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.. Le tabac Tresniek

Couverture du livre Le tabac Tresniek

Auteur : Robert Seethaler

Traducteur : Elisabeth Landes

Date de saisie : 06/03/2015

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Sabine Wespieser éditeur, Paris, France

Collection : Littérature

Prix : 21.00 €

ISBN : 9782848051673

GENCOD : 9782848051673

Sorti le : 02/10/2014

Été 1937. Il est temps pour Franz Huchel, 17 ans, de devenir un homme et de s'assumer financièrement. Voyant que son fils ne possède pas la carrure adéquate pour des travaux manuels, sa mère décide de l'envoyer chez son oncle à Vienne afin de l'assister dans son bureau de tabac. L'apprentissage professionnel débute alors et il est bien loin de se douter que sur son chemin l'attendent l'amitié et l'amour.

Aussi candide qu'il soit, notre jeune Franz comprend vite comment faire tourner le magasin : se tenir au courant des dernières actualités en lisant la presse le matin et connaître la saveur d'un bon cigare sans pour autant être fumeur. Dans son petit commerce, il fera la connaissance d'un éminent personnage : Sigmund Freud. Comment cet intellectuel de génie peut-il s'enticher d'un jeune homme qui n'entend rien du tout à la psychologie ? Certaines questions n'ont pas besoin de réponse et chacun profite de la compagnie agréable de l'autre. L'un trouve une oreille attentive et désireuse de comprendre ce qui l'entoure, l'autre se découvre un nouveau projet : maintenant qu'il a appris à travailler, il doit connaître l'amour. Si comme le disait Rimbaud «on n'est pas sérieux quand on a 17 ans», les sentiments de Franz pour Anezka le sont. Il connaîtra alors la maladie de tous les amoureux : ce serrement de gorge quand elle n'est pas là, cette petite douleur au ventre quand il sera sur le point de la revoir, ce désir immodéré de mieux la connaître spirituellement et physiquement...

Malgré ce portrait de vie en apparence idyllique, il ne faut pas oublier la période dans laquelle se situe l'action et les nazis qui sont de plus en plus présents dans les rues de Vienne. Franz n'entend rien aux actes de ces gens ou à leur idéologie. Il porte sur eux un regard intrigué sans pourtant se défaire de ses convictions durant cette période où il est dangereux d'en avoir.

L'air de rien, ce petit livre qu'est Le tabac Tresniek s'impose comme l'un des plus profonds de cette fin d'année et si nous prenons plaisir à voir grandir le jeune Franz, au final c'est lui qui nous instruit au point de vouloir le suivre sous son étendard et faire de ses rêves les nôtres.


Une histoire qui commence à Vienne en 1937 ne doit pas être très drôle ! et pourtant, la fantaisie avec laquelle l'auteur nous raconte l'histoire de Franz descendu de ses montagnes de Haute-Autriche pour gagner sa vie au tabac Tresniek de Vienne nous fait sourire tout le long du livre. Franz se lie avec un vieux professeur qui s'appelle Freud... et le lecteur se régale !


Un récit attachant, une écriture méticuleuse. Un jeune homme, Franz, quitte sa province pour travailler à Vienne (Autriche) en pleine montée du nazisme. Parmi les clients un certain Sigmund...


  • Les présentations des éditeurs : 01/10/2014

En août 1937, le jeune Franz Huchel quitte ses montagnes de Haute-Autriche pour venir travailler à Vienne avec Otto Tresniek, buraliste unijambiste, bienveillant et caustique, qui ne plaisante pas avec l'éthique de la profession. Au Tabac Tresniek, se mêlent classes populaires et bourgeoisie juive de la Vienne des années trente.
Si les rumeurs de la montée du national-socialisme et la lecture assidue de la presse font rapidement l'éducation politique du montagnard mal dégrossi, sa connaissance des femmes, elle, demeure très lacunaire. Ne sachant à quel saint se vouer avec Anezka, la jeune artiste de cabaret dont il est éperdument amoureux, il va chercher conseil auprès du «docteur des fous», Sigmund Freud en personne, client du tabac et grand fumeur de havanes, qui habite à deux pas. Bien qu'âgé et tourmenté par son cancer de la mâchoire, le professeur va finir par céder à l'intérêt tenace que lui témoigne ce garçon du peuple, vif et curieux.
Mais les temps ne sont guère propices aux purs et, dès mars 1938, l'Anschluss va mettre un terme brutal à l'apprentissage de Franz et à sa prestigieuse amitié. Otto Tresniek, peu disposé à boycotter sa clientèle juive, s'attire les foudres de la Gestapo, tandis que Freud se résigne à émigrer en Angleterre.
Par la grâce d'une langue jubilatoire, d'une intrigue où la tension ne se relâche pas, et de personnages forts et attachants, voici un roman qui se lit d'un trait. L'humour viennois d'Otto Tresniek et de Freud est la politesse du désespoir dans une société déboussolée où ils ne trouvent plus leur place. Pas plus que leur protégé, plein de vie et de poésie, qui tentera pourtant, fidèle à leur enseignement, de nager à contre-courant.

