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.. Palladium

Couverture du livre Palladium

Auteur : Boris Razon

Date de saisie : 13/02/2014

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Stock, Paris, France

Collection : Bleue

Prix : 22.00 €

ISBN : 978-2-234-07532-0

GENCOD : 9782234075320

Sorti le : 21/08/2013

On compte aujourd'hui un certain nombre de textes de référence écrits sur le thème de la maladie. Le premier qui vient à l'esprit est souvent "Mars" de Friz Zorn, un récit paru dans les années 70 qui évoque le cancer et ses origines psychologiques - tous ceux qui l'ont lu se souviennent de sa première phrase, aussi lapidaire que terrible : «Je suis jeune et riche et cultivé; et je suis malheureux, névrosé et seul».

On peut citer aussi A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie d'Hervé Guibert -autour de Michel Foucault et du sida-, D'autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère, ou encore La Maladie de Sachs de Martin Winckler.

Aujourd'hui, il faudra aussi compter sur Palladium, un premier roman paru aux éditions Stock écrit par Boris Razon. Son sujet : la brusque descente aux enfers d'un homme qui se retrouve paralysé en quelques jours et les six mois qu'il passe sur son lit d'hôpital, en proie à de nombreuses hallucinations. Que Palladium soit en partie autobiographique importe peu finalement, ce que l'on retient plutôt est sa grande richesse narrative. Les cent premières pages se lisent comme un compte à rebours implacable, où la maladie s'immisce petit à petit dans le corps de notre héros -un journaliste issu d'un milieu bourgeois, un peu hypocondriaque, mais plutôt heureux de vivre. Viennent ensuite l'hospitalisation, et la métamorphose du corps paralysé : «Immobile, imperturbable, impénétrable, derrière mes yeux paralysés, j'étais devenu le sphinx.» Boris Razon nous emmène avec lui dans un voyage étonnant où l'on croise pirates, prostituées japonaises, et personnel infirmier, le tout au rythme d'un respirateur capricieux qui laisse notre héros toujours au bord de l'étouffement. Entre récit épique et aventures cauchemardesques, le texte se lit d'une traite, et nous fait passer par toutes sortes d'émotions - de la compassion à l'angoisse, de la stupéfaction au fou rire. Belle surprise de cette rentrée littéraire, sachez que Palladium est aussi pressenti pour Prix Goncourt -certains à la librairie sont intimement persuadés qu'il le remportera. Un conseil : ne passez surtout pas à côté de ce très grand livre !


  • Les présentations des éditeurs : 22/10/2013

«Tu sais, je n'arrive pas à comprendre où et quand commençait la réalité, ce sarcophage où je suis enfermé, les résultats médicaux, le rien de ma vie. Et cet autre monde, ces autres mondes où je vivais. J'étais plongé dans des nuits multiples, comme des labyrinthes d'où je devais m'extraire. Je devais trouver la sortie.
Je la savais en moi, quelque part.»

«Palladium est un roman vrai, c'est mon histoire. L'histoire d'un homme qui, en quelques jours et sans raison apparente, se retrouve paralysé des pieds à la tête. Commence alors un voyage dans les contrées les plus reculées de la vie humaine, dans un monde fou et terrifiant : le mien. Palladium est le récit de cette traversée, plongeant aux racines mêmes de la douleur et de la littérature.» B.R.

Boris Razon a 37 ans. Il a fait des études d'histoires avant de se lancer dans le journalisme. Il a participé au lancement du mensuel d'information et d'opinion Don Quichotte, a été rédacteur en chef du monde.fr pendant dix ans. Il dirige aujourd'hui les nouvelles écritures et le transmédia de France Télévision et enseigne les cultures et le journalisme numériques à l'école de journalisme de Sciences-Po.



  • La revue de presse - Le Figaro du 12 septembre 2013

Il y a des premiers romans qui surgissent comme des météores, il leur arrive même d'atteindre le Graal (Jonathan Littell ou Alexis Jenni). Palladium, de Boris Razon, est de cette veine-là. Récit impressionnant tant par ce qu'il dit que dans sa forme...
Son corps est son sarcophage. Il tutoie le lecteur en l'appelant «ami» : «Ça t'intéresse, hein, la mort ? Évidemment, tu es comme tout le monde. Tu voudrais savoir ce que ça fait de mourir.» Lui, il le sait.


  • La revue de presse Baptiste Liger - L'Express, septembre 2013

De cette expérience, Boris Razon -ancien rédacteur en chef du Monde.fr désormais chargé du multimédia à France Télévisions- tire un texte sidérant...
L'une des grandes qualités de Palladium tient dans sa manière d'agencer les hallucinations du patient avec les extraits bruts de son dossier médical. Comme si la réalité se situait, au fond, entre la froideur de la vérité clinicienne et la liberté délirante des sens.


  • La revue de presse Anne Crignon - Le Nouvel Observateur du 22 août 2013

Ce livre retrace une histoire vraie. Le corps qui lâche pour n'être plus, comme il le dit, qu'un «poulpe endormi», Boris Razon connaît. Six mois d'emprisonnement en soi «transformé en foetus, immobile, et coincé dans mon enveloppe». Intubé, ventilé, dépendant à 100%...
Ce labyrinthe porte un nom : méningo-polyradiculonévrite ou syndrome de Guillain-Barré atypique. De cette affection auto-immune qui touche le système nerveux périphérique et peut conduire à la tétraplégie, on ne comprend pas toujours la cause...
Des profondeurs de son inconscient, «ce magma en nous», dit-il, surgissent à son chevet des putes japonaises aux baisers carnivores, des chiens maquillés, en tenue de soubrette. Des mercenaires veulent sa peau - sans doute les médecins ou les infirmiers qui viennent ajuster les appareillages. La Salpêtrière est devenue un champ de batailles et de haines, un nid d'espions où il s'épuise en vains combats dans les sous-sols de l'hôpital, tel un James Bond spectral et moribond. Tout ce qu'il rapporte, Boris Razon l'a vécu. Dans «Palladium», il donne à voir ce travelling mental apocalyptique


  • La revue de presse Marie-Laure Delorme - Le Journal du Dimanche du 1er septembre 2013

Un voyage dans des inframondes, une chronique de la douleur, un hommage à la littérature. Il a mis sept ans à l'écrire et à le réécrire. Il projetait d'en faire trois tomes. On se retrouve avec moins de 500 pages serrées, auxquelles il a eu du mal à apposer le point final. Boris Razon a composé avec Palladium un roman picaresque aux larmes séchées...
Le livre s'ouvre sur un compte à rebours. Boris Razon cherche à comprendre pourquoi il s'est retrouvé paralysé de la tête aux pieds sur un lit d'hôpital. "On revisite l'avant à la recherche de l'instant fatidique. Qu'est-ce que j'aurais pu éviter ?"...
On pense à une forme atypique de la maladie de Guillain-Barré. Il est mort à l'extérieur ; il est vivant à l'intérieur. Il va alors, durant ses semaines hallucinées, voyager dans des univers parallèles. Des sentiments (la haine), des actes (des meurtres), des êtres (des hommes légumes). C'est sa réalité. Il n'a pas cru vivre toutes ses aventures, mais il a vécu toutes ses aventures. Boris Razon s'en souvient parfaitement. Son cerveau a enregistré avec minutie. "J'ai visité les bas-fonds de l'humain." Il en est revenu métamorphosé.


  • La revue de presse Pierre Zaoui - Le Monde du 29 août 2013

Une affection brutale terrasse le narrateur. " Palladium ", premier roman saisissant de Boris Razon, est le journal de la paralysie, de la peur de mourir, du délire... et du retour à la normale...
Il faudrait peut-être renverser terme à terme la célèbre définition que donnait le physiologiste René Leriche (1879-1955) de la santé pour essayer, sinon de comprendre, du moins d'entrevoir l'expérience effroyable qui nous est ici décrite. Si la santé est la vie dans le silence des organes, alors la maladie devient la hantise de la mort dans le délire des organes. Car la peur de mourir éclate à chaque page, passant de la conscience au rêve et du rêve à ce que le rêve a pour fonction de cacher. Et ça délire en tous sens dans ce corps plongé hors de lui-même et hors du monde commun...
En un sens, ce roman s'inscrit donc dans le genre aujourd'hui bien établi de la littérature de maladie, sauf qu'ici l'expérience de l'affection organique se transmue soudain en expérience de la folie et le récit de soi en récit de l'autre, celui que le narrateur était avant ou pendant sa claustration. Du même coup, on en sort plus troublé - ce n'est plus l'expérience encore commune d'une conscience en prise aux souffrances du corps, comme on peut en lire si souvent, mais l'expérience plus radicale d'une conscience d'après-coup cherchant comme elle peut à re-fictionner les fictions qui l'envahirent lorsque son corps l'abandonna complètement à elle-même...
En un troisième sens encore, on s'approche plutôt, surtout dans la seconde partie du livre, d'une pure littérature sous drogues qui fait éclater toute séparation stable entre le réel et l'imaginaire. Cet effondrement en soi-même de Boris Razon est un " festin nu " aux hallucinations paranoïaques et amères ; ou encore une " connaissance par les gouffres " qui s'achève en " misérable miracle ". Les drogues hallucinogènes diraient la vérité du corps et de l'esprit poussés à leurs limites : l'expérience de leur naissance et de leur mort. C'est peut-être même ici que Boris Razon s'avère le plus convaincant et le plus touchant


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 21 août 2013

Choisis par l'auteur avec sincérité, les exergues d'un roman en donnent si ce n'est une clé, du moins un présage. Au seuil de Palladium, premier roman de Boris Razon, voisinent Lewis Carroll et Homère - Alice captive du pays des merveilles et Ulysse au seuil du royaume d'Hadès, associés comme pour annoncer une épopée, une geste ample et tragique, de l'autre côté du miroir. Dans un monde de ténèbres où se voient repoussées les limites de l'expérience humaine ordinaire...
Cela ressemble à une chute, à un chaos, une «guerre de tranchées» intime, mais c'est aussi un cheminement spirituel et littéraire, une forme d'initiation, qui passe par le dénuement, la confrontation avec le mal, la traversée des ténèbres. Une épreuve au terme de laquelle se réalise la «métamorphose» du narrateur : l'adieu à l'homme qu'il fut, et l'accueil de celui qu'il devient, cet autre lui-même...


