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.. La lampe de Proust : et autres objets de la littérature

Couverture du livre La lampe de Proust : et autres objets de la littérature

Auteur : Serge Sanchez

Préface : Mario Pasa

Date de saisie : 13/02/2014

Genre : Littérature Etudes et théories

Editeur : Payot, Paris, France

Prix : 18.50 €

ISBN : 978-2-228-90963-1

GENCOD : 9782228909631

Sorti le : 21/08/2013

«Il y aurait un ouvrage amusant à écrire sur les accessoires du romancier et la manière de les utiliser ; ils se présentent en vrac dans l'esprit comme les marchandises d'une riche boutique dont il faut faire une vitrine élégante».

Cette phrase de l'écrivain, artiste et esthète bordelais Philippe Jullian, Serge Sanchez, dont on avait apprécié les livres sur Brassaï et François Augiéras, l'a faite sienne et l'a incité à se lancer dans un projet qui nous vaut un des livres les plus réjouissants dans le genre de l'essai littéraire qu'on ait lu depuis longtemps.

Se faisant brocanteur d'immatériel, collationneur d'objets élaborés avec des mots, le critique littéraire s'est offert un voyage sentimental dans le décor. Foin de la psychologie des personnages ou des aléas de leur vie sentimentale, il s'intéresse aux seconds plans, ce que l'on voit sans regarder et qui contribue pourtant à forger en nous les images durables des romans que nous lisons.

De Proust il retient la lampe de chevet «avec son chapeau d'étoffe froncée» qui matérialise la présence maternelle : «un tour de clé : le passé revivait sous le halo de lumière, et il pouvait se mettre au travail.» De Balzac il se souvient de la canne aux singes, de Diderot la robe de chambre, de Molière il traque le fauteuil de malade imaginaire agonisant et son étonnant destin de relique, de Breton il raconte le parcours de la grande statue Uli au sein de son Atelier fabuleux. Il observe les pierres, fussent-elles du Japonais Miyazawa ou plus proches de Roger Caillois, il regarde les bancs si importants pour Flaubert et son duo Bouvard & Pécuchet, il enfile les chaussons et les sandales en leur reconnaissant une importance trop négligée, il va jusqu'aux bas les plus philosophiques, ceux de Kant, et aux chaussettes troublantes chez Nabokov, il franchit les portes qui dissimulent les crimes les plus tragiques se souvenant de son passé de journaliste de faits divers. Il vide les placards, soulève les livres pour en faire tomber des objets, il enquête, arpente, contemple, et c'est un régal de d'esprit, d'érudition faussement légère car il y a toujours quelque gravité à mesurer le poids de ce qui nous entoure. Et chaque chapitre s'achève par un petit carrousel de citations bondissantes. Serge Sanchez a du talent, celui notamment de nous inviter à regarder nos bibliothèques, cet immense magasin d'antiquités qui dissimule nos folies les plus belles, celles que la littérature invente. Serge Sanchez, parce qu'il s'est évidemment beaucoup amusé à imaginer ce livre, nous offre quelques heures de délice, et c'est un présent précieux qu'il nous fait.


  • Les présentations des éditeurs : 16/12/2013

"J'entrepris de parcourir ma bibliothèque comme on le fait de l'entrepôt d'un brocanteur". Serge Sanchez s'est lancé ce défi pour revisiter avec humour et brio les chefs-d'oeuvre de la littérature au moyen des accessoires de leurs auteurs. Objets réels et rêvés à la fois : réels pour ceux qui ont joué un rôle dans l'existence des écrivains, rêvés pour ceux qu'utilisent leurs personnages.

Une lampe de chevet nous illumine l'écriture de Proust, une drôle de casquette nous révèle les secrets de fabrication de Madame Savary, des coups frappés à une porte nous font pénétrer dans l'univers de Shakespeare. On découvre un fauteuil de Molière qui n'est pas celui dans lequel il agonisa, plusieurs crânes attribués à Descartes, et bien d'autres choses encore dans ce livre jubilatoire qui se dévore comme un roman à multiples suspenses.

Collaborateur au Magazine littéraire, Serge Sanchez a déjà signé les biographies de François Augiéras et de Brassaï.



