Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres

Libraires, partagez vos découvertes

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

A ne pas manquer

Jean Pruvost

enchante les media

Thierry Hesse

signe une confession captivante

Éric Neuhoff

fait entendre la petite musique du coeur

Lee Martin

a su créer un monde d'une douloureuse beauté

Michel Onfray

est philosophe, écrivain

Anne Sinclair

cherche la boussole

Stéphane Pair

est journaliste à France Info (Radio France)

Niiia Weijers

a étudié la littérature à Amsterdam et à Dublin.

Karin Kalisa

a vécu à Hambourg, Tokyo et Vienne avant de s'installer à Berlin

Victor del Árbol

a été séminariste, policier, garde du corps

La famille Standjofski

est un méli-mélo de racines européennes

Nicolas Tackian

Il notamment créé avec Franck Thilliez la série ALEX HUGO pour France 2

Loïc Merle

questionne le sens de la vie

Régine Detambel

prend soin de nous, comme les livres

Christian Oster

Prix Médicis 1999, nous enchante à nouveau

Kamel Daoud

conquiert sa liberté par et dans l'écriture.

Dominique Fabre

est un rêveur mélancolique

Imre Kertész

Imre Kertész vécut l'écriture comme un acte existentiel et personnel,

Simona Sora

est une critique littéraire reconnue en Roumanie

Monique Bacchetta

présente les écrits mandéens

Frédéric Dard

sut marier grâce et grossièreté

Julia Kerninon

a toujours voulu être écrivain

François Busnel

est le journaliste préféré des libraires

Françoise Chandernagor

partage le bonheur de découvrir les poétesses inconnues

Etienne Perrot

a dédié son oeuvre à l'accomplissement intérieur

C.G. Jung

fut médecin de l'âme

Bertrand Dicale

explore les cultures populaires

Delphine de Vigan

aime le concerto pour 4 pianos de Bach

Nelly Kaprièlian

enquête sur le destin d'une actrice

Philippe Claudel

admire «la force qu'ont les hommes de ­durer»

Sempé et Marc Lecarpentier

apprécient l'amitié délicate et patiente

Fra Angelico

initie le courant des peintres dits «de la lumière»

Le Cycle d'Oz

fait partie du patrimoine littéraire américain

Jean-Paul Didierlaurent

est gâteux

Emmanuelle Pirotte

est ovationnée par les libraires et la presse (dont François Busnel)

Michal Ajvaz, figure littéraire tchèque,

est considéré comme un écrivain majeur aux États-Unis

Céline Delavaux

présente une dizaine d'objets qui ont conquis le monde

Véronique Ovaldé

invite les parents et les enfants à ne pas avoir peur

Paul Bocuse

habille les poulets

Christine Van Acker

est drôle sans être méchante, caustique sans être cynique (Jérôme Garcin)

Christophe Quillien

est un aviateur sans boussole (et sans avion)

Muriel Barbery

raconte son chat

Annie Degroote

est native des Flandres françaises

Cassandra O'Donnell

passe des heures à discuter avec les libraires

Raymond Carver

fut élevé au rang des plus grands écrivains du siècle dernier

Jean-Paul Didierlaurent

est un faiseur d'histoires atteint de gâtisme

Hubert Haddad

pousse la fiction-vérité dans ses ultimes retranchements

Odile Verschoot

Rédige en nageant, écrit en séchant

Yann Queffélec

porte ce livre, comme un chagrin secret

Pablo Iglesias

observe les leçons politiques de Game of thrones

Claude Lorius

a quatre-vingt-trois ans. Il est glaciologue

Thierry Cazals

aime les promenades non balisées, les sentiers secrets, les chemins de traverse

Delphine de Vigan

et la force mystérieuse (prix Renaudot 2015)

Mathias Enard

explore l'orientalisme

Daniel Lacotte

est écriveur

William Giraldi

est traduit par Mathilde Bach

Jérémie et Stéphanie Gicquel

ont une passion pour le froid polaire

Yann Queffélec

remue le couteau dans la plaie

Le Paris de Nicolas d' Estienne d'Orves

est un rêve intime, un monde secret, une parenthèse enchantée.

