

Sorj Chalandon livre avec Le quatrième mur l'un de ses textes les plus habités, les plus intimes aussi peut-être et convoque sous la forme de la fiction des épisodes inspirés par son passé de grand reporter de guerre, confronté à une violence dont il ne faut ramener que les faits en taisant l' émotion qui ne relève pas du journalisme. A travers le personnage de Georges qui lui doit tant, l'émotion est enfin là, couchée sur le papier dans un style qui donne la part belle à l'image, avec une force d'évocation qui glace autant qu'elle bouleverse. Intense et fiévreux, Le quatrième mur résonne des cris des suppliciés et du cri muet de celui qui assiste, impuissant, au spectacle du monde. Et la dernière page tournée, la tragédie s'achève et vous hante : "tous ceux qui avaient à mourir sont morts. Tous ceux qui croyaient une chose, et puis ceux qui croyaient le contraire -même ceux qui ne croyaient rien et qui se sont trouvés pris dans l'histoire sans y rien comprendre." *

Un incontournable de cette rentrée 2013.


*Anouilh.-Antigone (Éditions La table ronde)


Si on ne meurt pas à la lecture de ce roman, on en sort en tout cas défait et bouleversé.
Mais tant pis, à lire quand même pour la force de l'histoire, celle des acteurs de cette tragédie.
La complexité des évènements, le malaise que l'on ressent lorsque l'on a tant de questions et si peu de réponses, que l'on connait les victimes sans savoir qui sont leurs bourreaux.


Comment monter Antigone d'Anouilh à Beyrouth dans un climat de guerre tendue entre plusieurs communautés adverses, tout en regroupant des acteurs de chaque communauté ?

Sam, réfugié grec érudit sur son lit de mort, confie son projet artistique à son ami Georges. Ce féru d'histoire et de manifestations gauchistes musclées, nourri d'idées humanistes mais qui n'a jamais quitté la France, va vivre toute l'horreur de la guerre afin de combler les voeux de son ami.

C'est superbe, comme Retour à Killybegs d'ailleurs, et il faut avoir le coeur bien accroché, Antigone est une tragédie, Sorj Chalandon nous en annonce une deuxième dès le début...

Poignant, et quelle écriture ! ! !


  • Les présentations des éditeurs : 25/08/2013

«L'idée de Samuel était belle et folle : monter l'Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou une fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène de fortune, entre cour détruite et jardin saccagé.
Samuel était grec. Juif, aussi. Mon frère en quelque sorte. Un jour, il m'a demandé de participer à cette trêve poétique. Il me l'a fait promettre, à moi, le petit théâtreux de patronage. Et je lui ai dit oui. Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m'offre brutalement la sienne...»

Sorj Chalandon

Sorj Chalandon est né en 1952. Journaliste au Canard enchaîné, il a reçu le prix Albert Londres en 1988 pour ses reportages dans Libération et publié cinq romans chez Grasset dont Une Promesse (2006, prix Médicis) et Retour à Killybegs (2011, Grand Prix du roman de l'Académie française).


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