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.. Viva la vida !

Couverture du livre Viva la vida !

Auteur : Pino Cacucci

Traducteur : Benito Merlino

Date de saisie : 27/12/2013

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Bourgois, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 10.00 €

ISBN : 978-2-267-02564-4

GENCOD : 9782267025644

Sorti le : 03/10/2013

Laurent Blanc recommande ce livre au micro d'Augustin Trapenard, dans Le Carnet du libraire, sur France Culture, en partenariat avec Lechoixdeslibraires.com


  • Les présentations des éditeurs : 29/10/2013

Dans ce bouleversant monologue, Pino Cacucci donne la parole à Frida Kahlo. Quelques jours avant sa mort, elle revit sans complaisance ses tourments, sa solitude, ses moments de désespoir surmontés à force de volonté. Elle évoque ses relations orageuses avec le peintre muraliste Diego Rivera, l'homme de sa vie, et explique sa passion pour «son» Mexique. Elle revient également sur ses idéaux politiques, son amitié avec Léon Trotski et ses innombrables liaisons.
Une vie débordante d'excès, débordante de couleurs comme sa peinture qu'elle a commencée alors qu'elle était clouée au lit. Une vie de rebelle qui, bien que née en 1907, aimait à dire qu'elle était née en 1910, avec la Révolution mexicaine.

«Se mettant dans la tête de Frida Kahlo, Cacucci dévoile les pensées les plus intimes de la grande peintre mexicaine, dans une langue particulièrement lyrique et envoûtante.» (Stefano Tassinari, Liberazione)

«Qui mieux que Pino Cacucci, fin connaisseur du Mexique, pouvait décider de faire parler Frida Kahlo ? Ce texte dense, qui a emprunté son titre à celui d'un tableau de la peintre, est le récit à la première personne d'une femme emprisonnée en elle-même, et pourtant férocement attachée à la vie.» (Grazia Italie)

Pino Cacucci est né en 1955. Depuis près de 25 ans, il vit entre l'Italie et le Mexique. Il a publié Outland Rock en 1988 et Puerto Escondido en 1990, duquel le réalisateur Gabriele Salvatores a tiré le film homonyme. San Isidro Futból a également fait l'objet d'une adaptation cinématographique sous le titre Viva San Isidro ! Outre ses romans, il a aussi écrit Tina (une biographie de Tina Modotti), et publié un livre illustré sur le photographe Gracias Mexico, un carnet de voyage ainsi que le catalogue de l'exposition qui s'est tenue à Parme en 2001 et qui a ensuite tourné dans d'autres villes.
Il est également traducteur de littérature espagnole et latino-américaine (près de 60 textes traduits à ce jour). Il collabore à différentes revues et des journaux. Enfin, il est co-auteur de scripts et scenarii pour le cinéma (il a notamment collaboré à Nirvana de Salvatores) et certaines bandes dessinées. Il a obtenu de nombreux prix littéraires, parmi lesquels deux Pluma de Plata du ministère du tourisme mexicain en 1992 et en 1997, le prix spécial de Fiesole en 2001, celui de l'Institut Cervantès d'Espagne pour la meilleure traduction en 2002, et en septembre 2007 le prix Anima Istrantza di Olbia en Sardaigne.
En 2010, pour Les baleines le savent, il a obtenu le prix de littérature d'aventure Emilio Salgari et le prix de littérature de voyage de la ville de Palestrina. Viva la vida la d'abord été monté au théâtre par Giorgio Gallione en 2009.



  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 28 novembre 2013

Avant que ne se termine l'exposition " Frida Kahlo/Diego Rivera. L'art en fusion ", au Musée de l'Orangerie (Paris 1er, jusqu'au 13 janvier 2014), les amoureux de l'artiste mexicaine tireront grand profit - et aussi grand plaisir - de la lecture de ce mince ouvrage...
Un monologue bouleversant et superbe.


