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.. Un été sans alcool

Couverture du livre Un été sans alcool

Auteur : Bernard Thomasson

Date de saisie : 03/07/2014

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Cadre rouge

Prix : 18.00 €

ISBN : 9782021167658

GENCOD : 9782021167658

Sorti le : 02/05/2014

Charles a vécu toute sa vie avec des blessures qu'il a tentées d'oublier dans l'alcool. Une mère morte en le mettant au monde, un père inconnu, des grands-parents qui l'ont élevé sans amour, un métier qu'il n'a jamais aimé, un mariage raté. Mais à défaut d'être heureux, il est riche. Sa rencontre avec un jeune homme qui le sauve d'une agression va changer le cours de sa vie. Il décide alors de découvrir qui était son père. Et nous partons avec lui en Corrèze, à Brives, au coeur de la guerre et de la résistance. Un roman émouvant, des personnages attachants, un suspens jusqu'au bout. On aimerait tellement que sa quête aboutisse et qu'il retrouve enfin goût à la vie...


  • Le courrier des auteurs : 03/07/2014

Bernard Thomasson répond aux questions des internautes...


Bonjour, je suis Bernard Thomasson romancier, et journaliste également, je viens de terminer un livre qui s'appelle "Un été sans alcool", un roman qui ne traite pas de l'alcoolisme contrairement à ce que l'on pourrait penser, mais plutôt une question qui me paraît importante aujourd'hui, la question du courage ou de la lâcheté : être un héros, ou ne pas en être un...

J'ai situé ce roman durant la Résistance, car je me suis beaucoup posé la question de savoir ce que moi j'aurais fait pendant cette période... Il se trouve que j'ai un vieux papa de 95 ans qui a été résistant pendant plusieurs années, j'en ai beaucoup parlé avec lui et, moi, je me suis toujours dit, est-ce que j'aurais été résistant ? Ou collabo ? Ou aurais-je attendu comme beaucoup de gens que les choses avancent ? La thématique, c'est cela, le courage, la lâcheté...

J'ai construit un roman entre la période de la Résistance et aujourd'hui, car cette question est très actuelle... Cette question, elle m'est venue spontanément parce que je suis fils d'un résistant et parce que, aussi, j'ai vécu et je suis né dans une région très forte en résistance, très ancrée dans la Résistance, les maquis de Corrèze, le Limousin, le drame de Tulle, le drame d'Oradour. Donc c'est tout naturellement que je me suis posé cette question, spontanément, depuis que je suis jeune adulte. Quand j'ai commencé mon métier de journaliste, j'ai fait tellement de cérémonies avec tous ces anciens combattants autour de moi, avec les Compagnons de la Libération de cette région, que j'ai connus, Roger Lescure, et bien d'autres...

Je suis un écrivain comme le disait Jean d'Ormesson, un peu du dimanche puisque comme lui, l'époque où il était directeur du Figaro, je suis très pris par mon métier à France Info, avec une émission assez lourde à porter, donc j'écris beaucoup le week-end, j'écris beaucoup les vacances et j'écris surtout le matin. Je suis très matinal, donc je me lève à 5 h et j'écris pendant 1h ou 2, quand je suis en période d'écriture...

Le lieu du roman je l'ai forcément situé dans ma ville de Brive, d'ailleurs elle joue un rôle cette ville parce que c'est la première ville de France qui a été libérée par ses propres moyens sans les Alliés... C'est la Résistance elle-même qui a libéré Brive...

Mon personnage naît le jour de la libération de Brive. Ce sont ses grands-parents qui l'élèvent jusqu'à l'âge de 21 ans. A 21 ans ses grands-parents lui disent : " tu as 21 ans, tu dois savoir la vérité maintenant : nous ne sommes pas tes parents, ton père est mort dans le massacre près de Brive et ta mère est morte en couche le jour de ta naissance ". Cela a été un véritable traumatisme pour lui, sa vie a été réduite à néant ce jour-là et, c'est comme cela qu'il tombe dans l'alcool. D'où le titre " Un été un été sans alcool " et on verra pourquoi dans le bouquin après...

On a forcément une trame de départ, c'est vrai pour ce roman-là, ça l'était pour le précédent aussi, j'avais une trame, qui a beaucoup évolué en cours d'écriture... Quand j'écris, je suis avec les personnages nuit et jour quasiment. Je voulais rester au plus près de la réalité historique donc au plus près du fait journalistique, mais, en même temps, mon histoire est complètement inventée, il y a des personnages qui n'ont pas des très beaux rôles dans cette affaire. Je veux aussi me distancier de ce qui s'est passé physiquement à Brive en 1943-44... Je suis resté au plus près de la réalité historique en étant en contact avec des résistants, j'ai lu beaucoup, j'ai rencontré des historiens, etc. Mais j'essaie de m'en éloigner en même temps par le récit que j'invente et par les personnages que je crée. Là encore, c'est une dualité un peu complexe, mais qui me parait importante et très riche. L'écriture pour moi c'est d'abord un plaisir, c'est le plaisir de pouvoir inventer des histoires, de pouvoir travailler avec les mots, les mots que j'utilise au quotidien à la radio, mais de manière tellement sibylline que j'en suis frustré parfois donc là je vais au profond des mots, de la construction des phrases, de la construction des histoires, c'est très intéressant et c'est un accomplissement oui, parce que cela me permet de m'évader du quotidien, de créer un imaginaire et surtout, d'inciter le lecteur à partager cet imaginaire. J'ai reçu et, c'est la première fois depuis que j'écris des bouquins, plein de messages, de mails, de tweets sur mon site, des gens qui m'écrivent et qui me disent qu'ils sont très touchés par ce livre.

