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.. Enon

Couverture du livre Enon

Auteur : Paul Harding

Traducteur : Pierre Demarty

Date de saisie : 27/11/2014

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : le Cherche Midi, Paris, France

Collection : Lot 49

Prix : 17.50 €

ISBN : 9782749120805

GENCOD : 9782749120805

Sorti le : 21/08/2014

Parfois le ciel vous tombe sur la tête, parfois la terre s'ouvre sous vos pieds, et l'on se désagrège sans pouvoir, et vouloir, rien y faire.
C'est à travers les fantômes d'Enon son village, que Charlie retrouve quelques instants, sa fille morte dans un accident, par ses souvenirs d'enfant, ceux qu'il a pu partager avec elle, ceux qu'il aurait voulu reproduire s'il en avait eu la chance. Mais loin de nous tirer des larmes à chaque page en nous broyant l'âme, Harding fait de ce chemin de croix un texte lumineux, fin, parfois drôle et plein d'espoir, car le désespoir de Charlie, s'il nous prend les tripes, est constamment contrebalancé par la beauté de ses souvenirs ; Réflexion sur la fragilité de l'existence, sur la perte et l'absence, Enon est à ne pas manquer.


  • Les présentations des éditeurs : 22/08/2014

«La plupart des hommes de ma famille font de leurs épouses des veuves, et de leurs enfants des orphelins. Je suis l'exception. Ma fille unique, Kate, est morte renversée par une voiture alors qu'elle rentrait de la plage à bicyclette, un après-midi de septembre, il y a un an. Elle avait treize ans. Ma femme Susan et moi nous sommes séparés peu de temps après.»
Ainsi commence Enon, du nom de la bourgade de Nouvelle-Angleterre où Charlie Crosby, détruit par cette tragédie, va entamer une longue descente aux enfers qui le mènera aux confins de la folie. Dans un paysage de fin du monde, Charlie se débat avec les démons de la drogue et le peuple des fantômes qui ne cessent de l'assaillir : celui de sa fille, dont l'existence trop brève se reconstitue à travers le prisme de ses souvenirs chaotiques, mais aussi celui des autres morts d'Enon, endormis sous la terre du petit cimetière paroissial que hante Charlie, errant nuit et jour à la recherche de la délivrance.

Paul Harding, par la grâce d'une écriture somptueuse, nous offre un texte palpitant, vibrant d'émotion mais aussi d'humour et d'espoir. Loin de tout requiem, Enon est tour à tour une ode aux beautés inaltérables de la nature, un chant d'amour et un trip halluciné d'une drôlerie souvent féroce. Après Les Foudroyés, ce roman nous donne une confirmation magistrale : Paul Harding fait partie des nouveaux grands auteurs de la littérature américaine.

Paul Harding a reçu le prix Pulitzer 2010 pour son premier roman, Les Foudroyés (le cherche midi, 2012).



  • La revue de presse Macha Séry - Le Monde du 27 novembre 2014

Un père endeuillé plonge dans un monde surréel : Paul Harding transfigure le chagrin...
Que les âmes sensibles se rassurent, il ne s'agit pas d'un énième mélo. Certes, le père de famille, reclus dans ses souvenirs, dépérit. Plus rien n'existe. Que son chagrin et sa colère...
A l'intrigue avançant par conflits et rencontres, Paul Harding préfère l'étude de caractère, celle d'un homme plongeant, du fait de la déformation de ses sens et des égarements de l'esprit, dans un monde surréel...
Paul Harding transfigure la géographie par le palimpseste de la mémoire. Il fouille au coeur de l'âme humaine par les sensations physiques, non par l'introspection psychologique. Enon prouve une chose : tant qu'on pense à eux, les morts ne meurent jamais. Mieux, ils nous consolent.


  • La revue de presse Alexandre Fillon - Le Journal du Dimanche du 17 août 2014

Enon confirme tout le talent poétique et la force d'incarnation de Paul Harding. Un styliste capable d'enchaîner les moments de grâce. D'émouvoir et d'éblouir avec le portrait d'un homme à la dérive, attaché à l'idée que "la vie n'est pas quelque chose que nous sommes contraints d'endurer mais plutôt quelque chose à quoi nous sommes privilégiés d'avoir été autorisés à participer."...
Réflexion sur la fragilité de l'existence, sur la perte et l'absence, Enon est à ne pas manquer.


  • Les courts extraits de livres : 24/07/2014

La plupart des hommes de ma famille font de leurs épouses des veuves, et de leurs enfants des orphelins. Je suis l'exception. Ma fille unique, Kate, est morte renversée par une voiture alors qu'elle rentrait de la plage à bicyclette, un après-midi de septembre, il y a un an. Elle avait treize ans. Ma femme Susan et moi nous sommes séparés peu de temps après.

Je marchais dans les bois quand Kate est morte. La veille, je lui avais demandé si elle avait envie que nous préparions un petit pique-nique et que nous allions du côté de la rivière Enon, pour nous promener, donner à manger aux oiseaux et, pourquoi pas, louer un canoë. Les oiseaux n'étaient pas sauvages ; on pouvait les nourrir à même la main. Depuis le jour où je l'avais emmenée là-bas pour la première fois, elle était émerveillée par les mésanges, les passereaux et les sittelles qui venaient picorer les graines dans sa paume, et quand elle était petite, elle donnait à manger aux oiseaux comme s'il en allait de leur survie.
Kate m'avait répondu que c'était une chouette idée d'aller au sanctuaire, sauf qu'elle avait déjà prévu d'aller à la plage avec sa copine Carrie Lewis, et est-ce qu'elle pouvait y aller si elle me promettait de faire super attention.
«Surtout près du lac et sur les berges, lui avais-je dit.
- Surtout là-bas, papa.»
Je m'étais alors souvenu de l'époque où j'enfourchais moi aussi mon vieux vélo rouillé pour aller à la plage avec mes copains. Nous portions des culottes courtes et nous enroulions autour du cou des serviettes de bain élimées jusqu'à la corde. Nous ne portions jamais de chemise, ni de chaussures. L'idée de mettre un casque nous aurait fait hurler de rire. Je ne me rappelle pas que nous attachions nos vélos quand nous arrivions à la plage, même si nous le faisions sûrement. D'accord, avais-je dit à Kate, elle pouvait y aller, et elle m'avait dit qu'elle m'aimait en me déposant un baiser sur l'oreille.

Kate est morte un samedi après-midi. Nous étions le 1er septembre; trois jours plus tard, elle serait entrée au lycée. J'ai passé la journée à me promener dans le sanctuaire, sans itinéraire préconçu. Une vague de canicule s'était abattue sur Enon depuis une semaine, et la veille, j'avais regardé un match de baseball de la côte ouest jusque tard dans la nuit ; j'avançais donc à pas lents et prenais soin de rester à l'ombre. Je songeais à Kate, aux innombrables expéditions qu'elle avait faites à la plage au cours de l'été pour parfaire son bronzage, soudain préoccupée par son apparence physique comme elle ne l'avait jamais été jusqu'alors. Les laiterons du sanctuaire avaient commencé à jaunir, et les solidages à prendre une teinte métallique. L'herbe verte, sur les bas-côtés, s'assécherait bientôt pour se transformer en paille. Des nuages pourpres et argentés, lourds de pluie, roulaient très bas dans le ciel, s'empilant pour former de vertigineux massifs. Une brise légère bousculait l'atmosphère, tourbillonnant au ras de la prairie, soulevant les libellules cachées dans les herbes hautes. Des bourdons s'activaient dans les fleurs sauvages à moitié fanées. J'espérais que la pluie vienne crever la bulle de chaleur.


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