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.. Confiteor

Couverture du livre Confiteor

Auteur : Jaume Cabré

Traducteur : Edmond Raillard

Date de saisie : 01/02/2014

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 26.00 €

ISBN : 9782330022266

GENCOD : 9782330022266

Sorti le : 04/09/2013

Issu d'une famille aux multiples secrets, Adria déroule sa vie alors qu'il est près de la mort. Mêlant la grande Histoire (nazisme et ses horreurs) à la sienne, il s'interroge sur la responsabilité et les fautes que lui ont laissé ses ancêtres en héritage. Récit complexe, avec beaucoup de sauts et de retour dans le temps.


Anne-Marie Carlier recommande ce livre au micro d'Augustin Trapenard, dans Le Carnet du libraire, sur France Culture, en partenariat avec Lechoixdeslibraires.com


Confiteor s'avère être un des gros morceaux de la rentrée littéraire 2013, et pas des moindres avec près de 800 pages, mais pas seulement pour cela.
A la manière de la prière du même nom utilisée pour solliciter le pardon, Confiteor est la confession d'Adria Ardevol.
Ce dernier décide d'écrire son histoire à la femme de sa vie, avant de perdre complètement la mémoire.
Son récit chevauche ainsi l'Histoire, plongeant dans les origines familiales, entre le Moyen Age et maintenant, les personnages foisonnent (une liste se trouve à la fin de l'ouvrage), et parfois au sein d'une même phrase, d'un même paragraphe, sont décrites plusieurs scènes à la fois, ayant lieu pourtant à différentes époques.
Car tout a un lien dans Confiteor. En filigrane, c'est aussi l'histoire tumultueuse et dramatique d'un violon extraordinaire, fabriqué par le luthier Storioni, dont la famille Ardevol deviendra propriétaire... Roman fleuve, Confiteor n'est pas un livre facile à apprivoiser, ni du genre à être lu dans le métro, au risque de rater sa station... Le lecteur devra s'adapter à cette écriture très particulière, qui peut en décourager plus d'un. Mais une fois le rythme pris, vous ne vous en déferez pas : C'est passionnant !


Confiteor. Je me confesse. Je t'aime Sarah mais c'est vrai que je suis l'héritier d'une fortune qui ne m'appartient pas. Qui a été volée à des hommes que l'Histoire a voulu chasser. Des juifs. Je vais vous raconter le rôle de mon père dans cette affaire de spoliation et vous dire qu'il n'est pas le premier a s'y adonner, que beaucoup d'autres s'y sont essayé avant lui et que, le Mal ayant toujours accompagné l'histoire de l'humanité, il y a de grandes chances que d'autres à l'avenir fassent perdurer ce genre de pratique...
Comment vous dire l'incroyable manque que je ressens après avoir fini la lecture du monumental chef d'oeuvre de Jaume Cabré Confiteor ? ! Quel roman ! 770 pages d'une richesse et d'une générosité narrative incroyables, l'auteur jonglant comme par miracle avec les temporalités sur près de 500 ans d'histoire européenne dans une construction symphonique éblouissante. Confiteor est une histoire d'amour ratée bouleversante et certainement aussi l'une des plus belles histoires d'amitié de la littérature. Écrit comme une lettre adressée à la femme qu'il a déjà perdu à deux reprises avant de la perdre tout-à-fait sans jamais s'être réconcilié avec elle, la voix d'Adria Ardèvol est emprunte d'un lourd sentiment de culpabilité qu'il aura cru pouvoir fuir tout au long de sa vie avant d'être rattrapé par lui dans ses dernières années. Quelle culpabilité ? C'est une longue histoire ! Une histoire que l'auteur fait commencer aux sombres heures de l'inquisition...
Sachez tout même que le vieil universitaire qui écrit ce roman est le tout jeune homme que nous découvrons dans les premières pages du livre, un petit catalan du Barcelone des années 50 qui vit très seul dans un grand appartement bourgeois plongé dans un silence de plomb imposé par un père sans tendresse qui rêve de faire de lui un humaniste polyglotte. En effet, Felix Ardèvol, antiquaire ne vit que pour les objets qu'il possède dans le sanctuaire de son bureau et dont Adria pourrait, être à terme, la plus belle pièce. De son côté, la mère d'Adria fait en sorte que le garçon s'obstine au violon, convaincue d'en faire, et peu importe ce que lui en pense, le violoniste virtuose dont elle pourra se rengorger à loisir. Fils unique, objet de désirs parentaux qui ne sont pas les siens, Adria grandirait dans une solitude parfaite si Bernat n'était pas là, son seul véritable ami qui vient à l'occasion déranger le pesant silence du grand appartement.
Mais d'où vient la fortune de cette famille ? Ces objets rares qui font la fierté de Felix et dont un violon Storioni est la pièce maîtresse, comment ont-ils atterri entre ses mains ? Par quel tour de passe-passe cynique, par quel opportunisme historique des pièces pareilles ont-elles été obtenues ? C'est ce que va apprendre et devoir accepter petit à petit Adria tout au long du roman : découvrir quel homme véritable était son père.
Il sera bien sûr question dans ce roman de spoliation, celle des biens juifs durant la seconde guerre mondiale mais plus généralement de vols, de rapines, de biens mal acquis qui, on le sait, ne profitent jamais. Et cette question lancinante et sans réponse du Mal dans l'Histoire et de sa persistance, qui poursuivra le jeune homme jusqu'à ses dernières heures universitaires. Jusqu'à son dernier souffle.
Magistral !


