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.. Le retour

Couverture du livre Le retour

Auteur : Dulce Maria Cardoso

Traducteur : Dominique Nédellec

Date de saisie : 01/03/2014

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Stock, Paris, France

Collection : La Cosmopolite

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782234074019

GENCOD : 9782234074019

Sorti le : 22/01/2014

  • Les présentations des éditeurs : 16/12/2013

Adolescent, Rui vit en Angola avec ses parents et sa soeur. En 1975, la guerre civile fait rage et, comme tous les Blancs, ils doivent partir pour la métropole. Mais c'est à trois qu'ils feront le voyage de retour : soupçonné par l'armée de libération d'être le «boucher de Grafanil», le père de Rui est arrêté devant ses yeux et emprisonné.
À Lisbonne, la famille incomplète est accueillie dans un hôtel 5 étoiles, rempli de rapatriés comme eux. Rui va y découvrir l'automne, les filles, la honte et la peur de devenir le seul homme de la famille. Son père reviendra-t-il un jour ?

Dulce Maria Cardoso livre un roman sensible sur la perte - perte du pays aimé, perte de l'innocence - porté par le regard juste et touchant d'un adolescent. Elle rend hommage à tous les exilés qui ont un jour dû laisser une terre derrière eux.

Dulce Maria Cardoso est née en 1964 à Trás-os-Montes. Elle a passé son enfance en Angola qu'elle a du quitter en 1975 pour rejoindre Lisbonne où elle vit toujours aujourd'hui. Chevalier des Arts et des lettres, elle a reçu de nombreux prix littéraires, parmi lesquels le European Union Prize for Literature 2009 pour Les anges, Violetam The Portuguese Pen Prize 2011 pour O chão dos pardais. Deux de ses romans ont précédemment été traduits : Coeurs arrachés (Phéhus, 2002) et Les anges, Violeta (L'esprit des péninsules, 2005).



  • La revue de presse Laëtitia Favro - Le Journal du Dimanche du 23 février 2014

Un adolescent portugais quitte l'Angola devenu indépendant. Un récit juste sur le déracinement...
Sous les traits d'un adolescent d'abord égoïste et sauvage, contraint, par un déracinement brutal et l'arrestation de son père, à entrer précocement dans l'âge adulte, Dulce Maria Cardoso analyse avec une grande justesse le sentiment nostalgique de ceux qui ont dû fuir leur patrie d'élection ou d'origine. Si la violence le dispute souvent à la drôlerie, l'émotion règne, maîtresse de l'écriture,..
Son cheminement accompagne les balbutiements d'une démocratie fragile, essoufflée par des années de dictature et par la perte de son empire colonial, mais désireuse de se redécouvrir en tant que nation, autant que peut l'être cet attachant héros de devenir un homme.


  • La revue de presse Gilles Heuré - Télérama du 12 février 2014

Nourri sans doute d'éléments autobiographiques - née en 1964 au Portugal, Dulce Maria Cardoso a grandi en Angola -, Le Retour est un beau roman sur une page récente de l'histoire du Portugal et sur le sort des rapatriés qui ont dû tout abandonner derrière eux. Demeurant longtemps incapables d'imaginer qu'ils pourraient avoir une vie nouvelle, dans un pays nouveau.


  • Les courts extraits de livres : 16/12/2013

Mais en métropole il y en a, des cerises. Des cerises grosses et brillantes que les filles portent en boucles d'oreilles. Des filles jolies comme seules peuvent l'être celles de la métropole. Les filles d'ici ont pas idée de comment sont les cerises, elles disent que ça ressemble aux pitangas. Admettons, n'empêche que je les ai jamais vues accrocher des pitangas à leurs oreilles et rire entre elles comme le font les filles de la métropole sur les photos.
Ma mère insiste pour que mon père se serve de rôti. La nourriture va se perdre, elle dit, avec cette chaleur tout s'abîme, suffit de quelques heures et la viande commence à verdir, et si je la mets au frigidaire elle devient dure comme de la semelle. Ma mère dit ça comme si ce soir on avait pas un avion à prendre pour la métropole, comme si demain avec les restes du rôti on allait pouvoir se faire des sandwichs pour la pause déjeuner au lycée. Fiche-moi la paix, veux-tu. En repoussant le plat, mon père renverse la corbeille à pain. Ma mère la retourne et remet les tranches à leur place avec la même application que pour aligner ses médicaments chaque matin avant de les avaler. Mon père était pas comme ça avant que tout ça commence. Tout ça, c'est-à-dire les coups de feu qu'on entend dans le quartier au-dessus du nôtre. Et nos quatre valises qu'on doit encore boucler dans le salon.
Le silence qui règne entre nous est si pesant que le bruit du ventilateur semble anormalement fort. Ma mère prend le plat de viande et se sert avec ces gestes empruntés qu'elle avait habituellement en présence d'invités. Après avoir reposé le plat sur la table sa main s'attarde sur la nappe aux dahlias. Désormais il y a plus personne pour nous rendre visite, de toute façon même avant que tout ça commence il était rare qu'on ait des invités. Ma soeur dit, je me souviens encore du jour où ce coq, le coq en faïence sur la paillasse en marbre, est tombé par terre et que sa crête s'est ébréchée. On insiste sur des détails insignifiants parce qu'on a déjà commencé à oublier. Alors qu'on est même pas encore partis de chez nous. L'avion décolle un peu avant minuit mais il faut qu'on soit bien plus tôt à l'aéroport. Oncle Zé nous y conduira. Mon père nous rejoindra plus tard. Une fois qu'il aura tué Pirate et mis le feu à la maison et aux camions. Je crois pas que mon père tuera Pirate. Je crois pas non plus qu'il mettra le feu ni à la maison ni aux camions. A mon avis il dit ça pour nous empêcher d'imaginer qu'ils vont bien rigoler. Ils, c'est-à-dire les Nègres. Mon père a pourtant acheté des bidons d'essence, ils sont rangés dans la remise. Peut-être que c'est vrai après tout, peut-être que mon père arrivera à tuer Pirate et à tout brûler. Pirate pourrait rester avec oncle Zé, vu qu'il part pas, lui : il veut aider les Nègres à fonder une nation. Mon père éclate de rire chaque fois qu'oncle Zé parle de la grandiose nation qui verra le jour par la volonté d'un peuple opprimé durant cinq siècles. Oncle Zé aurait beau promettre de veiller sur Pirate ça servirait à rien, mon père pense que tout ce que sait faire oncle Zé c'est salir l'honneur de la famille. Et il a peut-être pas tort.


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