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.. Moscou Babylone

Couverture du livre Moscou Babylone

Auteur : Owen Matthews

Traducteur : Karine Reignier-Guerre

Date de saisie : 01/11/2013

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Editions les Escales, Paris

Prix : 22.50 €

ISBN : 978-2-36569-056-0

GENCOD : 9782365690560

Sorti le : 22/08/2013

La découverte du Moscou des années Eltsine par un Rastignac londonien, prêt à vendre son âme pour profiter pleinement de sa jeunesse. La capitale russe naufragée du communisme se donne alors sans gardes fous au capitalisme le plus sauvage. L'auteur nous croque une ville malmenée, déboussolée, où tout semble permis ; une zone interlope passant d'un extrême à l'autre. Le quotidien des Occidentaux égarés dans cette nouvelle Babylone est à l'image des trottoirs moscovites : contraints de se déplacer tout l'hiver sur une épaisse couche de glace, ils finissent à la longue par ne plus toucher terre.


Roman Lambert est un jeune britannique de bonne famille. Fraîchement diplômé, il décide de partir à Moscou, dans la Russie natale de sa mère. Il déniche un job dans les relations publiques et intègre vite la vie des expatriés moscovites : drogues, boîtes de nuit et prostituées...
Dans la Russie post-soviétique qui tente de se fondre dans le monde capitaliste, les excès sont de mises.
Après un premier roman autobiographique, Owen Matthews décrit ici la vie de ce pays tiraillé entre les traces du communisme et la tentation capitaliste. De la misère des campagnes à la décadence urbaine, on découvre une époque où tout est remis en question : le bien, le mal, la morale, l'amour...
Un roman détonnant !


  • Les présentations des éditeurs : 25/09/2013

«En Russie, j'ai aimé et j'ai tué. Et j'ai découvert que, des deux, c'est l'amour qui est le plus terrible.»

Avec ses bonnes manières oxfordiennes et son costume en tweed, Roman Lambert arrive à Moscou en 1995 tel un explorateur victorien en safari, déterminé à profiter de la jungle moscovite postsoviétique. D'origine anglaise, est-ce le sang russe de sa mère qui le rend aussitôt apte à toutes les démesures ?

Des soirées dans les derniers clubs à la mode aux manifestations proto-fascistes de Limonov, des scènes de résilience et de survie quotidiennes aux week-ends orgiaques dans sa datcha, le jeune étranger se fond dans ce monde impitoyable et violent, enviant la dépravation sans scrupules de ses nouveaux amis expatriés et autochtones.

Commence alors une métamorphose que précipite sa rencontre avec Sonia, aussi belle et tragique qu'une peinture du Caravage, une descente aux enfers qui va l'emmener par-delà le bien et le mal, jusqu'à commettre l'irréparable...

Mais, à Moscou Babylone, comment trouver les voies de la rédemption ?



  • La revue de presse Stéphanie Dupays - Le Monde du 31 octobre 2013

Le Britannique Owen Matthews plonge dans le chaos et la violence de la Russie des années 1990..
Comme son personnage, Owen Matthews est né à Londres d'un père britannique et d'une mère russe. Il a connu un succès international avec Les Enfants de Staline (Belfond, 2009), dans lequel il évoquait son grand-père, communiste exemplaire devenu " ennemi de la révolution " et éliminé par le régime. C'est une autre époque qu'il décrit dans son deuxième livre, mais elle n'est pas moins brutale. Sous l'apparence de la démocratie, la Russie broie toujours ses enfants...
Roman très contemporain par sa langue efficace et imagée, Moscou Babylone n'est en fin de compte pas si éloigné des textes tutélaires de la littérature russe dont les échos émaillent le texte. Avec ce héros qui pousse à son paroxysme les contradictions d'un pays oscillant entre aspiration à l'absolu et cynisme, Matthews ne rejoint-il pas l'ambition de Lermontov, qui écrivait vouloir faire, à travers la description d'un homme, le " portrait composé des vices de toute une génération, dans leur plein épanouissement " ?


