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.. Les ténèbres intérieures

Couverture du livre Les ténèbres intérieures

Auteur : Jean-Marc Rosier

Date de saisie : 31/10/2014

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Apogée, Rennes, France

Collection : Piqué d'étoiles

Prix : 15.00 €

ISBN : 9782843984570

GENCOD : 9782843984570

Sorti le : 08/10/2014

  • Le courrier des auteurs : 11/12/2014

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis une conscience qui marche, un individu arpentant l'opacité d'une folie plus entêtée que les autres, celle de l'écriture, sans doute parce que j'habite le divers d'une île, la Martinique. Tous les terriens habitent une île, mais ils n'habitent pas tous en Martinique. La terre est une île, n'est-ce pas ! La Martinique est plus qu'une terre rognée par la mer, un «anti-espace» comme l'écrit Édouard Glissant, sinon, pourquoi la nommerions-nous Pays. Peut-être par poésie. Et par prophétisme. Tous les Martiniquais sont poètes, tous les Martiniquais sont prophètes, pour endurer encore la souffrance de la perte de soi, pour être descendus, comme Orphée, comme Jonas, dans les profonds, et pour se tenir au bord des mondes visibles et invisibles des modernités maturée et vécue.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'amour. L'amour qui est fort comme la mort. L'amour fou éprouvé dans les aérocosmes du sacré. Mes personnages, des êtres limites, évoluent dans l'univers de la conscience malheureuse de Hegel, mieux dans celui de la conscience torturée de Glissant. C'est cet univers qui détermine leur langage, leur «agir», leurs «croyances».

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«L'amour est tout un poème de ténèbres.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Un mélange de jazz et de classique. John Coltrane et Chopin dans un concert baroque.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'imaginaire du divers. Le contrat des possibles. Le roman est un univers sans frontières. Il faut croire en cette grande idée de ne plus ériger des murs dans le roman. C'est le lieu de la relation, du relaté.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Oui, je crois. L'attente du prodigieux silence de la nuit.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
Je ne sais pas. Pour moi, l'écrivain, l'artiste est un voyant. Il est relié. Il est capable de rentrer en correspondance avec les multivers de son esprit. Tout artiste descend en lui-même. Si regarder en soi est relativement possible à tous, exprimer, révéler ce qu'on y voit, ce qu'on ressent, est d'une complexité autre. L'artiste perçoit le détail et le tout de mondes possibles, et s'efforce de leur donner corps.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
Par la lecture et par imitation. Le préalable à mon sens indispensable à l'édification de l'aspirant écrivain, c'est de toute éternité la lecture, cette activité intellectuelle qui consiste à oublier son propre corps, et jusqu'au train du monde dans lequel on est embarqué, dans le but recherché d'être littéralement plongé dans un Ailleurs, ou mieux emporté vers cet Ailleurs, cette destination que nous nous sommes choisie. C'est un «voyage, la lecture, à l'amont, à l'aval» de l'existence, peut-être bien les deux ; le roman est un cosmos, un univers fini, mieux une île. Lire c'est voir, entendre, savoir. Chaque fois que nous lisons, nous nous faisons «découvreurs». Chaque fois que nous lisons, nous imitons pour ainsi dire les Anges, nous endossons leur tunique intemporelle, nous nous investissons de leur regard à la fois général et restreint, et nous devenons un Oeil absolu qui voit tout et rien d'autre que ce qui est montré (le détail comme l'ensemble), une Oreille absolue qui entend tout et rien d'autre que ce qui est dit, une Conscience qui sait tout et rien d'autre que ce qu'il lui est donné de savoir. Au surplus, le lecteur est à la fois dans l'abstraction comme dans le réel de ces univers. Mais il n'est pas un dieu pour autant. Il n'est au vrai qu'un moteur, un verbe d'action conjugué au présent. Le présent de la lecture. Le lecteur semble encore ignorer qu'il est le marionnettiste et le spectateur d'un théâtre-cinéma. S'il voit (et c'est en voyant qu'il insuffle le mouvement, et donc la «vie», à l'univers du roman), s'il entend, s'il sait, en revanche, et à la différence des Dieux, il ne peut intervenir, déplacer, à la seule force de son vouloir, les briques de cet univers. Le réordonnancement n'est pas dans ses prérogatives. Mais qu'importe, puisqu'il peut lui-même s'instituer Grand ordonnateur, architecte, machiniste. Il lui suffit d'écrire les lignes, la trame d'un nouveau cosmos, d'un nouvel univers, d'un nouvel Ailleurs. Encore faut-il qu'il sache le faire ! S'il est artiste, s'il est «voyant», il le saura. Cette «intelligence de la chose», ce «talent» ne s'acquiert à mon avis qu'à force de lecture, d'empathie avec les livres, et qu'à la condition d'être possédé par la folie du vouloir-écrire.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ?
Enid Blyton : la série Le Club des cinq. Les romans d'aventure, d'anticipation (ceux de Jules Verne, de René Barjavel) de science-fiction (Isaac Asimov, HG Wells, etc.), Ti Jean L'horizon de Simone-Schwarz-Bart, Vendredi ou la Vie sauvage de Tournier, livres extraordinaires... Comment pourrais-je choisir ? Il y a tant de trésors déjà découverts et tant d'autres à découvrir.

