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.. Quels sont ces chevaux qui jettent leur ombre sur la mer ?

Couverture du livre Quels sont ces chevaux qui jettent leur ombre sur la mer ?

Auteur : António Lobo Antunes

Traducteur : Dominique Nédellec

Date de saisie : 12/05/2014

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Bourgois, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 23.00 €

ISBN : 978-2-267-02633-7

GENCOD : 9782267026337

Sorti le : 03/04/2014

  • Le courrier des auteurs : 24/05/2014

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis traducteur de portugais. Depuis 2003, j'ai traduit une trentaine de titres parus chez une douzaine d'éditeurs. De la littérature portugaise : notamment António Lobo Antunes (Christian Bourgois éditeur), Dulce Maria Cardoso (Stock), Gonçalo M. Tavares (Viviane Hamy), João Tordo (Actes Sud). De la littérature brésilienne : João Paulo Cuenca (Cambourakis), Rubens Figueiredo (Books éditions), Michel Laub (Buchet-Chastel). Mais aussi de la bande dessinée (Le Plus Mauvais Groupe du monde, de José Carlos Fernandes), des albums et romans pour la jeunesse : entre autres, deux titres de l'Angolais Ondjaki, des romans des Brésiliens Rodrigo Lacerda et Adriana Lisboa (éd. La Joie de Lire)...
Quels sont ces chevaux qui jettent leur ombre sur la mer ? est le troisième livre d'António Lobo Antunes que je traduis.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
À Lisbonne, tandis qu'une femme se meurt, ses enfants défilent à son chevet, tout en parcourant les heurs et malheurs de la famille. Du passé remontent par bribes, par échos déformés, par clapotements («j'ai dans la tête de grands bourbiers que tout a déserté», constate un personnage), des épisodes suintant d'acrimonie, de désillusions et de frustrations. On entend ainsi Francisco, le fils acariâtre, rongé par le ressentiment, qui n'en finit pas de maudire feu son père de les avoir ruinés au casino ; João, consumé par la maladie et l'amour des petits garçons ; Ana, errant dans le terrain vague, en quête de sa dose de poudre ; Beatriz, «dans le tunnel de sa panique», persuadée que des chevaux traversent la plage au grand galop en jetant leur ombre sur la mer. Quant à la vieille servante méprisée, Mercília, elle vit dans la famille de toute éternité et sait les secrets qui ont fait gonfler, comme autant d'abcès à crever, les rancoeurs, les hontes et les non-dits. Tandis que les défunts se gaussent ou s'offusquent et que Dieu, «mesquin comme toujours», s'est absenté pour affaires, chacun s'échine à remuer le farrago de ses souvenirs. Car se rappeler, c'est vivre encore, et prendre la mesure de sa déchéance aidera peut-être à retarder le coup de grâce.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Ces espèces de larmes qui nous accompagnent toute la vie, parfois sous les paupières mais le plus souvent dérobées à nous-mêmes, dans un de ces replis de désolation dont nous sommes faits»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Un petit air de concertina, jouant une «valse asthmatique», comme à la page 338.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La beauté d'une langue sans pareille, poignante et grisante, qui emporte tout sur son passage ; la maestria avec laquelle António Lobo Antunes agence les éléments de ses récits foisonnants, qui creusent comme une chignole l'épaisse douleur de vivre ; mais aussi une compassion, une ironie distanciée, une grande fantaisie et un humour (volontiers acide) omniprésent, qui font pièce à la noirceur et à la désolation qui imprègnent souvent ses livres.


  • Les présentations des éditeurs : 24/05/2014

Un dimanche de Pâques. Il pleut sans discontinuer sur Lisbonne. Une femme se meurt, veillée par ses enfants qui s'entre-déchirent. Tour à tour, ils se remémorent les heures fastes de leur histoire, lorsque l'élevage de taureaux de combat faisait la fierté et la prospérité de la famille des Marques. Mais ils sondent aussi les recoins les plus sombres de leurs existences. Francisco, João, Ana, Beatriz et Mercília, la vieille servante : tous font entendre leurs craintes, leurs regrets et leurs rancoeurs au fil d'un récit bâti sur le rythme d'une corrida, dans l'attente de l'infaillible coup de grâce.

«Lire António Lobo Antunes, c'est pénétrer au coeur d'une émotion plus profonde que les ténèbres.»
Le Matricule des anges

Né en 1942 à Lisbonne et issu de la grande bourgeoisie portugaise, António Lobo Antunes a fait des études de médecine et s'est spécialisé en psychiatrie, métier qu'il a exercé à l'hôpital Miguel Bombarda dans les années 1970-1980. Au début des années 1970, il a été envoyé en Angola où il a participé à la guerre coloniale, comme tous les jeunes hommes de sa génération. Auteur à ce jour de plus de vingt ouvrages traduits dans les principales langues et publiés pour la plupart chez Christian Bourgois éditeur, il est aujourd'hui l'une des grandes figures de la littérature contemporaine. De nombreux travaux ont été consacrés à son oeuvre, et il a reçu de multiples prix littéraires, dont le Prix Union Latine en 2003 et le Prix Jérusalem en 2005. Une saison théâtrale proposant une soixantaine d'événements autour de son oeuvre (concerts, lectures, installations, spectacles, etc.) lui a été dédiée à la Maison de la Culture de la Seine Saint-Denis (MC93) à Bobigny de janvier à juin 2011.