  • La revue de presse Alexandre Fillon - Lire, octobre 2013

Moscou Babylone, par Owen Matthews : installé en Russie, le narrateur décrit un monde corrompu, où la violence et le luxe se côtoient dans un univers impitoyable...
Roman raconte comment il a quitté Londres et un travail à mi-temps dans une agence de vente d'espaces publicitaires. Comment il s'est installé à Moscou, la capitale d'un empire défunt, pour fuir ses mauvais génies au milieu des années 1990. Comment il y a aimé et tué. Y est devenu "un homme malade. Un homme méchant. Un homme déplaisant"...
Sur ses traces, le lecteur chemine au sein d'une jungle urbaine où il faut prendre garde aux nombreuses embûches. Jungle qu'Owen Matthews connaît manifestement comme sa poche et décrit avec un savant mélange d'adrénaline et de lucidité !


  • Les courts extraits de livres : 25/09/2013

Extrait du prologue

Un morceau de chair hantée

Aux premiers temps de la Décadence, tout semblait simple. Nous nous ennuyions et nous pensions tout savoir, mais la situation nous paraissait pleine de potentiel. Notre anomie brillait par son optimisme. C'était l'âge d'or de notre déclin.

Hari Kunzru, «Mémoires de la décadence»

Aujourd'hui, j'ai longé les berges de la Moskova. Le monde semblait s'être figé ; l'air était si froid qu'il me brûlait les poumons. Le ciel, d'un blanc perlé, dépourvu de couleurs, avait été lavé de ses nuages. La neige crissait sous mes pas comme des lames de plancher ; en contrebas, là où les tourbillons de vent avaient chassé la poudreuse, la rivière gelée apparaissait tel un épais miroir sombre. Vingt-sept degrés en dessous de zéro : un temps à faire craquer les tuyaux. Chaque fois que je m'arrêtais, le froid s'immisçait sous mon manteau en peau retournée à la manière d'une main baladeuse, intrusive et menaçante. Avant d'atteindre un froid aussi extrême, l'hiver russe se défait de plusieurs couches intermédiaires : d'abord l'humidité, puis les chutes de neige ; ensuite, à mesure que le mercure poursuit sa chute, les sons s'effacent, le vent se tait. Surgit alors le froid pur, réduit à son essence même : polaire, blanc et totalement inerte.

Parvenu à un tournant du fleuve, je gravis la berge en pente raide pour regagner le quai. Mes lourdes bottes de feutre compliquaient mon ascension. J'arrivai à bout de souffle. Je m'assis sur un banc de neige gelée et contemplai un moment l'infinie blancheur qui s'offrait à mon regard. Pour mourir ici, me dis-je, il me suffirait de ne rien faire. Ne plus bouger. Rester là, dans ce grand blanc létal. S'allonger, bien emmitouflé dans un nid de fourrures et de peau de mouton. S'endormir dans la lumière aveuglante. Aspirer l'hiver à pleins poumons et s'offrir lentement à son étreinte anesthésiante. Qu'il serait étrange de glisser vers les ténèbres parmi toute cette blancheur ! Sous un ciel de soie grand comme le monde.

Parfois, j'ai l'impression que ce pays veut ma peau.

Il y a longtemps, en ces temps préhistoriques où j'étais encore jeune et fraîchement arrivé à Moscou, j'aimais m'asseoir la nuit sur le rebord de ma fenêtre pour regarder le monde passer. Bien à l'abri de mes doubles vitrages, j'avais l'impression d'être dans un vieux scaphandre, une capsule de lumière et de chaleur frôlant les fonds marins pour observer leurs étranges créatures derrière trente centimètres de verre déformant. C'était un vieux vaisseau grinçant, aux carreaux couverts de peinture blanche, si épaisse que les montants semblaient déformés à force d'avoir moisi. En contrebas, la rue Petrovka m'offrait le spectacle de silhouettes furtives, postées devant l'entrée d'un club. Les jeunes gens sautaient d'un pied sur l'autre comme s'ils étaient sur un toit brûlant, impatients d'aller chasser le gibier qui se trémoussait à l'intérieur. Sur le boulevard, les arbres dénudés ressemblaient à des coraux géants : ils ondulaient doucement, pris dans la lumière jaune des phares. Plus haut, par-delà les toits, la ville s'étendait à l'infini - jamais lasse, toujours en mouvement sous sa couche de peinture, de crasse et d'enseignes publicitaires au néon. Un récif assez minable, en somme. Terni et privé de ses couleurs par trop de courants froids. Il accueillait tout de même quelques splendides créatures féminines, brillantes et délicates. Et des bancs de requins à la peau dure, vieux briscards balafrés aux dents carnassières, à l'âme hantée par la faim.
J'aime passionnément Moscou, on l'aura compris. C'est du moins, de toutes les villes du monde, celle qui me fait le plus penser à l'amour.


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