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.. Les vies parallèles de Greta Wells

Couverture du livre Les vies parallèles de Greta Wells

Auteur : Andrew Sean Greer

Traducteur : Hélène Papot

Date de saisie : 13/02/2014

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 22.00 €

ISBN : 9782823603361

GENCOD : 9782823603361

Sorti le : 02/01/2014

Tous nous découvrons au réveil que les choses ont tourné autrement.

Il est difficile, voire impossible, d'imaginer les liens qui unissent deux jumeaux. En revanche, il est aisé de comprendre que la disparition de l'un puisse engendrer la détresse de l'autre. C'est ce qui arrive à Greta Wells quand son frère Félix meurt des suites d'une longue maladie en 1985. Pourquoi préciser l'année ? demanderez-vous. Le deuil n'a que faire des dates, si ce n'est qu'il est toujours trop long à endurer, mais le temps aura une réelle importance ici.

Pour enrayer la dépression qui la submerge, le médecin traitant de Greta lui prescrit des électrochocs, ce qui aura pour conséquence imprévue de la faire voyager dans le passé. Mais attention, ce n'est pas en visiteuse du futur qu'elle apparaîtra en 1918 et en 1941, mais dans des vies parallèles... En effet chaque séance l'envoie successivement dans trois époques où elle vit dans le même immeuble et croise les mêmes personnes ; entre autres son frère, sa tante et son ex-mari. Si, a priori, ils sont semblables à ceux qu'elle connaît, leurs chemins ont été différents, ce qui entraîne de nombreuses divergences. Ainsi, alors qu'en 1985 elle vit en célibataire, dans une autre version d'elle-même la voici mère, et dans une autre trompant son mari sans en éprouver la moindre culpabilité. Bien que certains faits lui semblent positifs, d'autres lui font mal comme l'impossibilité pour Félix de vivre son homosexualité au grand jour, l'obligeant à épouser une femme qu'il n'aime pas et n'aimera jamais. Vient alors une idée saugrenue à Greta : offrir une vie meilleure à ses doubles en leur montrant la voie et en les empêchant de commettre les erreurs dont elle connaît les conséquences. Or, si elle a le pouvoir de changer leur vie, les autres Greta ne vont-elles pas essayer d'en faire autant avec la sienne ?

On serait tenté de croire que Les vies parallèles de Greta Wells nous emmène en pleine science-fiction, mais la volonté de l'auteur n'est-elle pas de nous montrer à quel point une vie peut être différente selon l'époque où elle est vécue - surtout à la veille ou à la fin d'une guerre mondiale ? Si nous ne trouvons pas de réponse convenable à cette question, le roman en pose dès les premières pages une autre tout aussi intéressante : quand vous étiez petit, est-ce cette personne que vous rêviez devenir ?

Andrew Sean Greer signe ici un roman merveilleux et surtout intemporel sur ce temps qui passe sans qu'on puisse le changer. Sans aucun doute une des plus belles surprises de cette rentrée de janvier.


L'artifice littéraire original - les électrochocs qui font voyager Greta Wells dans le temps- permet à A.S. Greer d'exposer avec finesse l'évolution des mentalités américaines durant le siècle dernier, et plus particulièrement lors des paroxysmes des deux guerres mondiales, et de celui qu'il présente comme la troisième : l'explosion du sida en 1985.
Qu'est-ce qu'être homosexuel en 1918 ? Comment une femme vit-elle en 1941 son infidélité, alors que son mari est sur le front ? Et, à ces deux dates, qu'implique avoir une origine allemande ? Et si, au fond, d'une époque à l'autre ne changent ni les sentiments ni les passions, quel serait pour Greta le meilleur des mondes, celui sur lequel arrêter l'aiguille de cette folle machine à explorer le temps - clin d'oeil à un autre Wells ?
La profonde humanité de chacun des personnages nous embarque dans cette histoire "impossible", et nous fait partager ce parcours qui va du désespoir à la lumière. "Voir la forme de la vie, voilà notre seule réponse."


Roman puissant d'une rare élégance, Les Vies parallèles de Greta Wells nous propulse au coeur même des dilemmes de la vie d'une femme, vécus à des moments clefs du XXème siècle. Un texte ambitieux parfaitement maîtrisé !

En 1985 à New-York, Greta Wells, plongée dans une profonde dépression, décide de tenter une méthode de traitement controversée : les électrochocs. Elle sait que des effets secondaires se feront sans doute sentir, peut-être une légère désorientation. Aussi, quand au lendemain de sa première séance Greta se réveille dans une chambre qu'elle sait sienne mais qui n'est pourtant pas tout à fait la même, elle ne s'inquiète pas immédiatement. Mais les choses se confirment ; la jeune femme a été propulsée dans la vie de la Greta Wells de 1918. Et quelques jours plus tard, c'est en 1941 que Greta est transportée. Ces voyages dans le temps l'aideront-ils à y voir plus clair ? À enfin savoir de quoi est fait le bonheur ?

Andrew Sean Greer est parvenu à saisir toute la complexité d'une femme profondément bouleversée : les doutes, la tristesse, la peur... Il dépeint avec force et talent l'irrésistible et ardente recherche du bonheur de cette femme perdue dans sa propre vie. Un roman émouvant et lucide, d'une grande intelligence !