  • La revue de presse Antoine Perraud - Le Croix du 16 octobre 2013

Un catalogue divertissant, révélateur et romanesque des objets de la littérature, établi par un promeneur ès mots...
Se comparant à un brocanteur, l'auteur, camelot sensible, fait l'article des choses dont il prend le parti. Il ne se concentre pas sur quelque objet identificatoire hautement symbolique, comme Lucien Dällenbach se cramponnant à La Canne de Balzac (José Corti, 1996) pour analyser les étapes de l'autocréation d'un auteur. Avec Serge Sanchez, nous passons gaiement du canapé de la tante Léonie de Proust aux agates, moules à hosties et fétiches d'Océanie collectionnés par ­Breton, sans oublier une théorie de portes ouvertes, entrouvertes ou closes de mille manières possibles, par la grâce de satanées serrures...
Les belles-lettres ne suscitent pas seulement d'innombrables emprunts mais bien des empreintes choisies...


  • La revue de presse Alexandre Fillon - Lire, septembre 2013

La Lampe de Proust et autres objets de la littérature par Serge Sanchez : des socquettes de Lolita à la chevelure d'Emma Bovary, une délicieuse histoire de la littérature à travers les objets qui la composent...
Il ne faut pas rater ce volume savoureux dont chaque chapitre se clôt par un petit florilège de citations. Et profiter des différentes étapes de la promenade à laquelle nous invite un amateur éclairé de littérature qui arrive à faire partager sa passion d'une manière fort originale.


  • Les courts extraits de livres : 16/12/2013

Il y aurait un ouvrage amusant à écrire...

Stendhal, plus que tout autre auteur, enchanta ma jeunesse. Je vouais un culte à La Chartreuse de Parme. C'est que l'exaltation de Fabrice, égotiste, naïve jusqu'au ridicule, résonnait sans doute en harmonie avec mes propres dispositions intérieures.
On se souvient que le livre commence en 1796, avec l'arrivée à Milan des armées révolutionnaires guidées par Bonaparte. En chassant la tyrannie, les Français apportent avec eux la gaieté, le bonheur et la vie. Parmi ceux-ci, le lieutenant Robert. Muni d'un billet de logement, il se présente chez la marquise Del Dongo. Mais comment pourrait-il faire bonne impression, ce qui est pour lui de première importance, habillé comme il l'est ? Ses chaussures, en effet, ont été rafistolées avec les morceaux d'un chapeau ramassé sur le champ de bataille : le chapeau d'un mort ! Quel contraste entre le ton sublime, aérien, du livre et l'apparition brutale de ce malheureux objet. J'ai longtemps pensé qu'il y avait peut-être là le sujet d'une petite étude intéressante.
Beaucoup plus récemment, lisant le Journal de Philippe Jullian, je tombai sur cette phrase : «Il y aurait un ouvrage amusant à écrire sur les accessoires du romancier et la manière de les utiliser ; ils se présentent en vrac dans l'esprit comme les marchandises d'une riche boutique dont il faut faire une vitrine élégante.» Les chaussures du lieutenant Robert, remontant comme une bulle des abysses profonds de l'oubli, revinrent éclater précipitamment à la surface de ma conscience. Un ouvrage amusant... Pourquoi pas ?
C'est ainsi que j'entrepris de parcourir ma bibliothèque comme on le fait de l'entrepôt d'un brocanteur. Laissant de côté la psychologie ou l'intrigue, je ne m'intéressai qu'aux objets qui forment le décor des livres. Ma récolte ne fut pas mauvaise. Je fis mettre de côté la chaise où Molière avait pour habitude de s'asseoir chez le barbier Gelly, à Pézenas, et le canapé offert par Marcel Proust au tenancier d'une maison close. Il y avait là de quoi arranger un intérieur assez confortable. J'accrochai à une patère la robe de chambre de Diderot (assez usée) et celle de Balzac (somptueuse !) ; je posai sur ma tête la casquette de Charles Bovary enfant, à peine trop petite. Non loin traînait une chaussette, celle de Lolita, fétiche doux et chaud comme un chat blanc, que je me permis d'empocher. D'un recoin poussiéreux je tirai un squelette d'argent finement ouvragé par Pétrone. Je versai des arrhes pour la statue du Commandeur et réservai quelques crânes, dont ceux de Descartes et de Sade. Dans une maison, il faut des bibelots !
Objets réels, objets rêvés, je finis par réunir une petite collection qui me parut aussi digne d'intérêt que celle de ce noble anglais passionné d'ermites, et qui en possédait une telle quantité que ceux-ci ne rentraient pas tous dans sa maison. Il lui fallut en mettre çà et là dans son jardin, ce qui ne manquait pas d'agrément.
Nous y voilà donc. Le temps d'enfiler une casquette, la visite peut commencer.


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