Merci à Pierre (Quimper), Régine (Vézelay), Louis (Royan), Evelyne (Valence), René (Valence), Kevin (Toulouse), Florence (Chartres)...


Bernard Thomasson, au micro de Jean Morzadec


  • Les présentations des éditeurs : 28/05/2014

Le jour de sa majorité, Charles apprend que ses parents sont en réalité ses grands-parents : sa mère est morte en le mettant au monde le jour même de la libération de Brive et son père aurait été tué avant sa naissance, en héros de la Résistance, massacré avec ses camarades de maquis. Charles a vécu sur un mensonge. Ces révélations l'affectent profondément. Il se met à boire, vend la distillerie familiale, s'installe à Paris où il mène une vie d'homme riche, solitaire, désenchanté et alcoolique.
Un demi-siècle plus tard, il est agressé dans un parc. Personne n'intervient. Seul Matt, un jeune des cités, musicien et passionné d'histoire, l'aide à se relever. Ce nouveau choc est un déclic pour l'ivrogne vieillissant qui se décide, enfin, à chercher la vérité sur son père. Commence alors une enquête historico-policière entre Paris, la Corrèze et l'ombre de ses maquis, l'Italie et l'Allemagne. De rencontres en fausses pistes et de découvertes en surprises, Charles, Matt et sa petite amie Maika, nous font comprendre la complexité de l'Histoire vécue à hauteur d'homme.

Dans un récit enlevé, à l'écriture fluide, qui tient en haleine jusqu'à la dernière ligne, Bernard Thomasson interroge le courage et la lâcheté. En situation d'occupation ou face à une agression, qu'est-ce qui nous pousse à agir ou à rester passif ? Après Ma petite Française qui racontait le Berlin, du Mura aujourd'hui, c'est le deuxième roman du journaliste de France Info.

Bernard Thomasson est un journaliste et écrivain français. Homme de radio, il est rédacteur en chef adjoint à France Info, où il invite quotidiennement à l'antenne des artistes, créateurs, philosophes ou scientifiques. Auteur d'un recueil de récits littéraires aux confins de l'étrange et du journalisme, Je voulais vous donner des nouvelles, paru en 2009, puis d'un premier roman au coeur de Berlin, Ma petite Française, paru au Seuil en 2011.


  • Les courts extraits de livres : 28/05/2014

Extrait du prologue

Paris, 2013. jeudi 8 août. Qu'aurais-je fait pendant la guerre ? Résistant ? Collabo ? Le dos rond, comme la plupart, en attendant des jours meilleurs ?
Cette question me hante désormais.
Parce que, en ce bel été que je devine à travers les stores de ma chambre d'hôpital, je sens bien que la fin approche.
Parce que je cherche à tirer un bilan, à tracer la ligne de ce que fut mon existence, à y déposer le dernier signet. Mais avec quelle ponctuation ? Un point d'exclamation (quelle prétention) ? Trois points de suspension (mais je ne suis pas croyant) ? Un simple point final, comme la plupart ? Ou alors un point d'interrogation ?
Oui, en vérité, au bout de soixante-neuf ans, j'en suis toujours à l'heure des interrogations. Malgré l'enquête menée, ces dernières semaines, avec Matt et Maika.
Quand il me faudra partir, que pourrai-je présenter sinon à un Dieu tout-puissant, du moins à ma conscience ? En affaires je me suis débrouillé pour devenir très riche sans aucun effort, j'ai perdu en amour, ou plutôt je n'ai jamais gagné, je n'ai vécu aucune jeunesse en liberté ni véritables années d'enthousiasme, j'ai assouvi mes faiblesses en me dissolvant dans l'alcool, et tout au long de ma vie j'ai accepté mes lâchetés intimes.
Tout le monde ne peut pas être un héros.
Comme mon père.
Si la question de la Résistance me hante à présent, c'est que je veux boucler la boucle. Car je viens de là. Je suis l'enfant de cette barbarie sans nom que les nazis ont étalée sur l'Europe. C'est gravé sur ma carte d'identité.
Né le 15 août 1944, à Brive (19).
Ce jour-là, un mardi ensoleillé, non seulement ma mère donna, en début de soirée et en souffrant comme une bête, naissance au bébé qu'elle portait, mais au même moment, à 21 heures, une convention - paraphée par le lieutenant-colonel Heinrich Böhmer, commandant le 95e régiment de sécurité de l'armée allemande (les garnisons de Tulle et Brive), par les maquisards de l'Armée secrète, et par un faux officier du réseau de renseignement britannique Buckmaster (surnommé «Captain Jack», il s'appelait en réalité Jacques Poirier) dont la présence rassurait les boches quant au traitement qu'ils allaient subir - libérait, sous l'égide du sous-préfet Pierre Chaussade, la ville du joug des occupants.
Cette date est historique.
Pour une grande partie des Corréziens d'abord, qui sortaient d'un interminable cauchemar et voyaient la lumière de l'été avec un autre éclat. Ce soir-là, descendant du château de la Grande Borie où la reddition avait été signée, les Georges Irat décapotées de la Résistance eurent droit à une haie d'honneur de la population vers la place de la Guierle où la foule était en liesse, puis jusqu'au collège Cabanis où s'était réfugiée la garnison allemande. Devant le grand portail en fer de l'établissement, les soldats ennemis vinrent un à un déposer leurs armes et leurs ceinturons dans le halo des phares d'automobiles avant de rejoindre, encadrés par des maquisards hirsutes et fiers, le camp militaire des Chapélies.


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