Arnaldur Indridason

est né à Reykjavik en 1961

Peter Heller

épouse l'action, la fureur, la poésie

Didier Daeninckx

raconte un beau souvenir de librairie (voir ses réponses au questionnaire décalé)

Jérôme Garcin

reçoit le prix du Parisien magazine, avec Le voyant

Pierre Raufast

a toujours un carnet sur lui, pour noter les nouvelles idées

Toni Morrison

est entourée d'artistes contemporains - musiciens, plasticiens, metteurs en scène

Diane Meur

réinvente brillamment le genre de la saga...

Olivier Houdé

se passionne pour l'intelligence en construction chez les enfants...

Arnaud Le Guern

offre un petit manuel attachant, à destination des juilletisto-aoûtiens en errance...

Michal Ajvaz

écrit à Prague des ouvrages de fiction, de philosophie et des essais.

Denis Lachaud

explore les nouvelles formes de contestation...

Pascale Gautier

partage l'émotion...

Anne Poiré et Patrick Guallino

aiment les chats et la bonne humeur...

Frédéric Couderc

salue la force et la bienveillance de Nelson Mandela

Patrick Weil

prend à contre-pied bien des croyances...

Sonja (prononcer Sonia) Delzongle

est auteur de thrillers et va chercher son pain presque tous les jours...

Pour Tristan Savin

le pays de la littérature est aussi celui de la géographie...

l'Australienne Cate Kennedy

compose une partition émouvante sur le choc des générations...

António Lobo Antunes

est l'une des grandes figures de la littérature contemporaine...

Didier Cornaille

est paisible retraité atteint d'une addiction grave à l'écriture...

Kinga Wyrzykowska, née à Varsovie,

a appris à lire, conter, rêver en français...

Naïri Nahapétian

née à Téhéran, parle, écrit et rêve en français...

Aki Shimazaki

née au Japon, vit à Montréal...

Adrian McKinty

dans la rue entend des sirènes...

Vincent Lodewick «Dugomier»

est un scénariste de bande dessinée heureux...

Pierre Grillet

lui aussi écrit des chansons de rêve...

A. M. Homes

a reçu pour ce livre le Women's Prize for Fiction 2013...

Valérie Zenatti

reçoit le 41ème Prix du Livre Inter...

Sandrine Collette

partage sa fascination pour la puissance incontrôlable de la nature...

Fanny Chiarello

est lauréate du Prix Orange du Livre 2015...

Les lecteurs du Monde

découvrent le portrait de Denis Soula...

Gaëlle Nohant

reçoit le Prix du Livre France Bleu - Page des Libraires...

Rosine Crémieux

résistante dans le Vercors à 16 ans, est rééditée par Anne-Laure Brisac...

Joëlle Miquel

aimerait partager la générosité des coeurs ouverts...

Sébastien Raizer

est Cofondateur des éditions du Camion Blanc, traducteur et auteur à la Série Noire...

Jean-Marc Héran

raconte Brel...

Michel Serres

invite ­à inventer, à prendre des risques...

Jérôme Ferrari

livre son plus beau texte depuis Où j'ai laissé mon âme...

A.M. Homes

fait preuve d'une belle fantaisie...

Elmore Léonard

a résumé son art en «Dix règles d'écriture»...

DOA

est romancier à la Série Noire, Gallimard...

Russell Banks

affectionne la nouvelle...

Marido Viale

Dort beaucoup, et rêve...

Arnaldur Indridason

dépasse le thriller...

Raphaëlle Riol

écrit nécessairement en compagnie de mon chat...

Océane MADELAINE

est céramiste et écrivain

Cécile Huguenin

est une nomade...

Maurice Ravel

rejoint Bar-le-Duc, puis Verdun, en mars 1916...

Valérie PARENT

est amoureuse des chats...

Arrigo Lessana

a été chirurgien du coeur pendant plus de trente ans...

Riad Sattouf

est né d'un père syrien et d'une mère bretonne...

Annie Ernaux

a l'impression d'écrire même quand elle n'écrit pas...

Russell Banks

revient avec douze nouvelles qui sont autant de pépites...

Jean Rolin

est du côté des rêveurs...

Mathieu Burniat

raconte la passion de la cuisine...

Patrick Modiano,

Prix Nobel de littérature, raconte le mystère de l'inspiration et son amour infini des librairies...

ZEP :

Le trait du dessinateur est comme sa voix...

Francine Perrot

invite à découvrir les trésors qui sont en nous...

