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.. Les douze tribus d'Hattie

Couverture du livre Les douze tribus d'Hattie

Auteur : Mathis Ayana

Traducteur : François Happe

Date de saisie : 14/02/2014

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Gallmeister, Paris, France

Collection : Americana

Prix : 23.40 €

ISBN : 9782351780718

GENCOD : 9782351780718

Sorti le : 02/01/2014

Les douze tribus d'Hattie ou les douze enfants d'Hattie, la mal mariée, la mal aimée, la mal aimante. A travers l'évocation de ses enfants, Ayana Mathis dresse le portrait, fin et tout en ombres, d'une femme noire du XXème siècle qui voulait réussir sa vie.
Un premier roman qui nous met l'eau à la bouche en attendant le prochain.


Anne Martelle recommande ce livre au micro d'Augustin Trapenard, dans Le Carnet du libraire, sur France Culture, en partenariat avec Lechoixdeslibraires.com


1923. Après avoir fui sa Géorgie natale, profondément raciste, pour Philadelphie, Hattie rencontra August. Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants. Ce roman puzzle déroulé au long du XXe siècle, n'a pourtant rien d'un conte de fées. Mariée si jeune, devenue mère aussitôt, la perte de ses premiers jumeaux par manque d'argent et de soins adaptés, laissera une profonde empreinte sur le reste de la tribu. Une belle galerie de portraits où l'on découvre Hattie, attentive, aimante à sa façon certes mais en proie à d'intimes détresses et qui semble incapable de l'essentielle tendresse pour ses dix autres enfants dont on suivra les destinées ainsi fragilisées. Les hommes, eux, peinant à trouver du travail, sont souvent joueurs, buveurs et coureurs de jupons.
Un premier roman vraiment saisissant sans pathos et sans concession sur le lien familial dans une Amérique où la communauté noire avance douloureusement à petits pas vers sa liberté et sur lequel flotte l'ombre de Toni Morrison. Une réussite.


Philadelphie, 1923. Hattie arrive de Géorgie avec sa famille. Toute jeune fille au caractère déjà bien trempé elle a fui le Sud et la ségrégation pour construire une vie meilleure.
Elle rencontre August avec qui elle se mariera peu de temps après. De leur union naîtront 11 enfants et une petite-fille. Ces 12 «tribus» auront chacune un destin différent. De la naissance du Jazz à la guerre du Vîet-Nam en passant par la condition homosexuelle, c'est l'histoire américaine du XXème siècle qui transparait au travers de ces 12 personnages, marqués chacun très profondément par une mère froide, toute puissante et aux secrets destructeurs.
Un premier roman magnifique à découvrir absolument !


Hattie vient d'avoir deux enfants : Philadelphia et Jubilee.

August, son mari apprenti électricien, n'est pas d'accord sur les prénoms, mais il accepte quand même. Hattie est un fort caractère. La joie de vivre règne dans la petite maison familiale.

Les jumeaux ont sept mois. Hattie les assied contre elle. Leurs bronches sont encombrées... Pas facile de payer le médecin. Pneumonie. Le drame est là : les enfants ne survivront pas.

Hattie aura douze enfants lors de son mariage : les dix restants seront les fils de ce roman qui égrène leur vie lors du siècle passé, nous révélant une Amérique tourmentée par la ségrégation raciale, la pauvreté mais l'entraide et la débrouille, la lâcheté et le courage de cette Hattie qui n'aura comme objectif que celui de nourrir ses enfants et de les éduquer le mieux possible.

MAGNIFIQUE LIVRE qui se dévore, se savoure, et que je mets sur le même piédestal que Wisconsin de Mary Relindes Ellis


  • Les présentations des éditeurs : 01/02/2014

Ayana Mathis a grandi dans les quartiers nord de Philadelphie. Férue de poésie, elle a suivi plusieurs cursus universitaires sans en terminer aucun, a travaillé comme serveuse puis fact-checker dans divers magazines et a vécu quelque temps en Europe. Publié en 2012 aux États-Unis, Les Douze Tribus d'Hattie est son premier roman.

Gare de Philadelphie, 1923. La jeune Hattie arrive de Géorgie en compagnie de sa mère et de ses soeurs pour fuir le Sud rural et la ségrégation. Aspirant à une vie nouvelle, forte de l'énergie de ses seize ans, Hattie épouse August. Au fil des années, cinq fils, six filles et une petite-fille naîtront de ce mariage. Douze enfants, douze tribus qui égrèneront leur parcours au fil de l'histoire américaine du XXe siècle. Cette famille se dévoile peu à peu à travers l'existence de ces fils et de ces filles marqués chacun à leur manière par le fort tempérament de leur mère, sa froide combativité et ses secrètes failles.

Les Douze Tribus d'Hattie, premier roman éblouissant déjà traduit en seize langues, a bouleversé l'Amérique. Telles les pièces d'un puzzle, ces douze tribus dessinent le portrait en creux d'une mère insaisissable et le parcours d'une nation en devenir.

Ayana Mathis a une voix qui n'appartient qu'à elle, une voix souple, à la fois lyrique et implacable, méditative et viscérale.

THE NEW YORK TIMES



  • La revue de presse Catherine Simon - Le Monde du 13 février 2014

Loin de tout sentimentalisme, Ayana Mathis signe un roman sensible, puissant, qui dessine, en filigrane, la naissance d'une nouvelle Amérique, celle qui saura élire un président noir, Barack Obama. Les Douze Tribus d'Hattie s'arrête en 1980, mais, hormis deux ou trois scènes, souvent très fortes, de confrontation (humiliante) avec des Blancs, le monde que décrit le roman est celui de l'entre-soi. Il s'achève sur une note de révolte - c'est-à-dire d'espérance.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 29 janvier 2014

Lors de sa parution, en 2012, ce premier roman d'Ayana Mathis a secoué l'Amérique. Oprah Winfrey l'a porté aux nues, lançant la carrière de la jeune Américaine en la comparant à Toni Morrison. Evitant les pièges du pathos et du lyrisme bon marché, l'auteure mène à bien une oeuvre ambitieuse, profonde et maîtrisée.


  • Les courts extraits de livres : 01/02/2014

Philadelphia et Jubilee
1925

- Philadelphia et Jubilee ! s'écria August quand Hattie lui dit comment elle voulait appeler ses jumeaux. Tu vas quand même pas donner des noms bizarres comme ça à ces bébés !
Si la mère d'Hattie avait été encore de ce monde, elle aurait été du même avis qu'August. Elle aurait dit qu'Hattie avait choisi des noms vulgaires; "inélégants et prétentieux", voilà ce qu'elle aurait dit. Mais elle n'était plus là, et Hattie voulait pour ses bébés des noms qui ne fussent pas déjà gravés sur la pierre d'une tombe familiale dans un cimetière, quelque part en Géorgie, alors elle leur donna à chacun un nom de promesse et d'espoir, un nom tourné vers l'avenir, pas vers le passé.
Les jumeaux naquirent en juin, au cours du premier été suivant le mariage d'August et Hattie. Les jeunes mariés avaient loué une maison dans Wayne Street - petite, mais située dans un bon quartier, et puis ce n'était, selon l'expression d'August, qu'une maison en attendant.
- Jusqu'à ce qu'on s'en achète une à nous, avait dit Hattie.
- Jusqu'à ce qu'on signe au bas d'un acte en bonne et due forme, avait acquiescé August.
À la fin du mois de juin, les merles prirent possession des toits et des arbres de Wayne Street. Tout le quartier résonnait de chants d'oiseaux. Leur gazouillis endormait les jumeaux et mettait Hattie de si bonne humeur qu'elle pouffait de rire sans arrêt. Il pleuvait tous les matins, mais les après-midi étaient inondés de soleil, et le minuscule carré de pelouse d'Hattie et August était vert comme au premier jour de la Création. Les femmes du quartier faisaient leur pâtisserie de bonne heure, et à midi toute la rue était embaumée par les gâteaux aux fraises qu'elles mettaient à refroidir sur le rebord de leur fenêtre. Hattie et ses jumeaux somnolaient tous les trois à l'ombre, sur la véranda. L'été suivant, Philadelphia et Jubilee marcheraient ; ils arpenteraient la véranda d'un pas incertain, comme d'adorables petits vieux un peu branlants.

Hattie Shepherd baissa les yeux vers ses deux bébés dans leur couffin. Ils avaient sept mois. Comme ils respiraient mieux quand ils étaient assis, elle les avait calés bien droit avec de petits oreillers. Us venaient seulement de se calmer. Ils avaient passé une mauvaise nuit. La pneumonie, ça se soignait, mais pas facilement. C'était tout de même préférable aux oreillons ou à la grippe, ou à la pleurésie. Ça valait mieux que le choléra ou la scarlatine. Hattie était assise sur le sol de la salle de bain, appuyée contre la cuvette des toilettes, les jambes étendues devant elle. La fenêtre était couverte de buée, et de petites gouttes de condensation coulaient sur les vitres, débordaient des croisillons de bois peints en blanc avant de former une flaque dans un creux du carrelage, derrière la cuvette. Hattie faisait couler de l'eau chaude depuis des heures. August avait passé la moitié de la nuit à la cave, à mettre du charbon dans le chauffe-eau. Il voulait rester à la maison, pour ne pas laisser Hattie seule avec les bébés. Mais... une journée de travail, c'est une journée de salaire, et le tas de charbon diminuait. Hattie l'avait rassuré : les bébés iraient mieux maintenant que la nuit était passée.


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