  • La revue de presse Bruno Corty - Le Figaro du 3 octobre 2013

Après Tina Modotti et Carmen Mondragon, l'écrivain italien clôt sa trilogie littéraire consacrée à ses icônes féminines avec Frida Kahlo, dans Viva la vida !. Il imagine dans un touchant monologue les derniers mots du peintre mexicain, disparu en 1954 au terme d'un vie douloureuse et tragique, mais surtout flamboyante...
Atteinte de poliomyélite à sept ans, mutilée dans un effroyable accident à dix-huit, victime de fausses couches à répétition, amputée d'une jambe en 1953, Frida n'avait jusqu'alors jamais renoncé à se battre pour ses idées, à créer, à aimer. Face au malheur, celle qui était «l'âme profonde du Mexique» s'était repliée sur son art au coeur de son royaume de la casa Azul, à Coyoacan, derrière ses murs bleus, pour vivre auprès de Diego la grande passion de sa vie.


  • Les courts extraits de livres : 29/10/2013

La pluie...
Je suis née dans la pluie. J'ai grandi sous la pluie.
Une pluie fine, serrée... une pluie de larmes. Une pluie commue dans l'âme et le corps.
Je suis née avec le crépitement de la pluie battante.
Et la Mort, la Pelona, m'a tout de suite souri, en dansant autour de mon lit.
J'ai vécu comme une enterrée encore vivante, prisonnière d'un corps qui convoitait la mort et s'agrippait à la vie.
Maintes fois j'ai été emmurée dans des cercueils de plâtre et de fer, mais... je résistais, j'écoutais mon souffle et je maudissais ma saleté de corps dévasté.
J'ai appris dans la pluie à survivre à la barbarie d'une vie brisée, à mon être douloureux et, enfin, à Diego.
Diego est comme ma vie : un lent empoisonnement sans fin, entre joies d'une intensité sublime et abîmes de désespoir angoissant.
Et pourtant... j'aime la vie autant que j'aime Diego. Et parfois, je confonds ma haine pour cette vie d'enfer avec ma haine pour Diego qui me traîne en enfer puis m'aide à en sortir. Il m'a redonné la force de surmonter l'angoisse et dans l'angoisse m'a replongée mille fois. Mais je sais que l'angoisse est en moi : Diego n'est que l'étincelle qui la déchaîne.
Chaque jour, chaque nuit... J'ai aimé Diego. Je l'ai haï. Il a été la cause et l'effet. Le soleil et la lune. Le jour et la nuit.
Diego, ma vie et ma mort. Ma maladie, ma guéri-son. Ma conscience. Mon délire. La sève la plus douce, le désert le plus désolé. Ma sécheresse et ma pluie. Ma foi en moi-même et mon mépris pour m'être laissé torturer sans limite.

Je suis allée à mon enterrement dans la pluie légère d'une fin d'après-midi, dans un autobus qui me ramenait à Coyoacán. Il pleuvait à l'angle de cette rue, il pleuvait sur le carrefour de ma vie.
Avenue Cinco de Mayo. L'immense place du Zócalo. Le marché San Juan.
Je n'aurais pas dû être dans cet autobus. J'étais déjà montée dans un autre, je rentrais à la maison, lorsque le destin a pris la forme d'une stupide ombrelle de promenade. Un parasol. Oublié je ne sais où. Et je suis descendue, je suis revenue sur mes pas. Je ne me rappelle même plus si je l'ai retrouvée, cette ombrelle... Et ainsi, je suis montée sur mon char funèbre. Au coin du marché San Juan, un tram nous a foncé dessus, nous a éperonnés, s'est accroché à nous. Cela n'a pas été une collision, plutôt une lente dévoration. Je me souviens de cette lenteur absurde, irréelle : le tram nous écrasait contre un mur et l'autobus se contractait, se repliait sur lui-même, se comprimait... Je n'ai pas eu peur. Tout était si absurde qu'on ne pouvait pas avoir peur. Ce qui se passait n'avait pas de sens.
Puis, tout à coup, le monde a explosé. L'autobus pour Coyoacán, pour la Casa Azul, s'est désintégré. Et moi, un instant ou un siècle après, j'étais une danseuse couverte de sang et d'or.


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