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.. Les douze enfants de Paris

Couverture du livre Les douze enfants de Paris

Auteur : Tim Willocks

Traducteur : Benjamin Legrand

Date de saisie : 06/05/2014

Genre : Policiers

Editeur : Sonatine éditions, Paris, France

Prix : 24.00 €

ISBN : 9782355842252

GENCOD : 9782355842252

Sorti le : 13/03/2014

Jean-Philippe Delvaux recommande ce livre au micro d'Augustin Trapenard, dans Le Carnet du libraire, sur France Culture, en partenariat avec Lechoixdeslibraires.com


Opéra littéraire monumental, embrasé par le style puissamment lyrique de Tim Willocks, tendu entre la vie et la mort, l'horreur et l'espoir, la trahison et l'amour, la honte et la bravoure, ce roman est une plongée exaltante, sidérante de réalisme et de violence dans le Paris de la Saint-Barthélemy.

Un roman total, érudit, flamboyant, visuel, dont les personnages marqueront votre mémoire et peupleront votre imaginaire pour longtemps. ÉNORME !


  • Les présentations des éditeurs : 06/02/2014

23 août 1572. De retour d'Afrique du Nord, Mattias Tannhauser, chevalier de Malte, arrive à Paris. Il doit y retrouver sa femme, la comtesse Caria de La Penautier, qui, enceinte, est venue assister au mariage de la soeur du roi avec Henri de Navarre. À son arrivée, Mattias trouve un Paris en proie au fanatisme, à la violence et à la paranoïa. La tentative d'assassinat contre l'amiral de Coligny, chef des réformistes, a exacerbé les tensions entre catholiques et protestants. Introduit au Louvre par le cardinal de Retz, Mattias se retrouve bientôt au coeur des intrigues de la Cour et comprend très vite que le sang va couler dans les rues de Paris. Dans une capitale déchaînée, où toutes les haines se cristallisent, Caria est impliquée au même moment dans une terrible conspiration. Plongé dans un océan d'intrigues et de violences, Mattias n'aura que quelques heures pour tenter de la retrouver et la sauver d'un funeste destin.

Tim Willocks est sans aucun doute l'un des plus grands conteurs de notre temps. Avec un souffle épique qui évoque Alexandre Dumas, il nous donne ici un roman inoubliable qui, se déroulant sur trente-six heures, capture toute la folie d'un des plus terribles épisodes de l'histoire de France.



  • La revue de presse François Busnel - L'Express, avril 2014

On croyait tout savoir sur la Saint-Barthélemy : le massacre des protestants, les conflits et les intrigues de palais, la folie du roi Charles IX ("Tuez-les tous !" se serait-il exclamé, lançant lui-même le signal du carnage)... Eh bien, non ! Voici l'un des plus sanglants épisodes de l'histoire de France replacé dans son contexte géopolitique et dans sa détestable violence, heure par heure. On doit ce tour de force à un romancier dont le pouvoir évocateur est exceptionnel. Tim Willocks, c'est Alexandre Dumas revu et corrigé par James Ellroy ! Un maître du suspense dont le sens du réalisme fait mouche à chaque phrase.


  • La revue de presse Françoise Dargent - Le Figaro du 3 avril 2014

Le sang coule à flots dans ce livre mais chaque goutte est pesée. Roman sanglant, Les Douze Enfants de Paris échappe au genre «gore» grâce au talent narratif de l'auteur qui nous tient, tapi d'effroi, dans un Paris scrupuleusement reconstitué jusqu'au dénouement final. On croyait connaître la Saint-Barthélemy mais nous n'en savions rien.


  • La revue de presse François Forestier - Le Nouvel Observateur du 3 avril 2014

Je le jure : les 944 pages des «Douze enfants de Paris» s'envolent à la vitesse de l'éclair. On lâche tout, travail, famille, patrie et Clos-Vougeot, pour finir ce bouquin épique et grandiose. On le termine hors d'haleine, heureux.


  • La revue de presse Michel Abescat - Télérama du 2 avril 2014

Après La Religion, premier volume d'une trilogie noire, qui racontait le siège de Malte par Soliman le Magnifique en mai 1565, Tim Willocks met ses pas dans ceux de Dumas, l'auteur de La Reine Margot, pour donner sa vision de la tragédie de la Saint-Barthélemy. Et quelle vision ! Formidablement documentée, érudite même, c'est un opéra d'une extraordinaire violence, un geste romanesque d'une dimension à couper le souffle, épuisant et cru...
Au début de ce nouveau roman, Tannhauser arrive à Paris à la recherche de sa femme, sur le point d'accoucher. Alternant leurs points de vue, il croise deux visions, masculine et féminine, confronte la mort à la vie, l'amour à la folie meurtrière, l'enfer à l'espérance. Loin de se complaire dans l'horreur, il interroge le drame qu'il met en scène et donne à son roman une passionnante dimension philosophique et spirituelle.