Stanislas Rigot recommande ce livre au micro de Valérie Expert, sur France Info, radio partenaire de Lechoixdeslibraires.com


"Tout a commencé, dans le fond, il y a plus de cinq-cents ans..."
Il est des romans qui, une fois la dernière page tournée, vous plongent dans une profonde mélancolie, celle de devoir abandonner leurs personnages devenus si familiers.
Confiteor est de ceux-là, et son protagoniste, Adrià Ardevol, un «homme de papier» comme il le confesse lui-même à plusieurs reprises au fil de cette incroyable narration, hantera longuement le lecteur.
Suivre son histoire, depuis l'enfance, passée dans un triste appartement barcelonais peuplé d'antiquités et de manuscrits, encadré par un père dont il héritera l'obsession pour les objets et pour les langues et une mère bien peu affectueuse, jusqu'à ses derniers jours, c'est aussi suivre la destinée d'un violon d'exception, le «Vial», plonger dans l'Histoire, de la Renaissance romaine à Auschwitz en passant par l'Inquisition espagnole, rencontrer une multitude de personnages, réels ou fictifs, et surtout, écouter le chant d'amour d'Adrià pour Sara, la femme vers qui toute son existence sera tournée.
Roman fou, courant sur six siècles, multipliant les points de vue et les voix jusqu'à la confusion, réflexion sur le sens de l'Histoire, sur l'Art, l'Amour et le Mal, conte, chroniques, mémoires à la fois personnelles et collectives, ce texte foisonnant et déconcertant est sans aucun doute un véritable chef-d'oeuvre.
Vous n'oublierez plus jamais la plume sans égale de Jaume Cabre, ni son Adrià, homme «de papier», certes, mais bien vivant dans l'esprit du lecteur...


  • Les présentations des éditeurs : 16/07/2013

LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS

Barcelone années cinquante, le jeune Adrià grandit dans un vaste appartement ombreux, entre un père qui veut faire de lui un humaniste polyglotte et une mère qui le destine à une carrière de violoniste virtuose. Brillant, solitaire et docile, le garçon essaie de satisfaire au mieux les ambitions démesurées dont il est dépositaire, jusqu'au jour où il entrevoit la provenance douteuse de la fortune familiale, issue d'un magasin d'antiquités extorquées sans vergogne. Un demi-siècle plus tard, juste avant que sa mémoire ne l'abandonne, Adrià tente de mettre en forme l'histoire familiale dont un violon d'exception, une médaille et un linge de table souillé constituent les tragiques emblèmes. De fait, la révélation progressive ressaisit la funeste histoire européenne et plonge ses racines aux sources du mal. De l'Inquisition à la dictature espagnole et à l'Allemagne nazie, d'Anvers à la Cité du Vatican, vies et destins se répondent pour converger vers Auschwitz-Birkenau, épicentre de l'abjection totale.
Confiteor défie les lois de la narration pour ordonner un chaos magistral et emplir de musique une cathédrale profane. Sara, la femme tant aimée, est la destinataire de cet immense récit relayé par Bernât, l'ami envié et envieux dont la présence éclaire jusqu'à l'instant où s'anéantit toute conscience. Alors le lecteur peut embrasser l'itinéraire d'un enfant sans amour, puis l'affliction d'un adulte sans dieu, aux prises avec le Mal souverain qui, à travers les siècles, dépose en chacun la possibilité de l'inhumain - à quoi répond ici la soif de beauté, de connaissance et de pardon, seuls viatiques, peut-être, pour récuser si peu que ce soit l'enfer sur la terre.

Né à Barcelone en 1947, Jaume Cabré est l'un des écrivains catalans les plus reconnus par la critique et par les lecteurs, récompensé par le prix d'honneur des Lettres catalanes en 2010. Après de nombreuses années consacrées à l'enseignement, il s'est attaché à l'écriture de romans, nouvelles, pièces de théâtre, scénarios pour la télévision et le cinéma. Les éditions Christian Bourgois ont publié ses précédents romans : Sa Seigneurie en 2004, L'Ombre de l'eunuque en 2006 et Les Voix du Pamano en 2009.



