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.. La fuite du temps

Couverture du livre La fuite du temps

Auteur : Lianke Yan

Traducteur : Brigitte Guilbaud

Date de saisie : 05/02/2014

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Philippe Picquier, Arles, France

Prix : 22.00 €

ISBN : 978-2-8097-0963-6

GENCOD : 9782809709636

Sorti le : 07/01/2014

Anne Martelle recommande ce livre au micro d'Augustin Trapenard, dans Le Carnet du libraire, sur France Culture, en partenariat avec Lechoixdeslibraires.com


  • Le courrier des auteurs : 01/02/2014

1) Qui êtes-vous ? !
Brigitte Guilbaud, la traductrice du roman de Yan Lianke «La fuite du temps».

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La condition humaine. L'amour, d'abord, dont l'accomplissement est entravé par les contingences extérieures, par l'ambition ou le désespoir qui ronge les coeurs, mais l'amour qui existe bel et bien. Et puis l'appréhension de la mort, le vécu que l'on interroge, que l'on se remémore à rebours, parfois au plus près de l'enfance lorsque la mort approche.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
L'exclamation de Hu, page 15 : «Est-ce qu'on n'est pas des êtres humains, nous aussi ?». Je trouve qu'elle traduit bien cet amour de l'auteur pour la terre et les vivants, sa réaffirmation perpétuelle de la dignité de chaque être vivant.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Une symphonie, mais laquelle, je ne sais pas.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La sensualité fondamentale de notre rapport au monde, la force vive dont ce roman témoigne et qu'il parvient à transmettre me semble-t-il.


  • Les présentations des éditeurs : 01/02/2014

Ce livre sensuel et flamboyant s'ouvre sur la mort et se clôt par la naissance.
Fondé sur des faits réels de la terre natale de l'auteur, le Henan, il possède la violente beauté d'un mythe sur l'origine et la fin des temps.
Depuis toujours, les habitants d'un village perdu au coeur des montagnes luttent pour survivre à une maladie qui les emporte avant quarante ans.
Depuis toujours Sima Lan, le chef du village, aime d'un amour fou la douce Sishi.
Aujourd'hui Sima Lan se meurt et le cours du temps s'inverse pour remonter vers les causes premières, en un cheminement qui est celui des combats opiniâtres qu'ont depuis toujours livrés les hommes pour assurer leur maîtrise sur le monde et leur propre survie.
Car ce que célèbre Yan Lianke en ce livre, ce n'est pas la victoire impossible de l'homme sur la mort, mais le courage, l'obstination avec lesquels ces villageois, portés par une immense force collective, entreprennent, à chaque génération, de titanesques travaux pour conjurer le mal qui empoisonne leur terre et leur eau, leur capacité à puiser au plus profond d'eux-mêmes aux sources de la vie, et de l'amour, dans l'espoir de continuer à entendre bruire la lumière et respirer l'odeur verte de la sève au printemps.

Yan Lianke est né en 1958 dans la province du Henan, dans le centre de la Chine, et réside actuellement à Pékin. Diplômé de l'Université du Henan et de l'institut des arts et de l'Armée populaire chinoise, il débute sa carrière littéraire en 1978, en tant qu'écrivain de l'armée. Ses romans et ses nouvelles, souvent qualifiés d'expérimentaux en raison de leur sujet ou de leur style, lui ont valu d'obtenir de nombreuses et prestigieuses récompenses littéraires.



  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 22 janvier 2014

Yan Lianke laisse crier les haines et regarde s'abattre les cataclysmes naturels avec la même élégance hébétée. Il porte sur les êtres en furie un éternel regard d'enfant inter­loqué, partagé entre l'hypnose et la fuite. Chez lui, c'est toujours la nature qui l'emporte : la grêle, le soleil beau «comme une courge mûre», les plaqueminiers sur lesquels grimpent les enfants.


  • La revue de presse Nils C. Ahl - Le Monde du 9 janvier 2014

Jouant sur l'éternité de ce récit dévidé à rebours, Yan Lianke s'amuse du retour des saisons, de la répétition des générations et des enfants qui imitent leurs parents. Il réussit un roman attendu et déroutant à la fois, où le moindre détail compte. On croirait presque qu'il se moque un peu de ses lecteurs les plus fidèles - dont nous sommes. Croisant les références littéraires, chinoises et occidentales, il s'inspire également de lui-même. Si Le Rêve du village des Ding lorgne du côté de La Peste, et Servir le peuple du côté de Lady Chatterley, La Fuite du temps prolonge le mouvement de ses propres romans comme on rassemble ses forces. L'éternité est dans cet écho, de personnage en personnage, de livre en livre, jusqu'à l'ultime étreinte (manquée) de Lan Sishi et de Sima Lan. Jusqu'à la prochaine fois. Jusqu'au prochain roman de Yan Lianke.