Application pour smartphones,
avec Orange et Big5media

Découvrez sur votre mobile (iPhone, Android ou Windows Phone), en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, les paroles d'internautes, et des milliers d'extraits de livres.

Le Choix des Libraires sur iDevice

Les choix des libraires sur Android

Les choix des libraires sur Windows Phone

.. Le langage imagé des rêves : dialoguer avec notre double secret

Couverture du livre Le langage imagé des rêves : dialoguer avec notre double secret

Auteur : Francine Perrot

Date de saisie : 22/01/2015

Genre : Psychologie, Psychanalyse

Editeur : Honoré Champion, Paris, France

Collection : Champion Essais, n° 40

Prix : 28.00 €

ISBN : 9782745328298

GENCOD : 9782745328298

Sorti le : 01/07/2014

Alors que les nouvelles les plus angoissantes nous accablent par media interposés (guerres diverses, enfants abattus dans les écoles par des balles «perdues», catastrophes écologiques, surpopulation, épidémies meurtrières, la liste est longue), Francine Perrot nous invite au recueillement et à l'écoute de nos rêves. Selon Francine Perrot, les rêves peuvent en effet nous conseiller, nous aider, nous apaiser, afin de trouver l'attitude juste face au chaos collectif apparent. Dans un petit livre joliment baptisé «Le langage imagé des rêves -Dialoguer avec notre double secret» (tout un programme...) l'auteure nous explique en mots simples qu'il y a moyen de décrypter patiemment le sens caché des rêves que nous recevons. Elle fut l'élève de Marie-Louise von Franz (psychanalyste junguienne et auteure de nombreux essais d'ailleurs soutenus par les libraires et dédiés au sens des contes de fées et des mythes).
Il faut être audacieux pour conseiller aux gens, en ces temps compliqués et tendus, d'essayer de comprendre les messages secrets envoyés par les rêves. Francine Perrot (née en 1928) semble pourtant avoir les pieds sur terre. Pour nous convaincre de la qualité de son parti pris (tenir compte de nos rêves), elle raconte de nombreux rêves reçus par elle-même ou par ses élèves. Petit à petit nous nous laissons imprégner par cette façon de voir les choses, et nous guettons à notre tour nos propres rêves (qui semblent pourtant farfelus, voire dérisoires). Ce qui est agréable dans le livre de Francine Perrot, c'est que la poésie et l'humour (et l'amour de la musique) y ont pleinement leur place. Si l'on en croit l'auteure, on peut donc être attentifs à ses rêves, tout en étant, à première vue de parfaits terriens. Il est intéressant de noter que cet essai passionnant et innovant est publié par la très sérieuse maison universitaire Honoré Champion. A lire d'urgence !


  • Le courrier des auteurs : 11/05/2015

Francine Perrot, pour Le Courrier des auteurs, sur une idée des libraires, évoque le mot «Consolation»

La consolation, quel mot énigmatique !
Tout d'abord, consoler (du latin consolare, soulager), ne signifie pas effacer une peine grave, tel un deuil, la perte d'une enfant, d'un compagnon ou d'une compagne, d'un être cher, ce qui est impossible. Avec le temps et la vie qui continue, surtout si une activité créatrice ou un devoir nous porte, la peine s'atténue mais ne disparait jamais, elle fait partie de notre destin ; ainsi, une enfance malheureuse, si elle est surmontée, nous enrichira et nous rendra plus sensible aux peines des autres ; pensez au héros d'un contes de fées, enfant trouvé, ou troisième fils d'un roi considéré comme nigaud, il surmonte des épreuves impossibles et sauve la situation. «Vivre est périlleux», disaient les Anciens, mais les épreuves, comme les joies, font partie de la vie.
Les rêves, en nous plaçant dans une autre dimension, viennent souvent en «consolateurs». Un ami, qui a raté toute sa scolarité à cause d'une enfance malmenée, s'est vu dire en rêve que ces «échecs» étaient en fait une protection. Car sa situation familiale désastreuse l'a obligé à fuir très tôt la maison de son enfance et de son malheur. Porté par la vie et sans doute protégé pas sa petite étoile, il a pu rebondir, tout en souplesse. Oui on pourrait dire que donner du sens à l'adversité (et à la vie en général) est source de consolation.
L'être humain a en lui des trésors infinis vers lesquels se tourner, son
genius, son Dieu intérieur : «Le royaume des cieux est en chacun de nous.»

