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.. Photos volées

Couverture du livre Photos volées

Auteur : Dominique Fabre

Date de saisie : 23/10/2014

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 18.50 €

ISBN : 978-2-8236-0071-1

GENCOD : 9782823600711

Sorti le : 21/08/2014

  • Le courrier des auteurs : 09/10/2014

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis Dominique Fabre, j'ai 53 ans.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Photos volées est mon 15e livre. Il parle de photographies, de comment se forme notre mémoire, celle de notre passé et des gens aimés. Jean, le héros, est mis au chômage à 58 ans, il a été longtemps photographe et trie ses archives pour libérer une pièce de son appartement. il se rend compte qu'il a beaucoup aimé, et encore aujourd'hui, et refait peu à peu surface dans sa vie, il prend à nouveau des photos.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
En fait, aucune phrase plus qu'une autre, un des " refrains" de ce livre est : nous ne sommes pas nés de la dernière pluie...

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Pendant les deux ans nécessaires pour écrire ce roman, j'ai eu une période Adagio for strings de Samuel Barber, la version par Charlie Haden, matin midi et soir.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Le goût du temps qui passe avec nous.


  • Les présentations des éditeurs : 09/10/2014

«Je n'ai pas pensé tout de suite à lui proposer de boire un verre. Elle n'aurait sans doute pas le temps. Elle n'avait jamais eu de temps pour moi. Je ne lui en voulais plus, c'était même quelque chose de bizarre, au bout du compte, et que je n'ai jamais compris tout à fait. Comment admettre que les gens dont nous avons été si proches n'inspirent plus que de la bienveillance, avec le temps ?»

Jean, à 58 ans, vient de perdre son emploi. Il entreprend de mettre un peu d'ordre chez lui, et en profite pour trier les photographies accumulées lorsqu'elles étaient sa passion et son métier. Ses amours et ses pertes, ses amis, ses déambulations urbaines, ses regrets, ses espoirs : c'est sa vie tout entière qui soudain se révèle à lui.

Mais ce dévoilement laisse intacte la part de mystère qui demeure en lui comme en chacun de nous. Roman de l'inachèvement, Photos volées nous rappelle que l'évocation du passé peut rendre le présent moins volatil.

Dominique Fabre a publié une douzaine de romans, dont Moi aussi un jour, j'irai loin (Maurice Nadeau, 1995), Ma vie d'Edgar (Le Serpent à plumes, 1998), J'aimerais revoir Callaghan (Fayard, 2010), Il faudrait s'arracher le coeur (L'Olivier, 2012) et un récit, Des nuages et des tours (L'Olivier, 2013). Il publie également en septembre 2014 un recueil de poésie aux éditions Fayard, Je t'emmènerai danser chez Lavorel.



  • La revue de presse Amaury da Cunha - Le Monde du 23 octobre 2014

Grâce à sa mémoire retrouvée avec les photos du passé, le personnage du roman de Dominique Fabre retrouve aussi une place dans le présent...
Le roman de Dominique Fabre rend un poignant hommage à la richesse du réel par l'évocation de la photographie.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 20 août 2014

Depuis Moi aussi un jour, j'irai loin, en 1995, Dominique Fabre déambule entre passé et présent, amoureux des lisières, des poussifs de la Petite Ceinture, des cafés où défilent les solitaires en quête de chaleur et de conversation. Mais ces Photos volées décrivent aussi les moments d'espoir, les rencontres impromptues, la douceur de l'amitié...
Mais ce beau livre n'est pas une oeuvre désenchantée. Il ressemble aux promenades où l'on marche au hasard. Soudain, une rue permet de remonter le cours du temps.


  • La revue de presse Victoria Gairin - Le Point du 31 juillet 2014

De la gare Saint-Lazare à son appartement d'Asnières, de Neuilly à Nanterre, Dominique Fabre nous embarque sur les traces mélancoliques de son héros ordinaire. Où l'on rencontre des gens simples, sincères, où l'on s'attarde au café L'Oiseau bleu en attendant que l'heure de pointe soit passée gare Saint-Lazare, où l'on espère des lendemains meilleurs. Au fil du texte, telle une photo dans la chambre noire, la vie de Jean se révèle enfin. Tout en nuances et en contradictions.


  • Les courts extraits de livres : 09/10/2014

Elle était là dans la pénombre, comme si c'était fait exprès. Il faudrait beaucoup de ruse pour échapper au hasard, à nos anciennes amours. Elle paraissait frêle, mais protégée par cette pénombre, si on peut dire, car où nous nous trouvions il y avait beaucoup de bruit à cause des voitures au feu rouge, et, sur les trottoirs, les gens qui marchaient vers le métro. Et puis toutes les personnes qui parlaient seules à leur portable ou à elles-mêmes, sans arrêter. Elle n'avait pas changé, j'ai eu cette impression sur-le-champ. Elle avait cette douceur un peu éteinte que je me rappelais bien. Tu es pressée ? j'ai failli lui demander, comme si nous étions voisins de palier et qu'on se parlait à peu près tous les jours. Combien de temps avions-nous passé sans nous parler ? Ses cheveux étaient noirs, épais, elle avait toujours la même peau laiteuse et le même sourire. Ses ongles n'étaient pas rongés, comme avant. Sa petite cicatrice au menton, qu'elle suivait parfois de l'ongle, avant de se mettre à lire. Elle a levé la tête vers moi pour se laisser embrasser. Elle avait toujours ce beau sourire. J'ai eu beaucoup de petits malheurs dans ma vie. Les petits malheurs, pour douloureux qu'ils soient, permettent cependant d'avancer. Ils ne sont pas de l'autre genre de malheur, qui vous fait vous tenir coi ou vous empêche de parler pendant plusieurs années, parfois une vie entière.
- Je suis content de te voir, j'ai murmuré, ou du moins, je me le rappelle comme ça.
J'ai murmuré car cela, j'aurais sans doute souhaité le vivre il y a plusieurs années. Question de tempo, de géographie de rues qu'on croise, de pas qu'on ne fait pas au même moment, dans le même sens...
- Jean. Moi aussi. J'étais sûre qu'on se retrouverait un jour. Je me demandais souvent...
Elle avait une voix rêveuse sur la fin. Sa peau très blanche à cause du lampadaire dont, sans y prendre garde, nous nous étions approchés pour mieux nous voir, comme des insectes. Cette image est idiote, évidemment. Je pense qu'elle n'avait jamais abandonné l'idée d'une carrière sur les planches. Elle m'a retenu le haut du bras avec l'air de calculer quelque chose sans cesser de sourire. Ma mère disait : «Ses yeux mangeaient sa figure.» Je ne sais plus de qui elle parlait, à ce moment-là. Peut-être d'une copine à elle dans un hôpital de banlieue ? Je n'ai pas pensé tout de suite à lui proposer de boire un verre. Elle n'aurait sans doute pas le temps. Elle n'avait jamais eu de temps pour moi. Je ne lui en voulais plus, c'était même quelque chose de bizarre, au bout du compte, et que je n'ai jamais compris tout à fait. Comment admettre que les gens dont nous avons été si proches n'inspirent plus que de la bienveillance, avec le temps ? que les plus grandes colères vous font sourire comme une vieille histoire belge ou une blague entre collègues de bureau, si usée qu'on la laisse au dernier arrivant ? C'était l'automne au bout de la rue de Rivoli. Pas mal de temps a passé depuis cette première rencontre. Le mot de retrouvailles ne convient pas.


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