  • La revue de presse Macha Séry - Le Monde du 13 mars 2014

On pourrait craindre qu'un roman bâti sur l'alliance entre gore et mysticisme, jets de sang et flots d'amour, fatalité des coeurs et combats toutes les trois pages, soit de la mauvaise littérature. Or pas un instant on n'éprouve le sentiment que Willocks pourrait basculer. Son talent d'écriture, la mobilité de sa narration emportent tout. Son récit à la fois atroce et grandiose, hautement réaliste et hautement romanesque, met l'Histoire en mouvement entre le Louvre et l'Hôtel-Dieu...
Il y a du roman-feuilleton dans ce livre, et du bon, le meilleur...
On pourrait lire plusieurs fois cette oeuvre magistrale pour sa philosophie, inspirée de la maxime du sage Hillel («Là où il n'y a pas d'hommes, efforce-toi d'en être un»), sa dimension ésotérique, qui associe chaque personnage à une lame de tarot, son sous-texte alchimique, influencé par Les Douze Clés de philosophie, de frère Basile Valentin (1600), et Le Livre des douze portes, de George Ripley (1491). Mais avant cela, avant toute autre chose, il y aura eu ce plaisir fou, mi-sauvage mi-civilisé, de plonger dans les entrailles fumantes de la littérature.


  • Les courts extraits de livres : 06/02/2014

Les filles de l'imprimeur

Maintenant il chevauchait à travers un pays éventré par la guerre et toujours saignant de ses contrecoups, où les soldats sans solde de monarques coupables exerçaient encore leur métier, où bienveillance était folie, et cruauté force, où personne n'osait affirmer être le gardien de son propre frère.
Il passa des arbres aux pendus, où des corbeaux aux pattes rougies étaient perchés, noirs comme leur charogne, où de petits groupes d'enfants en guenilles lui rendaient son regard en silence. Il passa les carcasses sans toit d'églises incendiées, où des tessons de vitraux étincelaient tels des trésors abandonnés dans les débris du choeur. Il passa des campements habités par des squelettes rongés, où les yeux jaunes des loups luisaient dans les ténèbres. Parfois une meule de foin en flammes éclairait une colline lointaine. Au clair de lune, les vignobles en cendres étaient blancs comme des tombeaux.
En très peu de jours, il avait couvert plus de lieues qu'il ne l'aurait cru possible. Et maintenant il y était enfin, et il y était arrivé : au terme du voyage. Les murailles tremblotaient dans le lointain, gauchies par la chaleur d'août, et au-dessus d'elles luisait un plastron de brume ocre, comme si ces murs d'enceinte n'avaient pas été de pierre, mais plutôt la lèvre d'un vaste puits ouvrant vers les royaumes infernaux.
Telle fut sa première impression de la ville la plus catholique de toute la chrétienté.
Cette vision lui apportait un vague réconfort. Les pressentiments qui l'avaient habité n'avaient pas diminué. Il avait dormi près des routes et il était remonté en selle dans la fraîcheur précédant l'aube et, chaque matin, sa destinée s'était dressée devant lui. Il la sentait qui l'attendait, tapie derrière ces murailles plutoniennes. Dans la ville de Paris.
Mattias Tannhauser pressa le pas en direction de la porte Saint-Jacques.
L'enceinte de trente pieds de haut était parsemée de tours de guet tout aussi hautes. La porte était encore plus massive et, comme les murs, souillée par le temps et les fientes d'oiseaux. Comme il traversait le pont-levis, ses yeux s'embuèrent des vapeurs putrides émanant des douves emplies d'ordures. A travers la buée, comme dans un rêve, deux familles se pressaient pour sortir entre les énormes portes de bois.
Elles étaient entièrement vêtues de noir et Tannhauser se dit que ce devaient être des huguenots. Ou des calvinistes, luthériens, protestants, ou autres réformateurs. À la question de comment les nommer il n'avait jamais trouvé de réponse servant tous les besoins. Leur nouvelle conception de la vie avec Dieu faisait à peine ses premiers pas que des factions internes étaient déjà prêtes à se sauter à la gorge. Cela ne surprenait pas du tout Tannhauser, qui avait tué pour Dieu au nom de plus d'une croyance.
Ces huguenots, femmes et enfants compris, ployaient sous divers bagages et balluchons. Tannhauser essayait d'imaginer tout ce qu'ils avaient abandonné d'autre. Les hommes, qui avaient l'air de deux frères, échangèrent un regard de soulagement. Un garçon mince releva la tête pour regarder Tannhauser. Tannhauser esquissa un sourire. Le garçon cacha son visage dans les robes de sa mère, révélant une marque de naissance grosse comme une fraise sous l'angle de sa mâchoire. La mère vit qu'il l'avait remarquée et, de sa main, elle couvrit la marque.


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