Francine Perrot


1) Qui êtes-vous ? !
Une interprète de rêves

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Découvrir les trésors qui sont en nous.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«"Je tenais, en rêve, un partition musicale qui était ma vie : "Ce qui est écrit". Je devais la scruter et l'interpréter avec la liberté du musicien qui se risque tout entier dans son jeu.

4) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La musique de l'âme.


  • Les présentations des éditeurs : 11/05/2015

Les philosophes, les sages antiques et les fondateurs de religions ont tous propagé leur enseignement à l'aide de mythes, de récits symboliques, d'allégories, de paraboles et de contes. C'est que seul le symbole peut exprimer l'indicible qui dépasse la raison raisonnante. C'est pourquoi, dans cet essai, Francine Perrot est avant tout, conteuse; elle nous raconte des histoires fantastiques que le génie naturel de l'esprit humain crée spontanément, en particulier la nuit, dans nos rêves.
Nous rêvons tous, même si nous ne nous en souvenons pas, et ce que nous avons vécu intensément dans notre sommeil est réel sur le plan émotif et psychique et influence notre vie diurne. C'est pourquoi tenter, dans la mesure du possible, de comprendre nos rêves, est primordial. À l'aide d'exemples et non de théories, Francine Perrot essaie ici de nous faire pénétrer dans ce monde fantastique et riche de sens caché. Nous pencher vers notre univers profond est contraire à l'attitude collective de notre société rationnelle, tournée vers l'activisme extraverti et le profit, et demande un certain courage dont les héros des dits «contes de fées» nous montrent l'exemple.
Francine Perrot a appris l'interprétation des rêves auprès d'Elie Humbert, à Paris, puis de Marie-Louise von Franz, disciple et proche collaboratrice du psychiatre suisse Cari Gustav Jung, avec qui l'auteur fut en analyse à Zurich, depuis la mort de Jung, en 1961. Elle a continué de la voir jusqu'à sa mort, en 1998, et a établi, d'après des notes dactylographiées de cours qu'elle a donnés à l'Institut C. G. Jung de Küsnacht (Zurich) les versions françaises de neuf des dix études sur le sens des contes de fées et leur application à notre temps qui forment un ensemble unique. Avec son mari, Etienne Perrot, écrivain et traducteur d'oeuvres maîtresses de la maturité de Jung, ont été fondées, en 1978, «Les Éditions de la Fontaine de Pierre» qui continuent d'éditer depuis des livres d'inspiration junguienne.
Le présent Essai ne prétend pas enseigner l'interprétation des rêves, discipline qui exige l'existence d'une vocation particulière, un long travail sur soi et des études variées. Il aura atteint son but s'il donne au lecteur l'envie de se tourner vers la richesse cachée au fond de lui comme elle l'est en chacun de nous. L'attention à nos intuitions et à nos rêves, même compris sommairement, peut nous aider à nous orienter dans la vie quotidienne, élargir notre vie et l'épanouir, et nous éviter bien des écueils.


  • Les courts extraits de livres : 11/05/2015

FUGUE

I

LE MONDE DES RÊVES

Il nous arrive de rêver éveillés et de nous inventer des histoires. Il peut être instructif de suivre ces rêveries et de voir où elles nous mènent. Les enfants, demeurés proches de l'inconscient, vivent spontanément ces mondes fantasmatiques auxquels ils donnent corps dans leurs jeux, leurs dessins et leurs aventures imaginaires souvent incomprises des adultes murés dans l'étroitesse de leur rationalité. Le jeu et l'imagination sont indispensables à la construction et au développement mental de l'enfant et nous devons nous garder de rationaliser leurs productions, car ils expriment et représentent, non le monde concret, mais leur monde intérieur.

Quant aux musiciens, aux romanciers, aux poètes, aux cinéastes et à tous les artistes qui ont la chance d'avoir gardé de leur enfance un lien privilégié et spontané avec l'irrationnel et ses inspirations, avec leur double intime, ne donnent-ils pas forme dans leurs oeuvres, par leur labeur et leur art, leur «métier», à leurs rêves, leurs phantasmes et leurs sentiments profonds ? Toute oeuvre artistique ou littéraire n'est-elle pas la réalisation, la concrétisation d'un rêve, le fruit d'une rencontre avec notre être intérieur ?