  • La revue de presse Didier Jacob - Le Nouvel Observateur du 21 novembre 2013

Cabré multiplie les fausses pistes, saute d'une époque à l'autre, invite à sa table des intellectuels ayant existé (Isaiah Berlin). On se noie fréquemment, mais le héros vous tend, Dieu merci, une main secourable : c'est pour Adrià Ardèvol, ce personnage subtil et attachant, qu'on lira cette somme romanesque à nulle autre pareille, ce polar-monde énigmatique, follement ambitieux, à coup sûr fascinant.


  • La revue de presse Baptiste Liger - L'Express, octobre 2013

Confiteor a tout du roman-monstre, qui tente d'embrasser le mouvement du monde et tous les genres littéraires. L'auteur se joue de la chronologie et change de ton à loisir. Il se permet même de frôler le fantastique (tel l'inquisiteur général Nicolau Eimeric, né en 1320, qui rejoint les troupes SS...), mais il garde, malgré ces audaces narratives, l'esprit du grand roman-feuilleton, tendu vers une seule et même quête : celle des origines du Mal.


  • La revue de presse Philippe Lançon - Libération du 26 septembre 2013

Le roman a été un succès en Espagne, en Allemagne. Celui dont on suit la vie est un écrivain obscur doublé d'un philologue, Adriá Ardevol. Il a grandi à Barcelone, sous Franco. Sa mère voulait en faire un violoniste virtuose. Son père un surdoué des langues, dans le genre Roman Jakobson. Ce père a racheté pour presque rien un violon Storioni du XVIIIe siècle à un médecin nazi en fuite, qui lui-même l'avait pris à Auschwitz à une vieille Juive assassinée sur la rampe. Felix Ardevol dénonce ceux qu'il a volés, qu'ils soient antifranquistes ou anciens nazis. Il finit décapité. On assiste à l'enterrement du brocanteur sans tête...
Le résultat est ce gros livre étrange : une saga familiale et historique par fragments, un best-seller cubiste.


  • La revue de presse Laurent Mauvignier - Le Monde du 19 septembre 2013

Le temps est une matière souple que Cabré malaxe avec aisance, et son plus grand talent est bien sûr de vous faire épouser le cours d'une narration dont le fleuve, qui charrie tant d'histoires, de personnages, ne vous rejettera jamais...
Tous les écrivains sont des lecteurs, mais souvent leurs lectures ont d'abord pour objectif de nourrir leur propre atelier. Comme beaucoup de romanciers, il m'arrive de conseiller des auteurs et des livres qui ne font plaisir qu'à d'autres auteurs, qui y trouvent eux aussi matière à puiser, à questionner, à enrichir leur propre pratique. Les auteurs qu'on peut conseiller aussi bien pour des raisons de cuisine littéraire, et qui peuvent convaincre et fasciner des lecteurs qui n'ont pas eux-mêmes une pratique d'écrivain, ne sont pas légion. En fait, ce sont souvent les plus grands. Fascinants sur le fond, exigeants et inventifs sur la forme. Jaume Cabré est de ceux-là.


  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 4 septembre 2013

A qui s'adressent ces «coupons de mémoire» effilochés, ce confiteor confit de terreur (...) ? A deux jouets inusables, deux figurines fidèles au poste, un cow-boy et un Indien, le shérif Carson et Aigle noir, sans cesse sommés de donner leur avis, de secourir leur propriétaire, Adrià Ardevol, enfant-adulte qui n'a «jamais eu l'âge pour rien», vieillard retombé en enfance, être sans âge rongé d'intelligence. A la femme qu'il aima tant, Sara, mais que la vie ne cessa de lui prendre et de lui rendre, au gré de marées tour à tour dévastatrices et consolatrices. A son violon sans prix, un Storioni dégotté par son père et sali autrefois par d'immondes desseins : nazisme, vampirisme, narcissisme. Au lecteur si respecté, tutoyé, vouvoyé, ou télépathiquement invoqué, dont la concentration est requise et récompensée à chaque instant : pour se permettre de passer avec une telle dextérité (au sein d'une seule phrase, parfois !), d'une époque à l'autre, d'un personnage à l'autre, d'un récit à l'autre, il faut une complicité littéraire forte avec les yeux qui vous parcourent, et Jaume Cabré la crée sans tapage, faisant jaillir en soi ce qu'il y a de plus lumineux et de plus perspicace.


  • La revue de presse Antoine Perraud - La Croix du 28 août 2013

De l'Inquisition au franquisme, en passant par le nazisme, cette magistrale chronique catalane récapitule la violence qui mine l'humanisme européen au fil des siècles. Mordre dans un vaste récit sans craindre le fruit desséché, puis goûter au charme d'une pulpe inépuisable  : voilà l'impression rare et si satisfaisante pour l'esprit que procure la lecture de Confiteor, narration magistrale, roman monde, intégral, absolu. Tout y tourne autour d'un violon, de son bois très ancien, de sa fabrication à Crémone au XVIIIe siècle, du crime originel qu'il suscite à Paris, de la malédiction qui s'attache à lui, avec un détour effroyable par Auschwitz, jusqu'à la fascination répulsive que provoque cet instrument funeste au son incomparable, chez le narrateur, dans la Barcelone franquiste d'après-guerre...
Jaume Cabré, né en 1947, dans ce roman monstrueux et parachevé, invente davantage qu'un style ou un mode d'expression  : comme une langue même, somptueusement rendue par la traduction d'Edmond Raillard.


  • Les courts extraits de livres : 16/07/2013

Ce n'est qu'hier soir, alors que je marchais dans les rues trempées de Vallcarca, que j'ai compris que naître dans cette famille avait été une erreur impardonnable. Tout à coup, j'ai vu clairement que j'avais toujours été seul, que je n'avais jamais pu compter sur mes parents ni sur un Dieu à qui confier la recherche de solutions, même si, au fur et à mesure que je grandissais, j'avais pris l'habitude de faire assumer par des croyances imprécises et des lectures très variées le poids de ma pensée et la responsabilité de mes actes. Hier, mardi soir, en revenant de chez Dalmau, tout en recevant l'averse, je suis arrivé à la conclusion que cette charge m'incombe à moi seul. Et que mes succès et mes erreurs sont de ma responsabilité, de ma seule responsabilité. Il m'a fallu soixante ans pour voir ça. J'espère que tu me comprendras et que tu sauras voir que je me sens désemparé, seul, et que tu me manques absolument. Malgré la distance qui nous sépare, tu me sers d'exemple. Malgré la panique, je n'accepte plus de planche pour me maintenir à flot. Malgré certaines insinuations, je demeure sans croyances, sans prêtres, sans codes consensuels pour m'aplanir le terrain vers je ne sais où. Je me sens vieux et la dame à la faux m'invite à la suivre. Je vois qu'elle a bougé le fou noir et qu'elle m'invite, d'un geste courtois, à poursuivre la partie. Elle sait que Je n'ai plus beaucoup de pions. Malgré tout, ce n'est pas encore le lendemain et je regarde quelle pièce je peux jouer. Je suis seul devant le papier, ma dernière chance.
Ne me fais pas trop confiance. Dans ce genre tellement propice au mensonge que sont les Mémoires écrits pour un seul lecteur, je sais que je tendrai à toujours retomber sur mes quatre pattes, comme les chats ; mais je ferai un effort pour ne pas trop inventer. Tout s'est passé de cette façon, et pis encore. Je sais bien que je t'en avais parlé il y a longtemps ; mais c'est difficile et maintenant je ne sais pas comment m'y prendre.
Tout a commencé, dans le fond, il y a plus de cinq cents ans, quand cet homme tourmenté a décidé de demander à être admis dans le monastère de Sant Pere del Burgal. S'il ne l'avait pas fait, ou si le père prieur, dom Josep de Sant Bartomeu, avait persisté dans son refus, je ne serais pas en train de te raconter tout ce que je veux te raconter. Mais je ne suis pas capable de remonter si loin. Je commencerai plus près de nous. Beaucoup plus près.
- Ton père... Eh bien, mon fils. Ton père...
Non, non ; je ne veux pas davantage commencer par là, non. Il vaut mieux que je commence par ce bureau où je suis en train de t'écrire, devant ton autoportrait, si impressionnant. Ce bureau est mon monde, ma vie, mon univers, et presque tout y trouve place sauf l'amour. Quand je courais dans l'appartement en culotte courte, les mains pleines d'engelures à cause du froid des automnes et des hivers, je n'avais pas le droit d'y entrer, sauf occasionnellement. Je devais donc le faire de façon clandestine. J'en connaissais tous les recoins et pendant plusieurs années j'ai eu un fort retranché et secret derrière le canapé, que je devais démonter après chaque incursion, pour que Lola Xica ne le découvre pas lorsqu'elle passait la serpillière. Mais chaque fois que j'y entrais légalement je devais me comporter comme si j'étais en visite, les mains dans le dos tandis que papa me montrait le dernier manuscrit que j'ai trouvé dans une boutique misérable de Berlin, regarde-moi ça, et attention où tu mets les mains, je ne veux pas avoir à te gronder. Adrià se pencha sur le manuscrit, plein de curiosité.
- C'est en allemand, n'est-ce pas ? - les mains en avant, comme sans le vouloir.
- Psst ! On ne regarde pas avec les doigts. - Il lui donna un coup sur la main. - Tu disais ?
- Que c'est en allemand, n'est-ce pas ? - en se frottant la main endolorie.
- Oui.


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