ROBERT SEETHALER, également acteur et scénariste, vit à Berlin. Le Tabac Tresniek, son quatrième roman, a remporté dans les pays germanophones un grand succès. À l'automne 2014 paraît à Berlin son nouveau livre, Une vie entière, que publiera également Sabine Wespieser éditeur, à l'horizon 2015.



  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 4 décembre 2014

Dans Le Tabac Tresniek, qui se lit d'un trait, on est face à deux formes de dérèglements - l'ébranlement du premier amour et le raz de marée nazi -, deux fils que Seethaler entrelace avec une fausse candeur extrêmement rafraîchissante...
Le livre de Robert Seethaler a la simplicité et la puissance des contes. C'est une ode à l'innocence. Ou, si l'on aime mieux, à la «naïveté» au sens où l'entend Seethaler. Quelque chose qui rafraîchit et qui réchauffe, simultanément.


  • La revue de presse Alexandre Fillon - Le Journal du Dimanche du 2 novembre 2014

Tout en finesse et en demi-teinte, Le Tabac Tresniek se lit à la fois comme une éducation sentimentale et comme une tragédie feutrée. Ancré dans un Vienne cosmopolite où les nazis et la Gestapo ont pris le pouvoir, l'épatant roman de l'Autrichien vaut à la fois pour son écriture, qui s'autorise les élans poétiques, et pour le portrait d'hommes qui décident, à leur manière, de résister.


  • Les courts extraits de livres : 01/10/2014

Un dimanche de la fin de l'été 1937, s'abattit sur le Salzkammergut un orage d'une violence inhabituelle, qui allait amener dans la petite vie tranquille de Franz Huchel un revirement aussi décisif qu'inattendu. Aux premiers grondements du tonnerre dans le lointain, Franz avait couru se réfugier dans la cabane de pêcheur qu'il occupait avec sa mère à Nussdorf, un village situé au bord de l'Attersee. Tapi dans la chaleur de la couette, il épiait du fond de son lit le vacarme terrifiant des éléments déchaînés. La tempête ébranlait la cabane de toute part. Les poutres gémissaient, les volets claquaient et les bardeaux moussus clapotaient bruyamment sur le toit. Les rafales de vent jetaient une pluie cinglante contre les vitres, devant lesquelles une poignée de géraniums décapités se noyait dans ses bacs. Au-dessus d'une caisse de vieux vêtements, un Christ en fer forgé vacillait sur son mur, menaçant d'expédier ses clous et de sauter de la croix, tandis que de la rive toute proche retentissait le fracas des barques de pêche, précipitées contre leurs piquets d'amarrage par la fureur des vagues.
Quand l'orage se fut enfin calmé, un timide rayon de soleil effleura les dalles noires de suie polies par des générations de pêcheurs lourdement bottés et se risqua jusqu'au lit. Franz se pelotonna dans un petit frisson de bien-être, avant de pointer la tête hors des plumes et d'examiner les lieux. La cabane était toujours debout, Jésus toujours sur la croix, et, à travers la vitre constellée de gouttelettes, scintillait, telle une fragile lueur d'espoir, le rouge délicat d'un unique pétale de géranium.
Franz s'extirpa de son duvet pour aller réchauffer dans le coin cuisine un pot de café au lait crémeux. Le bois demeuré sec sous la cuisinière flamba haut et clair, et le garçon fixait depuis un moment la danse pâle des flammes, quand la porte s'ouvrit à toute volée. Sa mère parut dans l'embrasure de la porte basse. Madame Huchel était une femme d'une quarantaine d'années, mince et encore séduisante, bien qu'un peu marquée comme la plupart des gens du coin, usés par le travail dans les mines de sel environnantes, les étables ou les cuisines des auberges pour estivants. Elle restait figée sur le seuil, hors d'haleine, appuyée d'une main au chambranle, la tête légèrement baissée. Son tablier se plaquait contre son corps, ses cheveux tombaient en mèches folles sur son front, et des gouttes d'eau dégringolaient une à une du bout de son nez. Derrière elle, la sombre silhouette du Schafberg se dressait sur un fond de nuages gris que recommençaient à trouer, çà et là, quelques taches bleues. Franz ne put s'empêcher de penser à la sculpture ratée de la Vierge en bois, toute de travers, qu'un quidam avait, jadis, clouée sur l'encadrement de la porte de la chapelle locale, et que les intempéries avaient fini par rendre quasi méconnaissable.
«T'as pris la pluie, m'man ?» demanda-t-il en titillant le feu avec une baguette de bois vert. Sa mère leva la tête, et il vit qu'elle pleurait. Les larmes se mêlaient à l'eau de pluie, ses épaules étaient secouées de sanglots.


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