Marie Marcon recommande ce livre au micro d'Augustin Trapenard, dans Le Carnet du libraire, sur France Culture, en partenariat avec Lechoixdeslibraires.com


  • Les présentations des éditeurs : 18/01/2014

New York, Greenwich Village, 1985. Greta Wells, une photographe, est atteinte de dépression : son frère jumeau Félix est mort du sida, et son petit ami Nathan vient de la quitter. Elle entreprend un traitement par électrochocs.
Le lendemain matin Greta découvre qu'elle a changé d'époque - nous sommes maintenant en 1918. Félix est bien vivant, il est fiancé à la fille d'un sénateur et a une liaison secrète avec son avocat, Alan.
Mais la voilà à nouveau projetée dans le temps - en 1941, cette fois. Greta a épousé Nathan, avec qui elle a fondé une famille. Elle fréquente aussi Léo, un homme plus jeune qu'elle. Ces vertigineux allers-retours sont bien plus que des changements d'époque : ce sont des mondes différents que doit affronter Greta, des vies alternatives parmi lesquelles il lui faudra, si elle en est capable, choisir celle qui lui convient. Dans le dédale du temps, une femme cherche son chemin...

Après le succès international de L'Histoire d'un mariage, Andrew Sean Gréer nous captive à nouveau avec ce roman magique et précis comme une montre suisse.

Né en 1969, Andrew Sean Gréer est l'auteur des Confessions de Max Tivoli (L'Olivier, 2005, Points, 2009) et de L'Histoire d'un mariage (L'Olivier, 2009, Points, 2010), qui a connu un grand succès critique et public en France. Il vit à San Francisco.

«Andrew Sean Gréer est un des auteurs les plus drôles, sensibles et talentueux de sa génération.»
(Michael Chabon)

«Un merveilleux roman qui résonne profondément en nous, car une fois au moins, il nous est arrivé l'impossible.»
(John Irving)


  • Les courts extraits de livres : 18/01/2014

30 OCTOBRE 1985

Une fois au moins, il nous est arrivé l'impossible.
En ce qui me concerne, c'était en 1985, peu avant Halloween, chez moi, à Patchin Place. Même les New-Yorkais ont du mal à situer l'endroit : c'est une impasse à l'ouest de la Sixième Avenue, là où le plan de la ville s'égare dans le désordre d'un tracé datant du XVIIIe siècle et s'offre le caprice de voir se croiser la 4e Rue Ouest et la 8e Rue Ouest, tandis que Waverly Place se croise elle-même. On y trouve la 12e Rue Ouest et un petit bout de la 12e Rue Ouest du côté de l'Hudson. Et aussi Greenwich Street et Greenwich Avenue, cette dernière filant en diagonale le long de l'ancienne piste des Indiens. Si leurs fantômes l'empruntent encore, chargés de maïs, personne ne les voit, à moins qu'ils ne soient méconnaissables, perdus parmi les touristes et les camés qui rient et boivent en bas de chez moi. Il paraît que les touristes sont une calamité. Et il paraît qu'on a toujours dit ça.
Mais je vous explique : postez-vous à l'intersection de la 10e Rue Ouest et de la Sixième Avenue, à l'ombre des tourelles de l'ancien Jefferson Market et de sa grande tour. Retournez-vous et cherchez une grille en fer, on la rate facilement, et regardez à travers les barreaux. Vous y êtes : à peine un demi-pâté de maisons planté d'érables élancés, qui se termine une douzaine d'habitations plus bas, une simple impasse sans charme particulier, bordée d'immeubles en brique de trois étages construits il y a longtemps pour loger les domestiques basques du Brevoort, et là, tout au fond, passé le dernier arbre, notre porte. Essuyez vos pieds sur le vieux paillasson encastré dans le béton. Après avoir franchi la porte verte, vous pouvez frapper à l'appartement de ma tante Ruth sur votre gauche ou monter à l'étage et frapper chez moi. Dans la courbe de l'escalier, vous verrez sur le mur, si vous vous arrêtez, la marque de la taille de deux enfants, la mienne au crayon gras rouge et, loin au-dessus, en bleu, celle de mon frère jumeau, Félix.
Patchin Place. La grille fermée, peinte en noir. Les maisons tapies dans la solitude. Le lierre qui pousse, que l'on arrache, qui repousse ; les pierres fendues, envahies par les herbes, pas même un président d'arrondissement ne tournerait la tête, pressé d'aller déjeuner. Qui pourrait deviner ? Derrière la grille, les portes, le lierre. Il faut avoir le regard d'un enfant. Ainsi fonctionne la magie, comme vous le savez. Elle s'empare du plus improbable d'entre nous, sans prévenir, à l'heure de son choix. Elle escamote le temps. Et voici comment je me suis réveillée, un jeudi matin, dans un autre monde.

Remontons neuf mois en arrière, en janvier, alors que je promenais la chienne d'Alan en compagnie de Félix. Nous avions refermé la porte derrière nous et passé la grille couverte de givre de Patchin Place, tandis que Lady, la chienne, reniflait la moindre tache de terre nue. Il faisait froid, froid, froid. Les cols en laine de nos manteaux étaient relevés et nous nous partagions l'écharpe de Félix, chacun avait une de ses extrémités enroulée autour de son cou ; nous étions ainsi reliés, la main de l'un dans la poche de l'autre. C'était mon jumeau sans être mon double, il avait les mêmes joues rouges et le même nez de travers, les cheveux roux et le teint clair, les yeux bleus et un léger strabisme - notre tante Ruth nous appelait les «têtes de fouine» - mais il était plus grand, plus impressionnant, en quelque sorte. Félix avait insisté pour sortir sans sa canne ce soir, je devais le tenir sur la glace; c'était un de ses bons soirs. Je continuais à le trouver ridicule avec sa moustache. Si mince dans son nouveau pardessus. Le jour de nos trente et un ans.
- Quelle charmante fête, ai-je dit.


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