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
C'est une question complexe. Maupassant a écrit quelque part : «Le public est composé de groupes nombreux qui nous crient : Consolez-moi ! Amusez-moi ! Attristez-moi ! Faites-moi rire ! Faites-moi rêver ! Faites-moi frémir ! Faites-moi pleurer ! Faites-moi penser ! Seuls quelques esprits d'élite demandent à l'artiste : Faites-moi quelque chose de beau, dans la forme qui vous conviendra le mieux, suivant votre tempérament.» Par ailleurs, il se peut que l'écrivain soit un témoin. Mais on ne peut pas se contenter de cette réponse. Tout art doit être basé sur une philosophie. Témoignant, l'écrivain agit. La fonction de l'écrivain, plus largement de l'artiste, est pour moi d'engagement.

11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
Laissez-moi plutôt vous parler du libraire. Le libraire est ce regard qui m'accueille quand je pousse la porte de la librairie, cette voix qui me salue avec urbanité, ce passeur grâce auquel je fais l'aventure d'une rive à l'autre, d'un monde l'autre. Le libraire est un adjuvant, le teneur généreux du plaisir de lire.


  • Les présentations des éditeurs : 11/12/2014

«Les Ténèbres intérieures est un petit livre sur l'amour... fou, déraisonnable, qui est fort comme la mort, au point de se confondre avec elle. J'ai tenté, non pas de comprendre ce sentiment-là (l'empathie étant un mode de connaissance), mais d'observer l'un de ses multiples visages, et ainsi l'exprimer par la littérature. On n'approche qu'en tremblant de cette souffrance.
Au vrai, je ne l'ai jamais connue, je veux dire par le corps, le coeur, les sens, l'âme, mais du moins l'ai-je vu s'emparer de quelques-uns de mes proches et les anéantir.
Ce petit livre ne l'arrêtera pas. Comment le pourrait-il ? L'amour fou est une folie plus entêtée que les autres. Néanmoins, il fera ce pour quoi il a été écrit : raconter une histoire en liberté... Ô littérature...»

Jean-Marc Rosier

Jean-Marc Rosier est né en 1976 à Fort-de-France. Il est professeur de lettres et de créole en lycée. Fondateur de la revue de création littéraire et critique L'Incertain et des éditions K, il a publié un roman, Noirs néons, aux éditions Alphée en 2008. Il est également l'auteur de plusieurs nouvelles.


  • Les courts extraits de livres : 11/12/2014

Et à la dernière heure du jour, un papillon de nuit entra dans la maison. La première à le voir fut votre Désirée, car presque aussitôt, il lui échappa, de l'antre de sa gorge, comme un hoquet trop bref, aussi sombre et tragique que le rapt de Perséphone. Ne dit-on pas de la bête qu'elle est le plus néfaste des augures, l'émissaire ô sinistre de la malemort ? Ce dogme de la peur, votre Désirée y croyait comme article de foi. Et parce que vous ne prêtiez plus grande attention à la sainte scandaleuse de la superstition qu'elle incarnait de sa propre autorité, ne cherchiez même plus à lui faire querelle pour ses journalières naïvetés religieuses (longtemps votre intention avait été de l'en détourner), elle ne redouta pas, au demeurant, de se mettre en prière.
Mais, en ce moment fatal du soit, à entendre ainsi tomber des patenôtres, murmurantes et sibyllines, de ses lèvres, après qu'elles eurent été trois fois signées, il vous sembla tout à coup que le voile d'une impassible indifférence qui vous la cachait depuis un temps oublieux de sa trame, se déchirait devant vos yeux, et qu'une lumière renouvelée de l'Amour vous saisissait au coeur. Maintenant, vous la regardiez de toute votre âme, comme si vous ne l'aviez jamais connue et avec toute assurance d'en faire votre délice. L'image de son corps nu vous revenait par ce tremblement exquis de la peau qui se hérisse soudain au désir comme la frondaison acuminée d'une forêt de filaos au vent. Vous ouvriez alors les bras comme pour accueillir l'extase à venir, mais le ton trop tranchant de sa voix murmurée vous ramenait peu à peu à la surface de votre songe.

«Jonas, tue vite cette abomination !» m'enjoignit-elle, le visage frappé d'une risible gravité sombre.

Dès cet instant, quelque chose d'absurde qui avait passé dans son regard vous rappela à l'ennuyeuse normalité de ce mariage de la terre et du ciel auquel, trop jeunes, vous aviez consenti, seulement parce qu'elle était déjà grosse d'un enfant qui ne naîtra pas (mais ça, vous ne pouviez pas le savoir), par fidélité à une éducation distinguée, une morale familiale souveraine, et au surplus par humanisme.

«Seigneur ! Seigneur ! Aie pitié de moi, car je ne suis qu'une incorrigible pécheresse !» s'écria-t-elle avec ferveur.

(...)


  • Le mot préféré de l'auteur, avec LesMotsDesLivres.com : 18/01/2015

«bibliothèque» par Jean-Marc Rosier
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