Les peuples de l'Antiquité attachaient beaucoup d'importance aux rêves qui faisaient partie des initiations et aussi des thérapies car ils savaient que la santé du corps et celle de l'âme vont de pair. Ainsi, à Épidaure, les malades se préparaient à recevoir des songes envoyés par Esculape, le médecin mythique porté au rang des dieux, par des jeûnes, des prières et des rites, avant de passer une nuit «d'incubation» dans son temple. Des serpents y vivaient en liberté. Le serpent représente notre moelle épinière et notre vie instinctive nécessaires à la préservation de notre santé. C'est pourquoi des serpents s'enroulent autour du caducée qui continue à symboliser, depuis ces temps lointains, la profession médicale. Ils sont deux, car la santé, tant morale que physique, est un équilibre entre les énergies complémentaires. Le caducée était également un attribut de Mercure au casque et aux talons munis d'ailes, esprit mobile et insaisissable comme le métal dont il porte le nom et comme les inspirations et les rêves qui ont tendance à nous échapper si nous ne réussissons pas à les saisir sur le vif. Il faisait le lien entre «le domaine des dieux» et le monde des humains, entre l'inconscient et le conscient, il participait des deux, c'est pourquoi il était hermaphrodite. Au matin, les prêtres-médecins du temple interprétaient les rêves du patient, et c'est d'après les indications qu'ils en tiraient qu'ils lui prescrivaient les remèdes appropriés et des conseils de vie saine. En alchimie, le Soufre, masculin, est à la fois opposé et relié à Mercure, qui était représenté comme androgyne.

Tous les peuples de cultures dites traditionnelles, non industrielles qui ont conservé un lien avec leur vie spontanée vénèrent les «grands rêves», tant pour le rêveur que pour la communauté et les racontent solennellement à la tribu réunie. Si ces rêves sont ressentis comme ayant un contenu religieux, ils peuvent donner lieu à la création de rites et de cérémonies, de chants et de danses. De même, les contes populaires et les mythes sont le fruit de l'imagination créatrice des différents peuples, les réponses symboliques à leurs questionnements sur la naissance du monde, les grandes énigmes de la vie et leurs aspirations profondes. Ils sont l'expression d'une sagesse millénaire, ces «vérités éternelles» qu'il nous faut traduire dans un langage de notre époque. Et les religions n'ont-elles pas, à l'origine, été «révélées» par des songes et des visions ? Ainsi, on voit parfois aux chapiteaux de nos cathédrales un ange, messager divin, penché sur l'épaule de l'évangéliste pour lui dicter son texte.

(...)


  • Le mot préféré de l'auteur, avec LesMotsDesLivres.com : 11/05/2015

«Abandon» par Francine Perrot
Voilà un choix bien difficile, car j'aime tous les mots, ceux des poètes qui font rêver comme ceux des voyous, les différentes langues, leurs accents et leur rythmes, leur musique, celle des dialectes, le sublime argot et le parigot, si riches d'images, d'esprit et de grasse sensualité, les jeux de mots, les anagrammes et les assonances dont sont truffés les rêves de nos nuits et que l'on appelait «la langue des oiseaux», et les termes alchimiques. Et j'aime les livres sans lesquels tous ces trésors ne seraient ni connus ni transmis, et j'aime les librairies, ces lieux bénis de recueillement et de tentation.
Tous les mots de lumière signifient à peu près la même chose, de même que ceux, si nombreux, concernant la sexualité. Mais j'ai choisi celui d'abandon, car dans aban-don, il y a le «don» qui est offrande, amour, ouverture au sort, au destin, aux autres, à l'autre, et au Soi, à notre Genius, le Dieu en qui est à la fois notre inspiration, notre guide et notre voie.
Il y a dans ce mot la générosité qui ose le saut périlleux dans l'inconnu du mystère que sont la vie et le monde, ce monde inquiétant, déroutant, dans un grand rire libérateur. Etre abandonné par quelqu'un est un deuil, et un enfant abandonné vit un des pires drames qui soit, mais s'il parvient à traverser l'épreuve, seul ou avec de l'aide, il trouvera l'autre face de l'abandon, l'abandon au fleuve tendre de l'amour.
Abandonnons-nous à l'Amour, quittons les entraves qui emprisonnent notre petit moi et ouvrons grands les bras pour mieux embrasser l'Eternité, sans, pour autant, perdre le contact avec notre terre, lieu de notre incarnation.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2017 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia