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.. Le ruban

Couverture du livre Le ruban

Auteur : Ito Ogawa

Traducteur : Myriam Dartois-Ako

Date de saisie : 19/01/2015

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Philippe Picquier, Arles, France

Collection : Littérature grand format

Prix : 19.50 €

ISBN : 978-2-8097-1029-8

GENCOD : 9782809710298

Sorti le : 04/09/2014

"Ruban" est le nom d'un oiseau qui nait de façon singulière. Tombé de son nid, il est recueilli par la douce Sumire, passionnée d'oiseaux. Elle va le garder bien au chaud, et en secret, dans sa chevelure blanche coiffée en chignon, avec la complicité de sa petite fille Hibari. Un jour l'oiseau prend son envol et s'échappe... quelle tristesse pour Sumire et Hibari... Mais "Ruban" va faire le bonheur de bien d'autres personnages puisqu'il va transformer, par petites touches, la vie de tous ceux qu'il croise. Et puis Sumire ne l'a-t-il pas baptisé "Ruban" pour signifier qu'elle et la fillette sont désormais "liées pour l'éternité"... Ito Ogawa signe un très beau roman. Douceur, chaleur humaine et poésie en sont les ingrédients principaux. A lire de préférence au coin du feu, ou en tout cas douillettement installé !


Une grand-mère et une petite fille partagent la même passion pour les oiseaux. Ruban naît dans le chapeau de Sumire grâce à l'éclosion d'un oeuf. A partir de ce moment la perruche callopsitte va devenir le fil rouge de ce roman extraordinaire. Elle sera toujours là pour réconforter les âmes en peine. Qu'il s'appelle Ruban, Banana ou Sûbo, il fera le bonheur de bien des gens mais se retrouvera parfois au milieu de drames. Ito Ogawa a imaginé une histoire d'amour entre Sumire et Hans un allemand resté à l'Est le 13 août 1961 à la construction du mur. Cette structure anti-liberté cause bien du malheur aux êtres séparés de leur famille et de leurs amis. Émotion et poésie sont au rendez-vous de cette fiction, les personnages sont passionnants. Une respiration littéraire nécessaire dans cette société contemporaine bruyante et fatigante. Ne passez pas à côté de ce livre unique comme l'était le précédent («Le restaurant de l'amour retrouvé» chez Picquier).


Comme elle nous l'avait déjà montré dans son précédent roman "Le restaurant de l'amour retrouvé", Ito Ogawa nous parle du monde réel avec beaucoup d'onirisme et de poésie, et nous entraîne dans son univers avec délicatesse... On en ressort charmé, avec l'envie de regarder le monde qui nous entoure sous un autre angle, de prendre notre temps, de s'arrêter quelques instants pour observer les oiseaux.

L'histoire commence avec une petite-fille et sa grand-mère. La vieille dame décide de mettre à couver dans son chignon, bien au chaud, un oeuf tombé du nid. L'oisillon devient alors le point central de leur vie. Jusqu'au jour où il prend son envol, pour d'autres horizons...

Son nom est Ruban. Et il va devenir le "ruban", le lien entre tous les personnages de ce livre : la détresse, la maladie, les rencontres... L'oiseau sera le témoin aussi bien de leur joie que de leur peine, mais tous verront en lui le symbole de l'espoir et de jours meilleurs.


  • Le courrier des auteurs : 14/10/2014

1) Qui êtes-vous ? !
Une traductrice qui s'émerveille de découvrir l'univers pluriel de chaque auteur.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Les moyens de surmonter les difficultés de la vie, d'aller de l'avant malgré tout. Le personnage de Ruban, fil conducteur du roman, est aussi le fil qui conduit chacun vers une sérénité retrouvée.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Sur un sentier le long d'une rivière, j'ai dispersé ses cendres, poignée par poignée. Les cendres de Sumire, avec qui je n'avais pas de liens de sang. A la réflexion, avec Ruban non plus, nous n'étions pas du même sang. Et pourtant, nous avions nourri une superbe amitié. (page 270)

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
La musique du film La Double vie de Véronique.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Le monde doux et tendre d'Ito Ogawa, qui nous donne une autre vision des thèmes les plus graves de la vie.


  • Les présentations des éditeurs : 17/10/2014

Ce roman d'Ogawa Ito, il semble qu'une voix nous le murmure à l'oreille, tendre et gourmande. Une voix qui, même aux heures d'ombre, fait le pari de la vie.
Cela commence comme un conte par une grand-mère, une petite fille et un oiseau.
Une grand-mère fantasque et passionnée d'oiseaux trouve un oeuf tombé du nid, le met à couver dans son chignon et donne à l'oiseau qui éclot le nom de Ruban. Car cet oiseau, explique-t-elle solennellement à sa petite-fille, «est le ruban qui nous relie pour l'éternité».
Un jour, l'oiseau s'envole et pour les personnes qui croisent son chemin, il devient un signe d'espoir, de liberté et de consolation.
Ce roman grave et lumineux, où l'on fait caraméliser des guimauves à la flamme et où l'on meurt aussi, comme les fleurs se fanent, confie donc à un oiseau le soin de tisser le fil de ses histoires. Un messager céleste pour des histoires de profonds chagrins, de belles rencontres, et de bonheurs saisis au vol.

Née en 1973, Ogawa Ito est l'auteur de livres pour enfants et écrit des chansons pour le groupe de musique Fairlife. Le Restaurant de l'amour retrouvé, son premier roman, est un bestseller au Japon et a été adapté au cinéma en 2010 par la réalisatrice Mai Tominaga.


  • Les courts extraits de livres : 17/10/2014

Sumire adore les oiseaux.
Pendant que je suis à l'école, elle monopolise le balcon à l'étage, celui où l'on étend le linge chez les Nakazato, elle y passe toute la journée à observer les oiseaux. En se balançant tranquillement, bien installée dans son rocking-chair en rotin préféré. De temps à autre, elle sirote une petite gorgée du café sucré qu'elle garde dans une gourde.
Si Sumire peut observer les oiseaux depuis la maison, alors que celle-ci n'a pas de jardin digne de ce nom, c'est parce que nous avons la chance de bénéficier d'une belle vue. Derrière chez nous s'étend une propriété ancienne et, depuis notre balcon, on croirait avoir une forêt touffue.
C'est l'été dernier que dans un coin de cette forêt a été installé un nichoir.
Il y avait une grosse branche d'arbre qui dépassait de chez le voisin. Lorsqu'il est venu nous annoncer qu'il voulait la couper, Sumire a sur-le-champ négocié avec lui.
En gros, elle lui a dit, ne vous en faites pas pour ça, je vous en prie, mais à la place, auriez-vous l'obligeance de me laisser y installer un nichoir ?
Quand Sumire plante ses yeux dans les vôtres et vous demande une faveur, il faut être soit très méchant soit très têtu pour la lui refuser.
Depuis, Sumire attendait avec impatience que des oiseaux s'invitent dans le nichoir. Tourterelles et mésanges venaient souvent s'ébattre dans ce vieil arbre majestueux que, depuis longtemps, nous surnommions en secret «Pépé». Pour Sumire, qui jusque-là observait les oiseaux de loin aux jumelles, la pose du nichoir tombait à pic, car elle avait de moins en moins de force dans les bras et sa vue avait baissé. Ainsi, elle pourrait regarder les oiseaux de près, sans avoir besoin de jumelles.
Pépé, qui avait arboré tout l'été un feuillage vert foncé bien dense, s'est paré à l'automne de teintes mordorées puis, l'hiver venu, s'est dépouillé de ses feuilles qu'il a laissées choir par terre jusqu'à la dernière. Au retour du printemps, il s'est couvert de petites feuilles d'un vert tendre et, l'été revenu, il a vigoureusement déployé son feuillage.
Une année entière s'était écoulée depuis l'installation du nichoir, et c'était de nouveau l'automne.
Mais le nichoir n'avait presque pas servi. Un oiseau y entrait parfois pour l'inspecter mais, sans s'y attarder, ressortait aussitôt par l'ouverture ronde et s'envolait prestement au-dehors.
Malgré tout, du matin au soir, Sumire ne quittait pas Pépé des yeux.
A un moment, je lui ai tenu compagnie, me passionnant moi aussi pour l'observation des oiseaux, mais, peu à peu, je me suis lassée de cette attente immobile et mes passages sur le balcon se sont faits de plus en plus brefs.


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