  • Les courts extraits de livres : 01/02/2014

Crac.
Sima Lan va mourir.
Chef du village, Sima Lan a l'âge avancé de trente-neuf ans ; la mort vient de s'abattre sur sa tête et il sait qu'elle arrive à la date prévue. Il va quitter ce monde frais et vivant. Dans la ride profonde de la chaîne montagneuse des Balou, la mort a toujours eu une prédilection pour le village des Trois Patronymes. Si l'on s'absente trois jours, on rentre pour découvrir que quelqu'un s'en est allé sans bruit ; si l'on s'absente quinze jours ou un mois et qu'au retour, singulièrement, personne n'a trépassé, on demeure longuement hébété, levant la tête vers l'ouest, scrutant le ciel pour voir si le soleil ne s'est pas levé de ce côté-là, s'il n'est pas devenu bleu ou pourpre virant au noir. La mort tombe comme la pluie, à longueur d'année, sur le village, et les sépultures y poussent, florissantes, comme les champignons après l'averse. A l'intérieur du cimetière, l'odeur de la terre fraîche et vermeille coule, du printemps à l'été, puis de l'automne à l'hiver, en un clapotis continu.
L'hiver touche à sa fin ; ce sont les prémices du printemps. Au fond des ravins, au bord de l'eau, l'extrémité des branches des saules s'étoile de vert ; quant aux arbres du village, peupliers, ormes ou sophoras, leurs jeunes branches prennent une teinte émeraude et poudrée. Dans les rues circule un air tiède et humide ; sur la crête de la montagne brille un soleil désormais plus mince, pareil à un disque d'or pâle. Le blé jeune s'éveillant accroche sur les versants de légers nuages oscillant au gré du vent. Chaque année, les nouvelles pousses apparaissent précisément en pleine saison de la mort, lorsque, dans les familles Lan, Du ou Sima, on se plaint de maux de gorge, avant de tomber comme du bétail. Morts, les corps sont enterrés ; enterrés, ils disparaissent tout à fait. Au village, hormis l'ancien chef Du Guaizi, personne jamais n'a dépassé l'âge de quarante ans.
A trente-neuf ans, Sima Lan n'a donc rien à redire : son tour est venu. En compagnie de ses cinquième et sixième frères cadets, Lu et Hu, il prend des mesures à l'aide d'une corde. Cherchant en vain à empiéter sur la droite ou sur la gauche, avec un bâton puis en versant de la chaux, tous trois tentent de délimiter leurs fosses respectives, sans toutefois trouver l'espace suffisant.
Le cimetière se trouve sur un versant ensoleillé. Les stèles l'ont entièrement recouvert, au gré des générations - galets que la marée aurait amenés par vagues successives. Tout en haut, rares et isolées, il y a les sépultures des ancêtres inconnus, puis, suivant l'inclinaison de la pente, les tombes se font de plus en plus nombreuses : celles de l'arrière-grand-père et du grand-père qu'ils n'ont guère connus, celle de leur père Sima Xiaoxiao qui a mené une vie honorable et les a élevés jusqu'à leur adolescence. A sa gauche, celles de leurs frères aînés, Sen, Lin et Mu, morts le même jour, respectivement à l'âge de quatorze, treize et douze ans. Bien qu'aucun d'eux n'ait jamais atteint la taille de trois pieds et huit pouces, leurs tombes sont aussi longues et larges que celles des adultes, occupant l'équivalent d'une moitié de pièce d'habitation. Maintenant que leur tour est venu de délimiter leurs propres fosses, les trois frères se rendent brusquement compte qu'il n'y a plus assez de place. Troublés auprès de leurs aînés, ils demeurent longuement silencieux à fixer sous leurs pieds cette terre qui ne pourra tous les recevoir. On dirait trois hommes qui, outils en main, prêts à construire leur maison, réalisent subitement que le terrain est trop petit. Ils échangent un regard, poussent un long soupir. Hu se déplace vers l'est, passe devant les tombes de Sen, Lin et Mu auxquelles il donne un coup de pied en serrant les dents, avant de s'adresser à Lan : Merde, nos trois frères occupent presque toute la place ! Les tombes de ces nains sont plus grandes que les nôtres !


  • L’amour des livres, avec Bonnelecture.fr : 05/02/2014

Quelle place tiennent les livres dans votre vie ?
Je les aime tant que je me remémore souvent une parole d'Henri Thomas :" si je meurs un jour - qui sait, cela peut arriver - je pourrais peut être me coucher dans un berceau d'écriture..."

Brigitte Guilbaud, la traductrice de l'ouvrage


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