  • Les courts extraits de livres : 22/10/2013

Vendredi 29 juillet 2005.
Service de réanimation neurologique de la Pitié-Salpêtrière.
Chambre numéro 7

Je suis un homme sans âge et un meurtrier. Oh je sais, tu te moques, tu trouves ça prétentieux. «Encore un qui se raconte des histoires», te dis-tu. Tu t'apprêtes à me lâcher, toi aussi. Détrompe-toi, je suis sérieux. Chirurgical. Pas du genre poète. Je n'ai plus d'âge depuis que je suis couché dans un lit d'hôpital. Allongé, telle une momie, incapable de remuer mes membres. Prends ton visage, regarde-le dans le miroir. Oui, observe-toi. Vois le sillon naso-génien, les quelques rides qui se creusent sur ton front, les pattes-d'oie que tu peux faire naître en plissant les yeux. Vois tout cela, les stigmates de l'âge. Chez moi, ils ont disparu. Mon visage ne bouge plus. Il ne remue pas et mes yeux sont immobiles, cachés derrière mes paupières closes. Ma peau est lisse comme une mare au clair de lune. Morte. Oui, souris à tes rides, apprends à les aimer, elles parlent de ta vie ; elles parlent du temps, de l'énergie qui circule. Moi, ma peau est fine et diaphane, elle manque d'air et de soleil. J'ai même des boutons d'adolescent. À part ça, rien, le plat, la mort des muscles. L'enfer à ciel ouvert. Parce que crois-moi, ça bat là-dessous, ça vibre. C'est prêt à tout pour vivre. Tu rigoles moins maintenant, tu commences à me croire. Un homme sans âge et un meurtrier, c'est ce que je suis devenu.
Je ne suis pas le fruit d'une imagination quelconque. Je n'ai pas d'imagination. Je n'ai pas de souffle non plus. Pense donc... C'est une machine qui respire pour moi. Elle m'envoie de l'air, elle le chasse, elle m'envoie de l'air, elle le chasse. Je la hais, cette machine, et je prie chaque seconde pour qu'elle ne s'arrête pas. Je veux vivre encore un peu. De l'imagination, la vie en a eu pour moi. Oui, pour moi plus que pour les autres. Et maintenant, j'attends de me libérer. Ils veulent me juger pour les meurtres que j'ai commis. Ils voudraient bien éclaircir l'énigme, comprendre comment j'ai fait. Si je leur racontais, ils ne me croiraient pas. Ils prendraient ça pour des divagations de soûlard ou de grand malade. Je ne suis ni l'un ni l'autre.
Ils ont dépêché un jeune homme qui entre chaque matin dans ma chambre et passe sa journée à me surveiller. Il attend que je sorte de ma léthargie. Il pénètre à bas bruit dans la pièce - je le soupçonne d'avoir dormi dans le couloir. Il passe devant le lit sans rien dire, il respire à peine, il observe un silence religieux. Il contourne le sommier, longe la fenêtre, hasarde un oeil au-dehors puis vient s'asseoir sur la chaise à côté du lit, en retrait. Comme ça. Il peut ensuite me surveiller, traquer en vain le moindre soubresaut de mon corps. Je me demande s'il saura avant moi que je suis revenu. J'hésite. Comment faire pour déjouer sa surveillance ? Quand ma famille me rend visite, il s'éclipse. Mais dès qu'ils franchissent le seuil de ma chambre, il est là, à nouveau. Assis, calme et posé. Je ne peux pas dire que je le déteste. J'aimerais savoir qui il est, ce qu'il me veut, comment il fait pour rester immobile et silencieux tout ce temps. Moi j'ai des excuses : je ne peux pas bouger, je suis en réanimation, je suis presque mort. Mais lui, où a-t-il été formé pour se montrer aussi implacable ? On dirait une ombre, un fantôme. Ce n'est pas un de ces flics débonnaires qui feuillettent un journal et observent leur suspect d'un oeil distrait. Lui, il a les yeux rivés sur moi. Il me scrute. Comment je le sais ? J'ai beau avoir les paupières scotchées pour les protéger, je sens son regard posé sur mon visage, sur ma bouche. (...)


  • L’amour des livres, avec Bonnelecture.fr : 22/10/2013

Quelle place tiennent les livres dans votre vie ?
Les livres m'ont, entre autres, appris à vivre.


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