  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 24 avril 2014

Avec ses phrases qui reviennent comme des leitmotivs (" Comme elle est triste cette maison à 3 heures de l'après-midi ") ou les interventions malicieuses, dans le cours du texte, de Lobo Antunes lui-même, Quels sont ces chevaux... ressemble à un long poème en prose. Il faut y entrer et s'y laisser couler. Le rythme alors vous hante dès que vous y avez goûté.


  • La revue de presse Bruno Corty - Le Figaro du 17 avril 2014

En ancien psychiatre, Lobo ­Antunes connaît les névroses, les ressassements infinis, les impossibilités à dire et à faire. Il sait «ce qui nous ronge sans qu'on le sache, ce qui nous coûte sans qu'on s'en rende compte et je ne parle pas de nos secrets étranglés ni de nos misères conscientes, toutes ces poupées mortes, tous ces yeux rien qu'à nous qui nous accablent de reproches». Lire la prose du plus grand écrivain portugais - qui est aussi l'un des écrivains majeurs de son temps -, portée par la traduction magnifique de Dominique Nédellec, est une expérience rare, dérangeante et captivante à la fois. Comme un rêve éveillé. Comme entrer dans les ténèbres de Faulkner ou de Virginia Woolf.Nédellec, est une expérience rare, dérangeante et captivante à la fois. Comme un rêve éveillé. Comme entrer dans les ténèbres de Faulkner ou de Virginia Woolf.


  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 9 avril 2014

Lisbonne, un jour de pluie. Une famille scrute les grandes heures de sa splendeur passée et sombre dans la névrose. Une oeuvre électrisante. Lire António Lobo Antunes est un sport de l'extrême, une expérience limite toujours plus grisante. On s'accroche à chaque mot, comme à une rambarde chancelante sur un pont de fortune, tendu entre deux cimes...
L'auteur puise dans ses souvenirs d'ancien psychiatre pour nourrir son oeuvre centrée sur le secours. Comment protéger autrui ? Comment se préserver d'autrui ? Entre ces deux questions, il danse, se terre, s'élève et fait chanter le silence, parce que «presque tout se produit en silence, dans la vie, même les cris».


  • Les courts extraits de livres : 24/05/2014

Toute sa vie, avant la maladie et pendant la maladie, ma mère nous a raconté et raconté encore
- Écoutez ça
qu'enfant ma grand-mère accompagnait mon arrière-grand-mère en visite chez des dames qui habitaient de vieux appartements dans le vieux Lisbonne, des salons et des couloirs dans une pénombre perpétuelle où l'argenterie et la vaisselle la suivaient et ma grand-mère âgée de dix ou onze ans de penser
- Comme elle doit être triste cette maison à trois heures de l'après-midi
car c'était dans les salons, dans les couloirs et dans les combles aussi, avec pantoufles et balais, qu'il pleuvait l'hiver, pas dehors et pas de la pluie non plus, une surprise dans les choses nous prenant en pitié, mon arrière-grand-mère et les dames agitaient leur bouche sans mots et pourtant elles parlaient bien puisqu'une brillance de salive, une dent, un sourire devant la dent quand une photo jusqu'alors invisible surgissait de l'obscurité ou qu'un miroir taché par les mystères du temps dupliquait les portraits sous un angle différent qui effrayait car ce n'étaient pas eux tout en étant eux, des créatures semblables aux défunts dans les rêves s'adressant aux vivants du haut de cols en celluloïd et de plastrons à pois, on comprenait
- C'est moi
mais à qui appartient ce moi qui susurrait
- C'est moi
et nous qui sommes-nous sans bouche sans yeux ni substance de chair comme ma mère aujourd'hui sans trouver aucune maison triste à trois heures de l'après-midi et sans remarquer les portraits
- C'est moi
convaincus que ma mère les aidait en croyant en eux, en les apaisant
- C'est vous
ravivant des parfums éventés et des palpitations de dentelle, ma mère qui n'est pas même capable d'une phrase, des syllabes avec la paume qui s'étend sur sa poitrine jusqu'à la recouvrir entièrement, elle ne se souvient pas des couloirs où il pleuvait l'hiver ni de la surprise des choses tout comme elle ne doit pas se souvenir des chevaux, des taureaux ni des vacances dans la quinta, de mon père juché sur la clôture pour choisir les taurillons avec son chapeau qui lui assombrissait la voix, il s'asseyait à table et sa fourchette qui entrait et ressortait du bord du chapeau, depuis combien d'années êtes-vous mort, depuis combien d'années demandez-vous
- Qui suis-je ?
ou plutôt vous ne demandez rien, vous n'avez jamais rien demandé, vous ne répondiez pas à ma mère tourné vers les champs tout là-bas et les pattes des bêtes au loin et pourtant en train de trotter sur le parquet, on vous retrouvait dans la quinta car vous ne veniez pas à Lisbonne, vous aviez oublié que Lisbonne existait et donc sourd aux défunts dans les rêves et à présent que défunt vous-même muet, le chapeau sur le portemanteau qui n'assombrit plus rien mais n'arrête pas de grandir pour autant, ma mère recevait le mayoral infoutu de décider quoi que ce soit au sujet des pâturages et du cheptel, réduite à une poignée de syllabes qu'une brillance de salive ou une dent venaient ponctuer, si je l'interrogeais
- Mon père ?
(...)


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